Le choix des bibliothecaires http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/ Les mises des livres choisis par les bibliothécaires. Connaissez-vous le choix des bibliothecaires ? Ils vous font partager leurs coups de coeur, leurs lectures et vous aident à choisir les livres qui vous plairont. fr-fr (c) lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2013 webmaster@lechoixdesbibliothecaires.com webmaster@lechoixdesbibliothecaires.com Notepad++,PHP,HuileDeCoude,Pprem,OlfSoftware http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 1440 Wed, 19 Jun 2013 17:50:07 +0000 Wed, 19 Jun 2013 17:50:07 +0000 Le choix des bibliothecaires http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/ascreen-lechoixdesbibliothecaires.jpg http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/ (pics-1.1 "http://www.icra.org/pics/vocabularyv03/" l gen true for "http://lechoixdesbibliothecaires.com" r (n 0 s 0 v 0 l 0 oa 0 ob 0 oc 0 od 0 oe 0 of 0 og 0 oh 0 c 0) gen true for "http://www.lechoixdesbibliothecaires.com" r (n 0 s 0 v 0 l 0 oa 0 ob 0 oc 0 od 0 oe 0 of 0 og 0 oh 0 c 0)) Les lézards attaquent ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132267-les-lezards-attaquent.htm#416489 Extrait du prologue Quelque part, loin dans l'espace... Des éclairs d'énergie pure fusèrent sur la petite navette spatiale. La coque fut transpercée et déformée sous les impacts. L'énorme croiseur cuirassé Gharial resta immobile un instant, comme pour jouer avec sa proie, puis ses canons laser lâchèrent une nouvelle salve d'arcs bleutés qui détruisirent trois des quatre moteurs, envoyant des débris en fusion dans tous les sens. La navette essaya, tant bien que mal, de se mettre à l'abri, mais une nouvelle attaque détacha le dernier moteur, qui dégagea un ultime nuage de vapeur, puis s'éteignit. L'appareil resta en suspension dans l'obscurité menaçante de l'espace. Un tir de plus, et il serait anéanti. À bord du Gharial, une radio crachota. - Amiral Saurdure, nous recevons un message du vaisseau abattu, roucoula le capitaine Jaunâtre d'un ton obséquieux. Il s'inclina si bas que son museau de lézard frôla le sol métallique brillant du poste de commandement. Sur son trône fait de crânes d'ennemis, l'amiral Saurdure, Grand Commandeur de la colonie des sauriens et commandant de bord du Gharial, regarda avec froideur son aide de camp. - Ils veulent demander grâce pour sauver leurs misérables vies, je suppose ? demanda-t-il, dédaigneux. - C'est cela, Grand Commandeur. Souhaitez-vous écouter le message ? - Pourquoi pas ? Je voudrais bien rire un peu. L'amiral Saurdure ouvrit son énorme mâchoire pour croquer son en-cas préféré, un ver étincelant dysonien. Il se régala des jus inflammables qui lui dégoulinaient dans la gorge. - Qu'il en soit ainsi, ô Superbe et Puissant Vainqueur des mammouths guerriers de Ganthor. Jaunâtre appuya sur un bouton du panneau de contrôle, et une voix étranglée s'éleva dans la salle de commande. - Nous venons en paix. Je répète : nous venons en paix. Nous sommes en mission scientifique. Nous sommes des envoyés de la planète Spongeasse, chargés d'étudier la formation des comètes dans le nuage de gaz Boumpaf. Nous sommes des gens bien, nous vivons en famille avec des animaux de compagnie. Nous recyclons nos déchets. Vous ne gagnerez rien à nous détruire. L'amiral Saurdure hurla de rire. Wed, 19 Jun 2013 15:30:21 GMT 416489 Une histoire terrifiante : peur sur la ville http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132271-une-histoire-terrifiante-peur-sur-la-ville.htm#416486 Extrait du prologue Je te jure, il faut que tu essayes. Ce site est vraiment génial. - J J'ai hoché la tête sans m'arrêter de marcher. Richard m'avait harcelé toute la journée. Je m'étais dépêché de sortir de classe pour l'éviter, mais il m'avait rattrapé en chemin. D'après lui, un type de son ancienne école avait remporté un concours en écrivant une histoire d'horreur sur Internet et il avait gagné un truc complètement dément. - Allez, Tom ! a-t-il insisté. Tu vas le faire, hein ? - Je sais pas, ai-je dit. J'ai pas le temps. Je suis bloqué devant la salle des glaces dans Monsters III. En plus, ma mère va me faire la peau si mes notes ne remontent pas en géo. Et c'est quoi, d'abord, ce super prix ? - Si tu veux le savoir, tu n'as qu'à gagner. C'est un truc de dingue ! J'ai ravalé une remarque désagréable. Richard avait emménagé dans le coin le mois dernier. Il avait passé plusieurs années dans un autre pays et il avait tout le temps des trucs incroyables à raconter sur son ancien collège. Il était rapidement devenu le type le plus populaire de ma classe. À mon avis, c'étaient surtout des bobards. Mais il venait de si loin qu'on ne pouvait pas vérifier. En tout cas, je me méfiais un peu de ce que Richard disait. Ça valait aussi pour les cadeaux mystérieux gagnés sur Internet. - Tu ne voulais pas devenir écrivain ? Ça te fera un entraînement, a insisté Richard. Je me suis arrêté net. - Quoi ? Comment tu sais ça ? Je ne l'avais jamais dit à personne. Jamais. Richard a tapoté son nez de l'index. - L'intuition. Juste l'intuition... et le carnet que tu gardes dans ton sac. - Tu l'as lu ? ai-je demandé, horrifié. Richard a haussé les épaules. - T'as laissé ton sac dans la classe, hier. Quand on avait piscine, a-t-il précisé. Son sourire m'a soudain donné envie de le frapper. Richard était dispensé de piscine parce qu'il était allergique au chlore. Et apparemment, il fouillait dans mes affaires pendant qu'il était en permanence. Wed, 19 Jun 2013 15:27:47 GMT 416486 Une histoire terrifiante : peur sur la ville http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132271-une-histoire-terrifiante-peur-sur-la-ville.htm#416485 Tom veut devenir écrivain. Un jour, il participe à un concours qui promet à celui qui écrira l'histoire la plus terrifiante un prix dépassant tout ce qu'il peut imaginer ! Seulement, il y a une condition : l'histoire doit être véridique. Et malheur à celui qui l'oublierait... Sans se méfier, Tom se lance dans l'écriture de la plus effrayante des histoires... «Ma jambe tremblait de façon incontrôlable, si fort qu'elle agitait tout le lit. Clignant des yeux, je me suis redressé dans le noir. Encore à moitié endormi, j'ai posé la main sur mon genou. Je ne tremblais pas. Quelque chose d'autre bougeait. Dans mon lit.» Wed, 19 Jun 2013 15:27:47 GMT 416485 Olmetta http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132347-olmetta.htm#416478 Olmetta Olmetta... Nom plus cher qu'un secret... Toutes choses sont-elles bonnes à répandre ? Faire renaître certains souvenirs ailleurs que dans nos rêves ignorés des autres hommes, n'est-ce point en profaner la fleur ? Je l'ignore et que m'importe. Le laboureur traçant un sillon ne songe pas aux blés mûrs. S'il chante, ce n'est guère pour charmer l'aube matinale, c'est pour charmer son propre coeur. Une voix impérieuse me crie d'évoquer l'éternelle présence de mon passé. Que j'ouvre les yeux, son image est dans mes yeux ; que je ferme les yeux, son image est en moi. Ô mon ami moi-même ! Toi qui aimes l'art plus que ta vie, toi qui crois puissamment en Dieu, confie de quelle sorte et après quelles luttes tu parvins à concilier jusqu'à la sérénité, et ton art et ton Dieu. Sois sincère : tu mériteras peut-être de découvrir les mots qui font pleurer et les paroles qu'on n'oublie point. Parle, tu ne parles que pour toi et tu désires tellement t'écouter. Mais aurai-je assez de forces ? Il est un mal qui ne pardonne pas. Contre cet ennemi silencieux, mon âge même n'est pas une égide. Si des bouches sacrifiant à la religion magnifique du mensonge me parlent d'espérance, il faut feindre de les croire, en silence se recueillir et méditer tout seul sur ce printemps, mon dernier printemps ; oui, tout seul je contemple les branches alourdies de verdure qui s'effeuilleront... je serai parti. Ce midi triomphal, ma fenêtre est ouverte sur le jardin criblé de soleil. Une lumière vivifiante, l'air ardent pénètrent dans ma chambre où les moindres objets inondés de clarté ont perdu leurs ombres aux harmonieux contours. Dehors, tout flamboie dans l'immobilité des choses ; sur le faîte des arbres, les feuilles sont grésillées, et je ne sais pour quelle étreinte la voix du jet d'eau interminablement soupire la plainte amoureuse ou le râle. Avec cette souffrance passionnée des êtres, je communie confusément. Mon imagination, fouettée par la puissance vivace et paresseuse qui m'entoure, dresse certaines visions, enlacements impossibles, chevauchées galantes accompagnées par des guitares de rêve. Parce que je repose depuis longtemps mon corps, je croirais que des réserves indestructibles songent à s'essayer en moi. Vivre, je veux vivre, j'aime la vie avec une fureur animale qui se révolte et se cabre contre le destin. Wed, 19 Jun 2013 15:18:11 GMT 416478 Olmetta http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132347-olmetta.htm#416477 «Livre juvénile, d'une lecture rafraîchissante ; livre plein d'élans, de parfums, d'espoirs, de naturelle poésie, de discrète souffrance ; confidence à mi-voix qu'on est ému de recueillir !» C'est par ces mots que Roger Martin du Gard formula le plaisir que lui procura la lecture d'Olmetta de Renaud Icard, paru en 1946. La relation d'un amour profond, né d'une émotion esthétique, qu'éprouve un peintre encore jeune pour un adolescent corse d'une beauté parfaite, ne pouvait que charmer Roger Martin du Gard. Quant à la fascination qu'exercent, sur ce peintre, les religions païennes parce qu'elles magnifièrent le corps humain et célébrèrent la beauté des éphèbes, elle ajouta un élément de réflexion qui plut à Martin du Gard : les deux écrivains débattaient des questions spirituelles avec un ami commun qui partageait leurs goûts esthétiques, le père jésuite Auguste Valensin. La singularité de ce roman est de mêler les considérations philosophiques et religieuses qu'inspirent la beauté et la mort, au récit d'un amour resté platonique, malgré «les brutalités du désir». Écrit vers 1908, Olmetta mûrit lentement avant sa publication en 1946. Renaud Icard sacrifia cinq chapitres qui sont restitués ici pour la première fois. Des poèmes et des aphorismes sur les garçons dans la tonalité du roman et restés inédits sont adjoints à cette édition, qui bénéficie en outre d'une préface ainsi que d'une postface éclairantes. Wed, 19 Jun 2013 15:18:11 GMT 416477 Le cycliste de Tchernobyl http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132339-le-cycliste-de-tchernobyl.htm#416464 Chaque seconde était éternelle, comme si tout se passait dans un fond marin. J'ai levé les yeux d'un reportage que je lisais sur le naufrage du Lusitania en 1915 et je les ai vus monter l'escalier du restaurant. 1 198 passagers de ce navire battant pavillon britannique étaient morts. Le vieillard et la femme paraissaient des rescapés de la catastrophe. L'endroit était un moderne self-service avec des panneaux annonçant diverses formules de menus, garnitures et suppléments. Ils se sont dirigés vers une table près de l'étagère des serviettes et des dosettes d'assaisonnement. La femme portait deux sacs remplis de vêtements. Des sacs lourds, comme pour un déménagement. Je me suis efforcé de revenir à la lecture de mon supplément dominical, car ce que j'observais n'était pas de mon ressort. Celui qui avait ordonné de tirer sur le Lusitania, lisais-je, n'avait pas tenu compte des cruiser rules, ces règles de navigation imposant de débarquer les passagers d'un navire civil avant de le couler. Mais plus tard allaient venir les batailles de la Marne, de la Somme et des lacs de Mazurie. J'ai regardé de nouveau ces naufragés fraîchement arrivés, je ne pouvais pas m'en empêcher. L'homme s'est assis, ou plus exactement laissé choir sur la chaise. D'innombrables douleurs rhumatismales devaient le tourmenter. La femme l'a un peu redressé car il était incliné dans une position dangereuse. Comme ce n'était pas mon affaire, j'ai repris ma lecture. J'ai parcouru un article sur la taxe Tobin, dont seul le titre m'intéressait, tourné plusieurs pages et me suis arrêté sur une publicité. Au-dessus d'une hanche féminine, un Pentax digital. J'aimerais bien être à la plage en ce moment. Mais c'est impossible, nous sommes un dimanche de septembre, je suis à mille cent kilomètres de chez moi et personne ne regarde personne. Moi si, j'observe du coin de l'oeil, j'observe tout : les deux Rescapés du Lusitania ont ouvert les boîtes du repas, de petites boîtes pour enfants, c'est la femme qui doit le faire, parce que lui n'y arrive pas. Peut-être est-ce l'anniversaire de l'un des deux qu'ils sont venus fêter ici. Le restaurant est situé sur l'avenue la plus célèbre du pays. Le pays, c'est la France. Et les baies vitrées offrent une vue qui doit être considérée comme un luxe et un privilège. L'homme penche à nouveau. Mais, comme elle avait dû le faire souvent ce jour-là, elle le redresse pour qu'il ne tombe pas. Elle écarte les cheveux qui couvrent son visage. J'avais besoin de serviettes, prétexte pour passer près d'eux. C'est là que j'ai tout vu. L'homme pouvait à peine mastiquer, et je crois même qu'il ne mangeait pas. Il y avait en effet des vêtements dans les sacs. Je l'ai vu nettement. De retour à ma table, j'ai étalé les suppléments dominicaux en éventail comme si j'allais rester longtemps dans ce self-service, qui m'a paru soudain un endroit accueillant, presque familial. J'ai encore jeté un coup d'oeil. Le costume de l'homme était trop grand. La veste lui allait peut-être bien il y a quelques années, mais plus maintenant. Elle se lève. Secoue les miettes de son chemisier. Pose les restes du repas sur le plateau avec la parcimonie de quelqu'un qui veut bien faire les choses, se lève et jette le tout dans une poubelle. Elle revient vers l'homme. Se penche un peu vers lui, comme si elle allait lui dire quelque chose à l'oreille, mais elle se ravise et se contente de replier le col de sa chemise qui était relevé sur la nuque. Elle lui donne un baiser sur le front, lui caresse le visage, un autre baiser, puis elle s'en va. Elle est partie. Wed, 19 Jun 2013 14:39:08 GMT 416464 Le cycliste de Tchernobyl http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132339-le-cycliste-de-tchernobyl.htm#416463 Un vieil homme hagard, entouré de sacs remplis de vêtements, est abandonné dans un self-service sur les Champs-Élysées. «Ne les laissez pas me tuer», c'est tout ce qu'il sait dire. Pripiat, ville fantôme, à trois kilomètres de la centrale de Tchernobyl : dans les rues désertes, entre la grande roue neuve et les autos tamponneuses abandonnées, pas âme qui vive. Sauf les samosiol, ceux qui sont revenus dans la zone interdite. Laurenti Bakhtiarov chante Demis Roussos devant la salle vide du ciné-théâtre Prometheus, deux Américains givrés testent les effets de la radioactivité sur leur corps... Au coeur d'une apocalypse permanente, Vassia, le cycliste, croit encore à la possibilité d'une communauté humaine. Ce roman magistral est librement inspiré de la vie de Vassili Nesterenko, physicien spécialiste du nucléaire, devenu l'homme à abattre pour le KGB pour avoir tenté de contrer la désinformation systématique autour de Tchernobyl. Des paysages hallucinés aux aberrations du système soviétique, Sébastian signe un texte d'une force rare, à la fois glaçant et étrangement beau, hymne à la résistance dans un monde dévasté. Javier Sébastian est né à Saragosse en 1962. Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, il vit à Barcelone. Le Cycliste de Tchernobyl a obtenu le prix Cálamo 2011 en Espagne et a été traduit en allemand, italien, néerlandais. «Un roman magnifique que je recommande avec enthousiasme à tous ceux qui cherchent dans la littérature l'actualité, l'exigence et l'excellence.» Santos Sanz Villanueva, El Mundo, 27 mai 2011 «Élégance stylistique, extraordinaire force des images. Le roman du silence. Le Cycliste de Tchernobyl est un grand livre.» Álvaro Colomer, Qué leer Wed, 19 Jun 2013 14:38:15 GMT 416463 En bateau http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132272-en-bateau.htm#416460 Kola dit à son doudou Nono : - Tu sais, il y a dans la mer des poissons qui ont des ailes : on les appelle les poissons volants. - J'aimerais bien en voir, répond Nono. Mais comment ? Kola a une idée : - Il suffit de monter dans ce bateau. Viens avec moi, Nono ! Wed, 19 Jun 2013 14:33:29 GMT 416460 En bateau http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132272-en-bateau.htm#416459 Kola et Nono vont faire un tour de bateau. En avant, petit matelot ! Wed, 19 Jun 2013 14:33:29 GMT 416459 Roy Lichtenstein http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132266-roy-lichtenstein.htm#416456 Roy Lichtenstein Une jeunesse new-yorkaise Roy Fox Lichtenstein naît en 1923 à New York pendant l'entre-deux-guerres, dans une famille relativement aisée de la classe moyenne américaine. Installé dans l'Upper West Side sur l'île de Manhattan, le peintre y passera toute son enfance. Son père, Milton, est un agent immobilier spécialisé dans la négociation de parkings. Sa mère, Béatrice, femme au foyer et excellente pianiste, apporte une touche de sensibilité à cette famille qui se montrera d'ailleurs très attentive aux ambitions culturelles et artistiques de Roy. Petit déjà, le garçon témoigne d'une curiosité certaine et d'une grande ouverture d'esprit, qu'il va cultiver grâce au soutien de ses parents, qui l'emmenaient très régulièrement au Muséum d'Histoire naturelle ou au Planétarium. À partir de 1936, le jeune garçon fréquente la Franklin School for Boys de Manhattan mais qui ne dispense pas de cours d'arts. Ses parents l'inscrivent donc au cours d'été de la Art Student League, animée par Reginald Marsh. Cet enseignant, également artiste, prône un style «national» par opposition aux influences européennes. Le maître s'intéresse en effet à des sujets de l'histoire et de la civilisation américaine dans une veine plutôt concrète et réaliste, par opposition aux courants dominants de l'époque, ceux de l'avant-garde européenne : le cubisme et le réalisme. Son enseignement ne semble pas avoir enthousiasmé le jeune Lichtenstein, le maître se montrant assez peu pédagogue et peu soucieux du travail de ses étudiants. Quand Lichtenstein part pour l'Ohio State University, il aura finalement une formation artistique assez sommaire. La ville de New York fournit à l'adolescent mille et un sujets d'inspiration : le carnaval, le quartier populaire du Bowery dans le Sud de Manhattan où le jeune homme va s'encanailler, la fête foraine de Coney Island où les New-Yorkais vont se divertir le week-end, mais surtout ce qui fonde la culture urbaine de cette époque : les combats de boxe et le jazz. Lichtenstein, lui-même à la tête d'un petit groupe adepte de cette musique noire, se rend souvent dans l'une des salles les plus mythiques de Harlem, l'Apollo Theater. Son quotidien, son univers immédiat l'inspirent. Les grands maîtres européens nourrissent également son imagination et lui servent de modèle. Lichtenstein admire Pablo Picasso, dont il collectionne les reproductions. «Faire son Picasso» devient dès lors l'une des obsessions du jeune artiste. Le lycée s'achevant en 1942, Lichtenstein, conseillé par ses parents, décide de s'inscrire à l'Ohio State University à Colombus, qui permet de s'engager dans l'art tout en s'assurant un diplôme. Ce choix provincial peut paraître étonnant, mais, à l'époque, New York n'est pas encore la capitale de l'art qu'elle deviendra à partir des années 1960. Ses études à peine commencées, il doit les interrompre. En effet, Lichtenstein doit rejoindre l'armée de l'Amérique en guerre. Après avoir servi dans un régiment du génie, il est d'abord stationné aux États-Unis. Fin 1944, il est envoyé en Europe, en Angleterre et à Paris, où il trouve le temps, à la fin de la guerre, de suivre quelques cours de langue et de civilisation française à la Cité Universitaire de Paris. En 1945, Roy est libéré de ses obligations militaires et regagne les États-Unis pour rejoindre son père mourant. Après le décès de celui-ci, il revient à la vie civile et profite du programme d'aide aux anciens soldats, le GI Bill. Cette loi permet, entre autres, le financement de leurs études supérieures aux soldats démobilisés de la Seconde Guerre mondiale. Grâce à cette aide gouvernementale, il peut ainsi regagner son aima mater - sa terre nourricière - dans l'Ohio où il passe son Bachelor puis entame son deuxième cycle couronné par un Master of fine arts. (...) Wed, 19 Jun 2013 13:01:29 GMT 416456 Roy Lichtenstein http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132266-roy-lichtenstein.htm#416455 «Ce qui m'intéresse le plus c'est lorsqu'une illustration quelconque ressemble à de l'art.» Roy Lichtenstein Figure emblématique du pop art américain et créateur de plus de 4 500 oeuvres, Roy Lichtenstein est célèbre dans le monde entier. Reconnaissables au premier coup d'oeil, ses toiles sont le reflet d'une époque. Marquées par une grande ironie à l'égard des symboles de la culture américaine - héroïnes blondes au maquillage outrancier, extraits de bandes dessinées, objets et scènes du quotidien,... - elles révèlent également, sous une apparente légèreté, un artiste profondément subversif. Pour chacune des oeuvres présentées, découvrez : ° les raisons qui en font un chef-d'oeuvre incontournable, ° les circonstances de sa création, le lieu et la date d'exécution, ° des explications sur les techniques employées pour la peindre, ° des clés pour comprendre ce que l'artiste a voulu dire et montrer, ° des précisions sur ses dimensions, support, matériau et lieu de conservation. Wed, 19 Jun 2013 13:01:29 GMT 416455 Comptines de compère Loup http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132253-comptines-de-compere-loup.htm#416452 Au fond du couloir Au fond du couloir Le loup se prépare Il met ses bottes noires Qui a peur du loup ? Pas nous, pas nous ! Au fond du couloir Le loup se prépare Il prend son mouchoir. Qui a peur du loup ? Pas nous, pas nous ! Au fond du couloir Le loup vient nous voir À pas de loup noir. Qui a peur du loup ? C'est nous ! Sauvons-nous ! Wed, 19 Jun 2013 12:56:38 GMT 416452 Comptines de compère Loup http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132253-comptines-de-compere-loup.htm#416451 Détache tes petits personnages et promène-les au fil des pages ! Promenons-nous dans les bois, Le Grand Loup du bois, J'ai vu le loup, le renard et la belette... Des comptines et ritournelles que les plus grands auront plaisir à retrouver et à mimer aux tout-petits ! Retrouve les cartes du chat et de la souris, pour former des paires ! Wed, 19 Jun 2013 12:55:45 GMT 416451 Comptines du chat et de la souris http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132252-comptines-du-chat-et-de-la-souris.htm#416448 Une petite souris Une petite souris gratte, gratte, gratte Arrive le chat miaule, miaule, miaule MIAOU... La souris se sauve... Le chat ne l'a pas ! * Une souris verte Une souris verte qui courait dans l'herbe, Je l'attrape par la queue, Je la montre à ces messieurs. Ces messieurs me disent : Trempez-la dans l'huile, Trempez-la dans l'eau, Ça fera un escargot tout chaud Je la mets dans mon tiroir, Elle me dit qu'il fait trop noir. Je la mets sous mon chapeau, Elle me dit qu'il fait trop chaud. Je la mets dans ma culotte, Elle me fait trois petites crottes. Je la mets dans mes p'tites mains, Elle me dit qu'elle est très bien ! Wed, 19 Jun 2013 12:49:15 GMT 416448 Comptines du chat et de la souris http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132252-comptines-du-chat-et-de-la-souris.htm#416447 Détache tes petits personnages et promène-les au fil des pages ! Une souris verte, Trois P'tits Minous, C'est la mère Michel... Des comptines et ritournelles que les plus grands auront plaisir à retrouver et à mimer aux tout-petits ! Retrouve les cartes du chat et de la souris, pour former des paires ! Wed, 19 Jun 2013 12:47:20 GMT 416447 Comptines de l'ogre et de la sorcière http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132251-comptines-de-l-ogre-et-de-la-sorciere.htm#416444 Toc, toc, frappons à la porte Toc, toc, frappons à la porte De toutes les maisons, Mais faites attention ! La vieille sorcière Grignotte Se cache quelque part Avec son chat noir. Nez crochu, chapeau pointu, Elle se cache. Où l'as-tu vue ? Chauve-souris et Mistigris, C'est la ronde de la nuit. Wed, 19 Jun 2013 12:45:06 GMT 416444 Comptines de l'ogre et de la sorcière http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132251-comptines-de-l-ogre-et-de-la-sorciere.htm#416443 Détache tes petits personnages et promène-les au fil des pages ! Turlututu, chapeau pointu, La sorcière a froid aux pieds, Abracadabra... Des comptines et ritournelles que les plus grands auront plaisir à retrouver et à mimer aux tout-petits ! Retrouve les cartes de l'ogre et de la sorcière, pour former des paires ! Wed, 19 Jun 2013 12:47:03 GMT 416443 Comptines de la ferme http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132254-comptines-de-la-ferme.htm#416438 La poule a fait son oeuf La petite poule a fait son oeuf ici. Celui-là est allé au bois Celui-là a trouvé l'oeuf Celui-là l'a fait cuire Celui-là l'a mangé Et le pauvre petit qui n'a rien eu, Lèche le plat, petit, lèche le plat ! Wed, 19 Jun 2013 12:32:52 GMT 416438 Comptines de la ferme http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132254-comptines-de-la-ferme.htm#416437 Détache tes petits personnages et promène-les au fil des pages ! Une poule sur un mur, Quand trois poules vont aux champs, Mon petit lapin... Des comptines et ritournelles que les plus grands auront plaisir à retrouver et à mimer aux tout-petits ! Retrouve les cartes de la ferme, pour former des paires ! Wed, 19 Jun 2013 12:32:52 GMT 416437 Marcas, maître franc-maçon. Le rituel de l'ombre, Volume 2-2 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132310-marcas-maitre-franc-macon-le-rituel-de-l-ombre-volume-2-2.htm#416434 Eric Giacometti a été journaliste pendant plus de dix ans dans un grand quotidien français, spécialisé dans l'investigation de sujets très divers : affaires de santé publique (sang contaminé, vaccin de l'hépatite B) et monde politique entre autres. Dans le domaine médical, il publie La Santé Publique en otage : les scandales du vaccin contre l'hépatite B chez Albin Michel et le thriller Pannes de coeur. Dans le domaine politique, il est l'auteur avec André Bercoff des Raffarinades, et avec Henri Vernet d'un ouvrage humoristique sur les voeux des Présidents de la République. À la fin des années 1990, il enquête sur les affaires de franc-maçonnerie sur la Côte d'Azur. En 2009, il a publié un thriller sur le monde du football avec Karim Nedjari, Tu ne marcheras jamais seul, aux éditions Michel Lafont. Jacques Ravenne a rencontré Giacometti sur les bancs du lycée. Tous deux passionnés d'ésotérisme, ils passent leur adolescence à dévorer des livres sur les plus grands mystères. Devenu professeur de français, Ravenne entre en franc-maçonnerie au Grand Orient et est élevé au grade de maître au rite français. Ils se lancent ensemble dans l'écriture d'un thriller ésotérique, avec pour héros, Antoine Marcas, flic franc-maçon, à contre courant de l'image négative véhiculée sur la franc-maçonnerie. En 2005, Le Rituel de l'Ombre est publié chez Fleuve noir. Sept autres romans sont parus depuis. Gabriele Parma est né à Chiavari, en Italie, en novembre 1975. Après avoir fréquenté l'école de dessin La Scuola Chiavarese del fumetto, il collabore à la réalisation de la bande dessinée 80 anni per una conquista. Il poursuit l'illustration sur des thèmes sociaux : les soins médicaux d'urgence humanitaire, la peine de mort, la biographie d'un ancien résistant, l'émigration et les enfants soldats. En 2006, il dessine le western Gli Sconfitti chez Renoir Comics, puis Œil de Loup en 2007 chez Paristhan éditions, avec Marco Belli au scénario. Pour les éditions Clair de lune, il publie Shimabara en 2009 et La Loi selon Roy Corman en 2011. La même année, il illustre L'Histoire de France pour les nuls en BD chez First Gründ. Il a également travaillé pour la société Artematica sur les jeux vidéo Martin Mystère : Opération Dorian Cray et Julia, et pour les magazines Heavy Métal et Il Giornalino. Wed, 19 Jun 2013 12:25:04 GMT 416434 Lorand Gaspar : approches de l'immanence http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132297-lorand-gaspar-approches-de-l-immanence.htm#416421 Extrait de l'introduction la hâte qu'avions d'entendre dans nos voix la muette origine de parole - nous reste à présent l'humble labeur d'épeler ce qui de plus simple s'échange dans nos vies - Il te faudrait dix siècles pour arriver au bout de tout ce qui te passionne, les oiseaux, les insectes, les étoiles, les livres, les arts, les sciences, les gens, les femmes... Lorand Gaspar, qui appartient au cercle des poètes français majeurs du dernier tiers du XXe siècle, est également l'un des grands écrivains «francophones» contemporains ou, pour employer une formulation moins marquée historiquement et axiologiquement, moins discriminante et mieux acceptée par les auteurs eux-mêmes, l'un des écrivains de langue ou d'expression française le plus unanimement reconnus dans le champ poétique français contemporain. Né en Transylvanie en 1925 dans un milieu familial de langue hongroise, le poète a en effet pratiqué pendant son enfance et son adolescence les «trois langues en usage» depuis le rattachement de cette région à la Roumanie par le traité de Trianon du 4 juin 1920 : le roumain, langue officielle de l'État central, le hongrois et l'allemand, parlés respectivement par la communauté magyare à laquelle appartenait le poète et par la minorité «saxonne» de cette région. Son père a voulu dès ses études primaires qu'il apprenne également le français, confiant dans un premier temps cet enseignement, dans le cadre de cours particuliers, à un homme que Lorand Gaspar et sa famille appelaient «le Parisien, car il avait fait des études de musique à Paris». Cette volonté du père de Lorand Gaspar de voir son fils parler le français, langue que ni lui ni personne dans la famille ne maîtrisaient, et qui restait très marginale en Transylvanie, espace linguistiquement non francophone, malgré le statut traditionnel de langue de culture que le français détenait d'une manière générale en Roumanie, peut ainsi apparaître comme une illustration du prestige de la langue française et du «capital» culturel et littéraire de la France dans la «république mondiale des lettres» au début du XXe siècle. A l'adolescence, le poète a poursuivi cet apprentissage de manière plus approfondie au lycée, où son professeur de français, sa «première langue étrangère dès la première année de l'enseignement secondaire», lui a fait notamment découvrir Rimbaud. À cette époque, le poète aimait déjà beaucoup la langue française, et son père commençait d'ailleurs à envisager sérieusement la possibilité qu'il puisse poursuivre ses études supérieures dans un pays francophone, France ou Suisse. Mais s'il a eu dès l'adolescence une «préférence marquée, en particulier dans le domaine littéraire, pour le français», au point de s'essayer, «dès l'âge de treize ans», à la traduction de récits, il est certain que cette langue était encore pour lui une langue secondaire et qu'il parlait bien mieux le hongrois, sa langue maternelle, l'allemand, dont il entretenait la connaissance auprès de ses amis «saxons» et le roumain. Né «dans une famille hongroise et vivant dans un milieu hongrois», c'est également en hongrois qu'il écrivait le plus «naturellement», exprimait ses impressions notées sur de petits carnets, rédigeait ses «nouvelles écrites à l'eau de rose» et traduisait, outre certains auteurs français comme Alphonse Daudet, (...) Wed, 19 Jun 2013 11:15:57 GMT 416421 Lorand Gaspar : approches de l'immanence http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132297-lorand-gaspar-approches-de-l-immanence.htm#416420 Né en 1925 dans la communauté hongroise de Transylvanie, Lorand Gaspar est l'un des principaux poètes de langue française du dernier tiers du XXe siècle. Chirurgien et écrivain, lecteur mû par une inépuisable curiosité dans tous les domaines du savoir, grand voyageur, inlassable marcheur des déserts de pierre, particulièrement au Proche-Orient, il a consacré sa vie à la médecine, à Jérusalem et à Tunis, tout en bâtissant avec ferveur une oeuvre poétique dont l'originalité philosophique réside dans la vision résolument immanentiste qui l'anime de part en part. L'approche d'une pensée de l'immanence, sans cesse nourrie par une véritable expérience métaphysique, constamment approfondie par de nouvelles lectures, constitue en effet le fil d'Ariane de sa traversée du monde. C'est elle qui détermine inséparablement le projet et l'écriture de toute son oeuvre, aussi bien dans les textes les plus scientifiques et philosophiques, qui s'interrogent sur la nature de l'absolu, que dans les textes les plus poétiques, voués à dépasser les limites du concept pour coïncider avec l'acte créateur d'une «substance» infinie. Abordant la totalité de l'oeuvre de Lorand Gaspar et s'appuyant également sur une correspondance avec l'écrivain et sur la fréquentation de sa bibliothèque, l'auteur retrace dans ce livre les grandes étapes biographiques de cette construction intellectuelle de l'immanence. 11 explore ensuite les modalités stylistiques d'un travail poétique sur le langage qui, défaisant les conceptions strictement sémiotiques et autoréférentielles de la poésie, affirme au contraire sa capacité référentielle, revendique la continuité sensible et ontologique du langage et du monde et proclame son iconophilie, dans l'entrelacement du dit et de l'indicible, du visible et de l'invisible, vers l'horizon à jamais de l'immanence infiniment infinie. Maxime Del Fiol, ancien élève de l'École Normale Supérieure de Fontenay Saint-Cloud, agrégé de Lettres modernes, docteur es lettres, est maître de conférences à l'Université Paul Valéry-Montpellier III. Il a publié, dirigé des ouvrages et écrit de nombreux articles sur la poésie française moderne, les littératures francophones non européennes, le monde arabo-musulman et la littérature arabe. Wed, 19 Jun 2013 11:15:57 GMT 416420 Esprit de Diderot : choix de citations http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132298-esprit-de-diderot-choix-de-citations.htm#416417 LIBÉRER LES ESPRITS, ASSOCIER LES IDÉES En 1749, Diderot est emprisonné au château de Vincennes. Il a 36 ans et vient de publier la Lettre sur les aveugles. Les autorités n'apprécient guère l'esprit du jeune homme, qui imagine que l'âme des aveugles pourrait bien se trouver au bout de leurs doigts. Diderot était déjà fiché par la police comme un auteur dangereux. Trois ans plus tôt, ses Pensées philosophiques avaient été condamnées. Il sort de prison à la condition de ne plus jamais publier d'ouvrages contre la religion, et grâce au soutien des puissants éditeurs de la future Encyclopédie. Ceux-ci l'avaient engagé pour traduire de l'anglais la Cyclopaedia de Chambers avant de lui confier, avec D'Alembert, la plus grande entreprise éditoriale du siècle des Lumières. Diderot consacrera 25 ans de sa vie à écrire des milliers d'articles, à diriger plus de 150 collaborateurs et à faire paraître, de 1751 à 1772, les 28 volumes du Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers. Un auteur qui renonce à publier ? La prison et l'Encyclopédie l'ont rendu célèbre. Elles l'ont aussi déterminé à ne quasiment rien publier de son vivant. A sa mort, en 1784, le public lui attribue presque exclusivement l'Encyclopédie et deux pièces de théâtre. Les textes aujourd'hui considérés comme ses plus grandes oeuvres ne seront publiés qu'après sa mort, durant la Révolution et les deux siècles suivants. C'est à ce prix que l'esprit probablement le plus libre de son temps a échappé à une nouvelle incarcération. Mais en retour, cette clandestinité pourrait bien l'avoir soustrait plus qu'un autre à l'autocensure, et avoir exacerbé son désir de s'adresser à des lecteurs. De là, probablement, cette étrange impression que Diderot est notre contemporain, et notre ami. Notre contemporain parce qu'une grande partie des libertés auxquelles il aspirait sont encore à conquérir. Et notre ami parce que son rejet de l'autoritarisme et son goût du dialogue n'en font pas un maître à penser, mais le compagnon d'une libération à laquelle il nous associe. Sous la contrainte, Diderot a adopté une stratégie éditoriale en plusieurs strates. Il a publié quelques textes sous son nom, et d'autres sans les signer, il en a fait circuler une autre partie sous une forme confidentielle, il a retenu certains manuscrits destinés à n'être lus qu'après sa mort. À la fin de ce recueil de citations extraites de presque toute son oeuvre, les lecteurs trouveront une chronologie inédite de la publication imprimée et non anonyme de ses oeuvres. Cette chronologie correspond à l'incroyable histoire de la rencontre posthume des oeuvres de l'auteur avec son public. Ainsi La religieuse et Jacques le Fataliste sont-ils accessibles en 1796, Le rêve de D'Alembert en 1831, les Éléments de physiologie en 1875, les Observations sur le Nakaz en 1920, etc. Diderot a toutefois diffusé sa pensée de son vivant, dans des oeuvres collectives ou anonymes. Il rédige de nombreux textes dans Y Encyclopédie (certains articles, non signés, ne sont sans doute pas encore attribués). Il participe, directement ou indirectement, au Système de la nature, livre anonyme du matérialiste d'Holbach. Il rédige les vigoureuses pages anticolonialistes et antimonarchistes de l'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal, grand succès de la fin du siècle (sa participation n'est révélée qu'en 1791, et n'est connue dans toute son ampleur - un tiers des volumes - et définitivement prouvée qu'en 1951). Wed, 19 Jun 2013 11:08:43 GMT 416417 Esprit de Diderot : choix de citations http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132298-esprit-de-diderot-choix-de-citations.htm#416416 Ce petit livre invite à découvrir l'ensemble de l'oeuvre de Diderot, et à dialoguer avec lui sur l'art, la science, la morale ou la politique, nos sentiments ou nos espérances de bonheur. Parce qu'il fait percevoir comment il essaie lui-même de s'éclairer, Diderot nous incite à conquérir notre liberté, et d'abord celle d'apprendre et de critiquer, d'interpréter et d'imaginer. Pourquoi le célèbre Diderot a-t-il été méconnu et le sera-t-il encore ? La prison le décide à écrire pour la postérité, et ce dialogue par-delà la mort lui offre cette liberté qui déplaît aux adeptes de la soumission. Son inventivité joyeuse et son indisciplinarité gênent les institutions dogmatiques, tandis qu'elles en font le cher ami de ses lecteurs. Sa méthode : mettre en rapport les choses, associer les idées, dialoguer. Diderot imagine des relations entre des êtres ou des fragments de pensée que d'autres n'auraient jamais osé rapprocher, et il les offre à notre ingéniosité. Ce recueil de citations adopte sa démarche, qui est aussi celle de l'Encyclopédie. Suggestifs, ses paradoxes sont une pratique poétique de la réflexion Leur réunion est un appel à participer au concert d'une pensée qui libère. Diderot met notre esprit en mouvement. Laurent Loty a enseigné du collège à l'université et présidé la Société française pour l'histoire des sciences de l'homme. Chercheur au CNRS, il prône l'indisciplinarité et enquête sur la genèse des croyances et des idées contemporaines, et sur l'humanisme du livre au numérique. Éric Vanzieleghem est documentaliste à Bruxelles. Il prépare une bibliographie générale sur Diderot et travaille sur la correspondance de Condorcet. Comme Laurent Loty, il contribue à faire vivre la Société Diderot et le Comité Diderot 2013, dont il organise le site. Wed, 19 Jun 2013 11:07:21 GMT 416416 L'invention du médicament : une histoire des théories du remède http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132296-l-invention-du-medicament-une-histoire-des-theories-du-remede.htm#416413 Extrait de l'introduction S'il existe une permanence dans l'histoire des civilisations, c'est bien l'existence du remède. Celui-ci est l'objet d'une littérature aussi abondante que celle de la médecine. Nous disposons, outre des monographies sur l'histoire des substances et des plantes thérapeutiques, d'ouvrages traitant de l'histoire de la pharmacie comme profession ou comme art de préparer les médicaments, de l'histoire de la pharmacologie comme discipline savante, de l'histoire de l'industrie pharmaceutique, d'ouvrages sur les grands chimistes, botanistes, médecins et pharmaciens ayant découvert les principes actifs* ou fait progresser les concepts et les méthodes thérapeutiques... Il est cependant frappant que si peu d'ouvrages s'attachent aux logiques et aux théories du remède, depuis l'oeuvre princeps de François Dagognet (1964). Une des raisons en est que l'histoire du médicament est présentée le plus souvent comme le résultat d'un empirisme qui décourage l'historien ou le philosophe des sciences. L'idée d'une «pharmacologie rationnelle» n'a été prise au sérieux que très tardivement. Chaque culture crée pourtant au cours du temps ses représentations de la vie, de la santé et la maladie, qui génèrent des théories explicatives cohérentes de l'action et de l'emploi des médicaments. Pendant très longtemps le médicament s'est situé entre magie, religion et science, et est resté plus proche des deux premières. En postulant une logique du remède qui serait présente dès les origines, et qui ne serait pas nécessairement la rationalité au sens strict, on cherche à critiquer l'idée d'un empirisme vague qui, au fond, aurait toujours prévalu parce qu'inhérent à l'histoire du médicament, tant dans sa recherche que dans ses emplois. Les choses apparaissent bien plus complexes. Au cours des inventions et réinventions du médicament au fil des siècles, il s'agit plutôt de comprendre les rôles respectifs qu'ont joués l'empirisme systématique, le hasard heureux et la théorisation, trois facteurs encore intégrés dans les stratégies de découverte des nouvelles substances actives. Remèdes et thérapeutiques ne sont cependant pas tous fondés sur l'emploi de médicaments. Alors que les termes latins remedium et medicamentum étaient à peu près synonymes, «remède» prendra à l'usage en français le sens de tout moyen appliqué à titre préventif ou curatif et fera ainsi référence à la multitude des pratiques hygiéniques, médicales ou chirurgicales, tandis que «médicament» renverra plus spécialement l'idée de substance active. Nous réserverons, conformément aux usages premiers, le terme «remède» au cas particulier du remède médicamenteux, «médicament» à celui de substance ou de préparation utilisée en thérapeutique curative ou préventive, et «drogue» à celui de matière première naturelle ou synthétique servant à la fabrication des médicaments. Ces distinctions vont aussi servir à délimiter notre objet : c'est l'histoire du médicament et de la pharmacothérapie qui nous intéresse, et non celle de tous les remèdes et moyens thérapeutiques... On ne se focalisera d'ailleurs pas tant sur les substances médicamenteuses elles-mêmes et leur usage, qui sont en constant renouvellement (on considère qu'il y a aujourd'hui environ 1 300 molécules actives sur le marché), que sur le rôle que certaines d'entre elles ont pu jouer dans la construction des sciences du médicament et la genèse des grands concepts de la thérapeutique. Wed, 19 Jun 2013 10:44:18 GMT 416413 L'invention du médicament : une histoire des théories du remède http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132296-l-invention-du-medicament-une-histoire-des-theories-du-remede.htm#416412 L'histoire du médicament est celle de méthodes de recherche, d'étude et de fabrication qui en font un objet complexe, réinventé au fil des siècles. Depuis les antiques origines du remède jusqu'à la pharmacie des Lumières, on peut suivre la part variable de l'empirisme systématique, du hasard et de la rationalité théorisante, trois facteurs encore intégrés dans les stratégies de recherche des nouvelles molécules. Mais c'est la période du XIXe au XXIe siècle, avec le développement conjoint des concepts aujourd'hui opératoires en pharmacologie, des procédés de la pharmacie industrielle et des difficultés à l'interface médicament-société, qui inventera le médicament comme objet scientifique, technico-industriel et social. Ce sont les idées marquantes de cette invention du médicament que le livre évoque, au côté des personnages et épisodes les plus emblématiques. Ancien interne en pharmacie et docteur en biochimie, Jean-Claude Dupont est aujourd'hui professeur d'histoire et de philosophie des sciences à l'Université de Picardie Jules Verne. Il se consacre plus spécialement à l'histoire de la biologie et de la médecine. Wed, 19 Jun 2013 10:44:18 GMT 416412 Pèlerinage à Cythère http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132300-pelerinage-a-cythere.htm#416409 À la question de Georges Clemenceau : «Quel tableau choisiriez-vous au Louvre, Monet ?», le grand peintre répondit sans hésiter : L'Embarquement pour Cythère. Gustave Geffroy, qui fut l'un de ses proches à partir de 1886, le rapporte dans sa grande biographie. Il se rappelle que, pendant qu'il écrivait ce livre, vers 1920, il était allé au Louvre avec Claude Monet, avec Clemenceau et avec Paul Léon, - qui fut Directeur des Beaux-Arts, historien et critique d'art -, «dans la salle des États, où l'on plaçait les oeuvres de Courbet, auprès de Delacroix, en face d'Ingres». «Là», témoigne-t-il, «j'ai vu Monet heureux devant l'Enterrement à Ornans et L'Atelier de Courbet, l'Olympia de Manet, les Femmes d'Alger de Delacroix. Et dans la salle du XVIIIe siècle, Watteau». Qu'aimait-il, qu'admirait-il dans le peintre des Fêtes galantes ? La grâce, le mystère, le don de la couleur ? Sans doute surtout une certaine magie qu'il n'est possible de posséder que si l'on ajoute au don natif une science toujours perfectionnée. C'est cette magie, comme le note Geffroy, qu'on trouve dans l'oeuvre de Claude Monet, des falaises d'Étretat : aux berges d'Argenteuil, des rochers de Belle-Isle aux ravins de la Creuse, de la Cathédrale de Rouen aux Ponts de Londres, et jusque dans ce domaine du magicien qui enclot les Meules de la prairie, les Peupliers de l'Epte, la Maison entourée de roses et le Jardin d'eau de Giverny. Né à Paris le 14 novembre 1840, élevé au Havre, Claude Monet avait été l'élève d'Eugène Boudin, et la mer devait rester la toile de fond de son existence, avec ses vagues et ses nuages. On l'a tenu pour «un chaloupier de la Manche2». Il parlait en plaisantant d'être enterré dans une bouée et «riait dans sa barbe à la pensée d'être enfermé pour toujours dans cette espèce de bouchon invulnérable dansant parmi les flots» (Geffroy semble se souvenir du «Bateau ivre» de Rimbaud !). Il peindra en 1867 de beaux Navires sortant des jetées du Havre. Pourtant, pas plus que pour Baudelaire, venu tardivement à Honfleur, la mer ne fut sa première inspiratrice, et ses barques seront plutôt posées sur la Seine du côté d'Argenteuil. Monet est monté à Paris en 1857, l'année de la première édition des Fleurs du Mal. Il s'est installé dans la Brasserie de la rue des Martyrs, il a fréquenté la Bohème parisienne, les peintres réalistes, les poètes (Théodore de Banville, Albert Glatigny) et les chansonniers (Pierre Dupont et Gustave Mathieu célébrant «la vendange et l'aurore»). Il croque des portraits, plutôt qu'il ne fait des caricatures comme lors de ses débuts au Havre. Il découvre la peinture du moment : Troyon, avec tel effet de brouillard au lever du soleil, le Belge Joseph Stevens et ses bons chiens qui ont inspiré à Baudelaire l'un de ses petits poèmes en prose, Théodore Rousseau, peintre de paysages. Il n'oublie pas la leçon d'Eugène Boudin, avec lequel il reste en correspondance, et la peinture des marines bénéficie du talent singulier de Jongkind. À Paris, il est entré en 1863 dans l'atelier de Gleyre, le peintre des Illusions perdues, fidèle à la première manière d'Ingres. Mais il y est resté peu de temps. Ses premiers essais, qui lui ouvrent la porte du Salon en 1865 sont La Pointe de la Hève et L'Embouchure de la Seine à Honfleur. Un critique (et non des moindres puisqu'il consacrera en 1892 un livre à Watteau) y salue «le goût des colorations harmonieuses dans le jeu des tons analogues». À un autre, L'Embouchure de la Seine apparaît comme «la marine la plus originale et la plus souple, la plus harmonieusement peinte qu'on ait exposée depuis longtemps». Wed, 19 Jun 2013 10:41:49 GMT 416409 Le visage du père http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132109-le-visage-du-pere.htm#416406 Les essuie-glaces étalent les gouttes sur le pare-brise souillé. Il est dix-neuf heures dix. La circulation est dense. La pluie fine tombe droite. La visibilité est faible. Comme chaque soir, des guirlandes clignotantes et rouges se répandent le long des avenues et boulevards de la ville. La pénombre enveloppe les voitures. A l'intérieur de l'une d'elles, le conducteur s'impatiente en frappant frénétiquement le volant avec le plat de sa main. Les essuie-glaces sont usés. Des fientes s'allongent en arcs de cercle. Il guette le chiffre de droite qui s'égrène sur la montre digitale du tableau de bord. Chaque minute écoulée retombe dans son estomac et s'ajoute à la masse qui brûle ses entrailles. Le rond vert scintille libérant les moteurs. I ^e véhicule s'engouffre à gauche, tant bien que mal. La boîte de vitesse engage enfin la deuxième, l'accélération s'enclenche. Le feu tricolore affiche un orange vif qui échappe aux pupilles fixes du pilote. Les mains tournent le volant, la voiture pivote à droite. Les égouts débordent de pluie comme les rues débordent de voitures. La circulation se fait envahissante, anarchique, éclaboussante jusque sur les souliers des passants. Les remous gastriques qui s'échappent des grilles déversent des mares. Aux commissures des bouches surnagent quelques résidus mal digérés par la ville. La roue arrière provoque une gerbe sale en déchirant une flaque du caniveau. Le véhicule glisse sur un mètre et vire pour entrer par un portail constamment ouvert. Le dos d'âne qui traverse l'allée maltraite les amortisseurs et les vertèbres. Le stationnement est aléatoire. L'homme en costume s'échappe de la portière. Il court. Les gouttelettes frappent son visage. Il plisse les yeux. Le petit escalier de pierre est avalé. Les portes vitrées glissent. L'homme n'attend pas l'ascenseur avec les deux blouses blanches qui patientent. Il enjambe les marches deux par deux en s'agrippant à la rampe. Au premier étage, il bascule la porte rose et s'engouffre dans le couloir à peine éclairé. Dehors, la pluie glacée continue à crépiter sur les vitres. L'homme s'arrête un instant devant le 3 collé sur une des portes, desserre sa cravate et la glisse dans sa poche. Surplombant son front, une mèche de cheveux dégorge. La main saisit la poignée et pousse la porte. Elle est arrivée comme un souffle de fée. La porte n'a pas grincé. Il s'est retourné machinalement sentant le poids d'un regard sur sa nuque. Elle était droite et élégante sur le tapis de l'entrée, un sourire plaqué aux lèvres. Il a déposé La promesse de l'aube sur la table. Il s'est décollé du canapé pour la serrer. Chaque soir le premier accueille le second, longuement dans ses bras. Un proche de retour de guerre n'aurait pas déclenché plus de compassion et de reconnaissance. Sans mot, sans bruit, elle s'est dirigée vers la salle de bain. Elle y est restée quelques minutes, juste assez pour lui permettre de finir le chapitre entamé. Son sourire est revenu pimenté de tendresse. Elle s'est approchée, lui a attrapé la main, le livre lui a échappé. Il s'est refermé sur le tapis rouge. Les doigts à plat sur son nombril, il l'a entendue murmurer : «Dis bonjour à papa». Aucun mot n'a réussi à fissurer la muraille de ses lèvres soudées. Wed, 19 Jun 2013 10:37:43 GMT 416406 Pluralismes scientifiques : enjeux épistémiques et métaphysiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132299-pluralismes-scientifiques-enjeux-epistemiques-et-metaphysiques.htm#416396 Extrait de l'introduction Le débat philosophique actuel sur l'unité ou la pluralité des sciences frappe d'emblée par son caractère multiforme. Existe-t-il différentes sortes de choses qui ne soient connaissables que de différentes manières ou, pour reprendre les termes de Carnap (1995 [1934], 32), «tous les états de choses [sont-ils] d'un même type et connaissables par la même méthode» ? Peut-on attendre de nos théories qu'elles constituent une structure unique, de type réductive, ou nos connaissances théoriques forment-elles plutôt une sorte de «patchwork» dont les pièces demeurent autonomes les unes des autres ? La coexistence de plusieurs modèles incompatibles d'un même phénomène peut-elle être épistémiquement satisfaisante, ou doit-on attendre une convergence des représentations que nous délivrent les sciences ? Existe-t-il une seule façon correcte de classer les choses que les sciences doivent s'efforcer de découvrir, ou le caractère pluraliste de nombre de taxinomies actuelles est-il indépassable ? Autant d'interrogations qui renvoient à des registres d'argumentations largement indépendants les uns des autres. Il n'y a donc pas grand sens à se déclarer moniste ou pluraliste tout court à l'égard des sciences dans le paysage de la philosophie des sciences contemporaine. Mais la richesse et l'intérêt du débat contemporain sur l'unité ou la pluralité des sciences ne viennent pas seulement de ses multiples facettes, ils viennent également de son triple registre d'enjeux, pratique, épistémique et métaphysique. La domination de certaines positions dans ce débat est en effet susceptible d'avoir un impact sur la vie scientifique. Les positions antiréductionnistes peuvent par exemple justifier des appels à l'autonomie institutionnelle de certaines disciplines ou sous disciplines (songeons à la séparation entre macrobiologie et biologie moléculaire au sein des départements de sciences biologiques). Elles peuvent également avoir un impact très concret sur la vie des chercheurs en influençant la façon dont sont distribués les crédits. Comme le raconte l'historien des sciences Peter Galison (1996a, 2), l'autonomie de la physique de la matière condensée au regard des principes fondamentaux de la physique des particules a été débattue jusque dans les couloirs du Congrès américain au moment des discussions, au début des années 1990, concernant le financement d'un projet d'envergure de collisionneur supraconducteur. Car si aucun bénéfice épistémique direct ne pouvait être attendu dans des branches de la physique plus appliquées, comme l'invitait à le penser une perspective antiréductionniste, il devenait difficile de justifier qu'une portion très significative des ressources allouées aux sciences physiques soit consacrée à un seul projet en physique des particules. Aussi intéressants soient-ils, ces enjeux pratiques ne seront pas au coeur de mes analyses, qui porteront essentiellement sur les enjeux épistémiques et métaphysiques du débat. Certains aspects unifiés ou, au contraire, désunifiés des sciences sont par exemple invoqués pour renforcer ou infirmer des vues métaphysiques. Le souci qui anime nombre de partisans d'une vision pluraliste des sciences est ainsi d'invalider l'idée d'un «ordre» du monde, qui serait reflété par l'existence d'une structure unique fondamentale, de type réductive, de nos connaissances scientifiques. Ce souci métaphysique prend notamment chez Nancy Cartwright dans son ouvrage The Dappled World (1999) la forme d'une attaque contre différentes formes de réductionnisme, qui va de pair avec l'affirmation du caractère «tacheté» du monde, constitué de poches d'ordre et de désordre nomologiques. Chez John Dupré, dont le titre de l'ouvrage, The Disorder of Things (1993), affiche d'emblée l'ambition métaphysique de son auteur, la défense d'un monde désordonné s'ancre à la fois dans le rejet du réductionnisme et dans celui de l'existence d'espèces naturelles. Chez certains pluralistes, comme Helen Longino ou Sandra Mitchell, qui défendent le caractère épistémiquement acceptable de l'existence de plusieurs représentations incompatibles d'un même phénomène, ce sont des vues métaphysiques sur la complexité du monde qui sont mobilisées. Wed, 19 Jun 2013 10:15:48 GMT 416396 Pluralismes scientifiques : enjeux épistémiques et métaphysiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132299-pluralismes-scientifiques-enjeux-epistemiques-et-metaphysiques.htm#416395 Peut-on attendre de nos théories scientifiques qu'elles constituent une structure unifiée, ou forment-elles plutôt une sorte de «patchwork» dont les pièces demeurent autonomes les unes des autres ? La multiplication des représentations, parfois inconciliables, d'un même phénomène (par exemple l'évolution du climat) compromet-elle la capacité de la science à nous délivrer des connaissances fiables ? Existe-t-il une seule façon correcte de classer les choses que les sciences doivent s'efforcer de découvrir, ou le caractère pluraliste de nombre de taxinomies actuelles est-il indépassable ? De telles questions sont aujourd'hui au coeur du débat philosophique sur l'unité ou la pluralité des sciences, débat qui frappe d'emblée par son caractère multiforme et l'importance de ses enjeux, pratiques, épistémiques et métaphysiques. L'ouvrage en propose une structuration inédite et développe, dans un style d'argumentation analytique, plusieurs thèses pluralistes nouvelles. Ingénieur de formation, titulaire d'un doctorat d'astrophysique (Paris VI) et d'un Ph. D de philosophie (Columbia University, New York), Stéphanie Ruphy est actuellement professeure de philosophie des sciences à l'université Pierre Mendès France (Grenoble), directrice de l'équipe d'accueil PLC (Philosophie, langages, cognition) et membre associée de l'IHPST (l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques). Wed, 19 Jun 2013 10:15:48 GMT 416395 Le lendemain d'hier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132293-le-lendemain-d-hier.htm#416392 Exil À la fin d'un voyage glacial au début d'une saison brumeuse je suis arrivée sur une terre triste où les couleurs étaient autres et les voix perçantes La première nuit j'ai déchiré mon faux passeport pour ensevelir le double qui m'avait accompagnée tout au long de mon voyage solitaire parlant pour moi aux check points j'ai enterré cet être fictif et pleuré sur l'être réel qui fut moi un jour sur une colline fraîche qui n'est plus mienne mais respire toujours au fond de moi C'était le début d'une saison sombre la fin d'un long voyage j'ai longé les ruelles désolées d'une ville inconnue à la recherche d'une langue nouvelle qui chanterait l'errance d'une nation à la recherche d'un miroir magique qui refléterait tout mon être Wed, 19 Jun 2013 10:07:40 GMT 416392 Le lendemain d'hier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132293-le-lendemain-d-hier.htm#416391 Si Nazand Begikhani place en tête de son recueil le titre «Le lendemain d'hier», c'est pour montrer que tout, dans son destin et celui de son peuple, les Kurdes, ramène vers un «hier», source de malheur, qui met à mal les élans et les aspirations dont vit généralement la poésie. Ici, l'«hier» est loin d'ouvrir à des lendemains qui chantent ; il chante plutôt la peur lucide d'atteindre à un lendemain qu'il faudrait certes atteindre mais qui se résorbe comme une peau de chagrin à mesure qu'on s'en rapproche. Le présent aspire à un avenir violemment rejeté en arrière vers un passé douloureux - celui de la mort des frères mais aussi celui de l'oppression des femmes évoquée dans des poèmes douloureux consacrés aux victimes de crimes d'honneur ou de viols impunis et non-dits. Ce sont des «poèmes militants» au sens où l'entendait René Char - des poèmes dépassant la cause qu'ils défendent pour se couler dans le fleuve d'une libération universelle où le désir reprend tous ses droits («Mon corps m'appartient»). L'admirable chez Nazand Begikhani, c'est qu'elle se fraie un chemin libérateur au sein d'un étau religieux et politique destiné à l'écraser. (...) La secrète musique des poèmes de l'exilée Nazand Begikhani, émane d'une flûte - la flûte d'un désenchantement assumée pour mieux devenir une limpide écoute de soi - et donc de l'autre qui danse au son heureux et douloureux de cette flûte. Daniel Leuwers (extraits de la préface) Wed, 19 Jun 2013 10:07:40 GMT 416391 Glossolalies http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132292-glossolalies.htm#416388 Ma gorge est cette grotte où bivouaquent chaque nuit des diseuses d'aventure faiseuses d'histoires en mal de langue maille à maille elles allongent l'intraduisible alors je tousse et disperse les braises * Humide de la salive qui sourd entre mes dents ma langue se rêve poulpe. Dressée du fond de son trou elle repère ses proies là-bas dehors. Mais si vives qu'elles éludent presque toujours son geste dardé. Ses tentacules battent l'air happent des flashes de lumière ramènent des filaments. (Spectacle un peu pitoyable.) * N'ayant pas renoncé à la guerre clanique à nos massues fracassées sur l'étranger à nos lacérations d'ennemis à terre nous abritons nos crocs sous l'arche du sourire ayant presque oublié l'ascèse de la cruauté mais nos langues parfois redeviennent frondes à coups de jets précis elles criblent leur cible visant la défiguration elles désignent les mots partent drus allégés du barda domestique lisses comme cailloux ils frappent jusqu'à réduction de la surface à abattre Wed, 19 Jun 2013 10:04:54 GMT 416388 Glossolalies http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132292-glossolalies.htm#416387 Albertine Benedetto questionne les mots. Les met et nous met, à travers eux, à la question au sens originel de l'expression avec ce qu'elle révèle en nous de souffrance et de cruauté - nous abritons nos crocs sous l'arche du sourire. Elle les fouille et fouille dans un même mouvement l'intime de la chair, sa douleur et sa douceur. La bouche en travail dit la soif de parole - cette fringale/ de mots cette manie de l'ouvrir toi -, mais aussi celle du silence. Elle tente d'approcher l'intraduisible - mots imprononçables ailleurs que dans l'étreinte /tout humides encore aux lèvres affolées -, se tend vers l'impossible union au monde - mais c'est la langue qui te tient/dans le halètement des mots/chien courant sur la trace/museau collé à la vitre d'un train/ vers le monde - en dit la séparation, poétiquement, pathétiquement, dans une épreuve de la violence d'exister, où se disent le besoin de l'autre, l'appel à la présence. Quelle présence réclames-tu maintenant ? le soir vient et le désir terrible de se serrer contre Entendre une autre voix Les bruits que tous les hommes font dans leur tanière suffisent-ils à écarter les ombres ? Comme le silence râpe Ton existence frottée soir après soir est si mince juste une peau tambour où cogne le vide Sommes-nous si primitifs encore à chercher le feu se renifler et se battre ? Wed, 19 Jun 2013 10:04:54 GMT 416387 La Torah commentée pour notre temps. Volume 1, La Genèse http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132295-la-torah-commentee-pour-notre-temps-volume-1-la-genese.htm#416384 INTRODUCTION À L'INTENTION DU LECTEUR Étincelles, fragments, significations Qu'est-ce que la «Torah» ? La Torah est bien plus que le trésor du peuple juif, bien plus même que le rouleau saint qui unit les Juifs les uns aux autres et à toutes les générations qui l'ont célébrée par ces mots : «Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et ceux qui l'observent en retirent du bonheur» (Proverbes 3 : 17-18). La Torah est une bibliothèque vaste et diverse. Elle contient d'anciens récits, des textes scientifiques, des histoires, des pratiques rituelles, de la philosophie et des valeurs éthiques. Ses pages sont composées d'une prose et d'une poésie puissantes qui racontent des conflits de personnes ou de nations. À travers ses cinq livres, la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome, nous allons à la rencontre de la manière unique dont le peuple juif perçoit l'univers, l'humanité et Dieu. Aucun sujet n'est exclu : la naissance et la mort, les rivalités entre les enfants et les parents, les luttes de pouvoir, le désir, la tromperie, la bienfaisance, les discriminations sexuelles, l'avidité, la fondation d'une communauté, la responsabilité pour le sans-abri et pour celui qui a faim, les impôts, la propriété, l'écologie, l'éthique du commerce et l'éthique médicale, le mariage et le divorce. Ben Bag Bag, un maître du Ier siècle de notre ère, en a bien compris la vérité lorsqu'il dit à ses étudiants : «Tourne-la, et tourne-la encore, car tout ce que tu veux savoir s'y trouve» (Avot 5 : 26). Comment pouvons-nous comprendre la Torah ? Ben Bag Bag avait probablement raison, mais pour beaucoup d'entre nous, lire et comprendre la Torah n'est pas chose aisée. Souvent, nous en trouvons le langage déroutant, et les histoires, ou encore le passage d'un sujet à un autre, nous déconcertent. Nous voulons bien la «tourner», être enrichis, voire inspirés par elle, mais nous finissons souvent par être perplexes. Nous nous demandons alors : «Que peut nous enseigner aujourd'hui ce texte ancien ? Quel sens peut-il apporter à nos vies ?» Ce Commentaire de la Torah pour notre temps a été écrit avec la conviction que non seulement il y a beaucoup à apprendre de la Torah, mais qu'en plus, l'étudier et partager ses enseignements peut être à la fois source d'inspiration et de plaisir. Notre but est de présenter chaque parasha, ou «section hebdomadaire de la Torah» de façon à ce qu'elle soit facile à comprendre, et que ses thèmes soient accessibles et pertinents. Pour chaque parasha, nous poserons deux questions simples : «De quoi parle cette section de la Torah ?», et : «Quel sens pouvons-nous en retirer ?» Dans un souci de clarification, nous identifierons les thèmes les plus importants de chaque parasha, puis nous présenterons les opinions variées, et souvent contradictoires des commentateurs juifs à travers les âges. À certains endroits, nous défendrons un point de vue particulier, mais la plupart du temps, nous laisserons la conclusion finale au lecteur. (...) Wed, 19 Jun 2013 10:00:44 GMT 416384 Victor Vasarely : de l'oeuvre peint à l'oeuvre architecturé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132301-victor-vasarely-de-l-oeuvre-peint-a-l-oeuvre-architecture.htm#416381 Victor Vasarely : de l'oeuvre peint à l'oeuvre architecture Jean-Paul Ameline Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Victor Vasarely ne s'est jamais voulu seulement peintre mais bien davantage «plasticien», comme il se dénomme lui-même dans ses ouvrages. Ainsi, dès 1955, il écrit : «La synthèse des arts plastiques (peinture, sculpture, architecture, urbanisme) est un fait accompli [...]. Peinture et sculpture deviennent des termes anachroniques, il est plus juste de parler d'une plastique bi-, tri-, et multidimensionnelle.» Il n'est donc pas surprenant qu'à ses yeux son travail pictural ne soit qu'une partie de son oeuvre. Ceci explique toute sa démarche d'artiste et l'inauguration, en 1976, à côté de son musée de Gordes, du centre d'Aix-en-Provence consacré à la fois à la présentation de ses recherches personnelles dans les différents domaines des arts plastiques et à l'accueil des chercheurs (plasticiens, architectes, ingénieurs, urbanistes...) désireux d'agir en faveur de la création d'une cité future que Vasarely appelle de ses voeux. On comprend ainsi mieux le sens des quarante-deux Intégrations situées au coeur du bâtiment d'Aix-en-Provence, oeuvres monumentales (de 3 x 3 m à 6 x 6 m) en divers matériaux (peinture, métal, verre, staff, cartons collés, tissu...) réalisées à partir de ses peintures des années 1952 à 1973. Elles sont des modèles, destinés à servir d'exemples pour les générations futures, d'un art déclinable dans tous les domaines (arts plastiques, architecture, urbanisme, arts décoratifs...). Pour comprendre le caractère révolutionnaire de cette conception de l'art, il faut se souvenir que Vasarely, élève en 1929 de Sandor Bortnyik à Budapest, lui-même éduqué au Bauhaus de Weimar, a voulu rompre, dès ses années de formation, avec l'habituelle pièce unique artisanale pour concevoir des oeuvres élaborées à partir de créations graphiques originales, ce qu'il a appelé plus tard des Prototypes-départ, petits formats sur papier susceptibles d'être adaptés en de multiples dimensions et en de multiples matériaux pour des usages aussi diversifiés que possible. Il faut aussi revenir aux premières années parisiennes de l'itinéraire artistique de Vasarely. Rappelons-nous, en effet, que Vasarely, alors qu'il exerçait le métier de graphiste à Paris, avait constitué, entre 1930 et 1945, un recueil de ses planches graphiques (qu'il avait intitulé Mon oeuvre) destiné à la fois à résoudre les problèmes posés par les demandes publicitaires venues de l'atelier Draeger ou de l'agence Havas (affiches, décors, mises en pages...) et à servir de base de travail à la future école d'arts graphiques qu'il souhaitait fonder à Paris sur les principes appris à Budapest auprès de son maître Sandor Bortnyik. Ces principes ont ensuite guidé tout son parcours puisqu'abordant pleinement la peinture en 1945 (il a alors 39 ans), il reprend, après quelques années, ses recherches sur les formes géométriques fondamentales (carré, cercle, losange...) déclinables. C'est d'ailleurs à partir de ces recherches utilisant notamment le calque et le plexiglas que Vasarely, au cours des années 1951-1955, parvient à la présentation d'oeuvres qui dépassent le concept d'original sur toile. C'est ainsi que, dès 1951, Vasarely expose à la galerie Denise René ses Photographismes, agrandissements photographiques monumentaux (4 x 3 m) de minuscules dessins à l'encre de Chine (10 x 10 cm ou 20 x 30 cm) en noir et blanc conçus par lui-même et son épouse Claire Vasarely pour des entreprises lyonnaises de soierie. Wed, 19 Jun 2013 09:49:43 GMT 416381 Victor Vasarely : de l'oeuvre peint à l'oeuvre architecturé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132301-victor-vasarely-de-l-oeuvre-peint-a-l-oeuvre-architecture.htm#416380 Sous la direction de Pierre Vasarely Avec les textes de Jean-Paul Ameline, Claude Pradel Lebar, Jacques Repiquet, Claudine Ripoll et Philippe David «Le 14 janvier 2013, la Commission nationale a classé à l'unanimité la Fondation Vasarely au titre des Monuments Historiques. Ce classement est le fruit d'une procédure cohérente : inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 2003, intégration au Plan Musées en régions 2011-2013 puis reconnaissance au titre des Monuments Historiques, soit 40 ans après la pose de la première pierre, le 16 décembre 1973. Véritable aboutissement de l'oeuvre de Victor Vasarely, cette institution de droit privé, reconnue d'utilité publique en 1971, a été fondée par le plasticien-mécène et son épouse Claire, assistés de leurs deux fils André et Jean-Pierre. Pensée comme un lieu ouvert et tournée vers l'avenir, elle pérennise le nom et l'oeuvre du père de l'op art et constitue un véritable laboratoire d'idées pour les générations futures : artistes, scientifiques, industriels, chercheurs, architectes et étudiants. Je tiens ici à remercier les administrateurs et le personnel de la Fondation, qui, depuis le 21 juillet 2009, ont oeuvré à mes côtés dans la transparence et dans le plus profond respect de la pensée de mes grands-parents. L'exposition «Victor Vasarely : de l'oeuvre peint à l'oeuvre architecture» retrace le parcours graphique, plastique et utopique de Victor Vasarely. Que «la Cité Polychrome du Bonheur», si chère à Vasarely, devienne ainsi réalité le temps de cette exposition». Pierre Vasarely Wed, 19 Jun 2013 09:49:43 GMT 416380 François, Homme de prière : Le premier pape sud-américain http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132210-francois-homme-de-priere-le-premier-pape-sud-americain.htm#416372 Extrait de l'introduction C'est assurément l'une des cérémonies les plus impressionnantes qui soit au monde : la procession de cent quinze cardinaux quittant la chapelle Pauline et ses stupéfiantes fresques de Michel-Ange, puis traversant la Sala Regia pour aller s'enfermer dans l'une des plus belles salles jamais créées par la main humaine, la chapelle Sixtine. Là, ils demeureraient jusqu'à ce que, inspirés par l'Esprit saint, ils aient nommé l'homme qui allait devoir diriger l'Église catholique. Les cardinaux se dirigent en bon ordre vers l'entrée de la chapelle Sixtine et prennent leurs places. Ils chantent le Veni Creator Spiritus, une très vieille prière pour invoquer la sagesse de l'Esprit saint. Puis, l'un après l'autre, ils jurent de respecter scrupuleusement les règles du conclave. Ces règles peuvent se résumer à deux : (1) exercer fidèlement la charge de Pierre s'ils sont élus pape et (2) garder secret tout ce qui concerne, directement ou indirectement, l'élection du souverain pontife. Une fois cette cérémonie de prestation de serment achevée, le maître des célébrations liturgiques pontificales lance en latin Extra omnes !, ce qui signifie littéralement «Tous les autres, dehors !». Les portes se ferment dans un vibrant claquement et les cardinaux entament leurs discussions. A l'intérieur des murs de la cité du Vatican, le temps semble suspendu. L'impatience, le sentiment d'urgence, l'agitation du monde moderne sont presque impensables ici, dans ce qui est le plus petit État du globe. A l'extérieur des murs, la frénésie de plus de six mille journalistes et photographes avec leurs appareils - tous avides d'être le premier à prendre un cliché ou à obtenir une info sur le pape fraîchement élu - demeure à l'écart de cette assemblée religieuse majeure. Quand la fumata bianca - la «fumée blanche» - si attendue s'élève de la cheminée de la chapelle Sixtine, l'excitation qui sourdait au sein de la foule massée sur la place Saint-Pierre explose enfin, comme une gigantesque célébration de la foi. C'est une immense fête pour les catholiques. Les télévisions, les radios, les journaux et tous les médias du monde entier attendent anxieusement l'apparition du nouveau pape sur le balcon central. Pendant ce temps, l'élu se prépare dans la chambre des Larmes, où, avant de se présenter au monde, il se met à nu devant Dieu, se déshabille et enfile sa nouvelle soutane blanche. Au terme d'un bref intervalle - qui paraît interminable à des millions de croyants de par le monde -, le pape nouvellement désigné salue enfin l'Église catholique mondiale. Il élève la voix et prononce la bénédiction urbi et orbi («à la ville [Rome] et au monde»). La place Saint-Pierre retentit d'une clameur assourdissante pendant qu'une grande partie de la planète scrute le visage du nouveau pape sur les écrans de télévision ou d'ordinateur. Quand le pape François, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, bras levés et paumes ouvertes vers la foule, prononce ses premiers mots, la place Saint-Pierre plonge instantanément dans le silence : Frères et soeurs, bonsoir ! Vous savez que la tâche du conclave était de donner à Rome un évêque... La communauté diocésaine de Rome a maintenant son évêque... Je voudrais donner la bénédiction, mais, auparavant, je vous demande une faveur : avant que l'évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu'il me bénisse : la prière du peuple, demandant la bénédiction pour son évêque. Wed, 19 Jun 2013 09:24:24 GMT 416372 L'impossible homosexuel : huit essais de théorie queer http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132150-l-impossible-homosexuel-huit-essais-de-theorie-queer.htm#416367 Homographèse : identité corporelle et différence sexuelle À l'automne 1987, lors d'un colloque d'inauguration du Centre d'études lesbiennes et gaies de Yale, les organisateurs m'ont demandé de participer, avec d'autres chercheurs gais, à un panel dont le titre posait avec insistance la question de l'identité : «Qu'est-ce qu'il y a de gai dans la littérature gaie ? Qu'est-ce qu'il y a de lesbien dans la littérature lesbienne ?» Bien que l'intitulé de notre séance eût été pas mal modifié quand le programme fut lancé, la forme interrogative avait été conservée, de façon ostentatoire et presque agressive ; la question soulevée était maintenant plus tranchante, et plus sceptique : «Peut-il y avoir une critique gaie ?» Ces questions présupposaient implicitement que notre intérêt et notre énergie en tant que critiques gais étaient, ou à tout le moins devaient être, employés à établir la spécificité d'une méthodologie critique gaie ou lesbienne. Ces questions semblaient en effet appeler ceux d'entre nous qui travaillent dans des perspectives lesbiennes, gaies, bisexuelles, «queer», non hétérosexuelles ou anti-homophobes, non seulement à prendre explicitement en compte la sexualité dans les textes à propos desquels nous écrivons, mais encore à rendre lisible dans notre production critique une entreprise théorique spécifiquement gaie. En somme, ces questions nous imposaient d'être prêts à poser, voire à défendre, l'existence d'une identité critique singulière, reconnaissable et donc reproductible ; à réduire la critique lesbienne et gaie à un produit de consommation courante en l'étiquetant comme un parfum particulier de la théorie littéraire, susceptible de trouver sa part de marché propre dans l'économie de luxe de la production littéraire. Du même coup, ces questions nous demandaient de localiser «la différence homosexuelle» comme une entité déterminée plutôt que comme une relation différentielle instable et nous invitaient à donner à notre auditoire des lignes directrices pour définir «l'homosexuel» ou même «l'homosexualité». Comment, semblaient-elles nous demander, la critique littéraire peut-elle voir ou reconnaître «l'homosexuel» afin de placer l'homosexualité sous le regard de la théorie ? Comment, en d'autres termes, «l'homosexualité» peut-elle trouver sa place dans le discours critique contemporain de manière à ne plus être lisse, invisible, ou perceptible seulement lorsqu'elle se pavane dans le travesti [drag] thématique ou référentiel le plus flagrant ? Cet impératif de mettre au jour «la différence homosexuelle» comme objet de connaissance et de perception reste naturellement au centre des préoccupations d'une politique de libération attachée à la nécessité sociale d'ouvrir, voire d'éliminer la porte du placard. Elle fait sien le désir de mettre en pleine lumière les différences touchant à l'histoire, la politique et les représentations inscrites dans les lectures que notre société fait de l'écart sexuel, et nous pousse à reconnaître la différence sexuelle là où elle réussit à passer inaperçue. (...) Wed, 19 Jun 2013 09:20:58 GMT 416367 L'impossible homosexuel : huit essais de théorie queer http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132150-l-impossible-homosexuel-huit-essais-de-theorie-queer.htm#416366 Candidat à l'intégration sociale, l'homosexuel est devenu une figure du possible, un personnage respectueux et respectable, un citoyen normal. Lee Edelman fait bien plutôt valoir que, paria politique et social, emblème du gaspillage, de la non-productivité et du non-sens, l'homosexuel est nécessairement et fatalement impossible. En présentifiant ainsi et pour tous l'impossibilité comme telle, il subvertit le privilège jusque-là réservé à l'hétérosexualité de s'ignorer elle-même. L'oeuvre d'Edelman a suscité la colère d'une droite homophobe autant que celle d'une gauche bien-pensante. Lee Edelman est l'un des fondateurs de la théorie queer. Avec G. Rubin, M. Wittig, D. A. Miller, E. Kosofsky Sedgwick,). Butler, T. de lauretis, L. Bersani, D. Halperin et M. Warner, il fait partie du petit groupe de critiques qui ont donné à la pratique des études gaies et lesbiennes son dynamisme théorique. Wed, 19 Jun 2013 09:20:58 GMT 416366 Histoire de France en images http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132129-histoire-de-france-en-images.htm#416363 HISTOIRE DE FRANCE LA GAULE LES MÉROVINGIENS La Gaule et les Gaulois. Il y a bien longtemps, la France s'appelait Gaule. La Gaule était plus grande que la France d'aujourd'hui, mais elle avait moins d'habitants. Ses champs étaient mal cultivés. Elle était couverte de marécages et de forêts remplies d'ours, de loups, et d'autres animaux sauvages. Ses habitants, appelés Gaulois, aimaient beaucoup la guerre et la chasse. Ils étaient grands, forts et courageux ; ils n'avaient peur de rien. Malheureusement, ils se querellaient et se battaient souvent entre eux. Les Romains étaient alors le peuple le plus puissant du monde. Ils profitèrent des querelles des Gaulois pour pénétrer en Gaule, et un de leurs plus grands capitaines, Jules César, en commença la conquête. Les Gaulois se défendirent bravement avec leur chef Vercingétorix, mais ils furent vaincus. Vercingétorix, pris à Alésia, fut mis à mort par ordre de César. Les Romains furent les maîtres de la Gaule pendant plus de quatre cents ans. Ils y construisirent des villes, des monuments, des ponts, des routes, et ils enseignèrent aux Gaulois les lettres, la peinture, la sculpture. La religion de Jésus-Christ fut prêchée en Gaule. Les Romains, qui étaient païens, tourmentèrent les premiers chrétiens. Ils en firent mourir beaucoup. Ils aimaient surtout à les livrer aux bêtes féroces, dans leurs cirques. Des peuples barbares vivaient dans les forêts froides et humides de la Germanie. N'y trouvant plus de quoi se nourrir, ils envahirent un jour la Gaule, qu'ils ravagèrent. Parmi eux étaient les Francs, guerriers braves et vigoureux. Les Francs s'établirent dans le nord de la Gaule et s'avancèrent peu à peu vers le centre du pays. La Gaule fut envahie par les Huns, barbares venus de l'Asie. Leur chef, Attila, se disait envoyé par le Ciel pour punir les hommes, et se faisait appeler le fléau de Dieu. Les Huns, laids, horribles, étaient extrêmement féroces. Tout le monde se sauvait à leur approche ; cependant une jeune bergère, sainte Geneviève, rassura les Parisiens et les engagea à ne pas s'enfuir. Les Francs, commandés par leur roi Mérovée, s'unirent aux Gaulois et aux Romains pour chasser Attila. Une grande bataille eut lieu près de Troyes. Les Huns furent vaincus et quittèrent la Gaule. Mérovée donna son nom à la première race des rois francs, les Mérovingiens, dont le plus illustre fut Clovis. (...) Wed, 19 Jun 2013 09:17:36 GMT 416363 Histoire de France en images http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132129-histoire-de-france-en-images.htm#416362 Joliment illustrée et délicieusement nostalgique, cette Histoire de France en images a été écrite en 1895 par Claude Augé et Maxime Petit. En préambule, ils expliquaient qu'on n'y trouverait «ni dates ni abstractions, mais une suite d'images accompagnées d'un texte court et très élémentaire». Grâce à de ravissantes gravures, on découvrait alors que nos ancêtres les Gaulois avaient mauvais caractère, que certains rois étaient bien cruels, que devant l'injustice et l'inégalité le peuple se révolta, que Napoléon était un grand monarque mais que vouloir dominer toute l'Europe le perdit, qu'après avoir reconstitué une armée puissante la France voyait arriver le XXe avec optimisme... Qui oserait, aujourd'hui, enseigner de cette façon cette Histoire de France-là ? Il fallait tout le talent de Max Gallo pour la mettre en perspective et montrer que, derrière la nostalgie, il y a aussi une certaine idée de la France. Wed, 19 Jun 2013 09:17:36 GMT 416362 Ma vie toute pourrie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132141-ma-vie-toute-pourrie.htm#416356 Je m'appelle Sam Wallis, j'ai treize ans, et ma vie est officiellement fichue. Sérieux. Le problème, c'est que ma BFF (Best Friend Forever, ma meilleure amie pour la vie), Gemma, vient de déménager à des milliards de kilomètres et que je ne sais pas du tout ce que je vais devenir sans elle. On faisait tout ensemble, avec Gem. Une de nos activités préférées, c'était de rédiger des listes de Plus et de Moins. Je ne me rappelle pas comment ça a commencé, mais tout y passait, des voyages scolaires aux paninis. Et en général, on finissait pliées de rire. D'ailleurs, j'en ai fait une sur le départ de Gem. Plus - Aucun. Moins - Ma vie ne sera plus jamais comme avant. - Je ne connais personne d'autre au monde que les chèvres font rire. Gem et moi, on est inséparables depuis l'école primaire. Enfin, on était. On allait au collège ensemble. On allait nettoyer les écuries du haras ensemble. On faisait des tas de trucs débiles ensemble. Quand on n'était pas toutes les deux, on se parlait sur Facebook ou on s'envoyait des textes. Bref, on vivait sur notre planète à nous. Et puis ses parents ont tout flanqué par terre juste avant les vacances de Pâques en partant vivre aux îles Hébrides (qui, pour les nuls en géo dans mon genre, sont des îles tellement perdues au nord-ouest de l'Écosse que ça ou le pôle Nord, c'est pareil). À part la découper en morceaux, ils ne pouvaient pas faire pire. Je n'arrive toujours pas à croire qu'ils aient emmené Gem en exil comme ça, et en plein milieu de l'année, en plus ! Je pensais que je m'en remettrais, mais là, dès le premier jour de la rentrée des vacances de Pâques, je me rends compte que je suis totalement perdue sans elle. Je ne suis même pas certaine de savoir encore comment je m'appelle. Wed, 19 Jun 2013 09:10:50 GMT 416356 Ma vie toute pourrie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132141-ma-vie-toute-pourrie.htm#416355 Sam Wallis a 13 ans, et aujourd'hui, sa vie est... toute pourrie ! Gemma, sa meilleure amie du monde entier, vient de déménager à des millions de kilomètres. Avec elle, elle rigolait, faisait des listes de «points positifs/points négatifs», et assumait ses sweats roses avec des chevaux. Maintenant que Gemma est partie, Sam se trouve nulle et puérile ! Surtout depuis qu'elle s'est ridiculisée à vie devant David Matthieson, alors qu'il lui avait souri ( ! ! !) Bref. Sam le dit, sa vie est toute pourrie... L'AUTEURE : Jenny Smith est née à Glasgow, au Royaume-Uni. Elle a été bercée par les histoires que racontait son père, un excellent conteur. Puis elle a étudié la littérature anglaise à l'Université de Glasgow et vit aujourd'hui dans un petit village du comté d'Oxford. Ma vie toute pourrie est le deuxième roman de Jenny Smith, après Le Journal de Katie Sutton. Il confirme son grand talent pour rentrer avec humour et justesse dans l'univers de l'adolescence. Wed, 19 Jun 2013 09:10:50 GMT 416355 Article 122-1 : et si ce crime était le vôtre ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132153-article-122-1-et-si-ce-crime-etait-le-votre.htm#416352 Se perdre, c'est se trouver - Tu es sûr qu'on n'est pas perdus ? demanda Laura. La question revenait avec la régularité exaspérante d'un goutte-à-goutte. Une sortie en amoureux dans les catacombes était en vérité une idée risquée. Après tout, ruminait Raphaël tout en marchant au jugé, cette expédition était utile. Une vie à deux en accéléré, mômes en moins : quelques minutes d'excitation suivies de longs moments d'errance. Un crash test pour leur jeune couple. - Tu es sûr qu'on n'est pas perdus ? - T'inquiète pas, Laura, je sais parfaitement où nous sommes. Il fit semblant de vérifier sur la carte, un grand assemblage de feuilles scotchées. Rien ne différenciait les galeries. Certaines étaient inondées jusqu'à mi-jambes. L'eau était si trouble qu'on ne voyait pas ses genoux, au risque de tomber dans un trou. Pas d'insectes, pas de rongeurs. Vingt-cinq mètres sous terre, la vie n'a pas sa place. Le caoutchouc des bottes Commençait à brûler la peau. D'interminables couloirs succédaient à d'autres couloirs. Régulièrement, des tags énervés leur rappelaient la possibilité de rencontres hasardeuses. Les intersections ouvraient latéralement sur des tunnels sombres, comme s'ils étaient placés au coeur d'un labyrinthe. - Tu as entendu ? - Quoi ? - Chut ! - Éteins ta lampe. L'obscurité, totale et régressive, laissa éclore d'autres ns que la vue. Laura posa la main sur l'avant-bras de Raphaël, elle pouvait sentir sa respiration s'accélérer. L'air faisait une petite vapeur invisible. Il avait bien entendu lui aussi. Des pas pressés, lourds et puissants. - Tu crois que... ? - Chut, fit-il. Écoute. - Là-bas, regarde ! Au fond de la galerie, ils virent nettement le faisceau d'une torche. Sans se concerter, ils détalèrent dans la direction opposée. Lampes frontales éteintes, c'était sauter dans le vide les yeux bandés. Laura heurta du coude la paroi et Raphaël manqua à plusieurs reprises de tomber. Une seule obsession : mettre de la distance entre eux et l'inconnu. Le temps de cette fuite leur parut démesurément long. Ils s'engouffrèrent dans une allée perpendiculaire. Nul n'aurait su dire comment ils purent repérer cette ouverture dans le noir. Leurs sens étaient exacerbés par l'instinct de survie. Après quelques mètres, cette galerie descendait légèrement, tournait à angle droit puis débouchait sur une salle aux contours vagues. Sensation d'espace. Là, ils se plaquèrent contre la paroi, puis glissèrent en position accroupie, comme deux chauves-souris tombées de leur cachette. Vulnérables et attentives. Wed, 19 Jun 2013 09:06:12 GMT 416352 Le guide des oiseaux de France http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132116-le-guide-des-oiseaux-de-france.htm#416349 À la découverte des oiseaux Sur environ 10000 espèces d'oiseaux dans le monde, 560 se rencontrent en France, Belgique, Suisse et Luxembourg. 280 d'entre elles sont nicheuses, communes ou occasionnelles, 50 ne passent sur notre territoire que pour hiverner et 230 sont très rares ou seulement de passage. Les espèces les plus abondantes sur notre territoire sont le Pigeon domestique, le Merle noir, le Goéland argenté et, champion toutes catégories, le Pinson des arbres avec plus de 15 millions de couples ! Malheureusement, beaucoup d'espèces sont plus rares ou en fort déclin. Une seule a complètement disparu d'Europe : le Grand Pingouin (Alca impennis), qui hivernait au large des côtes françaises et belges et qui disparut en 1844. Certaines espèces ne sont plus présentes sur notre territoire en tant que nicheur. C'est le cas de la Grande Outarde, qui n'est plus qu'un visiteur occasionnel dans nos régions. À l'inverse, d'autres espèces connaissent aussi des accroissements de populations, à l'instar de l'Hirondelle de fenêtre ou du Guêpier d'Europe. Certaines sont de nouveaux arrivants, - comme l'Ibis sacré, échappé de captivité en Bretagne en 1993, et dont la population «naturalisée» comprenait 600 couples en 2011. Une seule espèce est endémique sur notre territoire, la Sitelle corse (Sitta whiteheadi) : l'ensemble des individus de cette espèce, au niveau mondial, ne se rencontrent que dans les montagnes de cette île ! Le Venturon corse, par exemple, a plus de 50 % de ses effectifs mondiaux sur notre territoire. Wed, 19 Jun 2013 09:01:50 GMT 416349 Parc national du Mercantour http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132161-parc-national-du-mercantour.htm#416348 Les Guides géologiques sont une invitation à découvrir une région à travers l'originalité de sa géologie. Savoir lire un paysage à travers son relief, ses roches, sa végétation, savoir décrypter l'empreinte de son histoire, c'est mieux comprendre ce qui en fait la spécificité. Chaque guide de cette collection toute en couleurs comporte : - une brève histoire géologique de la région qu'il vous propose de découvrir ; - une sélection d'itinéraires détaillés, accessibles et originaux, qui vous enchanteront par la diversité des curiosités naturelles rencontrées ; - une sélection de fiches découverte qui vous renseigneront un peu plus sur l'identité de la région, du département ; - et un glossaire pour vous familiariser avec les termes géologiques incontournables. Chaque itinéraire traverse des sites remarquables où l'on vous propose de vous attarder un moment. Ils font de chaque guide le compagnon idéal de vos balades familiales, ou randonnées plus longues. Michel Corsini est professeur de géologie à l'université de Nice Sophia Anti polis Jean-Marc Lardeaux est professeur de géologie à l'université de Nice Sophia Antipolis Patrice Tordjman est technicien au Parc national du Mercantour, chargé notamment de la géologie Wed, 19 Jun 2013 08:57:30 GMT 416348 Parc national du Mercantour http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132161-parc-national-du-mercantour.htm#416345 Avant-propos Le département des Alpes-Maritimes présente des milieux naturels extrêmement variés et toujours très spectaculaires. Il est en effet le lieu où Alpes et Méditerranée se rencontrent et offrent en conséquence une grande diversité géologique qui permet d'accéder à près de 500 millions d'années de l'histoire de notre planète. Il faut bien plus d'un «guide géologique» pour en faire le tour ! Aussi ce guide ne présente qu'un seul des éléments emblématiques de ce magnifique territoire, le massif de l'Argentera-Mercantour dont la situation géographique très privilégiée, à une heure de Nice et de la Côte d'Azur, apporte des touches méditerranéennes aux montagnes alpines. Situé à la frontière franco-italienne avec l'Argentera (3 297 m) en Italie et la cime du Gelas (3 143 m) en France, le massif de l'Argentera-Mercantour offre une très grande variété de paysages d'altitude riches d'un grand nombre de lacs, de sommets aux verticalités impressionnantes, mais aussi de cirques glaciaires majestueux et de forêts qui font la joie des amoureux des balades en pleine nature. Faune et flore sauvages y sont très présentes et sont protégées par le Parc national du Mercantour. C'est sur ce territoire assez unique que se situe la vallée des Merveilles, plus grand site préhistorique à ciel ouvert d'Europe, qui permet de découvrir près de 40 000 gravures sur des roches situées à plus de 2 300 m d'altitude. Les montagnes, les paysages, les morphologies et les roches que l'on rencontre dans le massif de l'Argentera-Mercantour sont la mémoire de l'évolution de ce coin préservé de la planète Terre. L'ambition de ce guide est d'aider les amoureux de la nature, les promeneurs curieux à découvrir et comprendre la diversité et la richesse des archives géologiques qu'offre l'Argentera-Mercantour. C'est dans cette diversité que nous avons choisi de vous présenter dix itinéraires en fonction des découvertes géologiques qu'ils permettent mais aussi en fonction de la beauté des randonnées qu'ils impliquent. Nous espérons que les amoureux de la nature trouveront dans cet ouvrage des éléments d'information leur permettant de percevoir l'aspect vivant et évolutif de paysages et de roches qui, à première vue, paraissent figés dans leur aspect minéral. Wed, 19 Jun 2013 08:57:17 GMT 416345 Paper money http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132180-paper-money.htm#416329 Introduction This book was written in 1976, immediately before Eye of the Needle, and I think it is the best of my unsuccessful books. It was published under the pseudonym Zachary Stone, as was The Modigliani Scandal, because the books are similar : they lack a central character, but feature several groups of characters whose stories are linked and share a common climax. In Paper Money the links are less fortuitous, for the book is supposed to show how crime, high finance, and journalism are corruptly interconnected. The ending is rather sombre by comparison with The Modigliani Scandal - in fact it is almost a tragedy. However, it is the differences and similarities between Paper Money and Eye of the Needle that are most instructive. (Readers who want the cake, not the recipe, should skip this and go straight to Chapter One.) The plot of Paper Money is the cleverest I have ever devised, and the small sales of the book convinced me that cllever plots satisfy authors more than readers. The plot of Eye of the Needle is of course very simple - in fact it can be written down in three paragraphs, as indeed I did write it when I first thought of it. Eye of the Needle has only three or four main characters whereas Paper Money has a dozen or so. Yet with its complex plot and large cast, Paper Money is only half the length of Eye of the Needle. As a writer I have always had to struggle against a tendency to underwrite, and in Paper Money you see me struggling in vain. Consequently the many characters are painted in brisk, bold brushstrokes, and the book lacks the feeling of detailed personal involvement with the private lives of the characters that readers demand of a best seller. One of the strengths of the book is its form. The action takes place during a single day in the life of a London evening newspaper (I worked for such a newspaper in 1973 and 1974) and each chapter chronicles one hour of that day in three or four scenes describing both what happens at the news desk and what happens in the stories the paper is covering (or missing). Eye of the Needle has an even more rigid structure, although no-body to my knowledge has ever noticed it : there are six parts, each with six chapters (except for the last part, which has seven), the first chapter in each part dealing with the spy, the second with the spy catchers, and so on until the sixth, which always tells of the international military consequences of what has gone before. Readers do not notice such things - and why should they ? (...) Wed, 19 Jun 2013 08:08:55 GMT 416329 Paper money http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132180-paper-money.htm#416328 What makes a member of the government risk his career, reputation and marriage in just one unforgettable night ? What makes a corrupt businessman take over a big company and disrupt the London Stock-Exchange ? What is a powerful East-London villain planning to do ? Will the journalists of the Evening Post manage to put all the pieces of the puzzle together ? Envie de lire en anglais ? Dorénavant, c'est possible grâce à Harrap's. Découvrez un thriller de Ken Follett en VO, avec des traductions en marge pour vous aider à bien comprendre le texte. Émotions garanties ! Avec Harrap's, Yes you can ! Wed, 19 Jun 2013 08:05:43 GMT 416328 Un coin de siècle http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132205-un-coin-de-siecle.htm#416325 Mon nom est Personne «Cyclope, tu me demandes mon nom. Je vais te le dire et tu me donneras ta récompense. Mon nom est Personne. Mon père et ma mère, et tous mes compagnons me nomment Personne» Ulysse * Métro Anonymat Mon nom ? Personne. Je me fonds dans l'anonymat. Personne ne viendra m'y chercher. Ces bains de foule continus sont accablants. Pourtant, ici, pas besoin de mea culpa. Partager quelques phrases avec ces chanteurs-mendiants, je le voudrais mais n'arrive plus à parler * Idiot Ô idiot en nuit bruxelloise Flotteur innocent et idiot Flottant tout seul, comme un grand pour le meilleur et le pire En flottaison déjantée entre les rails d'une longue jambe aux phares de seins blafards Ô idiot : je ne veux pas que tu croises bras et jambes comme un fakir fluctuant sur épines ou clous dans le vacant bras et jambes comme un aliéné sur le flot de médications d'un hospice lacté comme un zombie foutu dans un sommeil vidé et dingo Wed, 19 Jun 2013 08:02:33 GMT 416325 Un coin de siècle http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132205-un-coin-de-siecle.htm#416324 Poète ayant fait «tous les métiers» : volontaire aux Philippines, magasinier, formateur en informatique, bureaucrate à la Maison des Étrangers, photographe (exposition à la Médiathèque de Woluwé). A 40 ans, il se lance dans des études d'Histoire de l'Art. Il figure dans l'Anthologie «La Nouvelle Poésie française de Belgique» aux éditions Le Taillis Pré, 2009. En 2012, il a publié aux éditions Maelström «Manda Beach», un «bookleg» illustré de ses photos. Une évidence poétique et une émotion sans détour. Dans ce courageux et généreux recueil, Xavier Forget étonne, secoue, dérange. Univers foisonnant, riche d'associations originales qui prennent et surprennent... Monique Thomassettie, Préface (extrait) Wed, 19 Jun 2013 08:02:33 GMT 416324 Les quatre Evangiles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132195-les-quatre-evangiles.htm#416321 Introduction La question posée : un seul Jésus et quatre évangiles Dans toutes les Bibles, avec les innombrables traductions en plus de deux mille langues (dont la moitié pour le Nouveau Testament complet), les vingt-sept livres du Nouveau Testament commencent par les quatre évangiles, dans un ordre qui nous est familier : l'Évangile selon Matthieu, l'homme ailé ; l'Évangile selon Marc, le lion ailé ; l'Évangile selon Luc, le taureau ailé ; et le quatrième Évangile selon Jean, l'aigle de haut vol. Nous aurons à mieux comprendre pourquoi de tels emblèmes iconographiques leur ont été attribués par la tradition chrétienne. Cependant, cet ordre de la Bible ne nous dit pas l'ordre de la rédaction des évangiles. Avec l'exégèse contemporaine, on peut affirmer que Marc est le premier et le plus ancien des récits évangéliques, autour de l'an 70, tandis que les évangiles selon Matthieu pour les chrétiens originaires de la foi juive et selon Luc pour les chrétiens issus du monde gréco-romain sont à situer autour des années 80-85. Tous trois, sur une trame commune, ont d'évidentes particularités et des insistances propres, adaptées aux communautés auxquelles ils s'adressaient. Il est alors aisé de les mettre en colonnes parallèles : on parle à ce sujet de «Synopse», pour manifester d'un coup d'oeil leurs ressemblances et leurs différences particulières. C'est tout le «problème synoptique», avec les diverses réponses qui ont pu être proposées. Quant à l'Évangile selon Jean, la tradition johannique n'a été fixée par écrit qu'à la fin du Ier siècle, autour de l'an 100, avec un appendice ou «postface» On 21). Généralement, cet Évangile est traité à part, avec les questions différentes qui sont posées. Nous allons nous arrêter, dans l'ordre chronologique assez assuré de leur rédaction, à ces quatre évangiles écrits en grec. Après une entrée en matière générale, nous reprendrons chacun des récits en gardant une même approche globale, afin que chacun puisse aisément faire des comparaisons et des rapprochements. Selon l'expression fameuse d'Irénée de Lyon, avant l'an 200, nous avons ainsi sous nos yeux un «Évangile quadriforme» (tétramorphe, en grec ; cf. Contre les Hérésies III, 11, 8) : l'unique Évangile de Jésus reconnu comme Christ, selon Marc, Matthieu, Luc et Jean : en grec, kata plus accusatif. Cette formule d'Irénée a été reprise par le concile Vatican II (Dei Verbum n° 18, novembre 1965), qui a tenu à affirmer une nouvelle fois, à propos des quatre évangiles : - d'une part, leur origine apostolique : les apôtres eux-mêmes ou des hommes apostoliques ; - d'autre part, leur caractère historique : ces récits nous transmettant ce que Jésus a réellement fait et enseigné, «pour nous et notre salut» (Credo). Dès lors, l'expression d'Irénée a été fréquemment rappelée et reprise, en contraste avec les multiples récits apocryphes, nettement plus tardifs, entre la moitié du IIe et le vie siècle. Comme l'a bien mis en valeur Charles Harold Dodd (1884-1973), professeur de Cambridge, parmi toutes les religions du monde, seul le christianisme se fonde sur des événements historiques, qui se sont donc produits une fois pour toutes. On comprend dès lors qu'abandonner cette réalité historique de base, pour ne retenir qu'une sorte de signification transcendante que les évangélistes lui attacheraient, reviendrait à nier l'Évangile de Jésus Christ lui-même ! Les chrétiens ne peuvent ni perdre de vue ni négliger cet aspect de vérité historique dans ce que les évangiles nous relatent. Pourtant, il n'est nullement question de reportages ou de biographies de Jésus. Wed, 19 Jun 2013 07:58:27 GMT 416321 Les quatre Evangiles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132195-les-quatre-evangiles.htm#416320 Pourquoi quatre Évangiles ? Un seul ne suffirait-il pas ? Et quel est le meilleur des quatre ? Il n'y a aucun choix à faire entre ces quatre témoignages évangéliques ; mais il est important d'entrer, le mieux possible, dans les perspectives propres de chacun, avec ses visées rédactionnelles et avec ses démarches narratives. D'une manière simple et accessible, ce petit ouvrage de synthèse met bien en lumière les différences et les ressemblances entre les récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pour chacun, après avoir brossé le portrait du rédacteur et relevé les caractéristiques de son vocabulaire, il propose un véritable «guide de lecture» pour l'ensemble du récit. Pierre Mourlon Beernaert, prêtre jésuite, ordonné en 1969, est bibliste et professeur émérite de Nouveau Testament (Centre international Lumen Vitae). Il anime diverses retraites et sessions bibliques. Il a notamment publié, aux éditions Lumen Vitae, Marthe, Marie et les autres, les visages féminins de l'Évangile (1992) et La première encyclique de Pierre, 2011. Wed, 19 Jun 2013 07:58:27 GMT 416320 A mind to murder http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132179-a-mind-to-murder.htm#416317 Coup de pouce pour vous aider à bien comprendre le début de l'histoire Le livre que vous tenez entre vos mains est un roman policier (crime novel en anglais), le deuxième roman de la «baronne» du crime, P. D. James. Un crime va bouleverser la vie ordinaire d'un hôpital psychiatrique, la clinique Steen. Nous sommes au début de l'histoire... un vendredi soir tiède du mois d'octobre, Paul Steiner, psychiatre, écoute assis dans son cabinet M. Burge, un de ses patients. Un peu plus loin, le Dr James Baguley soigne un malade à coups d'électrochocs pendant qu'Amy Shorthouse, la femme de ménage, papote bruyamment avec des patients. Du bruit, des pas, des voix, Paul Steiner est agacé, impossible de se concentrer dans ce brouhaha quand soudain... un hurlement ! Trop, c'est trop ! Que se passe-t-il encore ? * Vous aimeriez lire en langue originale, mais le vocabulaire, les expressions figurées ou la syntaxe vous arrêtent parfois ? Cette collection est faite pour vous ! Vous trouverez en effet, en note dans la marge, une traduction de certains mots et expressions qui vous permettra d'avancer facilement dans votre lecture. Nous n'avons pas cherché à vous donner une traduction littéraire de l'ouvrage et nous nous sommes parfois écartés du sens littéral pour vous fournir celui qui convient le mieux à l'histoire. Aussi les mots sont-ils traduits dans le contexte du texte original. Les expressions figées anglaises sont, bien entendu, rendues par une expression équivalente en français. Les allusions à des réalités culturelles du monde anglo-saxon sont expliquées également dans la marge, pour vous aider à mieux comprendre la trame de l'histoire. Vous aurez ainsi, en regard du texte original, tout le savoir-faire d'un dictionnaire rien que pour vous et adapté à ce livre ! Notre objectif est de vous mener jusqu'au mot FIN en vous donnant les clés nécessaires à la compréhension du récit. Laissez-vous gagner par l'angoisse, l'humour et le suspense qui règnent chez les maîtres de la littérature anglo-saxonne. Lire en VO ? You can indeed ! Wed, 19 Jun 2013 07:55:51 GMT 416317 A mind to murder http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132179-a-mind-to-murder.htm#416316 Detective Inspector Adam Dalgliesh investigates the murder of Enid Bolam, a middle-aged woman working in a psychiatric clinic in London. Who is the killer ? A doctor of the clinic ? A porter ? A nurse ? Dalgliesh explores their relationship with the victim. They could ail have a reason to kill her. Of course, the murderer might also be somebody from outside the clinic... Envie de lire en anglais ? Dorénavant, c'est possible grâce à Harrap's. Découvrez un roman policier de P. D. James en VO, avec des traductions en marge pour vous aider à bien comprendre le texte. Émotions garanties ! Avec Harrap's, Yes you can ! Wed, 19 Jun 2013 07:55:51 GMT 416316 Messages de vie du couloir de la mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132197-messages-de-vie-du-couloir-de-la-mort.htm#416310 Introduction Début 1997, sur la recommandation d'amis communs, une personne de Zurich me contactait au sujet d'un détenu du tristement célèbre couloir de la mort de Huntsville (Texas), Roger McGowen, dont elle craignait la prochaine exécution. Nous nous sommes rencontrés et l'histoire qu'elle m'a racontée m'a tellement touché que j'ai, à mon tour, commencé à correspondre avec Roger. Au fil des années et des visites, des liens d'une rare beauté et intensité se sont tissés entre nous. Cela fait de nombreuses années que je poursuis une recherche intérieure. Par ses lettres d'une force et d'une beauté rares, Roger est petit à petit devenu un véritable maître pour moi. Je peux dire que peu de personnes ont eu une telle influence sur ma vie. Ces lettres sont trop belles pour que j'en garde l'exclusivité pour moi. Elles appartiennent au patrimoine spirituel de l'humanité. Un jour, quand la peine de mort aura été bannie de toute la planète, nos descendants apprendront avec ahurissement qu'il existait une époque où on mettait à mort des êtres humains ! Ils seront encore plus stupéfaits d'apprendre que dans un pays se présentant comme chrétien et, de surcroît, comme le premier défenseur des droits de l'homme sur la planète, voire comme «le leader naturel du monde» selon les paroles mêmes de l'ex-président George W. Bush, des prisonniers étaient détenus dans des conditions dont la barbarie dépasse l'imagination. Dans ce même pays, trop de personnes innocentes ont été exécutées à cause des dysfonctionnements graves de la justice. Mais, parallèlement, ils découvriront que la brutalité même des conditions de détention a poussé certains êtres à se dépasser et, par là même, à devenir des signes d'espoir pour nous tous. Des hommes et des femmes (comme Karla Faye Tucker) au départ tout à fait ordinaires, pas des surhommes, sont devenus des individus d'exception. Il s'agit là d'un des messages les plus forts de ces pages, message sur lequel j'ai longuement discuté avec Roger (lors d'une visite) et qu'il tient que je souligne. Roger n'est pas un «être exceptionnel». Placer Roger sur un piédestal, c'est le mettre hors de notre portée, et c'est se permettre de continuer dans la zone de confort du train-train quotidien où on se lance un minimum de défis. Roger est, comme nous tous, un «Monsieur Tout-le-monde». Ceci signifie que nous aussi pouvons réaliser ce qu'il réalise, que nous aussi pouvons apprendre à aimer inconditionnellement, apprendre à pardonner ce qui semble impardonnable, apprendre à exprimer quotidiennement de la reconnaissance, même en enfer. C'est un message qui peut déranger. Et si vous ne voulez pas être dérangé, ne lisez surtout pas ces pages ! Un grand chaman amérindien, Aigle Volant, a dit qu'il faut écouter «le silence entre les mots». C'est ce que nous vous invitons à faire, chère lectrice, cher lecteur, au fil de ces pages. Tâchez de vous imaginer assis en face de Roger, dans sa cellule de 3 m sur 2 m. Il vous a installé sur son lit. Lui-même est assis par terre en face de vous (puisqu'il n'y a pas de sièges). Puis écoutez attentivement non seulement ses mots, mais aussi le silence entre les mots qui vous permettra de comprendre la profondeur d'être, d'essence, de substance humaine, l'expérience de vie qui rendent ces mots possibles et leur donnent du poids. Wed, 19 Jun 2013 07:49:02 GMT 416310 Quarante jours après ma mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132174-quarante-jours-apres-ma-mort.htm#416307 I. Je suis mort Je suis mort A présent que je suis mort, je peux les laisser me dire. Je n'avais invité personne. Pourtant, ils sont venus en nombre se presser autour de ma dépouille. J'espère être resté beau, et que les filles me pleurent longtemps. Je sais que, parmi mes hôtes, certains ont fait le déplacement de très loin pour l'occasion. Il est vrai que j'ai cédé à l'appel de la mort dans des circonstances pour le moins étonnantes. Je comprends leur hébétude. Leur trépignement. Leur folle envie d'accourir. De pencher leur tronc sur mon cadavre. De s'agripper à ce qu'il leur reste de tangible. Une carcasse. Un assemblage d'os et de chair froide. Un bloc de sang en stagnation dans des veines dures. Ils viennent vérifier de leurs yeux ce qui se raconte. Ils pourront attester à leur tour qu'il n'y a là aucun doute. Ni rêve ni cauchemar. J'ai bel et bien pris sur leur vie une longueur d'avance. Celle de la mort. Les gardiens de la Tradition ont décidé de l'endroit où j'allais être enterré. À Fès. Au pays de la lignée de mon père. Comme si Paris où j'ai grandi, où je me suis construit, n'avait été qu'un incident. Aussi, quelques heures après ma mort, pour être sûrs que je ne m'enfuirais pas rejoindre en fantôme le ventre de Notre-Dame, ils ont désigné mon oncle Ali afin d'escorter ma dépouille jusqu'au cimetière familial. Mes parents sont absents et injoignables. Oncle Ali est arrivé spécialement du Maroc pour accomplir sa tâche. «Tous frais payés par la compagnie d'assurance musulmane», ont murmuré les comptables. En quatre heures, ils ont bouclé leur valise, fermé mes paupières sur mes yeux, acheté des paquets de mouchoirs en papier, mis ma dépouille dans une boîte puis sous une bâche puis dans la soute à bagages, et fait leurs adieux. J'ai embarqué à l'aéroport d'Orly au milieu de la nuit. Dorénavant, je connais le chuchotement morne de ceux qui raccompagnent leurs morts au pays. Cortège funèbre Mon arrivée jusqu'à la demeure familiale nichée au coeur de la médina ne s'est pas faite sans encombre. Transporter dans une caisse de bois un cadavre au lever du jour réveille les dormeurs - leurs ardeurs, leurs terreurs. En longues robes et lunettes noires, mon oncle Ali, Hamza et Baba El Hadj, marchent en tête. Le drame est écrit en toutes lettres arabes sur leurs visages. De porte en porte, le cortège devient un monstre auquel participent les cafards, les rats, les chats, les aveugles et les mendiants. Les sandales zélées, habituellement fidèles à l'accomplissement de la prière de l'aube à la mosquée, changent brusquement de direction pour me rejoindre. Les femmes aux poitrines ensommeillées se ruent vers les fenêtres, oubliant leur nudité, elles s'exhibent sans retenue à la face de la mort. C'est la cohue. Mes porteurs serrent les fesses et les dents. (...) Wed, 19 Jun 2013 07:45:47 GMT 416307 Ormuz http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132175-ormuz.htm#416304 Après sa disparition, je me suis introduit dans la chambre de Wax à l'hôtel Atilar afin d'y inventorier ses affaires. C'était assez peu de chose : quelques vêtements légers, dont ceux, mis à sécher sur des cintres, qu'il avait pris soin de laver, la veille de sa tentative, comme il le faisait chaque soir, bien que l'hôtel disposât d'un service de blanchisserie, avec une ponctualité exaspérante à la longue. Une trousse de toilette dont je ne détaillerai pas le contenu, par discrétion, mais dont il me semble important, pour la compréhension de ce qui va suivre, de noter qu'elle renfermait, à côté de ce que l'on s'attend à rencontrer dans un accessoire de ce genre, tout un assortiment de fétiches ou de porte-bonheur, tels que des petits cailloux, des plumes, des perles de verre, ou d'autres menus objets témoignant de la survivance, chez Wax, d'un mode de pensée qui généralement se résorbe à l'âge adulte. Sur un carnet à spirale, des notes éparses, sans queue ni tête, qu'il me destinait afin que je les mette en forme dans ce grand récit de son exploit qu'il me payait pour écrire. Des cartes et des plans par dizaines, reproduisant à des échelles différentes les parages du détroit ou le Golfe dans sa totalité. Un rouleau entamé de bonbons Mentos, une cartouche également entamée de cigarettes Marlboro Light. Et ainsi de suite. Rien de bien intéressant, à l'exception peut-être du livre qu'il était en train de lire, un court roman de Joseph Conrad, Au bout du rouleau, dont le titre devait s'accorder parfaitement avec ses propres dispositions lorsqu'il en avait interrompu la lecture. La climatisation fonctionnait, ainsi que le réfrigérateur, à l'intérieur duquel il se trouvait encore deux petites bouteilles d'eau minérale, une boîte de Coca-Cola et une autre d'un soda de fabrication locale, en plus d'un emballage de plastique transparent contenant des grains de grenade dont je savais qu'il lui avait été offert par la réceptionniste de l'hôtel. (Les grains de grenade provenaient d'un jardin que son mari - le mari de la réceptionniste - possédait dans la région de Kerman, et qui, selon son témoignage, produisait également des pêches, des pommes et des noix.) En même temps que je vaquais dans la chambre à mes occupations, désormais, je mangeais de ces grains de grenade en les prenant tout d'abord un par un, dans leur emballage de plastique, puis, bientôt, par poignées, tant ils s'avérèrent succulents, et tout cela sans le moindre scrupule, tel qu'aurait dû m'en inspirer la disparition de leur possesseur légitime, mais non sans une certaine appréhension quant aux conséquences possibles de cette goinfrerie sur mon appareil digestif, dont le fonctionnement, d'une manière générale, laissait à désirer. (Wax souffrait lui aussi d'embarras de ce genre, et c'était une des raisons pour lesquelles, à plusieurs reprises, il avait envisagé le report ou l'abandon pur et simple de sa tentative.) Wed, 19 Jun 2013 07:42:50 GMT 416304 Jason murphy http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132176-jason-murphy.htm#416301 On a frappé. Il ouvre. Blonde. Inconnue. Belle avec un décalage, mais il n'a pas le temps de se demander lequel. Elle a un sourire comme une porte et des yeux de malice. - Je suis ton cadeau. - Cadeau ? - Oui. Je viens te faire l'amour. Cadeau. - Cadeau de qui ? De quoi ? - Pas de moi ! Un cadeau de quelqu'un. - Qui ? - Quelqu'un. - Vous voulez dire que quelqu'un vous a payée pour me faire l'amour ? - Exactement. Je n'ai pas fait de paquet mais le coeur y est. Même ses genoux rient lorsqu'elle se laisse tomber dans le canapé. Elle croise les jambes haut, pose son grand sac près d'elle, remonte sans discrétion sa jupe, pour s'assurer qu'il puisse d'un seul coup d'oeil juger de la belle longueur de ses jambes. Elle est effectivement très jolie, mais d'une beauté jouée. Un peu trop habillée pour l'après-midi, un peu trop déshabillée pour être élégante. C'est par hasard, sans doute, que le bouton de son corsage s'ouvre lorsqu'elle rit. Il a un geste de recul et redresse le dos. - Détendez-vous, Professeur ! Je crois qu'il vaut mieux que je te dise vous. Asseyez-vous en face de moi. Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle après tout... Il s'assied du bout des fesses dans le fauteuil en face d'elle, il joint les mains et se penche en avant, en confidence. - Dites-moi qui peut bien imaginer que je vais vous accepter comme cadeau. - Vous êtes mufle ! - Je n'ai pas dit que vous n'étiez pas désirable. - Cela y ressemblait. Je n'ai pas l'habitude. - Je vous prie de m'excuser, mais vous avouerez que ce n'est pas si fréquent que... - Plus que vous l'imaginez. - Vous voulez dire... - Je veux dire qu'il m'arrive assez souvent d'être cadeau. - Des enterrements de vie de garçon, peut-être, mais, comme vous pouvez le constater, j'ai largement passé l'âge de ces enterrements-là. Je suis promis à d'autres. - Pas seulement... Il se lève et fait un pas en direction de la porte. Wed, 19 Jun 2013 07:39:33 GMT 416301 Jason murphy http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132176-jason-murphy.htm#416300 Tous les lecteurs de la Beat Génération connaissent les poèmes de Jason Murphy, mais le bruit court qu'il aurait composé un roman, écrit sur un rouleau avant même le célèbre Sur la route de Jack Kerouac. Certains affirment que le professeur Marc Chantier l'aurait eu un moment en sa possession. Un éditeur et une étudiante s'envolent sur la trace du fameux «scroll» de Paris à San Francisco. Chacun a ses raisons, chacun a ses chemins, chacun a ses moyens et c'est à qui arrivera le premier... Wed, 19 Jun 2013 07:39:33 GMT 416300 Un passé en noir et blanc http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132189-un-passe-en-noir-et-blanc.htm#416297 Mardi 19 janvier 2010 Le Queen's Hôtel s'est cramponné à son nom, mais pour le reste, comme une veuve de cinquante ans qui profite de sa liberté, il a gaiement renoncé à tout ce qui constituait son identité. Je me rappelle un établissement lugubre et respectable, vivotant grâce à son «Bar et Salon», ce dernier embourgeoisé ensuite en «Ladies Bar». Cependant que, derrière, existait un Bar résolument non européen et non bourgeois, en réalité juste un comptoir où Joyce, la femme de Nathan Friedman, vendait des packs de vin doux et des demi-flacons de cognac. Sur la façade de l'hôtel, à côté de la porte d'entrée, figurait une coupe à Champagne, symbole d'un établissement classé une étoile selon les normes peu rigoureuses de l'époque. Jouissaient de l'hospitalité du Queen's, ou du moins en bénéficiaient, les représentants de commerce de tout poil qui sillonnaient cette partie du Petit Karoo, appelée aussi le Ghanta, avec Alfredville pour chef-lieu. Qualifier Alfredville de métropole serait abusif, mais lorsque j'y vivais la cité faisait très seigneuriale comparée à ses voisines Barrydale ou Riversdal. On y trouvait la Coopérative du Ghanta, où les vignerons (en réalité de simples fermiers cultivant la vigne) apportaient leur récolte - le pinot du Ghanta connut une brève période de célébrité, après avoir été qualifié par le Guide John Platter de «meilleur vin de sa catégorie» pour l'année 1988. Elle abritait aussi les services publics de la région - y compris l'essentielle Direction des routes qui délivrait les permis de circulation des tracteurs -, situés dans le deuxième plus imposant bâtiment de Victoria Street, la rue principale - le premier, et de loin, étant la blanche église hollandaise réformée, défendue par un canon de la guerre des Boers, canon boer pris par les Britanniques, ou canon britannique pris par les Boers, je ne l'ai jamais su. C'est aussi à Alfredville que se déroulait le Mosbolletjiefees annuel, compétition souvent acharnée entre matrones pour le titre de meilleure fabricante de mosbolletjie de la région. (Selon la définition du dictionnaire, un mosbolletjie est une sucrerie à base de jus de raisin non fermenté, comme le haggis est de la panse de brebis farcie - ce qui n'est pas inexact, mais néglige le je ne sais quoi culturel de la chose.) Sur cette ville peu folichonne trônait donc, modeste pour ne pas dire maussade, le Queen's Hôtel. Si, le samedi soir, après une victoire sur Barrydale ou Robertson, au terrain de rugby de l'école, les fêtards braillaient au bar du Queen's, le dimanche matin, quand ils occupaient leur banc à l'église, par un accord tacite tout était oublié et chaque pater familias repentant, solidement étayé par son épouse corsetée et ses enfants renfrognés, supportait sa gueule de bois en silence, échangeant au mieux un petit sourire honteux avec un compagnon de souffrance. Wed, 19 Jun 2013 07:19:12 GMT 416297 Gare à ton double : Lincoln Baker, agent spécial http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132125-gare-a-ton-double-lincoln-baker-agent-special.htm#416294 VENDREDI, 8 HEURES Le bus nous a déposés devant l'élevage de poulets, à nuit noire et demie. Du moins, c'était l'impression que ça donnait. Je ne sais trop qui a eu cette idée folle de convoquer des collégiens à 7 heures du matin, mais on devrait le forcer à se lever à 6 heures tout l'hiver, quand il n'y a que nuit et brouillard dehors. Puis à respirer du caca de poule dès potron-minet. - Et rappelez-vous, les enfants : pas de chahut, nous a dit Mme Valdez en nous menaçant du doigt, tandis que le chauffeur arrêtait le bus dans l'allée de gravier. Écoutez bien M. Johnson, et prenez des notes dans votre carnet de bord. Daryl, près de moi, sautillait comme une puce. - Oui, m'dame. Ce mec réagit toujours comme s'il avait avalé un bol de céréales survitaminées de trop au petit déjeuner. C'est aussi l'un de mes meilleurs amis. - Très bien, allons-y, a lancé Mme Valdez, avant de froncer les sourcils dans ma direction. Et aussi, Lincoln... C'est-à-dire moi. - Ouais... euh... oui, madame Valdez ? - Puis-je compter sur toi pour bien te conduire ? Elle m'a décoché un de ses regards lasers de la mort. Il faut avouer qu'elle avait de quoi s'inquiéter. Lors de la dernière sortie scolaire, comme un élève d'un autre établissement avait traité Daryl d'un nom que je ne répéterai pas, j'avais organisé une bataille de tomates. On s'était bien marrés, mais mes parents avaient dû rembourser la marchandise perdue. Une autre fois, pendant une sortie au supermarché, on avait perdu Sam, mon autre ami, et j'avais déclenché une alerte Amber, si bien que les clients s'étaient retrouvés coincés une bonne heure dans le magasin. (L'alerte Amber est super-efficace, au cas où vous vous poseriez la question.) En fait, Sam avait juste fait une pause toilettes, on ne l'avait pas kidnappé. Mais il aurait pu l'être ! Bref, voilà pourquoi j'étais le cauchemar de Mme Valdez lors des sorties scolaires. - Je serai sage, l'ai-je rassurée, et j'avais vraiment envie de l'être. La classe s'est rassemblée dans un champ devant une maison blanche à la véranda affaissée. Sur notre droite, une ribambelle d'immenses hangars ; sur notre gauche, un silo. Plus une puanteur qui piquait les yeux et le piaillement assourdi des volailles en fond sonore. Sortie d'enfer en perspective, pour nous autres, élèves de cinquième ! - Très bien, les enfants, a claironné Mme Valdez. Je vous présente M. Johnson. Elle désignait l'énorme bonhomme en salopette à côté d'elle. Ses cheveux châtains clairsemés étaient ébouriffés comme s'il sortait du Ht. Il s'est contenté d'approuver de la tête. - Il va nous montrer l'exploitation. - Cot codée ! a fait Daryl, qui savait imiter une poule comme personne. Mme Valdez, qui ne trouvait pas ça génial du tout, a foudroyé Daryl de son regard laser. - Et vous garderez le silence, nous a-t-elle dit, car il ne s'agit pas d'effrayer les poules. - Taisez-vous, sinon elles ne pondront pas, a renchéri M. Johnson, tout sauf ravi de notre présence. Que personne ne s'en approche. Mme Valdez en a paru toute troublée. Wed, 19 Jun 2013 07:15:19 GMT 416294 Pip et la liberté http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132154-pip-et-la-liberte.htm#416291 Lorsqu'on passe devant Les Cazottes, il est rare de ne pas entendre quelqu'un maugréer contre Pip. C'est tantôt le chien et tantôt la fermière, tantôt le boeuf et tantôt le patron. Mais il se mêle un peu de tendresse et d'admiration à ces gronderies. On vous fait connaître Pip, de loin, car il n'est pas familier. On vous conte ses facéties et ses folies. - C'est un poulet, un poulet de trois mois. Il y a longtemps qu'il ne croit plus au père Noël. Il est jaune, d'un jaune de jouet à bon marché. Mais il y a son oeil qui est impayable, son oeil rond, vif, et pour tout dire, étrange. Les Cazottes, cela signifie : les petites maisons. Il ne faut pas se fier aux noms. C'est un domaine réputé, à cent cinquante pas de la grand'route ; la rivière coule un peu plus loin. Il est posé bien à plat sur des prés. De majestueux platanes le gardent des vents, des soleillées et des orages. Son lait, ses oeufs, son miel, son bétail sont recherchés à dix lieues à la ronde. Mais l'ensemble de ces renommées ne parvient pas à éclipser le prestige de Pip, le poulet impertinent, extravagant, persifleur, et que tout le monde aime. C'est l'enfant terrible de la ferme. Tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait, émeut. Il mène une vie à part. Il est souvent fourré dans l'écurie, ou bien il va se perdre dans les champs. Il aime la compagnie de l'âne, des vaches, des moutons. Il raffole du cheval. Le crépuscule emplit la cour de la ferme de gigantesques ombres. Pip arrive des prés en courant. Il s'est attardé près du rossignol qui chantait ; par malchance, le rossignol commence à chanter quand les poulets se couchent. Pip arrive dans le poulailler bruyant comme une auberge. Mais jamais encore il n'a vu la volaille secouée d'autant de hoquets, de caquets, de battements d'ailes. Flambard, le coq de l'entresol, fait du bruit comme quarante. On dirait qu'une révolte vient d'éclater. Pip reste un moment interdit sur le seuil. Comme tous les soirs, il va s'ingénier à gagner sa place sur le perchoir sans trop se faire remarquer. Soudain, éclate un coup de clairon enroué et grave. Pip attendait ce coup de langue impératif. C'est le Commandant qui sonne l'extinction des feux. Fini de badiner. Le silence tombe comme un couperet. Le Commandant est un très vieux coq, encore fort, et qui sait se faire craindre. Il perche au second sous les poutres pour dominer son monde. Pip ressent pour lui un peu plus et un peu mieux que du respect, une véritable affection. C'est un brave homme de coq à qui sait le prendre, un peu maniaque comme tous les vieux. C'est aussi son grand-père. C'est le grand-père d'une infinité de poulets. Il a une lourde crête un peu défraîchie et penchée sur l'oreille, tel un vieux képi, l'oeil fripé et dur des noceurs, l'ergot rouillé, mais ferme encore, et une grosse plume traîne dans ses pattes comme un sabre de cavalerie. C'est pour ces raisons qu'on l'appelle le Commandant. Il fait tout ce qu'il peut pour mériter son nom. Wed, 19 Jun 2013 07:12:12 GMT 416291 Pip et la liberté http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132154-pip-et-la-liberte.htm#416290 Pip est un jeune coq destiné, comme ses congénères, à la vie de basse-cour. Cependant, son ardent désir de liberté exacerbé par les conseils avisés du Commandant, le coq dominant, va le pousser à organiser une spectaculaire évasion pour les animaux de la ferme. Confrontés à la folie des Hommes et à un monde en plein bouleversement, Pip, Byron le cheval, Carême l'âne et leurs compagnons de fortune découvriront que la liberté peut être tantôt enivrante, tantôt déroutante et parfois destructrice... Conçu en 1939, quand conquêtes mussoliniennes en Éthiopie et guerre civile d'Espagne avaient préludé tragiquement à l'apocalypse de la Deuxième Guerre mondiale, repris en 1945 puis en 1952 et 1956, quand le souvenir des ruines et des morts accumulées ne s'était pas encore effacé, Pip et la liberté est un apologue politique où sont mises en cause, comme dans Le refus, qui lui est contemporain, la possibilité pour l'homme de donner un sens à son destin, une réalité à son espoir de libération, une issue à son désir d'une «autre vie». Cette publication inédite de Pip et la liberté est enrichie par les illustra-dons de Pierre Launois, brillant dessinateur belge, et rendue possible grâce à l'aimable autorisation de M. Claude Massé. Wed, 19 Jun 2013 07:10:25 GMT 416290 Medef : confidences d'un apparatchik http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132170-medef-confidences-d-un-apparatchik.htm#416287 Extrait de l'avant-propos - Ça doit être poussiéreux ! Telle fut, je m'en souviens, ma première réaction lorsque la conseillère de l'Association des anciens de Sciences Po me suggéra de rencontrer le directeur général de l'information du Conseil national du patronat français (CNPF), Michel Frois. Certes, je n'avais pas, comme la plupart de mes camarades étudiants, de préjugés à l'encontre des chefs d'entreprise. Mon père, prématurément décédé en 1970, dirigeait la menuiserie-ébénisterie créée par mon grand-père. Petite entreprise mais grands clients, du moins célèbres, puisqu'elle avait travaillé au domicile de Lino Ventura, Roger Hanin, Georges Van Parys, Samson François, mais aussi de la famille Giscard d'Estaing et de François Mitterrand. On ne s'étonnera pas que j'aie pu m'intéresser plus tard au show-business et à la politique. Fils et petit-fils de patrons qui s'étaient tués à la tâche, je n'avais pas le sentiment d'être le rejeton d'un exploiteur; le matin, au réveil, je buvais plutôt du Nesquik que le sang des ouvriers. Formé à l'école libérale, lecteur assidu des ouvrages de Raymond Aron et de Karl Popper, je pensais déjà que les libertés, qu'elles soient politiques ou économiques, ne se divisent pas et qu'il n'y a pas de démocratie véritable qui ne soit respectueuse de la liberté d'entreprise et de l'économie de marché. De là à travailler au patronat français, une institution que j'imaginais compassée et vermoulue, il y avait toutefois un grand pas que je n'envisageais pas de franchir. - Vous avez tort, me rétorqua ma conseillère. Ce n'est pas du tout une maison poussiéreuse et la direction de l'information est pilotée par un homme exceptionnel. Je pense qu'un profil comme le vôtre pourrait l'intéresser. Allez-y ! Faites-moi confiance. Voilà comment, un après-midi de février 1980, je franchis le portail du 31 avenue Pierre Fr-de-Serbie, dans le XVIe arrondissement de Paris. Ce bel immeuble haussmannien abritait alors le siège du patronat français. Pourquoi le cacher, j'étais un peu intimidé. J'avais vingt-cinq ans. J'avais suivi des études honorables : droit, Sciences Po Paris et histoire. Pour autant, j'étais encore assez inexpérimenté. Mes connaissances de la vie économique et du monde de l'entreprise étaient plutôt ténues. Un homme m'avait déjà parfaitement jaugé. Mon professeur de russe au lycée, sosie de Francis Blanche, me disait souvent en m'écoutant ânonner mes déclinaisons : - Giroux, vous avez des lacunes dans votre ignorance ! À la fin de mes études, j'avais passé quatorze mois auprès de Maurice Dousset, député de Châteaudun et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), en tant que collaborateur parlementaire. Avouons-le d'emblée, mon travail auprès de cet élu de la nation, intelligent, respectable et très dévoué à ses administrés, n'a pas marqué l'histoire parlementaire. Dousset avait besoin d'un assistant chez lui, à Châteaudun, mais comme je «travaillais» plutôt à l'Assemblée nationale, je ne lui étais pas très utile. Nous venions de nous séparer en bonne intelligence. Wed, 19 Jun 2013 07:01:25 GMT 416287 Industries minières ; extraire à tout prix ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132413-industries-minieres-extraire-a-tout-prix.htm#416275 Depuis une décennie, le monde connaît un boom minier. Présenté comme une opportunité unique pour nombre de pays du Sud, il constituerait une source de croissance qui permettrait tout à la fois de créer des emplois, d'assurer des recettes fiscales aux Etats et, par là même, de leur donner les moyens de leur souveraineté. L'exploitation minière est ainsi devenue une composante clé des stratégies de développement de plusieurs Etats, institutions internationales (Banque mondiale) et organisations continentales (Union africaine), ainsi que des relations commerciales Sud-Sud, marquées par l'expansion de pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil. Parallèlement et en fonction de ce boom minier, les confits n'ont cessé de se développer et de s'intensifer, centrés sur la répartition des richesses produites, mais aussi sur les dégâts environnementaux, sociaux et politiques occasionnés. Selon une version optimiste, la prévention, la gestion et, de manière générale, une meilleure " gouvernance " pourraient sinon éliminer ces impacts négatifs, du moins les réduire grandement. Mais les mines posent des problèmes radicaux en termes de territoires, de souveraineté et de limites écologiques, qu'il est impossible de compenser. Elles tendent à reconduire la logique coloniale des relations politique et économique, qui met à mal les droits, parfois contradictoires, et l'autonomie des différents acteurs-locaux ou nationaux, peuples autochtones, Etats. Les résistances que suscitent les industries minières tiennent alors tout autant à leurs effets qu'à leur mode de fonctionnement. Docteur en science politique, chargé d'étude au Centre tricontinental - CETRI (Louvain-la-Neuve), Frédéric Thomas est membre de la revue Dissidences et a reçu le Prix quinquennal de l'essai de la Fédération Wallonie Bruxelles pour Salut et liberté : regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416275 Quinze pédagogues ; leur influence aujourd'hui http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132412-quinze-pedagogues-leur-influence-aujourd-hui.htm#416274 Un panorama de quinze pédagogues, théoriciens et/ou praticiens, dont les idées ont marqué leur époque et influencent toujours la pédagogie aujourd'hui. Chaque chapitre s'articule de manière similaire : sur fond de biographie, une présentation des idées - dont l'émergence a pu être liée à un contexte politique ou social, à une période historique clé, ou s'alimenter des thèses de pédagogues antérieurs -, suivie d'une sélection de textes fondamentaux des pédagogues présentés. Les auteurs présentés : Rousseau (Genevois, 1712-1778), Pestalozzi (Suisse, 1746-1827), Fröbel (Allemand, 1782-1852), Robin (Français, 1837-1912), Ferrer (Espagnol, 1859-1909), Steiner (Autrichien, 1861-1925), Dewey (Américain, 1859-1952), Decroly (Belge, 1871-1932), Montessori (Italienne, 1870-1952), Makarenko (Russe, 1888-1939), Ferrière (Suisse, 1879-1960), Cousinet (Français, 1881-1973), Freinet (Français, 1896-1966), Neill (Ecossais, 1883-1973), Rogers (Américain, 1902-1987). Jean Houssaye a été professeur de philosophie dans le secondaire et formateur d'enseignants. Il a soutenu une thèse de doctorat d'état de sciences de l'éducation en 1982. Depuis, il enseigne à l'université. Il est professeur en sciences de l'éducation à l'université de Rouen et directeur du laboratoire CIVIIC. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416274 Au pied du mur sans porte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132411-au-pied-du-mur-sans-porte.htm#416273 «Là, de l'autre coté de la porte, sur le seuil de la vie, un frère mort. Imbéciles, nous sortons du nid où nous avions rêvé le monde et à peine nous dévalons la pente qu'il nous faut des béquilles. Infirmes, aveugles, il faut nous mettre sur le chemin.» Lazare Création par l'auteur au Tinel de la Chartreuse du 15 au 18 juillet 2013 à Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416273 Acteur de l'écriture http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132410-acteur-de-l-ecriture.htm#416272 Comment écrire pour des étudiants de théâtre ? Comment écrire pour une compagnie ? Comment écrire pour un amour ? Comment écrire pour un pays ? Un ventre ? Une source ? Comment écrire, parce que la mort vous l'exige, alors vous mettez la vie à contribution, et vous n'êtes plus que vos mots, même pas vos histoires, parce que vous n'en avez pas, vous écrivez pour les autres. Pour les autres. Pour les autres. Pour les autres. Artiste associé au 67e Festival d'Avignon 2013 Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416272 Depeche Mode ; la profondeur de la direction http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132409-depeche-mode-la-profondeur-de-la-direction.htm#416271 Il est rare de se maintenir au sommet près d'un demi-siècle dans l'univers de la pop, surtout lorsqu'on a fait ses débuts comme une sorte de boys' band aux allures équivoques, adepte d'un langage électronique décrié comme de la " non-musique ". Depeche Mode, pourtant, a su créer un style qui, traversant les décennies, fascine aujourd'hui encore des fans par millions et inspire des DJ's en mal d'inventivité. Voués par certains à un destin limité au congrès mondial de la coiffure (ratée), les gamins de Basildon, obscure brigade anglaise, n'ont malgré tout cessé de démontrer une mutation permanente. Passant du stade de groupe dansant de l'ère post-punk à une indéniable innovation, dans une mouvance électro dont il demeure l'épicentre, le boys' band synthétique s'est inscrit dans la persistance au travers de captivantes mélodies alliées à des textes magnétiques et baroques. À l'abri de toutes les lassitudes, Depeche Mode a ainsi édifié une identité atypique et à nulle autre comparable, désormais gravée dans l'histoire du rock électronique. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416271 Sables http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132407-sables.htm#416270 EXTRAIT : Il n'osait pas marcher pieds nus et son visage le brûlait; Il voulait se panser de mots mais; Ils sont comme le sel sur; La plaie; Aucun mot ne saurait calmer le visage qui brûle. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416270 Initiation à la magie des percussions http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132406-initiation-a-la-magie-des-percussions.htm#416269 Livre consacré aux percussions et à la magie des rythmes. On y découvre de très nombreux instruments du monde entier, et les gestes musicaux qui leur sont associés. Mais surtout plus de 350 exercices à pratiquer en groupe, en classe de musique, à l'école, en famille. Ils sont simples, ludiques, et mettent à l'honneur la transmission, la joie, le partage, permis par la pratique musicale. Véritable globe-trotter d'un monde où la musique s'impose comme le meilleur des passeports, Jean-François de la Chaise est habité par la puissance tellurique des percussions. Né dans la «sono mondiale» parisienne en 1961, il reçoit de son père pianiste de jazz l'amour des rencontres musicales. Tour à tour sorcier, barde ou griot, il embrasse un répertoire à la fois original et inspiré de traditions des continents latino-américain et africain. A 19 ans, il part au Sénégal et y apprend en Casamance les tambours Bougarabous. De retour en France, il étudie durant deux ans dans une école de danse, pour approfondir le lien entre la musique et la danse. En accompagnant pendant plus de dix ans des cours de danse contemporaine au CNR de Paris, il va développer son style et sa créativité. Il partira ensuite à Cuba, au Brésil, aux États-Unis, dans de nombreux pays d'Afrique pour jouer, partager, apprendre. Son éclectisme revendiqué porte une affirmation de l'unité de la musique, de toutes les musiques et de tous les peuples. En témoignent les textes de ses chansons, porteuses d'humanisme et de messages de paix. En témoignent aussi les invitations à danser, les musiques africaines et afro-américaines servant de support pour exprimer par le corps des sentiments universels. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416269 Le dictionnaire des chansons de Claude François http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132405-le-dictionnaire-des-chansons-de-claude-francois.htm#416268 Rien ou presque n'a été dit ; comme si tout avait été caché, dissimulé. Oui, Claude François n'est pas qu'un chanteur à paillettes des seventies, un blondinet-bondissant pour minettes débiles avec des refrains idiots. Sur l'art qui a fait connaître cet artiste, la matière première qui nous l'a fait connaître, personne, quasiment avant le présent ouvrage, n'a, expliqué son travail. Nous ne savions pas à quel point son inspiration, son flair ont puisé dans le meilleur du répertoire anglo-saxon, ce qui donna chez lui d'excellentes versions françaises n'ayant pas à rougir, contrairement aux idées reçues, devant l'original. Mais aussi, pourquoi n'a t'on jamais su que c'était un vrai musicien, un jazzman qui savait de quoi il parlait quand on causait rythme ternaire. Et ses textes, qui parlent de l'enfance, de l'écologie, de la peine de mort, du mal de vivre, de la Guerre Froide et bien sûr, de l'amour : rien. Pourquoi n'a t-on jamais su, qu'en écoutant plus de 70% des chansons de cet artiste nous entendions - bien arrangés et produits - du Ray Charles ou du James Taylor ? Pourquoi ignorions-nous à ce point, et sans l'ombre d'un doute que, sans le savoir, nous fredonnions des mélodies d'Erroll Garner, de Stevie Wonder, de Glen Campbell ou de Jimmy Cliff ; que nous savourions du Cat Stevens comme du Michael Jackson ou encore du Bob Marley ? Pour les Everly Brothers, Trini Lopez, les Four Tops et les Supremes de Diana Ross on a su, un peu. En effet, c'était tellement gros que les identités des adaptations que fit Claude François de leurs titres, ainsi de Belles, Belles, Belles, Si j'avais un marteau, J'attendrai ou C'est la même chanson, ne pouvaient passer inaperçues. Ce qui permit de fournir un involontaire alibi aux pourfendeurs de l'artiste ; ces petits arbres qui cachent la forêt, là où, au fond des sillons noirs des 33 tours se nichent, comme timides et calfeutrés, des chefs-d'oeuvre inconnus. Éditeur et écrivain, notamment dans le domaine de l'ethno-histoire consacrée aux Indiens d'Amérique du Nord, Olivier Delavault est aussi musicien. Passionné par la chanson française et anglo-saxonne, mais aussi pour la musique «dite» classique, il est co-auteur de Claude François, l'enfer du décor. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416268 Secret d'été http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132390-secret-d-ete.htm#416265 Par une chaude soirée de juin, les élèves du lycée de Nantucket High se rassemblent sur la plage pour le traditionnel feu de camp de fin d'année. Mais la fête se termine en tragédie : un terrible accident de voiture coûte la vie de la conductrice, Penny Alistair, et plonge Hobby, son frère jumeau, dans le coma. Tout s'effondre pour Zoé, la mère des jumeaux, qui doit faire face à l'impensable : une vie sans sa fille et la convalescence douloureuse de son fils, un grand athlète à l'avenir désormais incertain. Zoé la libre-penseuse, aussi bien une mère qu'une amie pour ses enfants, doit aujourd'hui affronter des vérités pénibles sur eux comme sur son propre rôle dans cette tragédie. Au fil de l'été, le drame soulève de nombreuses interrogations au sein des familles. La clé de l'accident se cache dans le secret que Penny a découvert ce soir-là sur la plage... Ce secret détruira-t-il aussi la paix fragile des survivants ? Magnifique histoire sur les liens délicats mais résistants d'une famille et d'une communauté, ainsi que sur l'amour sous toutes ses formes, Nuit d'été est l'un des romans les plus captivants d'Elin Hilderbrand. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416265 Dites-moi qu'elle est vivante http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132389-dites-moi-qu-elle-est-vivante.htm#416264 Disparue. Volatilisée. Les mots, vides de sens, résonnent dans la tête d'Ellen lorsqu'elle raccroche le téléphone. Jamie, sa fille de 14 ans, en vacances à Paris, n'a pas donné signe de vie depuis 10 jours. Quelques semaines plus tard, lorsque la meilleure amie de Jamie est retrouvée assassinée, la police conclut au pire. Cependant Ellen refuse de perdre espoir. Seule, elle décide de continuer les recherches. Pourtant, le danger rode, car elle est plus proche de la vérité qu'elle le croit... Pourra-t-elle retrouver sa fille avant qu'il soit trop tard ? Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416264 Meurtre en Malaisie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132388-meurtre-en-malaisie.htm#416263 Le premier volet des aventures de l'inspecteur Singh, qui sillonne l'Asie en luttant contre le crime ! Première étape : la Malaisie... L'inspecteur Singh est de mauvaise humeur. Il a dû quitter son foyer de Singapour pour mener, à Kuala Lumpur, une enquête qui défie ses talents de limier. Un célèbre mannequin singapourien, Chelsea Liew, est condamné à mort pour le meurtre de son ancien mari. Elle jure ne pas l'avoir tué et il la croit. Mais malgré tous ses efforts pour dissiper les faux-semblants, il en revient toujours au point de départ : le mari de Chelsea a été abattu à bout portant et elle avait le meilleur des mobiles pour presser la détente : il l'avait séparée de ses enfants ! L'inspecteur Singh doit désormais tout mettre en oeuvre pour découvrir la vérité afin de rendre la liberté à une belle femme innocente et réunir une mère et ses enfants. Mais un problème se pose, la police malaise refuse de jouer le jeu. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416263 Une autre finance pour une autre agriculture http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132384-une-autre-finance-pour-une-autre-agriculture.htm#416262 Ouvrage collectif qui répond à deux objectifs : 1. promouvoir une autre finance pour une autre agriculture 2. exposer les différents dispositifs existants et les acteurs à mobiliser Comment se réapproprier collectivement et de façon solidaire le devenir de l'agriculture et de notre alimentation ? Le développement d'une agriculture alternative et le maintien d'une agriculture paysanne en France ne peut se faire que dans le cadre d'une économie solidaire. La situation actuelle du financement de l'agriculture est loin d'être satisfaisante : la financiarisation et la capitalisation de l'agriculture sont devenues des passages obligés pour poursuivre un modèle de développement productiviste dans un contexte où les politiques d'aides et de crédit sont étroitement liées. La situation actuelle du financement de l'agriculture ne favorise pas le développement (durable) d'une agriculture alternative, et ne contribue pas non plus au rapprochement solidaire entre le monde paysan et les citoyens. Nous devons nous ré-approprier collectivement cette question car elle détermine fondamentalement le devenir de l'agriculture paysanne en France et dans le monde. Face à cette situation, nous voyons émerger ces dernières années un certain nombre d'expérimentations collectives qui peuvent s'apparenter à des circuits courts de financements solidaires, concept original qui sont au coeur du livre. Créé officiellement en février 2010, MIRAMAP est le mouvement Inter-Régional des AMAP ; il a pour objet de renforcer la cohésion des AMAP à travers le partage d'une éthique commune, de mutualiser les expériences et les pratiques et d'assurer la représentation et la mise en valeur des AMAP au niveau national. Miramap, plus qu'un réseau ou une fédération, s'affirme comme un mouvement de la société civile rassemblant des producteurs et consom'acteurs en synergie avec des partenaires du monde agricole et de l'économie solidaire et oeuvrant pour : · un partenariat équitable entre producteurs et consomm'acteurs basé sur la confiance, la transparence et la solidarité financière · une agriculture paysanne, socialement équitable (respect des normes sociales par rapport à tous les employés de l'exploitation) et écologiquement saine (pas de pesticides ni engrais chimiques de synthèse) · le développement d'une consommation responsable par une éducation des citoyens à l'alimentation, la santé et l'agriculture www.miramap.org Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416262 Ignace de Loyola http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132383-ignace-de-loyola.htm#416261 Enfant de la noblesse espagnole, féru de chevalerie, membre de la cour, soldat de l'armée de Navarre, Saint Ignace est grièvement blessé lors du siège de Pampelune, à environ trente ans. Sa pénible convalescence marque le début d'une radicale conversion. C'est le début d'une quête spirituelle qui le mènera à Jérusalem et dans de nombreuses villes d'Italie, d'Espagne et de France. Pèlerin, ermite, étudiant vivant de la mendicité, Ignace forme de nombreuses personnes aux «exercices spirituels» et finit par fonder la Compagnie de Jésus. Retrouvez en bande dessinée la vie du fondateur de la Compagnie de Jésus, ascète, voyageur infatigable, prêcheur et conseiller des âmes. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416261 François et Claire d'Assise http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132382-francois-et-claire-d-assise.htm#416260 Fils de riches commerçants, va-nu-pieds parmi les pauvres, fondateur d'un ordre international, restaurateur d'Eglises, dresseur de loup, parti en croisade évangélisatrice, avocat de sa communauté Rome, inventeur des crèches vivantes, stigmatisé, grand contemplatif, évangélisateur audacieux, Saint François d'Assise n'a rien à envier aux héros de la littérature. Issue de la haute noblesse d'Assise, servante de la pauvreté, interpellée par l'oeuvre de François dès sa jeunesse, fondatrice de l'ordre des pauvres dames, Sainte Claire est inséparable du fondateur de l'ordre Franciscain. En nous édifiant et en nous attirant vers la sainteté, le récit de ces vies se prête magnifiquement à la bande-dessinée. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416260 Quelques écorces d'oranges amères ; la vie de saint Benoît Labre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132381-quelques-ecorces-d-oranges-ameres-la-vie-de-saint-benoit-labre.htm#416259 Jeune homme scrupuleux et austère, Benoît Labre doit renoncer à plusieurs reprises à rejoindre une communauté religieuse, faute d'être accepté. Il choisit alors une vie de mendiant et de pèlerin, voyageant de sanctuaire en sanctuaire. Il décide de se faire pauvre parmi les pauvres jusqu'à partager avec eux le fruit de sa mendicité et à faire le voeu de ne plus se laver ! Voici l'histoire étonnante de ce saint «vagabond de Dieu», méprisable au regard de la société mais grand témoin de Dieu auprès des hommes durant et après sa vie. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416259 Les intouchables http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132370-les-intouchables.htm#416258 Thomas n'est encore qu'un gamin lorsqu'il se retrouve séparé de sa famille et enfermé dans un camp avec ses camarades de lycée. D'abord, il est abasourdi, incapable de réagir. Les adolescents sont-ils réellement responsables du mal qui frappe le pays ? Ne sont-ils pas, au contraire, les victimes d'une machination qui les dépasse ? Tant de question restent sans réponse. Mais quoi faire ? Comment réagir ? Dans le camp, la vie s'organise comme elle peut. Les plus forts protègent d'abord les plus faibles en échange de menus services, et progressivement s'instaure un régime tyranique basé sur la rareté, la frustration, l'humiliation. C'est dans ce terreau que Thomas devra forger sa nouvelle personnalité, et nourrir sa conscience. C'est dans ce contexte qu'il va redécouvrir, petit à petit, que la vérité ne se trouve pas simplement au bout du chemin, mais chemin faisant, au coeur de l'action. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 416258 Marcas, maître franc-maçon. Le rituel de l'ombre, Volume 2-2 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132310-marcas-maitre-franc-macon-le-rituel-de-l-ombre-volume-2-2.htm#415551 Seconde partie de l'adaptation du Rituel de l'Ombre riche en action et en révélations, tant sur les traditions de la fraternité maçonnique que sur le commissaire Antoine Marcas lui-même. Deux meurtres accomplis selon le même rituel lancent Antoine Marcas et l'agent de la DGSE Jade Zevinski aux trousses de Sol, chef de la société occulte Thulé. Quand la Jardinière, exécutrice perverse de l'organisation néonazie, parvient à capturer Jade durant l'attaque menée contre une obédience maçonnique parisienne, la libération de sa partenaire devient dès lors la priorité du commissaire franc-maçon. Wed, 19 Jun 2013 12:23:20 GMT 415551 Pèlerinage à Cythère http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132300-pelerinage-a-cythere.htm#415546 Pour bien des raisons l'oeuvre inspirée à Antoine Watteau par l'île de Cythère est énigmatique, dans ses trois versions, qu'on confond trop souvent, et dont la plus connue est conservée au Musée du Louvre. Le pèlerinage dans cette île d'amour a nourri la réflexion, l'inspiration et la rêverie des écrivains, et encore aujourd'hui. C'est donc à un autre embarquement, vers la littérature de Cythère, que ce livre nous convie. Pierre Brunel est professeur émérite à l'Université de Paris-Sorbonne. Il y a enseigné la littérature comparée de 1970 à 2008, accordant une importance toute particulière à la relation et aux correspondances entre la littérature et les arts. Après plusieurs outrages concernant la musique (Vincenzo Bellini, Aimer Chopin) et la présence de la musique dans les textes littéraires (Les Arpèges composés, Basso continuo), il aborde la relation avec la peinture dans Pèlerinage à Cythère, qui est aussi une manière d'hommage des écrivains à Antoine Watteau. Wed, 19 Jun 2013 10:39:52 GMT 415546 Michelangelo Pistoletto : année 1, le paradis sur terre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132286-michelangelo-pistoletto-annee-1-le-paradis-sur-terre.htm#416377 RECOMPOSER LE MONDE Bernard Blistène 1 AU FIL DE NOMBREUSES INVITATIONS que le musée du Louvre donne aux artistes de notre temps, il va sans dire que celle lancée à Michelangelo Pistoletto ne peut que revêtir une place singulière. Peu d'oeuvres ont en effet pareille détermination de faire face à l'histoire. Peu d'oeuvres se donnent d'emblée comme un programme susceptible d'une confrontation aussi aiguë du passé et de l'avenir. Rares sont celles qui proposent une activation constante par la mise en situation des "outils visuels" qui la constituent. Peu d'oeuvres font également référence avec autant de précision et d'opiniâtreté à l'histoire de l'art et à son iconographie. Peu d'oeuvres proposent, enfin, un répertoire de signes qui implicitement, allant de l'Antiquité à la Renaissance, de la Renaissance aux Temps modernes et contemporains, constitue un lexique iconologique, voire au premier regard une méditation, comme une médiation sur la relation de l'art à toutes formes de représentation. Qui ne connaît l'oeuvre de Pistoletto la suppose par instants teintée de nostalgie. Sa présence disséminée dans plusieurs salles du musée du Louvre ne pourrait à ce titre qu'entretenir la confusion si Pistoletto n'avait, dès ses premières expositions, mis en évidence combien son propos n'était pas de se fondre dans le passé lointain ou immédiat, mais d'en questionner ses différentes émanations. L'art de Pistoletto ne tient pas seulement d'un "art de la mémoire". Il est davantage le postulat que toutes les formes qui le constituent ne relèvent pas tant de la citation que de la mise en place d'une expérience esthétique. 2 L'ART DE PISTOLETTO tient donc de l'expérience, au sens où chacune de ses oeuvres est avant tout activation de la pensée par sa mise en situation et la place qu'elle assigne au spectateur. Le musée du Louvre offre ici un cadre à la fois idéal et dangereux. On cherchera Pistoletto comme jalon d'une tradition esthétique pleinement inscrite dans l'histoire des formes occidentales, on le découvrira comme celui pour qui la question préliminaire à toute réflexion artistique met face à une intention que je qualifierais volontiers de philosophique : en quoi la pensée a-t-elle le devoir de s'attarder sur tel objet, de séjourner en lui et de se repenser elle-même à travers lui ? Pareille question, faut-il le souligner, procède clairement de principes fondamentaux. Et si art et philosophie sont avec Platon deux formes quasi antithétiques, force est de constater que le pari auquel Pistoletto livre son propos suggère d'annuler cette antinomie. Aussi peut-on reconnaître immédiatement que son projet ambitionne de se situer a contrario d'une ample part de la tradition esthétique qui, avec Platon et nombre de ceux qui suivent ses traces, s'évertue à répéter que l'art n'est pas digne d'être objet de réflexion philosophique, qu'il en est même l'antithèse et qu'à ce titre tout esprit désireux de bien penser ne peut que se détourner des séductions sensibles que les oeuvres d'art sèment sur le chemin de la connaissance philosophique. Avec Pistoletto, l'art ne saurait être dévalué par la philosophie. Alors que l'oeuvre d'art est comprise par Platon comme une imitation de moindre valeur tenant exclusivement du sensible, Pistoletto libère de leur seule sensualité les formes élémentaires qu'il choisit et indexe en les mêlant d'emblée aux matériaux les plus ordinaires. Il en fait des outils concrets d'activation de la pensée. Tout se passe alors comme si Pistoletto avait retourné le propos pour assigner à l'art une mission dévolue à la philosophie. D'emblée, sa pratique peut se définir comme une recherche de principes universels, une entreprise spéculative de construction d'une intelligibilité globale du monde : tenter de réévaluer l'art face à la philosophie. Et ne plus tant trouver avec la philosophie un intérêt à réfléchir à l'art que faire en sorte que l'art s'approprie la philosophie pour penser le monde et ses représentations. Wed, 19 Jun 2013 09:45:09 GMT 416377 François, Homme de prière : Le premier pape sud-américain http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132210-francois-homme-de-priere-le-premier-pape-sud-americain.htm#415058 Sous le nom de François, Jorge Mario Bergoglio est le premier pape jésuite et premier pape sud-américain. Le nouveau pontife, dont le premier acte est une simple requête : «S'il vous plaît, priez pour moi», est un homme de prière, un homme d'action et un homme humble, qui a toujours fait passer les autres avant lui-même. En réalité, ce fut Bergoglio qui se retira de la course, lors de l'élection papale de 2005, pour faciliter l'ascension de Benoît XVI. Toutefois, le nouveau pape doit faire face à une Église catholique en crise ; une Église qui a perdu l'impact médiatique de Jean-Paul II et qui ne parvient pas à se sortir de scandales pédophiles à répétition, sans parler des fuites de documents de l'ancienne administration du Vatican. Sa première année de pontificat a toutes les chances de ne pas être un long fleuve tranquille, mais ni cet homme ni l'Église elle-même ne se sont jamais dérobés face aux défis qui se dressent devant eux. François, ce pape austère et simple, jouit d'une impressionnante formation théologique. Homme de son temps, il se déplace en métro ou en bus comme n'importe quel autre citoyen. Infatigable dans son combat contre la pauvreté et la marginalisation, il représente une lumière dans la nuit et un espoir pour les membres les plus pauvres et les plus persécutés de l'Église. Un printemps catholique arrive-t-il enfin après un très long hiver ? Mario Escobar a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l'Inquisition, la Réforme protestante et plusieurs groupes religieux. Directeur exécutif d'une ONG, il dirige aussi le magazine Nueva historia para el débat. Passionné par l'histoire et ses mystères, il s'est spécialisé dans les biographies des Espagnols et des Américains non conformistes. Wed, 19 Jun 2013 09:22:32 GMT 415058 Messages de vie du couloir de la mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132197-messages-de-vie-du-couloir-de-la-mort.htm#415037 En dépit de plusieurs témoignages attestant de son innocence, Roger McGowen a passé 25 ans dans l'un des pires couloirs de la mort des États-Unis, un vécu carcéral inhumain qu'un premier livre, Messages de vie du couloir de la mort, a dénoncé il y a près de 10 ans. Roger vient enfin d'obtenir le droit à un nouveau procès, grâce à l'aide des lecteurs et de son comité de soutien. L'auteur partage dans ce livre ses seize années de correspondance avec Roger, mais nous offre aussi son regard lucide et sans détours sur l'un des systèmes carcéraux les plus dégradants de la planète. Surtout, ce livre est un témoignage poignant et étonnant sur la résilience de l'être humain. Car au-delà des conditions déplorables de détention, des maltraitances, de la misère physique et morale, par-delà la colère, la révolte et le découragement, Roger, avec une force d'âme exceptionnelle, a fait le choix de la vie, de l'acceptation, de la foi et de l'espérance, du service et du don de soi. Il a su et sait encore grandir, partager, oser l'amour et le pardon. Un témoignage unique et bouleversant de sincérité et de vérité profonde ! «Les seuls prisonniers sont ceux qui sont enchaînés par les limites de leur esprit.» Roger McGowen RogerW. McGowen, né dans le pire ghetto de Houston, a passé 25 ans dans le couloir de la mort, dont les 12 derniers dans le tristement célèbre Allan Polunsky Unit du Texas, pour un crime qu'il n'a pas commis. Incarcéré actuellement à la prison du Comté de Harris à Houston, il vient d'obtenir la révision de son procès. Pierre Pradervand, sociologue, écrivain, consultant et formateur, fait partie des "nouveaux créatifs", ceux qui contribuent, par leurs comportements, leurs écrits et leur enseignement, à jeter les bases d'une société ouverte au vrai bonheur d'exister dans le respect de soi et des autres. Il est l'auteur de nombreux livres parus aux Éditions Jouvence dont L'audace d'aimer, Plus jamais victime, Le grand oui à la vie ! et Le bonheur, ça s'apprend ! Wed, 19 Jun 2013 07:47:58 GMT 415037 Un passé en noir et blanc http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132189-un-passe-en-noir-et-blanc.htm#415032 Un matin de janvier 2010, Peter Jacobs, journaliste et écrivain vivant à Londres, débarque à Alfredville, sa ville natale, qu'il a quittée depuis plus de vingt ans. Curieux de voir ce qu'est devenu ce gros bourg afrikaner depuis la fin du régime d'apartheid, et attiré par l'idée d'écrire une série d'articles sur l'assassinat de sa cousine, la belle et intelligente Désirée, mariée au chef de la police locale, Hector Williams. Un Noir. Aujourd'hui accusé du meurtre de sa femme. Motif : la jalousie évidemment. Que pouvait-on attendre d'une telle union ? s'indigne la rumeur publique. L'enquête de Peter va durer dix jours. Afflux de souvenirs, rencontres cocasses, constat du peu d'évolution des mentalités, notamment chez les Blancs, et surtout profond trouble affectif. Peter, qui vient de se séparer de son compagnon jamaïcain James, comprend, en retrouvant Bennie, son meilleur ami de jeunesse, que le lien qui les unissait était en réalité beaucoup plus complexe. Or Bennie, désormais policier, dirige le commissariat en attendant le procès de Williams, et semble étrangement mêlé au meurtre. Devenu acteur malgré lui d'une affaire aux rebondissements multiples, Peter plonge dans une histoire bouleversante qui remet sa vie totalement en question, à commencer par ses rapports avec son pays. Sera-t-il un éternel expatrié ? Auteur d'un premier roman remarqué, Jours d'enfance, et de l'enchanteur La Dactylographe de Mr James (finaliste du prix Femina 2012), lauréat de plusieurs prix littéraires, Michiel Heyns se place au premier rang des écrivains sud-africains. Michiel Heyns a grandi à travers l'Afrique du Sud et a fait ses études à l'université de Stellenbosch puis à Cambridge. Professeur d'anglais à l'université, il a pu se consacrer pleinement à l'écriture en 2002 après le succès de son premier roman, Jours d'enfance (Philippe Rey, 2010). Un passé en noir et blanc est son troisième roman traduit en français après La dactylographe de Mr James (Philippe Rey, 2012). «Un passé en noir et blanc est bien plus qu'une superbe histoire. Avec sa maîtrise du langage, sa merveilleuse perception des situations et des personnages, Michiel Heyns rend ce livre inégalable. Je l'ai beaucoup aimé.» Deon Meyer «Un passé en noir et blanc est un des meilleurs livres publiés ces dernières années. Bien écrit, attachant, d'un rythme ne faiblissant jamais, il domine nombre de ses contemporains.» The Sunday Independent «Passionnant... Lisez ce livre !» The Citizen Wed, 19 Jun 2013 07:17:49 GMT 415032 Misery http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132177-misery.htm#416332 Coup de pouce pour vous aider à bien comprendre le début de l'histoire Le romancier Paul Sheldon vient de mettre la dernière main à son nouveau roman, celui qui va le lancer dans la vraie littérature, loin de sa série de bestsellers à l'eau de rose et de leur lady de pacotille, Misery Chastain. Deux bouteilles de Champagne et un accident de voiture plus tard, il reprend connaissance. Une femme lui fait du bouche-à-bouche pour le sauver d'une insuffisance respiratoire. C'est l'hiver, à Sidewinder, dans le Colorado. * 1 umber whunnnn yerrrnnn umber whunnnn fayunnnn These sounds : even in the haze. 2 But sometimes the sounds - like the pain - faded, and then there was only the haze. He remembered darkness : solid darkness had come before the haze. Did that mean he was making progress ? Let there be light (even of the hazy variety), and the light was good, and so on and so on ? Had those sounds existed in the darkness ? He didn't know the answers to any of these questions. Did it make sense to ask them ? He didn't know the answer to that one, either. The pain was somewhere below the sounds. The pain was east of the sun and south of his ears. That was ail he did know. For some length of time that seemed very long (and so was, since the pain and the stormy haze were the only two things which existed) those sounds were he only outer reality. He had no idea who he was or where he was and cared to know neither. He wished he was dead, but through the pain-soaked haze that filled his mind like a summer storm-cloud, he did not know he wished it. As time passed, he became aware that there were Periods of nonpain, and that these had a cyclic quality. And for the first time since emerging from the total blackness which had prologued the haze, he a thought which existed apart from whatever his Current situation was. This thought was of a broken-Piling which had jutted from the sand at Revere Beach. His mother and father had taken him to Revere Beach often when he was a kid, and he had (...) Wed, 19 Jun 2013 08:20:21 GMT 416332 Misery http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132177-misery.htm#415023 Paul Sheldon has written several bestsellers about Misery Chastain, but he knows that he can write better novels. Involved in a car accident which leaves his legs badly broken, Paul is rescued by a nurse called Annie Wilkes, who also happens to be his number-one fan. Is Annie going to nurse Paul back to health or has she other intentions ? Envie de lire en anglais ? Dorénavant, c'est possible grâce à Harrap's. Découvrez un thriller de Stephen King en VO, des traductions en marge pour vous aider à comprendre le texte. Émotions garanties ! Avec Harrap's, Yes you can ! Wed, 19 Jun 2013 08:12:56 GMT 415023 Quarante jours après ma mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132174-quarante-jours-apres-ma-mort.htm#415021 «Mes yeux sont sourds, mes paupières restent closes et ma bouche, éteinte. Car je suis bel et bien mort. Mais c'est avec stupéfaction que je comprends que je vais tout entendre de leurs discours. Et que mon enfer durera quarante longs jours.» Le narrateur est mort, certes, mais il est bel et bien le personnage principal de la tragi-comédie qui va suivre ! Condamné au silence, il assiste, impuissant, au pugilat entre ses femmes et à la détresse de sa mère, subit la haine de son cousin, l'amour de son oncle, les litanies de l'Ivrogne... Dans ce roman profond et poétique, Samira El Ayachi dresse le portrait d'une famille marocaine aux prises avec ses cadavres intimes et donne à entendre, à travers la voix d'un jeune homme pris dans les filets de notre temps, les désillusions de toute une génération en quête d'elle-même. Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l'écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs. Wed, 19 Jun 2013 07:44:39 GMT 415021 Medef : confidences d'un apparatchik http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132170-medef-confidences-d-un-apparatchik.htm#415019 Tout le monde connaît le Medef. Ou croit le connaître. Officiellement, c'est l'organisation qui, sous la coupe des «big boss» de l'industrie, négocie avec les syndicats, souvent à reculons. De ses activités de lobbying, de ses conflits internes, du trésor de guerre de l'UIMM, on ne parle qu'à mots couverts. Entré dans cette «étrange maison» à l'âge de 25 ans, Bernard Giroux y a servi cinq présidents. Remercié en 2003 pour «trop grande efficacité», il raconte un quart de siècle d'action patronale, vu d'un formidable poste d'observation : la direction du service de presse, «cabinet noir des patrons des patrons». Anecdotes, révélations sur les grandes et petites faiblesses de ses dirigeants... Dévoilé par un homme du sérail, voici le patronat, ses manoeuvres et ses officines, ses bras de fer avec le pouvoir et ses rapports parfois complices avec le monde syndical. Un regard inattendu sur notre histoire économique et sociale récente. Fils de patron menuisier, diplômé de Sciences Po, Bernard Giroux entre en 1980 au service d'information du CNPF (devenu Medef en 1998), Il restera vingt-trois ans au coeur de l'organisation patronale, dont il dirige le service de presse de 1989 à 2003, avant d'occuper les mêmes fonctions à l'Assemblée des chambres de commerce et d'industrie. Désormais conseiller en communication, il enseigne dans les écoles de communication. Il est l'auteur de Comment rater ses relations avec la presse (avec Pierre Zimmer, L'Archipel, 2011). Wed, 19 Jun 2013 07:00:22 GMT 415019 Totem et tabou, cent ans aprè http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132151-totem-et-tabou-cent-ans-apre.htm#416338 PAR AMOUR POUR TOTEM ET TABOU par BETTY BERNARDO FUKS, CARINA BASUALDO & NESTOR BRAUNSTEIN S'il m'était demandé quelle est, parmi les plus audacieuses et les plus novatrices contributions de Sigmund Freud à la connaissance de l'être humain, son apport le plus éminent et, de ses oeuvres littéraires, la première à me venir à l'esprit lorsque j'entends son nom, je dirais sans hésiter. Totem et Tabou. [...] À l'évidence, cette oeuvre transcende ses intentions et ses intuitions liées au domaine médical pour s'immiscer dans celui des sciences humaines et, au-delà, ouvre au lecteur, dans sa réflexion sur l'humanité, des perspectives saisissantes et lumineuses sur le passé animique, la profonde protohistoire morale, sociale et mythico-religieuse de la préhistoire et les débuts de l'histoire. [...] n s'agit, sans doute aucun, et d'un point de vue purement esthétique, du plus marquant des travaux de Freud. Par sa construction, par sa forme littéraire, Totem et Tabou est, à n'en pas douter, une oeuvre unique dans l'essayisme allemand. Elle s'apparente et appartient à ses plus grandes réalisations. Thomas Mann [1929], «Die Stellung Freuds in der modernen Geistesgeschichte». «Je suis tout Totem et Tabou.» C'est en ces termes, dans une lettre datée du 11 août 1911, que Freud déclarait à Sandor Ferenczi combien il était absorbé par l'écriture de ce texte qui allait le conduire à s'engager dans une nouvelle et étrange relation avec lui-même. Plusieurs commentateurs de Freud considèrent cet ouvrage, écrit entre 1911-1912 et publié en 1913, comme une simple application de la théorie psychanalytique à l'anthropologie. Il s'agit là, à l'évidence, d'une lecture précipitée, sinon erronée. Il est aujourd'hui clair, cent après sa publication, que ce texte est avant tout un écrit métapsychologique qui a pour ambition d'expliciter le principe psychanalytique du lien indissoluble entre l'individuel et le collectif. Or, un tel principe exige que l'analyste adopte une position critique vis-à-vis de la culture dont il témoigne. Ainsi, il est plus que légitime d'affirmer que Totem et Tabou est un texte fondamental, non seulement dans l'oeuvre de son auteur, mais aussi en tant que grande création du XXe siècle. Cet écrit inaugure en effet ce qui était impensable jusqu'alors : réunir la psychologie individuelle et la psychologie collective dans un même espace d'appréhension. Comme le soulignera Freud ultérieurement dans Psychologie des foules et analyse du moi (1920) : «La psychologie individuelle se présente dès le début comme étant en même temps, par un certain côté, une psychologie sociale, dans le sens élargi, mais pleinement justifié, du mot.» Treize ans après avoir publié, dans L'interprétation des rêves (1900), quelques récits personnels qui lui ouvrirent les portes d'accès à la singularité du désir, Freud construit, avec Totem et Tabou, la scène qui structure le collectif, la scène qui fonde la vie sociale : le mythe du meurtre du père. Pourquoi fut-il nécessaire de forger un mythe à ce moment-là, alors que presque tous les concepts psychanalytiques tirés de la clinique conduisaient déjà à une théorie acceptée et reconnue ? Comme en témoigne une autre lettre de Freud à Ferenczi, celle du 30 novembre de la même année, la tâche ne fut aisée : «Le travail concernant le Totem est une cochonnerie. Je lis de gros livres qui sont sans véritable intérêt, car je connais déjà les conclusions, c'est mon instinct qui me le dit. Mais il faut les traîner à travers tout le matériel; entre-temps, les intuitions s'obscurcissent.» Les informations recueillies dans la littérature anthropologique et ethnologique mobilisées tout au long des quatre essais de Totem et Tabou, confirmaient en effet, d'une manière ou d'une autre, ce que Freud avait l'habitude d'entendre de ses patients et de lui-même. Il s'agissait donc pour lui d'opérer une inférence logique à partir du matériel recueilli dans les ouvrages de Charles Darwin, George Frazer, W. Robertson Smith, James J. Atkinson afin de tisser une trame littéraire propre à exprimer la vérité analytique sur les origines de la religion (Totem) et de la morale (Tabou). (...) Wed, 19 Jun 2013 08:47:40 GMT 416338 Totem et tabou, cent ans aprè http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132151-totem-et-tabou-cent-ans-apre.htm#415006 Depuis un siècle, les multiples lectures, réflexions, interprétations dont il a fait l'objet manifestent combien Totem et Tabou est une oeuvre vivante. Texte préféré de Freud, il est en même temps un texte maudit. Dès sa publication (1912-1913), il a été marqué par la polémique. Théâtre de la lutte et de la rupture avec Cari Gustav Jung, il a également suscité de vives réactions chez les anthropologues et entretenus bien des malentendus, qui persistent encore aujourd'hui. C'est, sans doute, la vive impression, si ce n'est le choc, provoqués par le récit du meurtre du père de la horde primitive, qui constitue la principale source des critiques. Tel est le mythe scientifique et le scandale que la psychanalyse a ainsi introduit dans le savoir moderne. Le «mythe moins crétinisant» des origines de notre civilisation, selon Lacan. Célébrant cet anniversaire, cet ouvrage réunit, pour la première fois, de nombreuses lettres échangées entre Freud et ses principaux interlocuteurs (Fliess, Jung, Ferenczi, Abraham, Pfister et Jones) avant, pendant et après sa publication. Il est aussi le fruit d'une aventure transatlantique où dialoguent des spécialistes de l'oeuvre de Freud venus du Brésil, du Mexique, de France et des États-Unis. Les langues portugaise, espagnole et française se sont ainsi donné rendez-vous afin de revisiter ce livre qui, cent ans après, n'a cessé de nous parler et de nous questionner. Avec les contributions de Carina Basualdo, Nestor Braunstein, Octavio Chamizo, Anne Dufourmantelle, Paulo Endo, Betty Bernardo Fuks, Patricia Guerovici, Daniel Koren, Caterina Koltai, Paola Mieli, Jacques Nassif, Márcio Seligmann-Silva. Wed, 19 Jun 2013 08:44:58 GMT 415006 Gare à ton double : Lincoln Baker, agent spécial http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132125-gare-a-ton-double-lincoln-baker-agent-special.htm#414994 Renvoyé du collège après avoir libéré les poulets d'un élevage lors d'une sortie scolaire, Line serait bien resté chez lui à jouer à des jeux vidéo. Mais la CIA a besoin de lui pour remplacer un jeune espion disparu dont il est le sosie. Linc est coincé : s'il veut éviter que sa famille ne soit condamnée à payer pour sa bêtise, il doit accepter. Et tant pis s'il déteste l'ordre et l'autorité. Sa mission ? Retrouver une copie très spéciale de la Joconde, convoitée par tous les services secrets... Lincoln Baker n'est ni ceinture noire de karaté, ni un génie des maths. Pourtant, il va devoir se faire passer pour un agent secret de haut vol. Que s'est-il passé dans la tête de Line, 12 ans, pour qu'il libère tous les poulets d'un élevage, lors d'une excursion scolaire ? Il est vrai qu'il a tendance à provoquer d'énormes dégâts partout où il passe... Mais là, il a carrément dépassé les bornes ! Exclu du collège, il doit aussi payer pour les dommages qui s'élèvent à près d'un million de dollars. Et ça ne s'arrête pas là, la vidéo de ses exploits fait le tour d'Internet, attirant l'attention des services secrets non pas pour ses prouesses mais pour son physique. En effet, Line est le sosie d'un agent junior, Benjamin Green, qui a mystérieusement disparu. La CIA passe alors un marché avec le jeune garçon, s'il endosse le rôle de Ben pour quelques temps, ses problèmes avec la justice disparaîtront. Si Line avait su ce qui l'attendait, il n'aurait peut-être pas accepté... Le voilà projeté à Paris où il doit mener l'enquête sur une mystérieuse Joconde maléfique. Une mission qui prend une tournure beaucoup plus compliquée quand Line se retrouve face à son double... Gare à ton double est le premier tome d'une série d'espionnage impertinente, drôle et survoltée ! F. T. Bradley est née aux Pays Bas et vit aujourd'hui aux États-Unis, dans le Mississippi. Gare à ton double est son premier roman. Wed, 19 Jun 2013 07:13:59 GMT 414994 Le guide des oiseaux de France http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132116-le-guide-des-oiseaux-de-france.htm#414800 Un guide d'identification, avec : ° 500 illustrations pour découvrir les oiseaux ° 500 espèces décrites, soit presque tous les oiseaux observables en France, en Belgique et au Luxembourg ° 1000 photos ° 360 chants ou cris en accès direct via un smartphone Ce guide complet décrit près de 500 espèces d'oiseaux de France, Belgique, Suisse et Luxembourg, autrement dit tous les oiseaux que l'on peut observer dans ces régions : les espèces nicheuses et migratrices, y compris les plus rares. En introduction, une description générale des oiseaux : mode de vie, comportement, etc. conçue autour d'un grand nombre de très beaux dessins. Le livre est ensuite composé de fiches techniques illustrées de plus de 1000 photos et présentant de façon simple les caractères distinctifs de chaque espèce. Une carte de répartition indiquant pour chaque espèce les zones de nidification et d'hivernage en France. Et pour la première fois, près de 360 chants ou cris de chaque espèce accessible directement dans l'ouvrage via un Smartphone. LES AUTEURS : Jérôme Morin est ornithologue autodidacte, photographe animalier et écrivain. En 2000, il créé le site internet web-ornitho.com, afin d'offrir aux visiteurs des informations naturalistes (photos, chants d'oiseaux, plans de nichoirs, de mangeoires...). Il est l'auteur de plusieurs guides (Oiseaux des villes et des jardins, Oiseaux des forêts et campagnes, Oiseaux des bords de mer) dans la collection des «Fous de nature» (Éditions Belin). Gérard Guillot, naturaliste militant, passionné d'ornithologie et de botanique, a déjà publié plusieurs guides consacrés à la flore (Fruits charnus, Fruits secs, Fleurs des villes et villages, Fleurs des bois) dans la collection des «Fous de nature» (Éditions Belin). Enseignant en biologie, il a participé à la rédaction du Guide critique de l'Évolution (Éditions Belin) et à la rédaction de plusieurs manuels scolaires pour le collège (Éditions Belin). Julien Norwood, auteur et illustrateur de l'introduction de ce guide, travaille en tant qu'illustrateur pour de nombreux ouvrages naturalistes et scientifiques. Il se forme pendant près de dix ans au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, où il s'occupe également des collections d'oiseaux. Également ornithologue de terrain, il est l'auteur des Oiseaux du Muséum. Voyages à travers les collections. Wed, 19 Jun 2013 08:59:57 GMT 414800 La nostalgie : quand donc est-on chez soi ? : Ulysse, Enée, Arendt http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-129426-la-nostalgie-quand-donc-est-on-chez-soi--ulysse-enee-arendt.htm#416257 De la nostalgie, cette idée neuve en Europe, Barbara Cassin livre une passionnante cartographie. La circumnavigation d'Homère la convainc que «la nostalgie a deux faces : l'enracinement et l'errance». L'exil d'Arendt lui prouve que l'on peut avoir la nostalgie même de la langue de l'ennemi. Alors, de quoi sommes-nous nostalgiques ? Non pas d'un chez-soi immuable (comme la propagande sur l'identité nationale veut nous le faire croire), mais d'une maison imaginaire, que nous transportons avec nous, qui ne cesse de changer et qui s'appelle «la langue». Tue, 18 Jun 2013 15:00:09 GMT 416257 La passion secrète d'une reine http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130806-la-passion-secrete-d-une-reine.htm#416255 1) Qui êtes-vous ? ! J'essaie de le savoir qui je suis au fond par mes livres et mes voyages. J'ai plusieurs métiers, journaliste, réalisatrice, ceux de la curiosité. 2) Quel est le thème central de ce livre ? La liberté de penser et d'agir à la Renaissance à travers une l'histoire qui lie Marguerite de Navarre à Rabelais. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Les femmes ont plus de honte de confesser une chose de l'amour que de le faire. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? De Festino de Banchiéri "Contrapunto bestiale alle mente" et Dancing Queen" du groupe ABBA. Deux musiques une ancienne, et un regard contemporain. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Faire revivre une reine oubliée qui s'étonnerait de nos jours de la place des femmes au milieu des hommes. Tue, 18 Jun 2013 13:49:53 GMT 416255 Muette http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132011-muette.htm#416253 1) Qui êtes-vous ? ! De toutes les questions, celle-ci est sans doute la moins aisée. Contentons-nous de l'état civil : je suis un homme de quarante-trois ans, auteur d'une vingtaine de livres parmi lesquels sept romans, des textes pour la jeunesse, un essai, du théâtre, des poèmes, des textes écrits en compagnie de plasticiens. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Muette est une adolescente qui - profitant du début de l'été - fugue. Non pas pour parcourir le monde ou rejoindre quelqu'un, mais pour s'installer dans une grange, en pleine campagne, et tenter de faire le point. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? - «Souvent, Muette parle. Les choses ne se réduisent pas à une grossière simplification, il ne faut pas croire. Manier les mots, Muette sait le faire ; ouvrir la bouche, arrondir les lèvres et tordre la langue pour articuler des phrases, elle y parvient si bien que beaucoup se leurrent et ne voient pas qu'au fond d'elle, elle est Muette.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? La musique a une grande importance pour moi, et - pour la première fois - je me suis permis d'indiquer - à la fin de l'ouvrage - les artistes écoutés durant l'écriture. Les voici : Eleni Karaindrou, Steve Reich, Max Richter, Sigur Rós, Sparklehorse («It's a Wonderful life»), Talk Talk, Elliot Smith, Eels, Matt Elliot & Third Eye Foundation et Robert Wyatt toujours. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'extraordinaire vitalité et bonheur et plaisir et diversité et bouleversement de la littérature. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? En dehors de la musique qui sert autant à trouver un rythme qu'à m'extraire du monde environnant, je n'ai aucun rituel : j'écris à mon bureau, dans le train, dans les cafés, le matin, le soir, l'après-midi ou la nuit s'il le faut. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Mes idées, mes sujets, viennent de mes questionnements, de mon expérience, de mes lectures, des récits que l'on me fait, des films que je vois, bref : du monde. J'explique souvent que je suis un auteur de fiction sans imagination : mes textes ont pour cadre le monde contemporain, celui que je connais ; et pour sujet des interrogations personnelles. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? L'écriture est arrivée par la lecture. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai aimé lire. Et j'ai écrit par imitation. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Ils sont nombreux, vraiment très nombreux. Je suis venu à la littérature générale par la littérature dite «de genre» (la science-fiction et le fantastique) et - avant - par la lecture des bandes dessinées. Le récit de toutes ces lectures serait fastidieux. Une souvenir précis, quasiment une scène primitive : un jour, je venais juste d'apprendre à lire en CP, j'ai rouvert les albums de Tintin que je regardais depuis mon plus jeune âge et je me suis mis à les lire, vraiment. J'ai réalisé que les histoires n'étaient pas celles que je m'étais imaginé. Quelques mots changeaient radicalement la signification des dessins. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! J'ai envie de répondre : à rien. Les écrivains ne sont pas serviteurs. Par contre, leurs ouvrages offrent une autre forme de compréhension du monde. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? Une place centrale. Je ne visite jamais une ville sans entrer dans ses librairies. Je vis à la campagne : jamais je n'ai commandé un livre sur internet. Je vais à la librairie, je prends ma voiture pour y aller et - au bout de l'expédition - je découvre les livres mis en avant par des gens qui sont de grands lecteurs, qui ont des avis sur les livres, qui n'hésitent pas à me dire : «tu as lu ça, c'est formidable, ça devrait te plaire». Tue, 18 Jun 2013 13:44:26 GMT 416253 Zoanthropes. Volume 1, La métamorphose http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132155-zoanthropes-volume-1-la-metamorphose.htm#416223 L'attaque Les trois hommes continuaient d'avancer vers une mort certaine. Ils avaient beaucoup de courage, ce qui était considéré comme une force et un atout chez les intervenators, des soldats d'élite entraînés à éliminer les zoanthropes. De grosses gouttes de sueur coulaient sur leur front protégé par un solide casque noir. Leur course était rapide malgré leurs lourdes combinaisons, censées les protéger des morsures, des coups de griffes et des volées de plumes destructrices des hommes-bêtes. Ils longèrent le corridor faiblement éclairé et arrivèrent dans une grande salle débouchant sur des dizaines de portes. Ils éteignirent leurs lampes torches pour ne pas trahir leur présence. Ainsi, ils auraient peut-être l'occasion de prendre l'ennemi par surprise. - Tu crois qu'ils sont là ? chuchota l'un des soldats. - Ils sont cachés dans l'une de ces issues, répondit celui qui semblait être leur chef. Ils doivent attendre qu'on vienne les chercher. Ne bougez surtout pas. Le troisième soldat examina rapidement la porte qui se trouvait derrière lui et qu'ils devaient défendre. C'était la plus grande, en acier renforcé. Elle protégeait la salle où était entreposée l'Eversio Extremus, l'arme ultime. Celle qui avait pris la vie de plusieurs milliards de personnes. - Pourquoi est-ce qu'on doit protéger cette... arme ? demanda-t-il avant de scruter les autres issues. Son collègue répondit sans quitter la porte des yeux : - On ne pose pas de questions, on obéit ! Les ordres sont les ordres. En prononçant ces mots, il chargea son plasmatron, un fusil à ultrasons, et visa la porte métallique située en face de lui. À son grand étonnement, celle-ci s'ouvrit toute seule dans un grincement lugubre. Il se ressaisit et fît signe à ses coéquipiers de prendre garde. Ils se trouvaient maintenant dans un couloir plongé dans le noir. L'un des intervenators aperçut des ombres bouger, mais il ne put déterminer s'il s'agissait de son imagination qui lui jouait des tours ou de zoanthropes prêts à les attaquer et à les tuer. Son bras commença à trembler. Il tenta de le stabiliser du mieux qu'il put pour garder le contrôle sur son fusil. Il ne devait pas avoir peur, son statut de soldat ne lui en donnait pas le droit. Toutes les portes s'ouvrirent simultanément. Elles révélèrent des couloirs aussi vides que le premier et laissèrent les intervenators dans le doute le plus total. - Ils jouent avec nous, laissa échapper le chef. Restez concentrés. Plusieurs secondes passèrent. Les yeux des militaires commençaient à s'habituer à la pénombre. Les doigts sur la gâchette, ils attendaient le moment opportun pour tirer. Soudain, un rugissement terrifiant retentit, suivi par des bruits sourds et rapides qui firent trembler le sol. Les zoanthropes sortaient de leurs cachettes. Ils étaient nombreux, trop nombreux. Les intervenators savaient que le combat était perdu d'avance, mais un élan de patriotisme leur inspira la volonté de combattre jusqu'à la mort. Le chef ouvrit le feu. Tue, 18 Jun 2013 13:01:27 GMT 416223 Je n'ai jamais connu la guerre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132142-je-n-ai-jamais-connu-la-guerre.htm#416220 Joseph Safieddine Jeune scénariste français d'origine libanaise, Joseph Safieddine a signé son premier album, Que j'ai été, avec Chartotte Blazy et Renart aux Enfants Rouges, puis trois albums chez Manolosanctis, participé au projet collectif Les Autres gens et récemment publié chez Steinkis Les Lumières de Tyrmis en images par Xavier Jimenez. Il vit à Paris. Maud Begon Maud Begon est une jeune dessinatrice issue des éditions Manolosanctis, où elle a notamment fait paraître Antigone. Tue, 18 Jun 2013 12:58:11 GMT 416220 Je n'ai jamais connu la guerre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132142-je-n-ai-jamais-connu-la-guerre.htm#416219 «La vie est un rêve, c'est le réveil qui tue.» Virginia Woolf Darius aime les rêves et il en fait le commerce. Plongé entre réel et artificiel, ce doux mélange lui permet de (sur)vivre chaque jour à sa vie aseptisée... À coup d'injections, il tente d'effacer un passé qu'il s'est juré d'oublier... Hâbleur, séducteur, brillant Darius est un quadragénaire épanoui et conquérant qui a fait fortune dans un créneau innovant en pleine expansion : la création de souvenirs factices, vendus sous forme injectable à des clients en mal de sensations fortes. Mais le parcours gagnant de Darius, que ses racines libanaises rattachent à d'anciens souvenirs de violence, dissimule une fêlure intime : lui-même est hanté par sa propre mémoire demeurée douloureuse, qu'il s'agisse de ses racines familiales ou de sa vie sentimentale agitée. Nourri de flash back et de séquences oniriques, Je n'ai jamais connu la guerre examine avec beaucoup d'acuité la très riche question de la mémoire et de ses scories. Comment s'accommoder de ses souvenirs - si douloureux puissent-ils être ? Faut-il vivre avec ? Les occulter ? Ou tenter de s'en fabriquer d'autres, même au prix d'arrangements plus ou moins assumés avec sa propre histoire ? Jeune scénariste prometteur, Joseph Safieddine rejoint le catalogue KSTR avec un récit original et ambitieux, joliment mis en valeur par le dessin inspiré de Maud Begon. Tue, 18 Jun 2013 12:56:59 GMT 416219 Atlas des relations internationales http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132143-atlas-des-relations-internationales.htm#416216 La mondialisation Le terme de mondialisation est une traduction du mot américain globalization, apparu au début des années 1980. Il décrivait initialement la convergence des marchés dans le monde et la facilité croissante de circulation de flux financiers. Son sens s'est élargi très rapidement à l'ensemble des échanges entre les différentes parties du globe et à leur accélération, grâce aux nouveaux moyens de communication. C'est à la fois un processus banal mais également un réel bouleversement du monde. Il a des racines anciennes de plusieurs siècles mais il peut, à juste titre, être considéré comme la caractéristique majeure de la dernière décennie du XXe siècle, à l'origine d'une modification fondamentale des relations internationales. Un phénomène ancien En tant gue telle, la mondialisation, au sens de mise en relation des différents ensembles de la planète, n'est pas un phénomène entièrement nouveau. En effet, ses premières et spectaculaires manifestations remontent aux grandes découvertes faites par les navigateurs à la fin du xv* et au début du XVIe siècle. La découverte de la rotondité de la Terre, de la «circumnavigation» et celle de nouveaux mondes ont eu un impact exceptionnel. En effet, l'historien Fernand Braudel parlait déjà «d'économie-monde» pour définir le système économique international aux temps des Empires espagnol et britannique. Dès les XVIe et XVIIe siècles, de grandes villes comme Gênes, Amsterdam et Londres sont les capitales de réseaux commerciaux et financiers gui s'étendent à l'échelle mondiale, et ne se limitent pas à des sphères régionales ou nationales. Mais cette mondialisation est en fait une conquête du monde par les Européens. La révolution industrielle du XIXe siècle, les nouveaux moyens de communication (bateaux à vapeur, chemins de fer, télégraphe) vont par la suite accentuer l'ouverture du monde et sa domination par les puissances européennes. C'est en réaction au développement du capitalisme international gue Karl Marx et Friedrich Engels ont appelé à la création de l'Internationale des travailleurs ainsi qu'à l'abolition des frontières, en affirmant «les travailleurs n'ont pas de patrie». En 1935, dans son livre Regard sur le monde actuel, Paul Valéry écrit «le temps du monde fini commence» -, selon lui, avec la fin de la colonisation, la Terre est quasiment entièrement partagée entre les différents États, le recensement des ressources est effectué et les parties du monde sont ainsi reliées entre elles. Il n'y a, dès lors, plus de terres inconnues ou nouvelles à découvrir. De façon tragique, le krach boursier de 1929 et surtout les deux guerres mondiales ont confirmé la possibilité pour certains événements ou phénomènes d'avoir désormais un impact à l'échelle planétaire et non plus seulement local. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la compétition entre Washington et Moscou va revêtir également un caractère global. Soviétiques et Américains s'affronteront par alliés interposés sur l'ensemble des continents. L'émergence actuelle Au début des années 1960, le sociologue canadien Marshall McLuhan parle du village planétaire (global village). Les médias de masse, télévisés et radiodiffusés, permettent en effet une information généralisée sur l'ensemble de la planète. Pourtant la mondialisation du début du XXIe siècle n'a rien à voir avec ces phénomènes précédents. La liaison entre les différentes parties du monde existant depuis longtemps, c'est aujourd'hui la modification des notions d'espaces et de temps qui est un phénomène nouveau. Les moyens modernes de communications ont supprimé les distances et ont révolutionné les relations entre les différentes parties du monde, tant par les modes de déplacement que par celui des communications (avion, téléphonie, télécopie puis Internet). Tout devient proche et immédiat. Les distances et les frontières semblent abolies. Aujourd'hui, les personnes et les marchandises, tout comme les flux financiers, la technologie et l'information franchissent les frontières avec une rapidité et une facilité sans précédent, à tel point gue l'idée de la fin des frontières a été évoquée. Le cadre national, en matière d'économie, est de plus en plus mis en cause par les réseaux mondiaux des entreprises. Il s'agit d'une libéralisation des échanges, des investissements et des flux de capitaux par suppression des barrières nationales. Le Fonds monétaire international (FMI) a défini la mondialisation comme l'interdépendance économique croissante de l'ensemble des pays du monde. Celle-ci est provoquée par l'augmentation du volume et de la variété des transactions transfrontalières de biens et de services, par le flux de capitaux en même temps que par la diffusion accélérée et généralisée de la technologie. Pour l'Organisation internationale du travail (OIT), elle est le produit d'une vague de libéralisation des échanges, des investissements et des flux de capitaux, ainsi gue celui de l'importante croissance de tous ces flux, et de la concurrence internationale dans l'économie mondiale. L'émergence de la mondialisation résulte de la combinaison du libéralisme économique et de l'innovation technologique, notamment des technologies de l'information, mais également de la fin du clivage Est/Ouest, suite à la chute du communisme. Tue, 18 Jun 2013 12:53:02 GMT 416216 Passion Porsche : le secret d'une légende à travers 50 modèles emblématiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132183-passion-porsche-le-secret-d-une-legende-a-travers-50-modeles-emblematiques.htm#416213 DEUX PORSCHE, UNE TECHNOLOGIE Une marque de fabrique Brillantissime ingénieur et concepteur, Ferdinand Porsche n'a pourtant jamais produit ses propres créations. Ce rêve ultime, c'est son fils Ferry qui le réalise en donnant vie à la marque Porsche. L'espoir après le chaos. Dans sa farouche volonté de reconstruction au lendemain du gigantesque conflit ayant embrasé la planète, l'Europe a besoin de projets et de rêves. L'automobile, avec son contenu riche de libertés et de découvertes, en est une parfaite expression. Livrant leur propre vision d'une mobilité motorisée qu'ils vivent passionnément, deux noms vont se transformer en véritables mythes connus et reconnus mondialement. En 1948, soit un an après Ferrari et sa terre natale d'Italie, c'est depuis l'Autriche qu'est en train de naître la légende Porsche. Comme son nouvel homologue transalpin, ce patronyme est loin d'être inconnu dans le domaine de l'automobile. ■ UNE VOITURE POUR LE PEUPLE Depuis les premières lueurs du XXe siècle, Ferdinand Porsche a transmis son expertise à des marques comme Lohner, Austro-Daimler, Mercedes ou Auto Union. Passionné de compétition, qu'il pratiqua lui-même, notre homme a conçu nombre de machines ayant glané de multiples victoires, notamment en 1934, avec l'extraordinaire Auto Union à seize cylindres, dont on peut dire qu'elle préfigurera les Formule 1 des décennies suivantes. Travaillant dorénavant pour son propre bureau d'études, Porsche rêve de nouveaux défis, et notamment celui de concevoir une voiture populaire destinée à une large diffusion. Le gouvernement d'Adolf Hitler, récemment élu à la tête de l'Allemagne, va lui donner l'occasion d'exprimer son génie. Le Führer souhaite mettre à disposition de sa population une voiture accessible au plus grand nombre. Ce projet donne son nom à la marque Volkswagen, pour «voiture du peuple». Les recherches de Porsche et de son bureau d'études prennent forme en 1936 avec la présentation d'un premier prototype. Son contenu technologique au service de la simplicité de la machine achève de convaincre le gouvernement allemand. La guerre mettra le projet de la future Coccinelle entre parenthèses, mais un tel concentré d'astuces techniques ne peut rester sans lendemain. ■ EN ARRIÈRE TOUTE ! Convaincues de la pertinence de ce modèle, les forces alliées postées en Allemagne autorisent la mise en production de la Volkswagen. C'est de cette base concoctée par son père, retenu en captivité en France, que partira Ferry Porsche pour élaborer le trois cent cinquante-sixième projet du bureau d'études, qu'il dirige à présent. Particularité majeure de ce trois cent cinquante-sixième dossier, il portera non plus le nom d'un tiers, mais bel et bien celui de Porsche. D'abord imaginée en spyder sur un châssis tubulaire, cette toute nouvelle voiture se doit d'être plus en phase avec les réalités économiques du moment. De position initialement centrale, le moteur passe en porte-à-faux arrière, un choix d'architecture défini à l'origine pour libérer de la place dans l'habitacle. Sans le savoir, Ferry donne naissance à ce qui va devenir la signature technique de la marque, adoptée une quinzaine d'années plus tard par la 911 pour le meilleur de la plus grande marque de voitures de sport au monde ! ■ Particularité majeure de ce trois cent cinquante-sixième dossier, il portera non plus le nom d'un tiers, mais bel et bien celui de Porsche. Tue, 18 Jun 2013 12:48:19 GMT 416213 Provence secrète http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132185-provence-secrete.htm#416210 MÈRE MÉDITERRANÉE Des Saintes-Marie-de-la Mer jusqu'à Menton, la Méditerranée déroule son tapis bleu le long d'une côte particulièrement escarpée où alternent marécages camarguais - une platitude qui fait exception... -, falaises blanches des calanques, buissons verts des Maures, roches rouges de l'Esterel et monts parsemés de mimosa sur le massif de Tanneron, à l'ouest de Cannes. Depuis des millénaires, ce littoral enchanteur attire les hommes par sa beauté et son climat. Et si le tourisme a parfois abîmé la côte, celle-ci garde encore de nombreux sites préservés face à la «Grande Bleue». Appelée Provincia Romana à l'époque antique, la Provence fut longtemps ce vaste territoire qui court du sud des Alpes jusqu'à la Méditerranée. Aujourd'hui, elle se partage entre deux régions : la Provence, avec sa «capitale» Marseille, et la Côte d'Azur, qui file vers l'est, de Toulon jusqu'à Nice et Menton. D'un bout à l'autre du littoral, les paysages varient avec le relief : côte sableuse, dunes et lagunes aux abords de la Camargue, ruban de sable fin sur la paisible Côte bleue, criques rocheuses à l'extrémité est de Marseille et de ses calanques, plages de sable ou de galets nichées dans les falaises qui plongent dans la mer et offrent un incomparable spectacle pictural, de Bandol jusqu'à Menton. Habitée depuis un million d'années, la Provincia Romana connut la prospérité avec le débarquement des Phocéens en 600 avant J.-C. Lorsqu'ils accostèrent sur l'actuel site du Vieux-Port à Marseille, ces Grecs trouvèrent la tribu des Ségobriges installée sur place depuis des décennies. Le mariage entre Protis, chef des Phocéens, et Gyptis, fille du roi ségobrige, scella la création de Massilia et donna le coup d'envoi à l'urbanisation de la côte. Coup de foudre ou mariage arrangé ? Les textes anciens penchent pour la première version, la plus romantique ! Quelle qu'en soit la raison, cette union permit le développement de l'ensemble du pourtour méditerranéen, qui se couvrit de nombreux comptoirs faisant commerce avec l'Orient par la mer, avec les pays celtes au nord par le fleuve Rhône. Les Romains prirent la suite des Grecs et marquèrent fortement le territoire, comme en témoignent les monuments antiques essaimes sur le littoral, à l'exemple du «jardin des Vestiges» de Marseille, des thermes de la colline de Cimiez à Nice, du trophée d'Auguste à la Turbie... Jusqu'au XIVe siècle et la «sécession» du comté de Nice, parti rejoindre la Savoie, la région est tour à tour gouvernée par les comtes de Provence puis la royauté française. Nice ne retrouvera le drapeau national qu'à la fin du XIXe siècle, lorsque l'engouement pour la côte méditerranéenne fera venir les têtes couronnées et marquera le début de la manne touristique. De décennie en décennie, celle-ci changera radicalement le profil du littoral provençal, effaçant doucement les petits ports de pêche pour y construire de somptueuses stations balnéaires. Mais des criques de Marseille aux plages sauvages de la Côte d'Azur, il reste toujours d'incomparables paradis nichés entre deux falaises. LA LANGUE PROVENÇALE Fada («fou»), poutou («baiser»), pitchoun («petit»)... On ne compte plus les mots provençaux entrés dans la langue française usuelle ! Héritier de l'occitan, comme les autres dialectes du sud de la France, le provençal se décline en plusieurs variantes selon les régions, du nissart ou niçart (autour de Nice) à l'alpin, du rhodanien (de part et d'autre du Rhône) au maritime. Si, depuis le XVIe siècle et le choix d'une langue officielle nationale, le français a définitivement pris l'avantage dans le langage administratif puis la littérature à vocation nationale, le provençal a heureusement traversé les siècles sans être totalement étouffé. Les écrivains locaux ont continué à l'utiliser pour le théâtre, la poésie, les romans régionalistes, les Provençaux le parlaient couramment entre voisins ! Au XIXe siècle, le mouvement félibrige va redonner ses lettres de noblesse à la langue méridionale en clamant haut et fort sa beauté et sa richesse. Son plus ardent défenseur, Mistral (ci-contre), lui-même initiateur du félibre, lui offre un hymne : Coupo Santo. Il lui consacre également un dictionnaire, Lou Trésor dou Félibrige, considéré comme la règle d'orthographe et de grammaire du provençal, ainsi qu'une renommée internationale grâce à ses écrits, couronnés par le prestigieux prix Nobel obtenu en 1904 pour l'ensemble de son oeuvre. Aujourd'hui, plusieurs associations réparties sur l'ensemble de la région se recommandent du mouvement félibre et font vivre au quotidien langue et culture provençales. Tue, 18 Jun 2013 12:45:07 GMT 416210 Jeune styliste : les carnets d'Anna. Plage http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132136-jeune-styliste-les-carnets-d-anna-plage.htm#416207 Créé tes modèles Paréo pour la plage ou mini-robe pour danser ? Pour chaque occasion, imagine et reproduis les modèles de ton choix pu crée des tenues originales. Comme une styliste, dessine la GARDE-ROBE et plein d'ACCESSOIRES pour des vacances à la mer. Suis mes conseils et complète tes tenues avec des AUTOCOLLANTS, à la fin du cahier à spirales. Tue, 18 Jun 2013 12:42:03 GMT 416207 Jeune styliste : les carnets d'Anna. Plage http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132136-jeune-styliste-les-carnets-d-anna-plage.htm#416206 Maillots et paréos, tongs et paniers, shorts et tuniques... pour créer et dessiner des tenues de plage adaptées à chaque occasion : pour un cours de surf, une séance de bronzage ou pour aller manger une glace ! Tue, 18 Jun 2013 12:42:03 GMT 416206 Jeune styliste : les carnets d'Anna. Japon http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132137-jeune-styliste-les-carnets-d-anna-japon.htm#416203 BONJOUR ! Je m'appelle Anna et je suis styliste. Une styliste, c'est d'abord une personne qui imagine des tenues Suis mes conseils de mode pour assortir les vêtements et joue avec les languettes pour créer des tenues inspirées du japon ! Une styliste, c'est aussi quelqu'un qui sait dessiner des vêtements. Découvre mes trucs de styliste avant de reproduire ton modèle sur le carnet de dessin. (...) Tue, 18 Jun 2013 12:38:28 GMT 416203 Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, n° 60. Le thérapeute confronté à de nouvelles structures familiales http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132164-revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-n-60-le-therapeute-confronte-a-de-nouvelles-structures-familiales.htm#416196 ÉDITORIAL JEAN CLAUDE ROUCHY PIERRE BENGHOZI La famille nucléaire avec le père, la mère, les enfants et les grands-parents est celle que Freud a pu connaître à Vienne, avant le fracas de la Seconde Guerre mondiale, avant les nouvelles procréations médicalement assistées, avant l'ère du numérique... Les représentations psychologiques et sociales du sujet, du couple et de la famille se transforment, se décomposent, se recomposent, les nouveaux liens de parenté dans une société en évolution n'ayant plus parfois de dénomination appropriée pour qualifier la nature de ces liens. L'évolution structurelle de la famille est surdéterminée par une pluralité de facteurs, qu'elle soit recomposée, monoparentale, de cultures différentes, de religions différentes, interculturelle, homosexuelle, pouvant recourir à des techniques de procréation médicalement assistées, confrontée à un habitat fragmenté dans la cité, à des difficultés économiques, financières, de travail, à la précarité, à l'exil, à la migration, ou encore à l'existence de «familles d'accueil», de différents modes de placement, etc. Il convient donc de distinguer les liens de parenté de la parentalité, les liens de filiation des liens d'affiliation, les problématiques de lien et de transmission des conflits de relations, et d'interroger la fonction des rituels ou de leur absence dans la filiation et la transmission comme dans l'étayage de l'identité sexuelle. La construction du sujet dans son groupe primaire confronte le psychanalyste à ces changements, quels que soient le dispositif thérapeutique et le cadre institutionnel : psychanalyse, psychothérapies psychanalytiques individuelles, en couple, en famille, en analyse de groupe, en groupes utilisant différents types de médiation. Qu'en fait-il dans son écoute, dans son rapport à l'autre, dans sa représentation de l'humain, de la vie, de la mort, des rapports homme-femme, des liens de parenté et de filiation, dans ses investissements contre-tranférentiels, dans sa compréhension des situations, des conflits, des traumatismes, du rapport entre réalité et imaginaire en fonction des cultures, dans l'innovation de dispositifs thérapeutiques appropriés, dans la conceptualisation de sa pratique clinique... ? Le lien de filiation reste-t-il un organisateur généalogique du symbolique ? L'Œdipe est-il un organisateur invariant individuel et groupai familial ? Comment se construit la parenté avec les réorganisations contemporaines, du couple et du groupe familial ? Comment se structurent les assises narcissiques ? Qu'en est-il aujourd'hui du devenir parent, du devenir père, du devenir mère, de la monoparentalité ? Qu'en est-il de la place et de la fonction parentale dans les familles élargies et recomposées ? Comment s'inscrire dans nos sociétés en transition aux frontières du social et du privé, du légal et du légitime alors que les législations sont différentes d'un pays à l'autre, au-delà de nos frontières ? Ces nouvelles structures familiales interrogent non seulement la pluralité de nos pratiques cliniques en rapport au lien mais aussi toutes nos interventions dans les institutions du champ médico-psychosocial qui continuent trop souvent à fonctionner en rapport à des représentations mentales datant d'une autre époque. Tue, 18 Jun 2013 12:28:16 GMT 416196 Safir le génie. SOS cantine ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132139-safir-le-genie-sos-cantine.htm#416191 Beurk, ce midi, à la cantine, c'est vraiment dégoûtant ! Vite, un petit air de rap, et Médi appelle Safir à la rescousse ! Faire le cuisinier, ça n'est sans doute pas sorcier ! Erreur ! Car le génie maladroit et tête en l'air se trompe de formule... les plats commandés par les enfants se transforment en un monstre gigantesque, le Krapoulpatt. Heureusement, Médi est courageux et Safir va pouvoir rattraper sa bêtise... Et qui sait ? Il y aura peut-être du Krapoulpatt au déjeuner ! L'AUTEUR : Yann Walcker est auteur-compositeur pour des artistes comme Enzo Enzo, Amel Bent ou Arthur H. Son écriture rimée et rythmée s'inspire beaucoup de son expérience de musicien. Tue, 18 Jun 2013 12:17:41 GMT 416191 Les animaux de Lou. Je te protège, Petit Loup ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132132-les-animaux-de-lou-je-te-protege-petit-loup.htm#416190 Qui a attaqué les moutons ? Lou, la petite fille qui comprend les animaux, en est sûre : ça n'est pas le bébé loup ! En vacances chez leurs grands-parents, Lou et son cousin Tim trouvent un louveteau apeuré. Celui-ci est poursuivi par un berger, persuadé qu'il a voulu dévorer ses moutons. Lou et Tim enquêtent pour prouver l'innocence du petit loup... L'AUTEURE : Mymi Doinet a écrit de nombreuses «Premières lectures». Elle anime aussi dans les classes, allant du CP au CE2, des ateliers de lecture par des jeux de linguistique et d'écriture de comptines. Tue, 18 Jun 2013 12:15:10 GMT 416190 Safir le génie. Vive le foot ! alerte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132138-safir-le-genie-vive-le-foot-alerte.htm#416189 Personne ne veut jouer au foot avec Médi. Mais, magie ! un air de rap, et Safir le génie entre dans sa vie ! Médi aimerait jouer au foot sur la plage avec les autres enfants... Mais personne ne veut le prendre dans son équipe. Le voilà qui trébuche sur une canette qui parle... Médi entonne un petit air de rap et un génie apparaît ! Grâce à ses gaffes, le génie va aider le garçon à se faire des amis. L'AUTEUR : Yann Walcker est auteur-compositeur pour des artistes comme Enzo Enzo, Amel Bent ou Arthur H. Son écriture rimée et rythmée s'inspire beaucoup de son expérience de musicien. Tue, 18 Jun 2013 12:12:45 GMT 416189 Le club des chatons. Volume 7, Caramel superstar http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132133-le-club-des-chatons-volume-7-caramel-superstar.htm#416188 Les nouvelles aventures du CLUB DES CHATONS ! Lorsque Clara, l'amie de Chloé, arrive de Londres, elle tombe Immédiatement sous le charme de Caramel... et souffle à Chloé une idée inattendue : pourquoi ne pas inscrire son chaton à un concours félin ? Tue, 18 Jun 2013 11:53:43 GMT 416188 Le club des chatons. Volume 9, Le voyage de Gribouille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132135-le-club-des-chatons-volume-9-le-voyage-de-gribouille.htm#416187 Les nouvelles aventures du CLUB DES CHATONS ! Vive la classe de neige ! Lorsque Jade arrive en colonie, elle découvre dans sa valise un invité surprise : Gribouille ! Avec ses amies du club des chatons, elle va devoir faire preuve de beaucoup d'imagination pour garder son chaton ! Tue, 18 Jun 2013 11:52:18 GMT 416187 Le club des chatons. Volume 8, Roméo et la statuette mystérieuse http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132134-le-club-des-chatons-volume-8-romeo-et-la-statuette-mysterieuse.htm#416186 Les nouvelles aventures du CLUB DES CHATONS ! Un matin, Mina reçoit par la poste un magnifique cadeau de son oncle : une statuette de chat égyptien. Au même moment, le comportement de Roméo devient très étrange. La statuette aurait-elle de mystérieux pouvoirs ? Tue, 18 Jun 2013 11:51:07 GMT 416186 La gouvernance des associations : économie, sociologie, gestion http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132165-la-gouvernance-des-associations-economie-sociologie-gestion.htm#416183 Extrait de l'introduction de Jean-Louis Laville La gouvernance au-delà du déterminisme économique L'analyse des fonctionnements associatifs a longtemps été un point aveugle de la science de l'association, pourtant science mère en démocratie selon Tocqueville. Économie et sociologie ont en partie remédié à ce manque dans une période récente. L'importance économique grandissante des associations, sur le plan économique avec 3,4 % du produit intérieur brut et un volume de 1 050 000 emplois en équivalent temps plein pour la France en 2007, comme sur le plan social avec 15 millions de bénévoles, explique sans doute une attention plus grande désormais portée à la question de leur fonctionnement. Dans le prolongement de ces constats et dans la foulée des analyses sur les mutations économiques, le thème de la gouvernance des associations ne peut que s'imposer et on le voit déjà poindre dans les programmes de congrès, rencontres et colloques comme dans la table des matières d'encyclopédies (Schmidt, 2008). Dans ce contexte, l'ouvrage vise à fournir les premiers éléments de réflexion sur l'éventualité d'une gouvernance appropriée aux associations. Pour cette recherche exploratoire, nous nous appuyons sur les résultats disponibles en économie et sociologie, afin de définir une approche gestionnaire propre au secteur associatif, puis à en inférer des premières conclusions sur la pertinence et les limites du concept de gouvernance. La présente introduction s'attache à expliciter la structure du livre, divisé en trois parties. La première partie est centrée sur l'explicitation des choix méthodologiques et permet de clarifier deux types d'usage de la gouvernance dans les sciences sociales. Elle débouche sur la conception d'un cadre d'analyse appliqué dans des enquêtes effectuées par une équipe pluridisciplinaire dont les résultats sont présentés dans la deuxième partie. La troisième partie propose des lectures transversales des matériaux recueillis mis en rapport avec la littérature existante dans le domaine. LE DÉTERMINISME DE L'ÉCONOMIE NÉO-INSTITUTIONNELLE Plus précisément, la première partie du livre examine successivement les apports de l'économie et de la sociologie à l'analyse des associations. Grâce au chapitre de Nyssens, il est possible de récapituler l'approche de la gouvernance selon l'économie néo-institutionnelle. A la suite de l'article séminal de Coase (1937) mettant en évidence que certaines transactions sur le marché comportent des coûts que la formation d'une entreprise pourrait réduire, l'organisation a été définie par Williamson (1975, 1985) comme le développement d'une «structure de gouvernance» permettant de diminuer ces coûts de transaction. La nouvelle économie institutionnelle, selon le nom donné au courant initié par Coase et développé par de nombreux auteurs dont Williamson, confère à l'organisation un statut théorique qu'elle ne possédait pas antérieurement dans la science économique orthodoxe. Au départ, l'économie néoclassique était orientée vers la maximisation de l'affectation de moyens rares à usage alternatif par le biais du marché, celui-ci autorisant la rencontre entre l'offre et la demande à travers un mécanisme de fixation de prix. Néanmoins, il est progressivement apparu des échecs du marché attribuables à des conditions de concurrence imparfaite, comme dans le cas d'asymétries d'informations. Face à ces défaillances, il devient possible de faire appel à l'État mais aussi à une firme qui est une structure de coordination alternative au marché. La nouvelle économie institutionnelle stipule que les contrats entre agents nécessitent pour être exécutés une structure de gouvernance opérante pour réduire les coûts de transaction, qu'il s'agisse des coûts de coordination dus à la collecte de l'information et à la négociation, ou des coûts de motivation attribuables aux mécanismes incitant les individus à remplir leurs engagements. Tue, 18 Jun 2013 11:49:12 GMT 416183 Les poèmes de l'Arcane de saint Grégoire de Nazianze http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132152-les-poemes-de-l-arcane-de-saint-gregoire-de-nazianze.htm#416180 Extrait de l'introduction Celui qui s'est aventuré dans la vallée de l'Ilhara, au coeur de la Cappadoce, non loin de l'antique cité d'Arianze (aujourd'hui Karvali), ne peut avoir été frappé par la douceur du paysage. Les rochers sculptés par l'érosion laissent passer un cours d'eau d'une fraîcheur si appréciable. Les fleurs odoriférantes et le chant des oiseaux semblent donner à ce lieu un avant-goût des joies du Paradis. Combien d'églises taillées dans la pierre sont encore là, témoins de l'époque où les harmonies liturgiques se mêlaient aux cantiques aviaires pour laisser monter vers le Très-Haut l'adoration de ses créatures. Ces mêmes sentes, saint Grégoire le théologien a dû les arpenter et dans la quiétude de sa retraite, y trouver une source d'inspiration, de méditation et de réflexion, pour livrer ses poèmes. Paradoxalement, ces joyaux de la littérature grecque chrétienne ne sont guère connus. Ils n'ont jamais bénéficié du même enthousiasme que les cinq «discours théologiques». Peu d'auteurs ecclésiastiques des premiers siècles chrétiens ont laissé pourtant une telle abondance dans ce domaine littéraire. L'analyse intéressante publiée récemment par Jean-Paul Lieggi vient rendre justice à cette luxuriante production. Les manuscrits jusqu'à aujourd'hui recensent 185 poèmes, de plus ou moins grande longueur, dont le total des vers s'élève à 16 233. Écrits vraisemblablement à la fin de sa vie, dans sa retraite d'Arianze, nous avons là un trésor inestimable ; les approches théologiques et spirituelles contenues dans ces oeuvres sont le fruit de la méditation d'un homme dont la vie a été tendue par plusieurs combats : combat pour le Christ, pour l'unité de l'Église, pour la vérité de la foi apostolique et contre lui-même, acceptant des charges pastorales quand il aspirait à l'unique contemplation monastique. Concernant les aspects biographiques de sa trajectoire terrestre, nous renvoyons à quelques ouvrages permettant de retracer le cadre historique, géographique et religieux de l'époque dans laquelle s'insère Grégoire (vers 328 - 390). Certaines traductions en français ont vu le jour, de manière plus ou moins partielle. Nous souhaiterions dans ce volume proposer une traduction, agrémentée d'un commentaire de ce qu'il est traditionnellement convenu d'appeler les poèmes de l'Arcane. Le texte grec de base a été repris de la Patrologie grecque de Migne. La question de la critique textuelle et des variantes est abordée la plupart du temps lorsque se posent des problèmes importants (...) Tue, 18 Jun 2013 11:39:24 GMT 416180 Le berceau vide : deuil périnatal et travail du psychanalyste http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132166-le-berceau-vide-deuil-perinatal-et-travail-du-psychanalyste.htm#416177 Extrait de l'introduction La mort a toujours inquiété, fasciné, terrorisé l'homme depuis les débuts de l'humanité. Il a cherché sans répit à la repousser, à l'apprivoiser, à la dompter sans toutefois y parvenir ! Il a fini par se raisonner. Ainsi depuis tout petits nous grandissons avec une certaine représentation de la mort qui aurait sa propre logique : on naît, on vit, on vieillit et on meurt. Cependant, parfois cette logique est totalement bouleversée. L'enfant tant attendu, rêvé depuis l'enfance, disparaît avant même d'avoir pu connaître le monde des humains, avant même que sa mère et son père n'aient pu le voir et l'étreindre. Tout au plus, il aura fait une brève apparition sur la scène des hommes au moment de sa naissance ou pendant les quelques jours qui suivent. Et il repartira rapidement dans le royaume des morts ou dans celui des limbes. Qu'est cette mort-là ? Comment peut-elle s'intégrer dans les conceptions habituelles des parents et de la société ? Quand un bébé meurt avant même sa venue au monde... Aux yeux de la société, ce non-avènement constitue la plupart du temps «un non-événement». L'enfant n'est pas né : il n'a pas existé. En dépit de la mobilisation croissante des associations de parents endeuillés et de l'engagement des professionnels confrontés à cette problématique, la trop grande indifférence demeure dans notre communauté. D'ailleurs tout le monde s'accorde-t-il à penser qu'il s'agit d'un deuil ? Il y a quelques années, dans un colloque, j'ai été frappée par la perplexité voire la virulence de certains participants lorsque j'ai abordé ce sujet. Pourtant ils étaient habitués à réfléchir aux grandes questions de l'humanité. Sans doute la pensée ne suffit pas à penser l'impensable de cette mort-là. Et pourtant cette perte, ce deuil vont engendrer une fracture irréparable dans la vie des couples qui traversent cet événement. Non pas que la vie ne reprenne pas ses droits, non pas que les projets ne refleurissent jamais. Mais rien ne sera plus pareil, même si ces femmes et ces hommes endeuillés développent une créativité psychique surprenante pour continuer à donner du sens à leur existence. L'ampleur de cette brisure m'est apparue chaque jour plus évidente, plus tangible, comme j'avançais dans ma pratique de psychiatre psychanalyste. D'abord auprès d'adultes puis de jeunes enfants. Et enfin, aux côtés de futurs parents, dans un centre de médecine foetale et de diagnostic anténatal au sein d'une maternité. Qui étaient-ils, ces adultes, reçus en psychothérapie, à la recherche éperdue d'une existence dans le monde ? Pourquoi vivaient-ils tant dans le seul désir des autres, s'épuisant en innombrables fausses obligations envers autrui ? En réalité, c'est au sein de leur propre famille qu'ils se cherchaient. Comme s'ils n'y avaient pas de place, de «lieu d'être», de lieu pour être en toute légitimité. Et cela, parce qu'un autre bébé, un bébé mort avant de naître, les avait précédés, avait occupé ce lieu. Qui donc étaient ces enfants, souffrant de troubles de l'identité, de l'attachement et de fortes angoisses de séparation ? Et certains d'entre eux ne se sentaient-ils pas délaissés au profit d'«un autre», un bébé mort, un absent si présent ? Cet enfant des ombres, ne leur fallait-il pas à leur tour le supplanter au prix d'une exceptionnelle créativité ? Pour se forger, se créer soi-même. Combien de Salvador Dali, de Vincent Van Gogh, de Camille Claudel et d'innombrables anonymes ont ainsi dû dépasser leurs limites pour exister tout simplement aux yeux des autres ? Et puis, ces mères ? J'ai rencontré de ces femmes qui s'effondraient de douleur à l'évocation de leur bébé mort, pourtant bien des années auparavant. Avec quelle profusion de détails livraient-elles tout à trac leur drame, comme s'il venait juste de se produire. L'existence de ce bébé, trop vite escamotée par les professionnels et l'entourage, ne justifiait-elle pas qu'elles en gardent la moindre trace ? Comme un devoir de mémoire ? Cet enfant qui n'avait pas connu le dehors était resté enclos, enfant du dedans, chair de sa chair, éternel foetus/bébé, porteur de tous les possibles. Tue, 18 Jun 2013 11:35:02 GMT 416177 Dialogue, n° 200. Hier... demain : le couple et la famille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132168-dialogue-n-200-hier-demain-le-couple-et-la-famille.htm#416174 Éditorial Dialogue n° 200... 50 ans... Une longévité à saluer pour cette revue qui a marqué et marque encore son temps. Pour la fêter, la rédaction a souhaité porter un regard transversal sur l'histoire et donc sur l'évolution d'une action et d'une pensée concernant le couple et la famille, dont Dialogue se fait l'écho depuis son origine. Comprendre le présent, se projeter dans l'avenir implique de prendre en compte la pensée d'hier, de s'en nourrir. Se gardant de construire le devenir dans un fantasme d'auto-engendrement ou en rupture avec le passé, Dialogue n'a cessé d'être dans la continuité d'un projet d'analyse et de diffusion d'idées, de pratiques et de débats. En témoignent Jean-G. Lemaire dans son liminaire et Monique Dupré la Tour qui revient sur l'histoire de la revue du n° 100 au n° 200 : un retour aux racines pour mieux ouvrir sur le futur. La priorité est et sera toujours donnée à l'observation clinique, psychanalytique et sociologique, au pluralisme des voix, au... dialogue entre praticiens et chercheurs, entre les différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Mais cette continuité est faite d'un autrement permanent. Si l'objet de Dialogue - le couple, la famille - demeure, son contexte sociétal se transforme et le transforme. Ainsi la temporalité est modifiée par le court terme auquel est associée la précarité ; les nouvelles technologies - culture actuelle -, les réseaux sociaux, le virtuel ont un impact évident sur les relations familiales et déplacent les frontières de l'intime, etc. Ces profonds changements alimentent la recherche, incitent à remettre en question et à faire évoluer sans cesse la pensée et la clinique concernant le couple et la famille. Dialogue a toujours soutenu et accompagné les explorations et évolutions théoriques et cliniques (pratiques de soin, d'accompagnement et de prévention) imposées par ces mutations. Nous avons demandé à certains de nos fidèles auteurs d'évoquer un objet de recherche ou de se saisir d'un thème leur paraissant essentiel et significatif aujourd'hui. Pour Philippe Robert, les variants sociaux impliquent des ouvertures épistémologiques et interrogent les aspects techniques de la clinique. Se recentrant sur le sujet du couple, Gérard Bonnet axe sa réflexion sur la fidélité en tant qu'idéal fondamental hérité des relations premières. La fidélité peut être investie... pour le meilleur ou pour le pire. Françoise Payen, elle, se fait l'écho d'une recherche sur ce qui spécifie la conflictualité conjugale et son traitement. Cette analyse est axée sur la groupalité et ses différents stades. Irène Théry situe la question du mariage pour tous et celle de l'homoparentalité dans la longue histoire du mariage et de la filiation. Elle rappelle que le désir de paternité ou de maternité habite tout être humain, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Maurice Berger constate, du fait de notre civilisation, les modifications profondes du fonctionnement psychique de certains enfants et adolescents. Il analyse en particulier la difficulté à maintenir le rôle organisateur que joue le complexe d'Œdipe. La façon de concevoir l'aide psychologique à apporter à une famille confrontée au handicap a beaucoup évolué, remarquent de leur côté Marcela Gargiulo et Régine Scelles. Dans le cas de maladie d'origine génétique, les interrogations multiples de chacun des membres des différentes générations doivent pouvoir s'exprimer et être prises en compte. Gérard Neyrand pose la question de l'articulation entre les diverses instances qui contribuent de nos jours à la socialisation du jeune enfant. Une évolution qui demande de repenser l'éducation en termes de coéducation dans le cadre de cette co-socialisation. Pour Benoit Bastard, si la contractualisation des rapports sociaux est caractéristique de l'époque actuelle, qu'en est-il des relations dans le couple et la famille ? Est-ce un modèle permettant de concilier les intérêts des uns et des autres ou une illusion ? (...) Bernadette Legrand, thérapeute psychanalytique de couple Jean-G. Lemaire, fondateur de I'AFCCC, de PSYFA et de Dialogue Tue, 18 Jun 2013 11:21:24 GMT 416174 Dialogue, n° 200. Hier... demain : le couple et la famille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132168-dialogue-n-200-hier-demain-le-couple-et-la-famille.htm#416173 Éditorial Bernadette Legrand Jean-G. Lemaire DOSSIER FAMILLES, COUPLES. HIER... DEMAIN Dossier proposé par Bernadette Legrand et Jean-G. Lemaire Histoire et théorie Liminaire. Dialogue, hier, demain... - Jean-G. Lemaire La revue Dialogue et son histoire du n° 100 au n° 200 - Monique Dupré la Tour Changements collectifs, continuité/discontinuité psychique - Philippe Robert Couples, familles, aujourd'hui,demain La fidélité dans le couple et ses avatars - Gérard Bonnet Dans les ténèbres de l'incestualité Le néogroupe thérapeutique, une instance psychique qui contribue à la chute des imagos menaçantes - Françoise Payen Mariage pour tous et homoparentalité Des révélateurs du droit commun de la filiation - Irène Théry Que reste-t-il du rôle civilisateur du complexe d'Oedipe ? - Maurice Berger Famille et handicap : mutations dans les pratiques - Marcela Gargiulo, Régine Scelles La reconfiguration de la socialisation précoce De la coéducation à la cosocialisation - Gérard Neyrand Désirable et exigeante La régulation négociée des relations dans le couple et la famille - Benoit Bastard Tue, 18 Jun 2013 11:19:55 GMT 416173 Les Cahiers dynamiques, n° 55. La famille et les réseaux de sociabilité des jeunes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132162-les-cahiers-dynamiques-n-55-la-famille-et-les-reseaux-de-sociabilite-des-jeunes.htm#416170 Éditorial DOMINIQUE YOUF Éducateurs, familles et réseaux de sociabilité : des rapports ambivalents L'éducation spécialisée a toujours eu des rapports ambivalents avec la famille du jeune pris en charge, qu'il soit en danger ou en conflit avec la loi. Aux XIXe et XXe siècles, la «rééducation» était pensée en rupture avec un milieu familial considéré comme nocif pour l'enfant. L'institution totale, qu'elle fût maison de correction ou institution professionnelle d'éducation surveillée, était invitée à refaire ce que la famille avait mal fait. C'est avec une telle conception que l'ordonnance du 23 décembre 1958 sur la protection judiciaire de l'enfance et de l'adolescence a rompu. Une disposition toujours actuelle affirmait que l'assistance éducative avait pour finalité d'apporter «aide et conseil à la famille». Il ne fallait plus travailler contre la famille mais avec la famille, notamment avec les titulaires de l'autorité parentale. Cet impératif s'imposait aussi bien pour les enfants en danger que pour les mineurs délinquants. La psychanalyse et la thérapie familiale furent alors les outils d'interprétation et d'intervention privilégiés des travailleurs sociaux. À la suite d'August Aichhorn et de Donald Winnicott, la psychanalyse invitait à travailler avec la famille la carence affective dont souffrait l'enfant et dont la situation de danger ou le comportement déviant était le symptôme. La thérapie familiale, quant à elle, élargissait le spectre familial en ne le limitant pas aux relations parents et enfants. Ces deux modèles d'interprétation et d'action gardent leur pertinence et ont donné une base théorique à la «clinique éducative». Cependant, ils ne sauraient répondre à toutes les situations. La sociologie a notamment montré que la socialisation de l'adolescent ne se réduisait pas aux relations affectives avec ses parents. La famille a également un rôle éducatif et social et la criminologie a montré l'importance de la «supervision parentale». On sait que l'école a un rôle déterminant dans l'intégration sociale de l'enfance et le décrochage scolaire est un des facteurs décisifs de l'entrée en délinquance des adolescents. De même, l'influence des groupes de pairs est également importante aussi bien pour le développement de l'adolescent que pour l'adoption de comportements à risques. Repérer et s'appuyer sur les réseaux de sociabilité Ces facteurs sociaux, bien connus des professionnels, doivent être pris en considération tant pour l'investigation que pour l'action d'éducation. S'il est toujours indispensable de s'appuyer sur la famille, c'est-à-dire non seulement les parents mais aussi la fratrie et la famille élargie (grands-parents, oncles, tantes, etc.), il est également important de repérer les réseaux de sociabilité du jeune qui peuvent tant l'entraîner dans une sociabilité déviante que celles qui peuvent, au contraire, favoriser son intégration sociale. Tue, 18 Jun 2013 11:13:42 GMT 416170 Le présage du corbeau http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132146-le-presage-du-corbeau.htm#416167 Il traversa la congère en rampant et releva la tête au-dessus de la berge du fleuve, juste assez pour apercevoir les premières maisons clairsemées, carbonisées et délogées de leurs supports de bois et des grands piliers d'acier qui les maintenaient au-dessus du permafrost de la toundra. Sous la berge, la jeune fille attendait, assise sur une luge en plastique orange. Ses yeux, blancs comme les volutes de neige couvrant la mince pellicule de glace qui voilait le fleuve, fixaient ceux de l'homme. - Plus personne ici non plus ? demanda-t-elle. Il réprima un mouvement négatif de la tête et se laissa à moitié glisser le long de la berge glacée, son fusil serré contre lui. - J'irai vérifier, répondit-il. Nous allons peut-être passer quelques nuits ici et nous reposer. Laisser la glace s'épaissir. Trouver un abri. Si possible un peu de nourriture. Elle pointa ses moufles en fourrure brune vers l'amont. - La berge est moins raide un peu plus haut. Tu pourrais me hisser, là-bas. Près de l'école, dit-elle. Puis elle demanda : - Y a-t-il encore des traces ? Il examina la fine couverture blanche sur le fleuve, à la recherche des deux drôles de lignes sinueuses qui serpentaient au bord du fleuve trois jours auparavant. - Non, dit-il. - Tant mieux, répondit-elle. Je n'aime pas ces traces. - Moi non plus. Il se baissa, enroula la corde jaune autour de sa taille et se mit à la tirer en remontant le fleuve glacé. Ses pieds étaient engourdis par le froid. Il dérapait à chaque pas, la neige fraîche rendait sa progression glissante et dangereuse. Il savait bien qu'il ne fallait pas marcher sur le fleuve gelé si tôt dans la saison, mais ils devaient continuer à avancer. Ils seraient confrontés à un froid plus intense en chemin et il ne se sentirait pas en sécurité s'ils s'arrêtaient à présent. - Est-ce que tu aperçois déjà les tombes ? demanda-t-elle. C'était le cas. Sur les hautes berges du fleuve, un alignement de croix blanches en bois, penchées, inclinées, dépassait des longues herbes semblables à de la paille, que la neige ne recouvrait pas complètement. - C'est là que tu peux me remonter, murmura-t-elle, entre le cimetière et l'école. (Elle détourna la tête du village comme si elle pouvait visualiser la vaste étendue plate, blanche et vide.) Tu sais, je n'ai jamais aimé venir à Kuigpak pour les matchs de basket, ni pour quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Même à présent, ça ne me plaît pas. Tue, 18 Jun 2013 11:10:39 GMT 416167 Spirale, n° 65. Les petits maux de bébé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132163-spirale-n-65-les-petits-maux-de-bebe.htm#416160 Louis Brown a pleuré «J'ai cinq doigts à chaque main, un nombril, deux yeux et j'en passe. J'ai les mêmes défauts et les mêmes qualités que tout un chacun.» Amandine, 30 ans 25 juillet 1978, Louise Brown naît à l'hôpital d'Oldham, au Royaume-Uni. Cela ne vous dit rien ? Reprenons alors, autrement. 25 juillet 1978, un bébé pas comme les autres voit le jour à l'hôpital d'Oldham, au Royaume-Uni : le premier «bébé-éprouvette» de l'histoire, c'est-à-dire conçu par la fécondation in vitro, (FIV) était né. «And here she is !» titraient les journaux britanniques, qui n'en finissaient pas de s'extasier sur la naissance miraculeuse de la petite Louise Brown. Miraculeuse, parce que la science tenait alors tout bonnement du prodige. Lesley, la mère du bébé, était stérile, incurablement stérile, pour cause de trompes bouchées. Louise aura une soeur, Natalie, née quatre ans plus tard, par FIV elle aussi, le 40e bébé-éprouvette au monde. C'est cette Natalie Brown qui est devenue le premier bébé FIV à donner naissance naturellement, en 1999. Louise Brown a suivi. Elle a épousé un portier de boîte de nuit, en 2004, et ensemble, ils ont eu Cameron, un petit bonhomme né le 20 décembre 2006, également après une conception naturelle. Louise a 35 ans, elle travaille dans une entreprise de fret et mène une petite vie peinarde à Bristol, Angleterre. Son père, un ancien cheminot, est mort d'un cancer du poumon en 2007, à 64 ans. Sa mère est décédée, à 64 ans aussi, après avoir développé une septicémie lors d'une hospitalisation pour cholécystectomie en juin 2012. Robert était là, à la naissance de Louise. Il était là encore pendant toutes ses années d'enfance, il était là dans son adolescence, il a été témoin à son mariage, et puis parrain au baptême de Cameron. Mais il était trop fatigué pour accompagner la mère de Louise en sa dernière demeure. À 87 ans, cela peut se comprendre, non ? Robert, c'est Robert Edwards. «l've always regarded Robert Edwards as like a grand-father to me» : «J'ai toujours considéré Robert Edwards comme un grand-père pour moi», dit Louise. Un curieux grand-père... «Bob» Edwards, né en 1925, a commencé en tant que physiologiste ses recherches sur la fécondation humaine au National Institute for Médical Research de Londres en 1958, avant d'intégrer l'université de Cambridge, puis de fonder avec Patrick Steptoe, gynécologue, la Bourn Hall Clinic, le premier centre à pratiquer des FIV. En 1978, les deux biologistes touchent au but avec la naissance de Louise... Il fallait être fou, ou visionnaire pour en être arrivé là. Quelques biologistes dans le monde commençaient alors à maîtriser la reproduction in vitro, mais seulement chez l'animal. Une poignée de lapins étaient nés en 1959 aux États-Unis, en 1963 en France. Mais globalement, la technique ne marchait pas. Entre le moment où Edwards entreprend de travailler sur le sujet et celui où il atteint son objectif, il s'est écoulé treize ans : il y a beaucoup de chercheurs qui se seraient découragés pour bien moins ! Mais lui, il a continué, insisté, modifié ses milieux de culture... Avec Steptoe, ils doivent stopper leurs recherches faute de financements, ils sont traités de «fous», mais ils continuent. Et en 1977, ils parviennent à mener à terme une fécondation humaine en éprouvette. Et Louise naît. (...) Tue, 18 Jun 2013 10:25:39 GMT 416160 VST, n° 118. Le culte des résultats http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132169-vst-n-118-le-culte-des-resultats.htm#416157 ÉDITORIAL Vers des «Assises du travail social» : pour y dire quoi ? Ah, que dans le temps les choses étaient plus simples ! Les fous étaient gardés à l'asile, les familles des enfants handicapés mentaux s'organisaient entre elles pour ouvrir des établissements et des services d'accueil, et le social était là pour aider ceux qui avaient besoin d'un coup de pouce pour reprendre pied dans la vie. Chacun chez soi avec ses techniques, ses organisations, ses murs, ses financements, ses professionnels, ses concepts et ses représentations. Puis tout a bougé sous les effets conjugués de la crise économique, de légitimes volontés de décloisonnement, et de la pression de groupes actifs, en particulier les associations familiales et les associations d'usagers. L'hôpital s'est ouvert sur la cité, certes pas comme le souhaitaient ceux qui avaient rêvé d'une psychiatrie sociale, mais bon... appartements en ville, espaces pour des accueils quotidiens... aujourd'hui encore, des équipes se lancent dans ce type d'ouvertures malgré les pesanteurs institutionnelles. Aujourd'hui aussi, les historiques clubs thérapeutiques se voient peu à peu remplacés par les gem (groupes d'entraide mutuelle), moins psychiatrisants selon leurs promoteurs et surtout tellement moins coûteux pour la collectivité ! Le secteur du handicap mental a gagné une grande bataille symbolique en 2005 avec l'inscription dans la loi de la notion de «handicap psychique». Mon fils n'est pas schizophrène, ma tante n'est pas autiste, ils sont handicapés psychiques. Il y a là une logique de posture compréhensible ; il y a également, sous-jacente, l'idée que le handicap est éducable, alors que la maladie mentale ne l'est pas. Voir le terrifiant débat sur l'autisme. Le social, quant à lui, marche de plus en plus sur deux jambes de moins en moins liées entre elles. Sur l'une, il continue à travailler à la réparation, à la réhabilitation et au retour dans le droit commun. Mais en même temps, sur l'autre, il constate qu'un tiers des allocataires, hier du RMI, désormais du RSA-socle, constituent un «stock» de personnes qui n'en sortent pas et qui probablement n'en sortiront pas, du moins pour la plupart d'entre elles. Il constate également que les injonctions au travail tiennent assez peu avec le taux de chômage actuel, avec des bassins d'emploi sinistrés, et avec la lente mais très efficace disparition des emplois peu ou pas qualifiés. Alors, en lien avec la psychiatrie, il a fabriqué la notion de «souffrance psychique» pour dire la maladie de ces personnes amochées par la vie et qui n'y croient plus, se laissant alors peu à peu décrocher. Car les «naufragés» ne sont plus seulement les grands clochards parisiens, ils sont ces centaines de milliers de personnes avec qui l'acharnement de réinsertion devient de plus en plus surréaliste et un tantinet sadique. Mais à la fois, les barrières institutionnelles tiennent bien. Les structures de terrain du secteur du handicap mental, SAVS (Services d'accompagnement à la vie sociale) et SAMSAH (Services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés), accueillent peu de malades psychiatriques. Méfiance, «autre public»... La psychiatrie est dès lors réduite à inventer pour son usage ce que le secteur du handicap a fait pour le sien, avec des personnes qui dans les deux cas sont en situation de «handicap psychique». Et à son tour, le social invente peu à peu des espaces d'accueil pour des personnes qui bougent peu ou qui ne bougent plus, ici avec des moyens financiers et humains dérisoires par rapport à ceux de la psychiatrie et du handicap. Faut-il alors envoyer tous ces patients, tous ces usagers vers les SAMSAH, les SAVS, les ESAT (Établissements et services d'aide par le travail) tels qu'ils sont ? Non, car, sauf heureuses exceptions, leurs logiques, leurs implicites, leurs habitudes, leurs organisations font qu'ils ne sont pas en capacité de les accueillir. C'est une révolution d'une tout autre ampleur qui est nécessaire : mettre à plat les concepts, et en premier lieu ce concept fourre-tout et tellement apolitique de «handicap psychique», interroger les structurations nées de l'histoire, dépasser les organisations mentales et matérielles parcellaires au profit de la notion d'action publique globale... Les prochaines assises du travail social annoncées par le Premier ministre et la ministre en charge de la lutte contre l'exclusion peuvent aller dans ce sens. Sinon, les enfermements culturels, corporatistes, politiques, financiers et mentaux continueront de prendre le pas sur une nécessaire rationalisation novatrice de l'action publique. Alors, Assises des lobbys ou Assises des politiques publiques ? Francois Chobeaux Tue, 18 Jun 2013 10:17:40 GMT 416157 VST, n° 118. Le culte des résultats http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132169-vst-n-118-le-culte-des-resultats.htm#416156 ÉDITORIAL Vers des «Assises du travail social» : pour y dire quoi ? François Chobeaux ° BLOC-NOTES Le travail : recherche, souffrance, devenir Jacques Ladsous ° ÇA BOUGE L'éducation aux risques liés à l'injection de drogues Marie Debrus DOSSIER Y A-T-IL DE BONNES PRATIQUES ? Introduction Jean Marie Vauchez, Marc Ossorguine - VOUS avez dit : «bonnes pratiques» ? Michel Chauvière - Performance et bonnes pratiques en question Entretien de Jean-Marie Vauchez avec Michel Thierry - La performance en travail Social Sous-commission Veille du Conseil supérieur du travail social - L'acte a besoin d'un coefficient d'incertitude ou Comment l'enfer est pavé de «bonnes pratiques» Jean-François Gomez - Les pratiques en quête de sens Richard Martin - Choisir l'impossible mission Annette Gibert - L'incertain et le péremptoire (fable) Jean-Louis Mathieu - Ni ce qu'ils espèrent, ni ce qu'ils croient Fabrice Gaboyer - La politique du chiffre ou la ruine des bonnes pratiques Evelyne Stahl - ELLE, nous, les autres... Samantha Borie - À la recherche des bonnes pratiques ou L'art du funambule Peter Lemesic - Laissons-les nous surprendre ! Rozenn Caris - L'évaluation, ça permet de penser la complexité ! Monique Besse - Parier avec confiance sur l'incertain : une nécessité éthique et politique Marc Ossorguine À SAVOIR Kaléidoscope Gaëlle Légo - Peut-on écrire sa cure psychanalytique ? Joseph Rouzel - Soins psychiatriques ambulatoires sans consentement : un dispositif ambigu d'une grande insécurité juridique Jean-Marc Panfili ° PRATICABLE Trois ans de travail de rue au Quartier latin. Poursuivre OU arrêter ? Équipe éducative des Compagnons de la nuit - Les assistants sociaux en psychiatrie Réflexion collective d'assistantes de service social et de cadres socio-éducatifs en hôpital psychiatrique - Ceux qui font... Intervenants en IME Claude Cobut ° FORMER-FORMATION Le Nouveau Référentiel de formation en soins infirmiers a 3 ans ! Jean Argenty - vae et formations «classiques» : la place de l'expérience Françoise Bénard ° PASSÉ-PRÉSENT Entretien avec Jean Oury Propos recueillis par Thierry Goguel d'Allondans et Jean-François Gomez ° LES MOTS DU MILIEU Collégialité Christian Gallopin - Délices et vices de la «prise en charge» Hélène Genet ° LIVRES ET REVUES ° AGENDA PROFESSIONNEL DOSSIER Y A-T-IL DE BONNES PRATIQUES ? Comme d'autres activités, le travail social et le soin sont pris dans la tourmente des rationalisations techniciennes qui promeuvent transparence, maîtrise, efficacité et obligation de résultat. En soi, cela ne peut être considéré comme aberrant ou irrecevable, sauf à revendiquer un parasitisme nourri des souffrances et des misères psychiques et sociales. Pour autant, la réalité de la clinique et des complexités sociales et humaines peut-elle toujours s'accommoder des injonctions à l'efficacité, des objectifs contractualisés, de la technicité normalisée des procédures ? Les trajectoires de vie doivent-elles et peuvent-elles toujours s'inscrire dans les protocoles et les programmes pensés par tous les spécialistes et experts ? Accompagner et soutenir l'autre dans un parcours de soin, d'insertion... de vie, suppose aussi une capacité à accepter de ne pas toujours savoir où l'on va, à permettre à l'autre de s'embarquer sur des chemins que nul n avait imaginés ou prévus. En tant que professionnels, faisons-nous toujours la place nécessaire à cette incertitude et à cet imprévisible qui peuvent se révéler plus nécessaires et productifs que tous les programmes et projets ? Tue, 18 Jun 2013 10:02:31 GMT 416156 Smoothies et bâtonnets glacés http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132127-smoothies-et-batonnets-glaces.htm#416147 1 Préparez le sirop : versez dans une casserole 12 cl d'eau et de cassonade. Portez à ébullition. Laissez réduire 5 mn, jusqu'à l'obtention d'un sirop. Retirez du feu et laissez refroidir. 2 Lavez et équeutez les fraises, versez-les dans le bol d'un blender et mixez-les avec 1/3 du sirop. 3 Répartissez le coulis ainsi obtenu dans les 4 moules et placez-les au congélateur pendant au moins 1 h. 4 Pendant ce temps, placez es morceaux d'ananas dans le bol d'un blender avec le reste de sirop. Mixez finement la chair pendant 1 ou 2 min. 5 Sortez les moules du congélateur, le sorbet à la fraise a commencé à durcir. Finissez de remplir les moules avec la pulpe d'ananas, jusqu'à 3 mm du bord. Vous obtenez ainsi une couche de sorbet fraise et une couche de sorbet ananas. Refermez les moules et placez-les au congélateur au minimum 6 h. Tue, 18 Jun 2013 09:51:58 GMT 416147 Smoothies et bâtonnets glacés http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132127-smoothies-et-batonnets-glaces.htm#416146 Un coffret constitué de : 1 moule à bâtonnets glacés pour réaliser 4 jolis smoothies ou bâtonnets glacés. Un livre de 64 pages pour tout savoir sur la préparation des smoothies ou bâtonnets glacés. 5 étapes illustrées, pour apprendre utiliser le moule. 25 recettes inratables à réaliser sans sorbetière de glaces et sorbets maison à servir en dessert ou pour le goûter pour se faire plaisir sans culpabiliser + quelques versions à base de fruits et légumes mélangés pour l'apéritif. Tue, 18 Jun 2013 09:51:58 GMT 416146 The drop http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132178-the-drop.htm#416143 Coup de pouce pour vous aider à bien comprendre el début de l'histoire... LOS ANGELES - SERVICE DES AFFAIRES NON RÉSOLUES Ce service enquête sur des meurtres qui ont été commis à Los Angeles au cours des cinquante dernières années. Les 10 000 affaires non résolues sont classées par année et réparties entre cinq équipes de deux détectives. Leur tâche consiste à réétudier chaque affaire avec les moyens techniques et scientifiques dont la police dispose aujourd'hui. Harry Bosch et son partenaire David Chu constituent la sixième équipe, appelée «équipe volante», et s'occupent, quant à eux, du surplus d'affaires et des enquêtes spéciales. Harry Bosch, qui attend avec impatience de se voir confier une nouvelle affaire, est appelé dans le bureau de sa supérieure hiérarchique qui lui communique des résultats d'analyse surprenants concernant un meurtre qui date de 1989... 1 Christmas came once a month in the Open-Un-solved Unit. That was when the lieutenant made her way around the squad room like Santa Claus, parceling out the assignments like presents to the squad's six detective teams. The cold hits were the lifeblood of the unit. The teams didn't wait for callouts and fresh kills in Open-Unsolved. They waited for cold hits. The Open-Unsolved Unit investigated unsolved murders going back fifty years in Los Angeles. There were twelve detectives, a secretary, a squad room supervisor, known as the whip, and the lieutenant. And there were ten thousand cases. The first five detective teams split up the fifty years, each pair taking ten randomly chosen years. Their task was to pull ail the unsolved homicide cases from their assigned years out of archives, evaluate them and submit long-stored and forgotten evidence for reanalysis with contemporary technology. Ail DNA submissions were handled by the new regional lab out at Cal State. When DNA from an old case was matched to an individual whose genetic profile was carried in any of the nation's DNA data-bases, it was called a cold hit. The lab put cold hit notices in the mail at the end of every month. They would arrive a day or two later at the Police Administration Building in downtown Los Angeles. Usually by 8 a.m. that day, the lieutenant would open the door of her private office and enter the squad room. She carried the envelopes in her hand. Each hit sheet was mailed individually in a yellow business envelope. Generally, the envelopes were handed to the same detectives who had submitted the DNA evidence to the lab. But sometimes there were too many cold hits for one team to handle at once. Sometimes detectives were in court or on vacation or on leave. And sometimes the cold hits revealed circumstances that required the utmost finesse and experience. That was where the sixth team came in. Detectives Harry Bosch and David Chu were the sixth team. They were floaters. They handled overflow cases and special investigations. (...) Tue, 18 Jun 2013 09:44:46 GMT 416143 La famille : ressource ou handicap ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132167-la-famille-ressource-ou-handicap.htm#416140 Daniel Coum La famille : s'en passer ou s'en servir ? «La pathologie typique de l'ancien mode d'institution était la névrose, l'intériorisation de l'interdit, la constitution de soi autour de l'autorépression. La rançon caractéristique du nouveau, c'est l'impossible entrée dans la vie. Son trouble emblématique, ce n'est plus le déchirement intérieur, mais l'interminable chemin vers soi-même.» Marcel Gauchet, «L'enfant du désir», Le Débat, n° 132, p. 98-121. Nul n'échappe aux liens familiaux ! Le sujet humain naît à la condition d'avoir été accueilli dans un contexte social qui engage, habituellement, au moins un adulte à son endroit et le plus souvent deux, eux-mêmes nés d'une histoire qui inscrit chacun d'eux dans une lignée. Cette double inscription affective et sociale, préalable à la naissance du petit d'homme, fait de celui-ci le fruit d'un désir et d'une histoire croisés, qui vont lui servir de matrice à partir de laquelle il va pouvoir et devoir grandir en se séparant. Difficile par les temps qui courent de décrire plus précisément ce que nous tentons de rassembler sous le terme de «famille». La multiplicité des formes qu'elle prend pour mettre en scène ce dispositif social nécessaire à la subjectivation de la nature humaine nous impose désormais de parler des familles au pluriel ; il nous faut, en effet, renoncer à mettre une limite à l'inventaire que l'on pourrait faire de ses actualisations. À l'heure où nous publions cet ouvrage collectif, résultat d'une réflexion fondamentale engagée il y a maintenant longtemps sur la question de ce que l'on n'appelait pas encore «la parentalité», l'incertitude quant à savoir ce qu'est une famille est poussée à son comble dans le cadre d'un débat sur l'homoparentalité. Cette congruence maximale de nos travaux avec l'actualité n'est bien sûr pas fortuite. Notre attachement à l'essentiel - relevant d'un souci que l'on qualifierait d'anthropologique si le terme n'était pas désormais galvaudé par ceux-là mêmes qui défendent, en son nom, les formes existantes de la famille - nous a conduits, dès le début de l'aventure qu'est Parentel, à nous poser la question - excusez du peu - des conditions de possibilité de l'humain ! Le fait est que le petit d'homme, à sa naissance, dépend d'un traitement spécifique qui seul lui permet d'advenir comme sujet et de devenir adulte. Il se peut que cela n'arrive pas. Le cas échéant, les causes ne relèvent pas seulement d'une prédétermination neurologique, quoi qu'on en dise. Si le champ de la recherche sur les conditionnements corticaux et génétiques de notre humanité s'étend au point de sembler pouvoir tout expliquer des aléas de la formation de l'adulte, il n'en reste pas moins que les parents sont impliqués dans ce qu'il arrive à leur enfant ! (...) Tue, 18 Jun 2013 09:37:26 GMT 416140 Apéro tapas comme à Barcelone http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132184-apero-tapas-comme-a-barcelone.htm#416137 AIGUILLETTES DE CANARD PANÉES AUX AMANDES Préparation : 15 minutes - Cuisson : 10 minutes - Pour 4 personnes ° 4 aiguillettes de canard ° 1 oeuf ° 60 g de poudre d'amandes ° Farine ° 3 c. à s. d'huile d'olive ° Sel et poivre Salez et poivrez les aiguillettes. Cassez l'oeuf dans une assiette creuse et battez-le, mettez la poudre d'amandes préalablement salée dans une autre assiette et versez la farine dans une troisième. Enrobez les aiguillettes de farine, trempez-les ensuite dans l'oeuf et enfin dans la poudre d'amandes. Faites frire les aiguillettes dans l'huile d'olive bien chaude, de 8 à 10 minutes environ, en les retournant à mi-cuisson. Servez aussitôt, accompagné d'une sauce tomate maison. Tue, 18 Jun 2013 09:34:13 GMT 416137 Ma petite fabrique de brochettes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132187-ma-petite-fabrique-de-brochettes.htm#416134 Brochettes de poulet au gingembre Pour 4 personnes (8 brochettes) Préparation : 20 minutes Marinade : 1 heure Cuisson : 6 minutes Ingrédients ° 3 blancs de poulet ° 50 g de gingembre frais ° 2 citrons verts ° 4 c. à s. d'huile de sésame ° Sel et poivre Découpez les blancs de poulet en 24 cubes. Pelez et râpez le gingembre. Pressez les citrons verts dans un plat creux. Ajoutez l'huile de sésame, le gingembre, du sel et du poivre. Mélangez, puis mettez les cubes de poulet dans le plat. Remuez plusieurs fois dans la marinade. Laissez mariner pendant 1 heure, en mélangeant deux ou trois fois. Égouttez le poulet et piquez 3 cubes par brochette en bois. Faites cuire les brochettes au barbecue pendant environ 3 minutes de chaque côté. Durant la cuisson, arrosez les brochettes de marinade. Servez bien chaud, accompagné d'une salade de pousses d'épinard. Tue, 18 Jun 2013 09:31:07 GMT 416134 La France à vélo : itinéraires touristiques et balades à vélo pour découvrir la France autrement http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132188-la-france-a-velo-itineraires-touristiques-et-balades-a-velo-pour-decouvrir-la-france-autrement.htm#416131 EN BAIE DE SOMME CETTE DESTINATION FIGURE PARMI LES QUARANTE GRANDS SITES DE FRANCE. CE GIGANTESQUE ESTUAIRE COUVRANT SUR LA MANCHE RECÈLE EN EFFET D'EXCEPTIONNELS PAYSAGES PRÉSERVÉS, À DÉCOUVRIR LE TEMPS D'UN WEEK-END, EN DEUX ÉTAPES. UN PÉRIPLE FAMILIAL D'ENVIRON 90 KILOMÈTRES, AVEC UN PROFIL TRÈS MODÉRÉ. DE SAINT-VALERY-SUR-SOMME À CAYEUX-SUR-MER Les vestiges des remparts rappellent l'importance de Saint-Valery-sur-Somme, d'où, en 1066, guillaume et sa flotte partirent à la conquête de l'Angleterre. Démantelé, le château a laissé la place à une gentilhommière. Progressant vers les hauteurs dans les ruelles pavées, on admire les encorbellements et colombages des demeures anciennes. Plusieurs fois détruite, l'abbaye fondée en 622 ne comporte plus qu'un bâtiment conventuel. Le quartier abrite des fermettes typiques noir et blanc en briques et torchis. Veillant sur le cap Hornu, la chapelle des marins, avec ses murs en damier, marie silex et calcaires. Une première piste cyclable vous entraîne jusqu'au phare de la pointe du Hourdel, que jouxte un havre de poche. Avec le vent du large, on y observe fréquemment une abondante colonie de phoques qui se prélassent sur les bancs et vasières. La baie de Somme, qui, jadis, s'étendait du Tréport à Quend, occupe un territoire de 7 200 hectares, avec une ouverture de 5 kilomètres sur une mer qui peut se retirer jusqu'à 14 kilomètres, faisant alors le bonheur des ramasseurs de coques. La route blanche se faufile ensuite à l'abri des dunes, puis en lisière de la forêt de pins de Brighton, pour déboucher dans la station balnéaire de cayeux-sur-mer, lancée en 1870. Elle est desservie par le plus long chemin de planches d'Europe (2 kilomètres), et des dizaines de cabines multicolores dominent de vastes plages de galets. Réputée pour sa dureté et sa pureté, cette roche est exploitée depuis le milieu du XIXe siècle. À l'horizon, en direction du Tréport, se dessinent les falaises de craie d'Ault-Onival. DE CAYEUX-SUR-MER À SAINT-VALERY-SUR-SOMME Attardez-vous un moment au bout de la grève dans les espaces naturels du Hâble-d Ault, une immense lagune riche de deux cent soixante-dix espèces d'oiseaux et de deux cent cinquante sortes de plantes. On serpente ensuite dans les marais aux portes des collines du Vimeu. En passant à proximité des châteaux de Lanchères et de Pende, l'itinéraire débouche sur les pittoresques pièces d'eau de la vallée de l'Amboise. Puis les manoirs de Drancourt et de Neuville. Après avoir franchi le coteau de Rossigny, on retrouve les quais valéricains, où s'alignent les belles propriétés des capitaines et des armateurs du XIXe siècle, là même où s'amorce le canal maritime reliant Abbeville, distante de 14 kilomètres. (...) Tue, 18 Jun 2013 09:27:52 GMT 416131 La France à vélo : itinéraires touristiques et balades à vélo pour découvrir la France autrement http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132188-la-france-a-velo-itineraires-touristiques-et-balades-a-velo-pour-decouvrir-la-france-autrement.htm#415031 Première destination touristique mondiale, la France est un véritable enchantement à découvrir à vélo. Une multitude de petites routes ou d'aménagements cyclables sillonnent des terroirs remarquables. En vingt découvertes, voici une sélection de quelques-unes des plus belles destinations, accessibles à tous. Seul le rythme tranquille de la bicyclette permet une approche discrète de la nature. Il suffit parfois de quelques kilomètres pour traverser une grande variété de paysages. À votre rythme, seul, en famille ou avec des amis, partez à votre tour en roue libre, les sens en éveil. Outre la description touristique des itinéraires, illustrés par de magnifiques photos, cet ouvrage est complété par des cartes, des tableaux kilométriques et des informations pratiques. Le plaisir de la balade à vélo est une autre façon bucolique de visiter la France. Nicolas Moreau-Delacquis Spécialiste du vélo et du tourisme, journaliste et auteur de nombreux livres sur ces sujets. Grand sportif, depuis l'âge de 17 ans, il enchaîne une multitude de défis ou de voyages, comme le Tour de France cyclotouriste, Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris, Paris-Roubaix, les 1 000 km de la Loire, Paris-Le Mont-Saint-Michel, le Tour de Corse, le Tour d'Autriche et une centaine de cyclosportives... en prenant, toujours, le temps d'admirer les contrées traversées. Tue, 18 Jun 2013 09:24:04 GMT 415031 Apéro tapas comme à Barcelone http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132184-apero-tapas-comme-a-barcelone.htm#415027 Barcelone et ses tapas. Attablé ou au comptoir, à toute heure et pour toutes les occasions, il est de coutume à Barcelone de déguster des tapas en buvant un verre. Retrouvez tous types d'amuse-bouche dans cet ouvrage qui vous offrira une balade gourmande à travers les bars à tapas de Barcelone, en passant par le fameux marché de la Boqueria. 40 recettes simples et rapides à réaliser pour apprécier les saveurs de la gastronomie barcelonaise, comme les empanadas, les patatas bravas à la sauce piquante ou encore les pinchos de jambon serrano et coeurs d'artichaut, sans oublier la tortilla aux pommes de terre. Isabelle Dreyfus a débuté sa carrière culinaire en étant cuisinière dans ses propres restaurants à Nice et en Ariège. Arrivée sur Paris en 1986, forte de son expérience dans la restauration, elle se lance dans le stylisme culinaire et dans l'écriture de recettes. Depuis, elle travaille aussi bien pour la presse (Femme Actuelle, Cuisine et Vins de France, Notre Temps, Avantages, Saveurs, Résidence Décoration) que pour de grands industriels de l'alimentaire pour réaliser le packaging de leur produits (Findus, Raynal et Roquelaure, Nestlé, Père Dodu, Fleury Michon, Quick, Macdonald) ou encore de nombreux de nombreux distributeurs tels que Auchan, Casino, Intermarché, Monoprix... Auteur de livres culinaires depuis une douzaine d'année, elle écrit aussi bien pour Larousse, Hachette, First, Flammarion..." Tue, 18 Jun 2013 09:32:41 GMT 415027 Passion Porsche : le secret d'une légende à travers 50 modèles emblématiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132183-passion-porsche-le-secret-d-une-legende-a-travers-50-modeles-emblematiques.htm#415026 Étrange paradoxe de l'histoire : là où la Seconde Guerre mondiale n'a laissé que désolation et champs de ruine vont naître les deux grands mythes de l'automobile du XXe siècle. Enzo Ferrari d'un côté, Ferry Porsche de l'autre, la belle et passionnante histoire est en route. Celle du constructeur allemand débute dans la plus grande discrétion, sur la base de la modeste Coccinelle. Mais, en fins techniciens qu'ils sont, le fondateur de la marque et ses hommes offrent à leur création tous les attributs du plaisir de conduire et de piloter. Une notion que Porsche défendra sans relâche, avec le chef-d'oeuvre que deviendra, année après année, la 911. Son design et ses solutions techniques si particulières donneront à cette championne des coeurs et du chronomètre un charme incomparable que ni la concurrence ni les années n'altéreront, bien au contraire. Guidé par un souci permanent de l'évolution technique, soulignée par un palmarès sportif à l'inventaire impossible, Porsche est aujourd'hui devenu le symbole de l'excellence automobile. Tue, 18 Jun 2013 12:46:06 GMT 415026 The drop http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132178-the-drop.htm#415024 Detective Harry Bosch has to solve two new mysteries : In the first case, traces of blood found on the victim of a brutal murder which took place in 1989 lead to a suspect - the only thing is...he was eight years old at the time ! The second case has to do with a man who has jumped - or was pushed - from a window. Do they have anything in common ? Will Harry Bosch find out what exactly happened in both cases ? Envie de lire en anglais ? Dorénavant, c'est possible grâce à Harrap's. Découvrez un roman policier inédit de Michael Connelly en VO, avec des traductions en marge pour vous aider à bien comprendre le texte. Émotions garanties ! Avec Harrap's, Yes you can ! Né en 1956, Michael Connelly, maître incontesté du polar américain, a reçu les plus hautes distinctions littéraires dont l'Edgar du premier roman policier pour Les Égouts de Los Angeles. Il est notamment l'auteur du Poète et de Créance de sang, porté à l'écran par Clint Eastwood. Ses romans sont disponibles en Points. Tue, 18 Jun 2013 09:40:53 GMT 415024 La famille : ressource ou handicap ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132167-la-famille-ressource-ou-handicap.htm#415018 La famille, pour le meilleur ou pour le pire ? Les liens familiaux seraient nécessaires à la vie subjective et sociale des individus à tous les âges de la vie et particulièrement durant l'enfance. De fait, ils construisent, soutiennent et accompagnent le sujet jusqu'à la fin de sa vie. Or ils peuvent aussi détruire. La clinique des liens familiaux met en évidence quotidiennement les souffrances qu'ils génèrent, transmettent et entretiennent, aux dépends de ceux qui les subissent comme de ceux qui les agissent. Sont-ils trop prégnants qu'ils entravent, empêchent et aliènent. Viennent-ils à disparaître que leur dissolution perd, égare, détruit le sujet. Les auteurs s'interrogent sur les implications sociales, cliniques voire thérapeutiques de cette réflexion fondamentale dans les dispositifs institutionnels d'intervention : comment «traiter» leurs excès - aliénation, violence, traumatisme, etc. lorsque les liens familiaux s'hypertrophient - autant que leur carence - abandon, démission, délitement lorsqu'ils font défaut ? Sans fétichiser leur nécessité ni dénier leur importance, sans promouvoir leur délitement ni déplorer leur désagrégation, comment aider le sujet, de la naissance à la mort, à faire avec ? Daniel Coum, est psychologue clinicien, directeur des services de l'association Parentel et membre associé à l'EA4050 CRPC-CLSC (Composante recherches en psychopathologie clinique - Clinique du lien et créativité subjective, ISHS, université de Brest). Avec la participation de : Bernard Ennuyer, Charles Gardou, Martine Lamour, Gaëlle Légo, Stéphanie Maguet, Marie-Hélène Malandrin, Sophie Marinopoulos, Jean-Philippe Pierron, Jean-Claude Quentel, Danièle Robin, Lise-Marie Schaffhauser. Tue, 18 Jun 2013 09:36:31 GMT 415018 Le berceau vide : deuil périnatal et travail du psychanalyste http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132166-le-berceau-vide-deuil-perinatal-et-travail-du-psychanalyste.htm#415017 Le berceau est le coeur de la périnatalité. Lorsqu'il est vide, c'est une part essentielle de l'existence qui vacille. Cet enfant, mort avant d'être né, qui n'est plus ni dedans ni dehors, quel est-il ? Un bébé, un foetus, un rien ? Et ces pères et mères sans bébé, qui sont-ils maintenant ? Quelle juste place donner à ce bébé dans la famille, sans détrôner les enfants à venir ni faire de l'ombre à ceux déjà là ? Quel rôle joue l'équipe soignante toujours présente dans ces moments-là ? Comment le psychanalyste va-t-il pouvoir accueillir, soutenir ces parents et les aider à explorer les zones archaïques de leur psychisme reconvoquées par cet événement traumatique ? L'auteur témoigne dans cet ouvrage de l'étendue insoupçonnée des ravages provoqués par la mort d'un foetus ou d'un tout jeune bébé. Elle y décrit son travail de psychiatre et d'analyste au sein d'une équipe pluridisciplinaire et, en particulier, ses différentes approches thérapeutiques. Ce livre, fruit d'une longue réflexion sans cesse en éveil, montre que la perte d'un foetus ou d'un bébé n'est pas seulement une fin de vie et, qu'avec l'écoute, la patience et l'humanité du psychanalyste, ce drame peut se transmuer en une nouvelle dynamique. Cela ne peut se faire sans un échange vif et constructif avec les équipes toujours présentes. Autant de valeurs qui échappent peut-être à l'air du temps mais qu'il est urgent de maintenir, voire de retrouver. Marie-José Soubieux est pédopsychiatre et psychanalyste. Elle exerce ses fonctions au Centre de guidance infantile de l'Institut de puériculture de Paris, Centre hospitalier Saint-Anne, créé par le Pr Michel Soulé. Elle a longuement travaillé au Centre de diagnostic prénatal et de médecine foetale créé par le Dr Fernand Daffos et poursuit actuellement son activité en lien avec la Maternité Necker-enfants malades dirigée par le Pr Yves Ville. Elle participe à l'enseignement de nombreux diplômes universitaires de psychopathologie de la périnatalité et organise des formations sur le deuil périnatal dans les maternités et les réseaux de soins. Elle coanime chaque semaine un groupe de mères endeuillées d'un foetus ou d'un très jeune bébé. Elle est également psychanalyste d'adultes. Tue, 18 Jun 2013 11:26:30 GMT 415017 La gouvernance des associations : économie, sociologie, gestion http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132165-la-gouvernance-des-associations-economie-sociologie-gestion.htm#415016 Parce que leurs rôles économiques s'affirment et que leurs missions touchent à l'intérêt général, les associations sont confrontées à une nécessité de contrôle et de transparence. La résistance qu'elles développeraient face à toute exigence de gestion a été maintes fois évoquée, mais elle cède progressivement la place à une véritable fascination de nombre de ses dirigeants pour le management. A l'écart de ces réactions extrêmes, il existe pourtant une demande de méthodes qui seraient respectueuses des spécificités associatives. Pour y répondre, l'ouvrage propose une analyse élaborée à travers un dialogue réunissant sociologues, économistes et gestionnaires. Les études de cas réalisées dans le cadre de cette démarche interdisciplinaire mettent en évidence une surprenante diversité des pratiques de gestion et de leurs effets. Elles ouvrent ainsi un espace de réflexion et d'action sur la gouvernance associative. «Les associations, qui avaient rêvé de bénévolat, de gratuité, de générosité et de travail en commun harmonieux, vivent parfois des enjeux de pouvoir, des conflits violents, des identités non reconnues, un sentiment de perte de projet et donc de sens. D'où l'intérêt de cet ouvrage.» Lien social Christian Hoarau est professeur du CNAM, titulaire de la Chaire de comptabilité financière et audit. Jean-Louis Laville est professeur du CNAM, titulaire de la Chaire relations de service. Tue, 18 Jun 2013 11:47:27 GMT 415016 Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, n° 60. Le thérapeute confronté à de nouvelles structures familiales http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132164-revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-n-60-le-therapeute-confronte-a-de-nouvelles-structures-familiales.htm#415015 L'évolution structurelle de la famille est surdéterminée par une pluralité de facteurs, qu'elle soit recomposée, monoparentale, de cultures différentes, de religions différentes, interculturelle, homosexuelle, recourant à la procréation médicalement assistée, confrontée à un habitat fragmenté dans la cité, à des difficultés financières, de travail, à la précarité, à l'exil, à la migration, ou encore à l'existence de «familles d'accueil», de différents modes de placement, etc; Ces nouvelles structures familiales interrogent non seulement la pluralité de nos pratiques cliniques en rapport au lien mais aussi toutes nos interventions dans les institutions du champ médico-psycho-social qui fonctionnent souvent sur des représentations mentales datant d'une autre époque. Ont participé à ce numéro : Ophélia AVRON - Marthe BARRACO DE PINTO - Pierre BENGHOZI - Jean-Louis BERATTO - Sylvie BOURDET-LOUBERE - Alain DUBOIS - Clio DUPOUY - Alberto EIGUER - Jacqueline FALGUIERE - Georges GAILLARD - Christine GODET - Fabrice GUYOD - Rosa JAITIN - Mireille JARRY - Martine LAMOUR - Jean-Pierre LEHMANN - Jean Georges LEMAIRE - Anne-Valérie MAZOYER - Aglaia MITSOPOULOU - Marie-Thérèse NEUILLY - Marie REVEILLAUD - Philippe ROBERT - Jean-Jacques ROSSELLO - Jean-Claude ROUCHY - Christian SIGOILLOT - Barbara SMANIOTTO - Claudine VACHERET - Tue, 18 Jun 2013 12:27:11 GMT 415015 Spirale, n° 65. Les petits maux de bébé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132163-spirale-n-65-les-petits-maux-de-bebe.htm#415014 Dans le dico des petits maux de bébé, il y a érythème fessier, jaunisse, rot, coliques, régurgitations, otite, bronchiolite, muguet, angoisses, cris, pleurs, colères, eczéma, anorexie, dents, cauchemars... Dans le quotidien de bébé, il y plein de problèmes de santé, des petits, des bizarres, des inquiétants, des riens du tout, des trop souvent, des avec lesquels on n'en a jamais fini, des récurrents, des singuliers. Dans l'ordinaire des jours des parents, devant leur bébé plaintif, pleurant, geignant, criant, braillant, il y a des tas de questions, de l'inquiétude, de l'angoisse, de la panique parfois, de l'incompréhension, de la sollicitude, de la bienveillance, de la colère, des appels à l'aide, des consultations, des pédiatres, des services d'urgence, des hôpitaux, des psychologues, des bilans, des grands-mères et leurs remèdes savants, des médicaments, des opérations. Dans ce numéro de Spirale, il y a en répertoire, à la Prévert ou à la Pérec, tout ce que vous auriez aimé savoir sur les petits maux de bébé, les réponses adaptées et celles qui le sont moins, beaucoup moins, les explications et les conseils de tous ceux qui prennent soin de ces petits problèmes qui s'oublient vite ou font parfois le lit de gros soucis. Avec les contributions de : Patrick Ben Soussan, Gaspard Bizeau, Nathalie Boige, Thomas Cascales, Gérard Cheron, Hélène De Leersnyder, Jean-Pierre Descourt, Olivier Fresco, Laeticia Guillot, France Gacoin, Annie-Claude Hébert, Xavier Hernandorena, Jacky Israël, Max Kohn, Manuel Maidenberg, Sylvain Missonnier, Jean-Pierre Olives, Marcel Sanguet. Tue, 18 Jun 2013 10:23:47 GMT 415014 Les Cahiers dynamiques, n° 55. La famille et les réseaux de sociabilité des jeunes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132162-les-cahiers-dynamiques-n-55-la-famille-et-les-reseaux-de-sociabilite-des-jeunes.htm#415013 Depuis l'adoption de l'ordonnance de 1958 sur la protection judiciaire de l'enfance en danger qui demandait d'apporter «aide et conseil» aux familles, l'intervention des travailleurs sociaux auprès des familles a-t-elle évolué ? Quelles sont les pratiques des professionnels de la PJJ dans cette relation ? La famille est-elle le seul lieu de socialisation des adolescents ? Les réseaux de sociabilité ne doivent-ils pas être pris en compte dans l'action éducative ? Ce numéro des cahiers dynamique fait le point des connaissances à ce sujet et pose la question de la place de l'intervention éducative dans cet espace. Ont participé à ce numéro : Fabrice AUDEBRAND - Marie BARBE - Marianne BILLE - Joëlle BORDET - Marie BROUTIN - Delphine BRUGGEMAN - Perrine CHEVAL - Isabelle COMA - Celine DI PIRO - Martin GOYETTE - Bernard GUZNICZAK - Sophie JEHEL - Christophe PASSARD - Thierry ROYER - Serge TISSERON - Dominique YOUF - Tue, 18 Jun 2013 11:12:18 GMT 415013 Zoanthropes. Volume 1, La métamorphose http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132155-zoanthropes-volume-1-la-metamorphose.htm#415009 Shina Sirkis vit dans un monde futuriste où les Zoanthropes, créatures hybrides mi-hommes mi-bêtes, sont traqués par les humains. Le jour de son entrée à l'université, elle est angoissée... Son amie vient de se transformer et a été abattue par son père, un intervenator. Elle sait que si le test de dépistage obligatoire s'avère positif, il n'hésitera pas à tuer sa propre fille... Une aventure haletante avec une tension dramatique permanente, où une série de rebondissements mêle complots, trahisons et organisations secrètes. Autant d'obstacles que devra affronter Shina qui, très vite, se révélera... Unique. Tue, 18 Jun 2013 13:00:42 GMT 415009 Draculivre. Le buveur d'encre qui écrivait des mots d'amour http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132140-draculivre-le-buveur-d-encre-qui-ecrivait-des-mots-d-amour.htm#415000 Le buveur d'encre qui écrivait des mots d'amour Draculivre, le buveur d'encre, est amoureux... et malheureux ! Trop timide, il n'arrive pas à avouer ses sentiments à l'élue de son coeur. Comment Carmilla et Odilon peuvent-ils l'aider à déclarer sa flamme ? Où trouver l'inspiration ? Dans les livres, peut-être ? Carmilla et Odilon vont réinventer la scène du balcon en s'inspirant de Roméo et Juliette, puis écrire un slam d'amour en forçant leur oncle à se montrer à sa dulcinée ! L'AUTEUR : Eric Sanvoisin est bibliothécaire-adjoint à St-Brieuc. Dans la collection Premiers Romans des éditions Nathan, il est également l'auteur de la série Fériel. L'ILLUSTRATEUR : Olivier Latyk a fait les Arts Appliqués à Paris et les Arts Décoratifs de Strasbourg. Il travaille pour l'édition jeunesse et la presse. Tue, 18 Jun 2013 12:19:53 GMT 415000 Le club des poneys. Volume 8, Des obstacles pour Nuage http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132131-le-club-des-poneys-volume-8-des-obstacles-pour-nuage.htm#414998 Bambou Mâle Race : Appaloosa Robe : tachetée Qualité : très bon sauteur Signe particulier : cette graine de champion, qui fait rêver tous les jeunes cavaliers, est le nouveau poney de Nathan, le copain de Léa. Des obstacles pour Nuage Léa va participer au premier concours de sa vie de cavalière. Elle montera Princesse et sautera en licol ! Mais celui qui a vraiment une chance de gagner, c'est Nathan ! Il va sauter avec Nuage, un magnifique Appaloosa que tout le monde lui envie. Les répétitions sont cependant troublées par Arthur, un nouveau au club, très sûr de lui, pas toujours sympathique... et parfois brutal avec les poneys ! LES AUTEURS : Sylvie Baussier a écrit de nombreux livres documentaires pour la jeunesse, notamment chez Nathan dans la collection Kididoc (Kididoc des Pourquoi ?, Kididoc des Comment ?...), ainsi que des romans jeunesse. Olivier Rabouan est spécialiste de l'équitation naturelle. Il dirige le club hippique de la forêt de Moulière depuis plus de vingt ans. Tue, 18 Jun 2013 11:58:15 GMT 414998 Le club des poneys. Volume 7, Premier rôle pour Bambou http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132130-le-club-des-poneys-volume-7-premier-role-pour-bambou.htm#414997 Bambou Mâle Robe : caramel, reflets dorés Crinière : foncée Qualités : patient et doux Signe particulier : alors que Léa et ses amis préparent la fête du poney-club, il va montrer des talents insoupçonnés... C'est bientôt la fête du club. Léa et ses amis préparent un spectacle autour des Mille et Une Nuits. Chacun a un rôle à tenir... Et ce sera Bambou, le roi des poneys : il sera la monture de Shéhérazade, présente tout au long du spectacle. Mais Clémence, la camarade de classe de Léa, n'est pas d'accord pour prêter son poney préféré ! LES AUTEURS : Sylvie Baussier a écrit de nombreux livres documentaires pour la jeunesse, notamment chez Nathan dans la collection Kididoc (Kididoc des Pourquoi ?, Kididoc des Comment ?...), ainsi que des romans jeunesse. Olivier Rabouan est spécialiste de l'équitation naturelle. Il dirige le club hippique de la forêt de Moulière depuis plus de vingt ans. Tue, 18 Jun 2013 11:56:19 GMT 414997 Au hasard la chance http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130398-au-hasard-la-chance.htm#416125 "Déesse dans la chambre à coucher, paria partout ailleurs." Telle était Ti-Lou, la grande, l'incomparable Ti-Lou, "la célèbre louve d'Ottawa", la plus accueillante et la plus chère des guidounes du début du XXe siècle. "Guidoune" ? Prostituée en québécois. Ti-Lou était une guidoune de luxe qui ne recevait que dans sa suite à l'hôtel du Château-Laurier. Notables de la ville et notables de passage, ministres de la Justice et ministres du Culte, époux volages et maris au-dessus de tout soupçon, combien d'hommes ont-ils honoré Ti-Lou de leurs visites sonnantes et trébuchantes ?... Le roman de Michel Tremblay Au hasard la chance, commence alors que Ti-Lou vient d'atteindre la cinquantaine. Elle sait bien que, même si elle porte encore beau, son corps n'est plus ce qu'il était. Elle n'en peut plus de ruser au lit pour masquer du temps les premiers outrages. Elle a fait fortune. Pourquoi continuer de jouer à la guidoune avec classe et autorité alors que, à quelques exceptions, tous les hommes sont égoïstes, lâches et cyniques ?... Au hasard la chance est un roman truculent, ébouriffant, drôle. Si Ti-Lou séduit autant par sa liberté de moeurs et de ton, c'est parce que Michel Tremblay (Les Belles-Soeurs, Chroniques du Plateau Mont-Royal, La Nuit des princes charmants, etc.) lui prête son intarissable verve. En français traditionnel, ses dialogues seraient déjà très savoureux. Mais, dans la parlure québécoise, ils deviennent irrésistibles. "Tout ce qu'y veut, c'est que j'y dise qu'y est ben pourvu alors qu'y l'est pas et qu'y fait l'amour comme un dieu alors qu'y est plus malhabile qu'un puceau qui a jamais vu une femme tout nue." Et puis ces mots et expressions du français de là-bas dont on saisit le sens dans le contexte : jaser, grimper dans le visage, niaiseux, débarbouillette, magasiner, bebelle, slaquer, conduire à la noirceur, etc. Ti-Lou, Petit-Loup pour les Français, restera de sulfureuse, pittoresque et très sympathique mémoire. Mon, 17 Jun 2013 19:09:27 GMT 416125 Nina http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130750-nina.htm#416122 Mêler deux plumes dans le même encrier, ça n'est pas si courant. Un peu de rose, un brin de bleu. Une touche féminine, une patte masculine, et l'écriture s'en ressent joyeusement. Comme une boule à facettes qui présenterait tantôt le talent de l'un, tantôt celui de l'autre. Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio viennent de mettre au monde «Nina»... Greggio est italienne, elle écrit en français. On peut tenter de deviner l'inspiration de l'une, le souffle de l'autre. Mais pour quoi faire, après tout ? L'union est idéale. Les mots filent le parfait amour comme les personnages de ce roman l'ont rêvé. Pas un amour ordinaire, mais celui d'une vie... Même si on peut imaginer qu'un roman signé de ce duo terminera de façon heureuse, l'histoire n'en prend pas le chemin. Pourtant, «Nina» s'apparente à un roman léger, parfois même à une comédie sur laquelle soufflerait un vent frais venu d'Italie. Mon, 17 Jun 2013 18:45:28 GMT 416122 Fantôme http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130253-fantome.htm#416121 Plus teigneux que Clint Eastwood dans l'inspecteur Harry, plus cabossé que le Harry Bosch de Connelly, Harry Hole, le héros du Norvégien Jo Nesbo, boit le calice jusqu'à la lie dans l'impeccable et implacable «Fantôme»... Corruption, violence, drogue, son cocktail addictif est vraiment mortel. Mais au-delà de son univers qui arriverait même faire déprimer le sémillant Dantec, l'auteur norvégien jongle avec les points de vue pour mieux nous faire flipper. Mon, 17 Jun 2013 18:42:39 GMT 416121 Piaf-Trenet, le dîner extraordinaire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131098-piaf-trenet-le-diner-extraordinaire.htm#416113 1) Qui êtes-vous ? ! Je suis journaliste, écrivain et historien de la chanson française. Je connais parfaitement Charles Trenet dont je suis le biographe officiel. Je connais Piaf pour avoir écrit et interprété sur elle, un spectacle Piaf, une vie en rose et noir qui dure depuis neuf ans. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Une rencontre entre deux légendes de la chanson française basée sur des anecdotes authentiques et construite à partir de souvenirs de dîners que j'ai vécus ou que Charles Trenet m'a rapportés. En me confiant : je n'ai jamais autant ri qu'avec Édith. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Quand on a rêvé sa vie, il faut vivre son rêve. La vie est un rêve traversée par un cauchemar. On le digère, et le rêve reprend. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Une partition sur l'amour de la vie, la vraie. Un subtil mélange entre Y'a d'la joie ! et La vie en rose 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? La philosophie du bonheur de ces deux géants, mais aussi la découverte, ou la redécouverte, travers les anecdotes qui maillent ce livre, de personnalités marquantes du XXème siècle. Mon, 17 Jun 2013 15:18:30 GMT 416113 La grande ardoise : 80 assiettes complètes de saison http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132186-la-grande-ardoise-80-assiettes-completes-de-saison.htm#416110 AUTOUR DU CÉLERI CÉLERI EN BRANCHES ET CÉLERI-RAVE : CES DEUX LÉGUMES SONT SOUVENT CANTONNES AUX MÊMES EMPLOIS, MAIS LEUR SAVEUR BIEN AFFIRMÉE ET LEUR FACILITE D'EMPLOI PERMETTENT DE NOMBREUSES VARIATIONS. LE CÉLERI EST UN LÉGUME D'HIVER QUI SE MARIE AUSSI BIEN AVEC LA VOLAILLE QUE LES CRUSTACÉS. L'ASSAISONNEMENT DOIT TOUJOURS ÊTRE ASSEZ RELEVÉ. CHAQUE ARDOISE RÉUNIT UNE POÊLÉE DE POULET AU CÉLERI ET A LA CAROTTE, UNE PETITE SALADE TIÈDE DE CREVETTES AU CÉLERI ET UNE VERRINE AU CÉLERI, AU FROMAGE ET AUX NOIX POUR 6 PERSONNES PRÉPARATION : 25 MINUTES CUISSON : 10 MINUTES INGRÉDIENTS : 24 QUEUES DE CREVETTES ROSES DÉCORTIQUÉES HUILE D'OLIVE LE JUS DE 1 COTON 6 BRANCHES DE CÉLERI 1 BOULE DE CÉLERI-RAVE 2 CAROTTES 6 FINES ESCALOPES DE POULET VINAIGRE DE VIN BLANC 100 G DE JEUNES POUSSES D'ÉPINARD SEL ET POIVRE POUR LES VERRINES : 6 FINES BRANCHES DE CÉLERI 300 G DE CÉLERI-RAVE LE JUS DE 1 CITRON 3 C. A S. DE CRÈME FLEURETTE 150 G DE CANTAL DEMI-DOUX 200 G DE BLEU D'AUVERGNE 200 G DE CERNEAUX DE NOIX 100 G DE NOIX DE CAJOU 6 RONDELLES DE PAIN DE SEIGLE UN PEU RASSIS 1. Commencez par les verrines : effilez et hachez grossièrement les branches de céleri avec leurs feuilles ; pelez et râpez le céleri-rave, arrosez-le de jus de citron et de crème Écroûtez le cantal et coupez-le en petits dés ; écroûtez et émiettez le bleu. Laissez les cerneaux de noix entiers et concassez les noix de cajou 2. Émiettez le pain de seigle Répartissez le céleri en branches dans six verrines, ajoutez le bleu d'Auvergne et les noix de cajou Répartissez dessus le céleri-rave assaisonné, puis le pain de seigle, ajoutez enfin les dés de cantal et terminez par les cerneaux de noix Réservez au frais (mais sortez les verrines 15 mm avant de dresser les ardoises) 3. Mélangez les queues de crevettes avec 3 c à s d'huile d'olive J et le jus de citron, salez et poivrez. Émincez finement les branches de céleri et faites-les revenir dans un wok en remuant pendant 5 min. Ajoutez les crevettes avec leur marinade et faites revenir pendant encore 5 min sur feu vif Laissez tiédir dans le wok 4. Pendant ce temps, pelez le céleri-rave et taillez-le en petits dés Faites de même avec les carottes. Taillez les escalopes en fines aiguillettes. Faites revenir les légumes dans une sauteuse avec un peu d'huile et saisissez les aiguillettes de poulet salées et poivrées dans une poêle Déglacez avec un peu de vinaigre 5. Répartissez les-pousses d'épinard sur six ardoises. Déposez, d'un côté, les aiguillettes de poulet avec leur garniture de légumes bien chaude et, de l'autre, la salade tiède de crevettes au céleri. Ajoutez une verrine dans le haut de l'ardoise et servez avec du pain de seigle ou de campagne et du jus de tomate assaisonné avec du sel au céleri. Mon, 17 Jun 2013 15:07:43 GMT 416110 Trash cancan : la véritable histoire des rois et des reines de France http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132173-trash-cancan-la-veritable-histoire-des-rois-et-des-reines-de-france.htm#416101 Clovis Vie : 465-511 / Règne : 481-511 Fils de Childéric 1er et de Basine de Thuringe, Clovis est un chef franc-salien (l'ancienne Belgique, voir carte page 10) qui ne néglige aucun moyen, ni aucune hache, pour devenir le chef des chefs... Les portraits de l'époque étant peu fidèles, il est difficile de vous décrire Clovis. Nous pouvons néanmoins vous garantir qu'il avait les cheveux longs et clairs. Les Francs étaient persuadés que leurs rois étaient connectés à leurs dieux païens par leurs longues et belles chevelures. Atouts capillaires que seuls possédaient les héritiers des dieux et qui leur garantissaient une force magique appelée «mund». Donc, quand un héritier franc était jugé trop encombrant, un simple coup de tondeuse suffisait pour lui ôter toute prétention ! À la mort de son père, en 481, Clovis prend la succession avec une seule idée en tête : accroître l'étendue du territoire dont il vient d'hériter. Assoiffé de conquêtes, chef guerrier incontesté, il arrive petit à petit, grâce à une succession d'assassinats, d'alliances et de victoires militaires, à écraser ses rivaux. Ses mariages, grâce auxquels il signe des pactes de non-agression, lui servent aussi à asseoir sa position : avant 486, il se marie avec une princesse rhénane dont il a un fils, Thierry. Puis, en 492 ou 493, il épouse Clotilde, descendante chrétienne des rois burgondes, avec laquelle il a cinq enfants. Devenu maître d'un immense royaume, Clovis décide vers 507 de faire de Paris sa résidence principale. Ce choix est stratégique : sa situation, au centre de ses nouvelles terres, lui permet de mieux gérer ses affaires. C'est à cette époque qu'il fait rédiger le code civil du peuple franc-salien, la loi salique, jusqu'alors uniquement transmise à l'oral. L'histoire le considère comme le premier roi du territoire qui deviendra la France, et comme le fondateur de la première dynastie de rois chrétiens. Clovis s'éteint le 27 novembre 511 à 45 ans, après avoir conquis une grande partie de l'Europe occidentale. A sa mort, son territoire s'étend des Pyrénées au sud jusqu'au-delà du Rhin à l'est. Mon, 17 Jun 2013 14:49:27 GMT 416101 La grammaire anglaise au collège : avec exercices et corrigés http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132158-la-grammaire-anglaise-au-college-avec-exercices-et-corriges.htm#416098 1 Les auxiliaires to be et to have au présent 1. To be (être) Forme affirmative I am in the garden You are in the garden He is in the garden We are in the garden You are in the garden They are in the garden Forme interrogative Am I in the garden ? Are you in the garden ? Is he in the garden ? Are we in the garden ? Are you in the garden ? Are they in the garden ? Forme négative I am not in the garden You are not in the garden He is not in the garden We are not in the garden You are in the garden You are not in the garden They are not in the garden (...) Mon, 17 Jun 2013 14:46:20 GMT 416098 La grammaire anglaise au collège : avec exercices et corrigés http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132158-la-grammaire-anglaise-au-college-avec-exercices-et-corriges.htm#416097 Cette grammaire s'adresse aux élèves des collèges, de la 5e à la 3e ; elle doit être considérée autant comme un livre d'exercices que comme un ouvrage de référence. Cet ouvrage répond aux besoins de nombreux élèves invités par leurs professeurs à «réviser les bases». Il se limite donc à l'essentiel, en suivant une progression assez lente pour ne pas mettre en difficulté les élèves qui ont le plus besoin d'être aidés. Ceux qui auront bien assimilé les 72 leçons pourront entreprendre des études au lycée dans de bonnes conditions. Cet ouvrage peut être utilisé en classe avec le professeur : les exercices, dont le corrigé est donné, font partie de la leçon à apprendre, et ils peuvent être refaits, avec ou sans le livre, sous forme d'interrogations orales ou écrites. Mais ce livre peut servir également en dehors de la classe, sous la direction des parents, lorsque l'élève a besoin de revoir de près des notions mal assimilées. Le «Test de récapitulation» est destiné à permettre de faire le point des connaissances acquises. Un alphabet phonétique (voyelles et consonnes) se trouve en fin d'ouvrage. Mon, 17 Jun 2013 14:42:14 GMT 416097 Sorcière blanche et pirate rouge http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132156-sorciere-blanche-et-pirate-rouge.htm#416090 Je m'appelle Agathe Françoise Clémence de Préault-Aubeterre et j'aurais dû naître dans un château comme la plupart des enfants issus de la noblesse. Ce ne fut pas le cas. Je vis le jour le 23 janvier 1664 dans la prison de Rennes, ce qui, reconnaissons-le, n'est pas un bon début dans la vie. Mon père, Pierre de Préault-Aubeterre, baron de Châtelaillon, avait été enfermé dans cette geôle deux ans plus tôt. Longtemps, j'ignorai le motif de cette mise aux arrêts. Ma mère répondait confusément à mes questions et je sentais bien qu'il y avait là un mystère qu'il me valait mieux ignorer. Je crus qu'il s'agissait de dettes de jeu. Je compris plus tard que c'était beaucoup plus grave. Mon père avait pourtant tous les atouts en main pour mener une vie confortable et sans histoire. Il avait belle allure, jouait du luth, de la viole et composait des vers. Ma mère, Marie de Clisson, succomba aux charmes du jeune homme et ils se marièrent sans attendre. Ce n'était donc pas, comme à l'habitude, une union arrangée par les familles. C'était un mariage d'amour. Ma mère me raconta beaucoup plus tard qu'elle s'était fâchée avec ses parents pour avoir refusé d'épouser un vieux marquis boiteux, et que mon père l'avait littéralement enlevée pour en faire sa femme. Longtemps, cette aventure amoureuse avait alimenté les conversations de la cour dans les salons et les jardins de Saint-Germain-en-Laye. Ma mère avait été demoiselle d'honneur de la reine Marie-Thérèse, l'épouse de Louis XIV, où sa beauté et sa grâce n'étaient pas passées inaperçues. Le bonheur du jeune couple fut de courte durée, le temps pour Marie d'accoucher d'un garçon, et son époux se retrouva emprisonné à Rennes. Ma mère refusa d'être séparée de l'homme qu'elle aimait et prit pension chez l'un des gardiens. Cette pratique était tolérée pourvu que l'on en payât le prix, ce que ma mère parvint à faire avec le revenu des terres familiales. J'arrivai au monde trois ans après Josselin. On me baptisa dès le lendemain. Mon parrain, un lointain cousin de mon père, et ma marraine Françoise de Talhouet-Séverac, demi-soeur de ma mère, avaient accepté de me porter sur les fonts baptismaux par charité. Fréquenter mon père était déshonorant. Avant son emprisonnement, Françoise enviait Marie d'avoir épousé un aussi jeune et joli garçon alors qu'elle devait se contenter d'un époux de cinquante ans. À présent, elle la plaignait. - Ma pauvre amie, une prison n'est pas un lieu propice pour la bonne éducation des enfants ! - J'espère en la clémence du roi. - Après ce que votre époux a commis ! Vous rêvez, ma chère ! - Il se laisse entraîner, mais il n'est pas méchant et... - Balivernes ! coupa sa demi-soeur, il ne changera jamais ! Et quel malheur pour vos enfants ! Ils seraient si bien à la campagne ! - Envisageriez-vous de... de me les enlever ? s'était exclamée Marie. Mon, 17 Jun 2013 14:35:27 GMT 416090 Sorcière blanche et pirate rouge http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132156-sorciere-blanche-et-pirate-rouge.htm#416089 De la Bretagne aux Caraïbes, les destins croisés d'une soeur et d'un frère épris de liberté. Sorcière blanche Née noble mais pauvre dans une prison à Rennes en 1664, Agathe de Préault-Aubeterre est initiée aux secrets de la nature et développe des dons étranges. Grâce à eux, sera-t-elle la maîtresse de son destin ? Pirate rouge Frère d'Agathe, Josselin rêve de fortune et de liberté. Il prend la tête d'une bande de forbans et écume les côtes des Caraïbes. Mais n'est-il pas dangereux de braver les océans et la loi ? Née noble et pauvre en 1664 dans une prison rennaise, Agathe de Préault-Aubeterre grandit en Bretagne. Initiée aux secrets des plantes par la vieille Céleste, elle développe des dons étranges avant d'embarquer avec sa famille pour les Caraïbes, où elle épouse la cause des esclaves et poursuit sa quête de vérité... Frère d'Agathe, Josselin rêve, lui, de fortune et de piraterie aux Caraïbes. Il prend la tête d'une bande de forbans où se cache une fille déguisée en garçon, Lalie. De pillages en abordages, Josselin le Pirate rouge amasse des trésors et découvre l'amour. Une grande fresque romanesque écrite par Anne-Marie Desplat-Duc, auteur reconnue pour son expertise en matière de romans historiques. À travers ses deux héros, une soeur et un frère rebelles, modernes et généreux, qui renoncent aux conventions de leur époque par amour ou par goût de la liberté, elle brosse le portrait d'une famille originale du XVIIe siècle. Mon, 17 Jun 2013 14:35:27 GMT 416089 Parmi les sphères http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132204-parmi-les-spheres.htm#416073 La forme Ce qui naît de la vie, c'est la mort ; mais le principe de la vie est éternel. La masse est la substance de la forme, mais ce par quoi la forme apparaît comme forme n'a jamais d'existence perceptible. La forme est ce quelque chose qui a nécessairement une fin ; (...) Ce qui a vie retourne à la non-vie ; ce qui a forme retourne à l'état sans-forme. In Le vrai classique du vide parfait de Lie Tseu, id. 1 On ne sait quoi d'onduleux dans les plantes, des clartés douces, des brins d'herbe variés, dictant l'ordre d'être indistinct et invisible. Racines, soyez entêtées, pénétrez au fond des glaises, des cailloux secs, elles savent pourrir mieux que nous, puisant plus profond car plus bas se trouve encore de l'eau. Puissamment l'on entend que l'espérance est prodigue. L'époque dit : vivez de vos loisirs, de vos familles, de vos fortunes : moins de dégâts, plus de bonheur. Quelle odeur âcre.../ Mon, 17 Jun 2013 14:17:06 GMT 416073 Parmi les sphères http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132204-parmi-les-spheres.htm#416072 Belge d'origine franco-suédoise, Piet Lincken est écrivain, musicien compositeur et plasticien. Son oeuvre tente de dégager, parmi toutes les sphères du monde et de l'Homme, mêmes les plus terribles, une liberté faite de contemplation et de douceur, entre autres par l'usage du rite et de l'imaginaire. «Dans mon écriture, j'essaie de réconcilier tant que faire se peut la nature et le corps, ou plutôt de ne plus faire de distinguo entre ces deux entités, qui n'en font qu'une. C'est pourquoi je mélange radicalement les animaux, la flore, les roches, l'eau, à l'expression du Je, en y réinvestissant les risques inhérents à cette condition. (...) Mais pour réussir cela je me heurte à une difficulté de premier plan : le langage» (Piet Lincken, in : Transversale Scandinave, collectif qu'il a dirigé, Ed. Passage d'encres, 2011). Nourri de spiritualités, Parmi les sphères est un livre où la fugacité des impressions questionne, entre «la forme et le vide», jusqu'au rôle de l'écriture : Sors ! Sors de toi-même ! La vase, le nuage, le nid, le soleil, la foule même : rien n'arrête la soif d'être, au grondement de la rivière répondent la rocaille, le silence, la bête écorchée : sors ! Mon, 17 Jun 2013 14:15:11 GMT 416072 Croire ou ne pas croire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132181-croire-ou-ne-pas-croire.htm#416059 MONIQUE COTTRET Université Paris Ouest Nanterre La Défense CHISCO (Centre d'Histoire sociale et culturelle de l'Occident) Croire ou ne pas croire... Le verbe croire renvoie à des réalités diverses et contradictoires. Croire c'est à la fois être certain, tenir pour vrai, adhérer avec conviction, mais c'est aussi penser, admettre comme probable, envisager comme possible, et donc ouvrir la voie au doute, à l'opinion et au débat. Le verbe croire recèle de multiples usages. Songeons que l'on croit en Dieu alors que l'on croit au diable; on croit à ou on croit que... Depuis Voltaire on oppose volontiers croyance et raison, raison et superstition, tolérance et fanatisme, mais n'en déplaise au pape des Lumières, les choses sont devenues un peu plus compliquées. Anthropologues et théologiens se sont ingénié à faire éclater les frontières de la croyance. En 2009, le théologien Raphaël Picon met Dieu en procès et en 2012 un pasteur hollandais publie avec succès un curieux manifeste Croire en un Dieu qui n'existe pas. Mais les intellectuels ne sont plus les seuls à jouer dans les marges, le bricolage permanent qui semble la marque de l'occident atteint l'ensemble de la société : selon une enquête de 2007 seuls 52 % des catholiques déclarés penseraient que Dieu existe ; la foi du charbonnier aurait-elle disparu avec les ci-devant charbonniers ? L'article «foi» du Dictionnaire philosophique avait pourtant bien délimité les domaines : «Qu'est-ce que la foi ? Est-ce de croire ce qui paraît évident ? Non ; il m'est évident qu'il y a un Être nécessaire, éternel, suprême, intelligent. Ce n'est pas là de la foi, c'est la raison. Je n'ai aucun mérite à penser que cet Être éternel, infini, qui est la vertu, la bonté même, veut que je sois bon et vertueux. La foi consiste à croire non ce qui semble vrai, mais ce qui semble faux à notre entendement». Un autre article, à la suite de celui-ci, «par un descendant de Rabelais» relate un dialogue imaginaire entre le pape Alexandre VI et Pic de la Mirandole ; le pape s'adresse à Pic : «"- Dites-moi quel mérite on peut avoir à dire à Dieu qu'on est persuadé de choses dont en effet on ne peut être persuadé ? Quel plaisir cela peut-il faire à Dieu ? Entre nous, dire qu'on croit ce qu'il est impossible de croire, c'est mentir". Pic de La Mirandole fit un grand signe de croix. " - Eh Dieu paternel, s'écria-t-il, que Votre Sainteté me pardonne, vous n'êtes pas chrétien. - Non, sur ma foi, dit le pape. - Je m'en doutais" dit Pic de la Mirandole». Qu'est-ce donc que croire ? Historiens et sociologues préfèrent contourner le problème en décrivant les systèmes de croyances et en mesurant le degré d'adhésion des fidèles par des gestes, des pratiques, des actes. On peut en effet supposer que pratiquer comme tel ou tel, c'est bien croire aux dogmes professés par le groupe en question. Croire revient alors à dire, faire et appartenir ; mais dans les sociétés d'Ancien Régime où l'appartenance est obligatoire de tels marqueurs de la croyance peuvent se révéler incertains. Quel crédit accorder aux communions de Voltaire ? On sait qu'en 1761 il communie relativement discrètement ; il récidive en 1768 avec ostentation. L'année suivante l'évêque d'Annecy Mgr Biord exige une rétractation en bonne et due forme pour lui accorder les sacrements. Voltaire utilise alors le contexte de la querelle des refus de sacrements. En 1749 l'archevêque de Paris, Mgr de Beaumont, désireux de vaincre définitivement l'opposition janséniste, avait décidé d'imposer aux mourants la signature d'un billet de confession garantissant leur soumission à la bulle Unigenitus. L'absence de ce document entraînait le refus des sacrements, et pour les agonisants la perspective de ne pas reposer en terre consacrée. L'opinion est scandalisée par l'intrusion du débat théologique au seuil de la mort. Le parlement dénonce l'archevêque et ordonne aux ecclésiastiques d'administrer les sacrements aux fidèles qui en adressent la demande. Les magistrats considèrent la religion comme une fonction sociale. Le 31 mars 1769 à une heure du matin. Voltaire entre en agonie. Un huissier est dépêché à son curé : s'il ne vient pas administrer son seigneur, il sera poursuivi devant le parlement : «Le curé prend peur; il accourt au château, confesse le faux agonisant et, devant notaire, lui administre le Saint-Sacrement». Le test de la pratique montre ses limites. Mon, 17 Jun 2013 13:55:33 GMT 416059 Croire ou ne pas croire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132181-croire-ou-ne-pas-croire.htm#416058 Le verbe croire renvoie à des réalités diverses et contradictoires. Croire c'est à la fois être certain, tenir pour vrai, adhérer avec conviction, mais c'est aussi, penser, admettre comme probable, envisager comme possible, et donc ouvrir la voie au doute, à l'opinion, au débat. Le verbe croire possède de multiples usages. Songeons que l'on croit en Dieu alors que l'on croit au diable. On croit à, on croit en, on croit que... Les historiens mobilisés dans cet ouvrage s'interrogent sur ces modalités complexes de la croyance dans tous les domaines du champ social. Privilégier les temps de ruptures, de déconstruction des croyances, les seuils épistémologiques fut le fil conducteur de cette recherche entre «croire» et «ne pas croire». Monique Cottret est professeur d'histoire moderne à l'université Paris Ouest Nanterre, spécialiste de l'histoire politique, religieuse et culturelle du XVIIIe siècle. Elle a notamment publié La Bastille à prendre (1986), jansénismes et Lumières pour un autre XVIIIe siècle (1998), Culture et politique dans la France des Lumières (2002), Tuer le tyran ? Le tyrannicide dans l'Europe moderne (2009) et avec Bernard Cottret, Jean-Jacques Rousseau en son temps (réédition 2011). Caroline Galland est maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Spécialiste d'histoire religieuse et politique, elle est l'auteur de Pour la gloire de Dieu et du Roi. Les récollets en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles (Le Cerf, 2012). Mon, 17 Jun 2013 13:55:33 GMT 416058 La Transcendante http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132144-la-transcendante.htm#416055 Un jour, mon appartement a brûlé, et avec lui, toute ma bibliothèque. Tous les auteurs que j'aimais, ceux qui m'avaient aidée à me construire, ceux qui m'avaient accompagnée comme une famille, ceux qui avaient bercé mes moments de solitude, tous sont partis en fumée. Comme dans un mauvais rêve, une sorte d'holocauste. Sont morts des poètes russes, américains, des romanciers français, anglais, allemands. Et, d'une certaine manière, moi aussi, je suis morte avec eux. À partir de ce moment ma vie a changé. Je n'ai plus cru en rien, ni au bonheur, ni à l'immortalité, ni que la vie puisse avoir une signification. Le fait qu'un appartement et tous les souvenirs qu'il renferme, tous les secrets, se transforment en cendres, le fait d'échapper de justesse à la mort me sont apparus comme l'événement le plus sinistre, le plus dénué de sens qui soit. L'épreuve n'a pas fait de moi une meilleure personne. Je ne suis pas devenue plus sage, plus généreuse, je n'ai pas eu de révélation. Je me suis sentie amoindrie, amère. Je me suis refermée sur moi-même pour lécher mes plaies. Quelques semaines après le sinistre, en fouillant les décombres détrempés de ma chambre, à ma sortie de l'hôpital, j'ai retrouvé un ouvrage intact. Un seul. C'était La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne, roman magnifique que j'avais eu l'intention de relire quelque temps auparavant, puis oublié près de mon lit. J'ai toujours pensé que si la vérité existait, elle ne pouvait se trouver que dans les livres, ces mêmes livres qui avaient emporté leur secret avec eux. Je me suis mise alors à le parcourir fiévreusement. J'ai creusé ce livre dans tous les sens, pour y chercher une réponse, comme on remue une tombe. Mais une réponse à quoi ? C'est ce travail de questionnement fébrile, cette recherche un peu absurde qui m'a menée en Amérique cet été-là. J'ai voulu, pour essayer de comprendre, aller à la source du livre. À Boston, dans le Massachusetts, en Nouvelle-Angleterre. Sans trop savoir pourquoi j'avais poussé la porte de Savenor's, une épicerie fine de Charles Street. Dehors la température était montée jusque dans les cent degrés Fahrenheit. Une chaleur inhabituelle, disaient les gens ici. La fraîcheur climatisée m'a happée dans ses bras bienfaisants. Depuis trois jours que j'avais quitté Paris et commencé d'arpenter Boston, la canicule de juillet, la fatigue, le décalage horaire et un sentiment d'absurdité se mêlaient en une sorte d'hébétude. J'étais devenue une somnambule diurne. Un hibou délogé de son trou. J'ai circulé entre les rayons de fromages français et d épices du monde entier, regardé les produits traditionnels américains, tenté de décrypter l'étiquette de ce mystérieux apple butter, une compote de pommes longuement cuites et épicées, et étudié les différentes sortes de pains frais. Puis je me suis penchée au-dessus du petit congélateur. Des paquets étranges, de formes diverses, emballés dans du film plastique et couverts de buée, étaient rangés en bon ordre. (...) Mon, 17 Jun 2013 13:51:43 GMT 416055 La Transcendante http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132144-la-transcendante.htm#416054 «Quelques semaines après le sinistre, en fouillant dans les décombres de ma chambre, j'ai retrouvé un ouvrage intact. Un seul. C'était La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne... J'ai creusé ce livre dans tous les sens, pour y chercher une réponse, comme on remue une tombe.» Pour tenter de renaître, Pauline part à Boston, en Nouvelle-Angleterre. Des rencontres étonnantes et baroques-un libraire-cyclope, un homme-oiseau, un professeur fantasque-la mènent sur les traces du grand écrivain romantique. Ode au rêve américain, celui de Hawthorne, Thoreau et Melville, La Transcendante est l'émouvant parcours d'une rédemption par la littérature. On y retrouve l'univers poétique et envoûtant de l'auteur de La nuit n'éclaire pas tout, prix Cazes-Lipp 2011. L'AUTEUR Patricia Reznikov est franco-américaine et vit à Paris. Depuis 1994, elle publie romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre et albums pour la jeunesse. Son premier roman, Toro, a reçu le prix France Culture du premier roman. Elle a également été récompensée en 2008 par le prix Thyde Monnier de la SGDL et le prix Charles Oulmont pour Le Paon du jour, et plus récemment en 2011 par le Prix Cazes-Lipp pour La Nuit n'éclaire pas tout. Mon, 17 Jun 2013 13:51:43 GMT 416054 Journal. Volume 2 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131709-journal-volume-2.htm#416048 1964 5/5/64 La main droite = la main agressive, la main qui masturbe. Donc, préférer la gauche !... La présenter sous un jour romantique, l'imprégner de sentiment ! * Je suis la ligne Maginot d'Irène [la dramaturge américano-cubaine Maria Irène Fornés - qui fut quelque temps l'amante de SS à Paris, en 1957, puis sa compagne à New York entre 1959 et 1963}. Sa «vie» même dépend de son rejet de moi, de sa résistance à mon égard. Tout a été déposé sur mes épaules. Je suis le bouc émissaire. [Ce passage est marqué par une ligne verticale dans la marge :] Tant qu'elle est occupée à m'éviter, elle n'a pas besoin de se regarder en face, ni d'affronter ses problèmes. Je ne peux pas la convaincre - la persuader - avec raison - qu'il en est autrement. Pas plus qu'elle n'a pu me convaincre - quand nous vivions ensemble - de ne pas avoir besoin d'elle, de ne pas m'agripper à elle, de ne pas dépendre d'elle. * Ça ne m'apporte rien à présent - aucune joie, seulement du chagrin. Pourquoi est-ce que je m'accroche ? Parce que je ne comprends pas. Je n'accepte pas réellement le changement d'Irène. Je pense que je peux retourner la situation - en expliquant, en démontrant que je suis bonne pour elle. Mais il est tout aussi indispensable pour elle de me rejeter - qu'il l'a été pour moi de me cramponner à elle. * «Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.» [Paraphrase de Nietzsche.] Il n'y a chez Irène ni amour, ni charité, ni gentillesse à mon égard. Pour moi, envers moi, elle devient cruelle et superficielle. Le lien symbiotique est rompu. Elle l'a écarté. Maintenant elle se contente de présenter des «factures». Inez, Joan, Carlos ! J'ai fait du tort à son ego, dit-elle. Moi et Alfred [l'écrivain américain Alfred Chester]. (...) Mon, 17 Jun 2013 13:46:20 GMT 416048 Mes 1000 matchs au stade toulousain http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132159-mes-1000-matchs-au-stade-toulousain.htm#416045 Introduction De l'athlétisme au rugby, un parcours évident Formé à l'«athlé» «Mon premier ballon n'était pas ovale. Il était rond. Comme le ballon de football qui logeait dans le coffre de la voiture familiale et nous servait de défouloir, à mon frère et moi, lorsque nos parents nous emmenaient à la campagne. Le week-end, nous allions du côté de Lacroix-Falgarde, une quinzaine de kilomètres au sud de Toulouse. Pour mon père, ancien "footeux", l'activité physique naturelle était un aspect important de l'éducation qu'il voulait nous donner, des valeurs qu'il souhaitait nous inculquer. Nos sorties dominicales étaient liées aux activités physiques en tous genres, parmi lesquelles ces interminables matchs de foot, dans les prés de la banlieue toulousaine. On galopait derrière mon père pour essayer de lui chiper le ballon. On courait partout. Souvent un ballon entre les pieds. À la maison, le mur des voisins résonnait inlassablement de nos tirs contre un but imaginaire. Nous jouions dans la rue, en dessous du quartier Saint-Michel, près du lycée Marcelin-Berthelot. À l'époque, les rues étaient plus sûres et moins dangereuses qu'aujourd'hui. Mes parents m'ont ensuite inscrit à la natation, que je pratiquais à la piscine Alfred-Nakache. Tous les mercredis, j'alignais les longueurs dans le bassin de cette piscine municipale, située allée Gabriel-Biénès, fief du plus célèbre club toulousain, le TOEC. Mais ce que je préférais par-dessus tout, c'était courir. Je gambadais tout le temps. Énormément. Passionnément. Il se trouve qu'au lycée, chaque printemps, se déroulaient les championnats d'athlétisme interétablissements. En course à pied, je battais tout le monde. Autour de ces compétitions, il y a toujours des gens qui viennent observer, repérer. Un jour, après une épreuve, des représentants du TCMS (Toulouse cheminots Marengo sports), le club des cheminots, sont venus me voir pour me demander si je ne voulais pas faire de l'athlé... Avant de dire oui, mes parents prirent conseil auprès de deux étudiants à qui ils louaient des appartements dans la maison familiale. Je dois faire ici un petit aparté. Mon père, Raymond, avait vendu sa première voiture pour acheter un terrain sur lequel il bâtit sa maison. De ses propres mains. Une grande bâtisse, dans laquelle il avait aménagé deux petits appartements, loués à des étudiants. J'avais 10-11 ans, et nos deux locataires se destinaient à devenir professeurs d'éducation physique. Je commençais à les côtoyer. Je suis devenu admiratif de ces jeunes gens. À leur contact, l'envie me prit de devenir un jour, moi aussi, prof d'EPS. Mais auparavant, il fallait convaincre mon père de me laisser rejoindre le TCMS... Et comme Jean [Jean Goubet], l'un des deux étudiants, lui avait dit que j'étais encore jeune... que j'avais le temps... que je pouvais attendre, il me fallut patienter une grosse année avant de signer ma première licence. J'avais 13 ans, catégorie des minimes première année.» (...) Mon, 17 Jun 2013 13:42:29 GMT 416045 La mort de Bérégovoy : vingt ans de questions sans réponses http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132160-la-mort-de-beregovoy-vingt-ans-de-questions-sans-reponses.htm#416042 Il arrive que le temps qui passe apporte des réponses aux questions, éclaire les zones d'ombre. En va-t-il ainsi pour la fin de Pierre Bérégovoy, découvert mortellement blessé par balle, on s'en souvient, le 1er mai 1993, sur la berge d'un canal aux portes de Nevers ? Les années ont-elles apporté des réponses satisfaisantes aux interrogations troublantes qui, dès l'origine, pesaient sur ce drame ? Poser les vraies questions, exposer les contradictions, explorer les approximations, voilà ce qui fonde, aujourd'hui comme hier, la légitimité - et donc la nécessité - de ce travail d'analyse. Une démocratie se voulant exemplaire ne saurait faire l'économie de la vérité sur de telles affaires, ni se complaire dans les certitudes fabriquées. Il ne s'agit pas ici d'élucubrer, de brandir le spectre de quelque complot ourdi par des forces aussi obscures qu'improbables. Il s'agit au contraire, en une démarche certes de moindre ambition mais sans doute de plus grande rigueur, de «mettre en examen» les éléments concrets de l'affaire. Le dossier, rien que le dossier, telle est la matière du présent essai. Au fil des années écoulées, des éléments nouveaux ont émergé. Le carnet a fait une réapparition surprenante ; l'existence et le contenu de certaines lettres de Pierre Bérégovoy ont été révélés ; des témoins et acteurs de cet événement sont sortis de leur silence ; une approche différente de la problématique de l'arme s'est profilée ; des déclarations, des écrits de personnalités, des articles, des émissions de télévision et de radio, des ouvrages ont vu le jour. Ces apports successifs à la connaissance des faits ont rendu indispensable de remettre, selon la formule consacrée, l'ouvrage sur le métier. Une autre raison est que le souvenir de ce 1er mai 1993 reste très présent dans les mémoires. Certains événements, portant en eux une puissance tragique qui dépasse de beaucoup le commun des drames, s'inscrivent durablement dans les esprits, et peut-être aussi dans les coeurs. Tel est le cas pour la mort de Pierre Bérégovoy, non seulement en raison de la part d'ombre qu'elle recèle, mais parce qu'elle a saisi de stupeur les populations du fait de sa brutalité et de la violence du sentiment d'injustice qu'elle a suscité. Au-delà des sensibilités politiques des uns et des autres, chacun s'est persuadé sans peine que, s'il était un acteur parmi le microcosme politique de l'époque qui ne méritait pas de payer un aussi lourd tribut, c'était bien celui-là, le petit homme de Nevers, parvenu à force de volonté aux plus hautes fonctions de l'État, épargné par la fange des scandales à répétition d'une fin de règne. Nombre de personnes ont été littéralement sidérées en apprenant le drame. Beaucoup d'entre elles se rappellent avec une précision étonnante ce qu'elles faisaient et où elles se trouvaient lorsque la nouvelle est tombée. Elles en parlent encore aujourd'hui. Souvent avec émotion. Toujours avec scepticisme. Plus encore, il ne nous est jamais arrivé, en vingt ans, d'entendre quiconque - de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs - évoquer Pierre Bérégovoy et sa mémoire autrement que sous le sceau du respect. Ne serait-ce que pour cette belle raison, chercher à comprendre nous est un devoir. Mon, 17 Jun 2013 13:38:56 GMT 416042 La mort de Bérégovoy : vingt ans de questions sans réponses http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132160-la-mort-de-beregovoy-vingt-ans-de-questions-sans-reponses.htm#416041 Le 1er mai 1993, le corps sans vie de Pierre Bérégovoy est retrouvé au bord du canal de Nevers. Non seulement l'émotion suscitée par cette fin brutale demeure intacte vingt ans après, mais les mystères qui l'entourent ne se sont pas dissipés. Au contraire. L'existence de deux lettres du disparu a été révélée ; son fameux carnet noir a fait une surprenante réapparition ; des précisions ont été apportées sur la nature des blessures et la prise en charge du corps. Surtout, la question cruciale de l'arme qui a causé la mort de l'ancien Premier ministre de François Mitterrand peut désormais être abordée sous un angle neuf. Ce livre fait le point sur l'affaire et recense ses trop nombreuses zones d'ombre dans le but de contribuer à la manifestation de la vérité. Né à Gien (Loiret) en 1948, Dominique Labarrière vit à La Baule. Auteur d'une trentaine de livres, il a publié, à La Table Ronde : «Cet homme a été assassiné...». La mort de Bérégovoy : enquête sur l'enquête (2003), Contre-enquête. L'affaire Viguier (2003) et Corps et âme : miracles au quotidien dans un grand hôpital (2006). Mon, 17 Jun 2013 13:34:09 GMT 416041 Délivrance http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132149-delivrance.htm#416035 Elle se déroula lentement, réticente à montrer ses couleurs, s'enroulant d'un coup sec dès que l'un d'entre nous flanchait. La région entière demeura sous tension jusqu'à ce que nous ayons posé nos quatre chopes sur ses quatre coins et permis à la rivière de dévaler sous nos yeux les montagnes qui se dressaient à deux cent cinquante kilomètres au nord. La main de Lewis prit un crayon et traça une croix profonde en un lieu où le vert commençait à saigner par endroits sous l'effet de l'altitude, puis partit au fil du courant vers le sud-ouest à travers les forêts imprimées. J'observais la main plutôt que le site car elle semblait exercer une emprise sur le terrain et, lorsqu'elle s'immobilisa pour laisser la voix de Lewis expliquer quelque chose, ce fut comme si tous les torrents avaient partout cessé de couler, figés en plein cours dans l'attente de la fin du topo. Le crayon se retourna, tête à l'envers, et son côté gomme délimita une zone virtuelle qui devait faire environ quatre-vingts kilomètres dans sa plus grande longueur et à travers laquelle la rivière crochetait son cours heurté. - Lorsqu'ils feront leur prochain relevé topographique, dit Lewis, toute cette zone sera bleue. Les travaux ont déjà commencé au barrage d'Aintry, et dès qu'ils seront finis, au printemps prochain, la rivière remplira ça très vite. Toute cette vallée se retrouvera sous l'eau. Mais pour le moment, c'est sauvage. Je veux dire, vraiment sauvage. On se croirait en Alaska. Ce serait franchement dommage de ne pas aller voir ça avant que les promoteurs mettent la main dessus et nous en fassent un de leurs paradis à eux. Je me penchai en avant et me plongeai dans la forme invisible qu'il avait tracée en m'efforçant d'identifier les changements à venir, de visualiser le nouveau lac que créerait, du jour au lendemain, la montée de ces eaux retenues, avec ses parcelles de premier choix, ses marinas et ses canettes de bière, et en m'efforçant aussi de voir cette région telle que Lewis disait qu'elle était encore, vierge et libre. Je pris une longue respiration ; mon corps, notamment mon dos et mes bras, était prêt pour ce genre de chose. Je jetai un regard circulaire dans le bar, puis reposai les yeux sur la carte à l'endroit exact où nous gagnerions la rivière. Un peu plus loin vers le sud-ouest, le papier blanchissait. - Ça veut dire que c'est plus haut par là ? demandai-je. - Oui, dit Lewis en me jetant un regard fugace pour s'assurer que je voyais qu'il se montrait tolérant. Ah, ah, il va tirer quelque chose de l'affaire, me dis-je. Une leçon. Une morale. Un principe de vie. Un chemin. - La rivière doit se faufiler par une gorge, j'imagine, poursuivit-il cependant. Mais on peut franchir cette zone en un jour, facile. Et le cours devrait être bon, surtout à cet endroit. J'ignorais au juste ce que bon voulait dire en matière de cours d'eau, mais ce cours d'eau, là, devait certainement satisfaire à une série de critères très précis pour qu'il parût tel à Lewis. Il avait une manière bien à lui d'aborder les choses; et c'était surtout pour cela qu'il aimait les faire. Il aimait particulièrement choisir une forme de sport extrêmement spécialisé et ardu - en général, un sport qu'il pouvait pratiquer seul - puis en élaborer une approche personnelle qu'il puisse ensuite exposer en détail. J'avais vécu ça avec lui pour la pêche à la mouche, le tir à l'arc, l'haltérophilie et la spéléologie, sports pour lesquels il avait chaque fois développé une mystique intégrale. Cette fois, c'était le canoë. Je me laissai aller contre le dossier de ma chaise et revins au présent. Mon, 17 Jun 2013 13:29:47 GMT 416035 L'Ecole de la peur. Volume 3, L'examen final http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132145-l-ecole-de-la-peur-volume-3-l-examen-final.htm#416032 La fin n'est pas une fin en soi. Par là, il ne faut pas entendre que la fin est un commencement, ou encore un milieu ; cela serait tout à fait inexact. La fin est bien plus qu'un point final ou qu'une ligne d'arrivée. C'est un appel au courage, pour rallier ceux qui s'apprêtent à accomplir un terrible voyage. La jeune Madeleine Masterson, treize ans, dormait profondément, ses cheveux de jais soigneusement dissimulés sous le plastique d'une charlotte, les paupières closes sur ses doux yeux bleus, loin des tracas du monde. Un an plus tôt seulement, Madeleine avait débarqué là, le visage enseveli sous le voile d'une moustiquaire et bardée de répulsif en bombe, obsédée par l'idée de tenir à distance la moindre araignée ou la plus petite vermine à pattes qui pourrait venir l'effrayer. Et alors que la jeune fille, très calée dans tout ce qui concernait la politique internationale, avait réussi à se débarrasser de son armada d'insecticides et de son voile après son premier séjour à l'École de la Peur, elle était victime d'une recrudescence de ses angoisses. Quelques jours auparavant, Madeleine avait eu à en découdre avec une araignée de Bali à dos rouge et brun, qui avait fini réduite en bouillie sur son front. Cet incident l'avait traumatisée : aussitôt, la panique s'était de nouveau emparée de la jeune fille, ce qui expliquait le retour de la charlotte en plastique sur son crâne. Ce matin-là, précisément, ce ne fut pas son habituelle vision hallucinatoire de huit longues pattes gluantes et velues dansant sur son bras qui la tira de son sommeil, mais une chose bien moins offensive. Les paupières toujours closes, Madeleine perçut une odeur acre. Ce n'était pas une odeur de fumée ni rien qui signale un quelconque danger. Entêtant et suranné, ce parfum douçâtre la prit à la gorge. Madeleine avait pourtant toujours apprécié le sucre ; mais ce parfum avait quelque chose de parfaitement écoeurant. Ceci dit, s'il était venu lui chatouiller les narines un tout autre jour, Madeleine aurait aussitôt ouvert les yeux pour satisfaire la curiosité qui la rongeait. Or, ce matin-là, précisément, rien n'effrayait plus Madeleine que la perspective d'avoir à affronter les heures qui suivraient son réveil. - Madeleine, murmura une voix qui lui était familière, dont elle sentait le souffle chaud jusque sur ses joues. Coincée, sans possibilité de fuir, Madeleine fut bien obligée de se réveiller : elle ouvrit lentement les yeux. Juste à quelques centimètres au-dessus de son visage se tenait celui de la directrice de l'École de la Peur, la très excentrique Mme Wellington. Certaines personnes sont belles lorsqu'on les regarde d'aussi près ; mais cette dernière ne faisait définitivement pas partie de ces gens. On voyait le fond de teint tartiné en couches épaisses sur le tracé enchevêtré de ses rides, impitoyables vestiges du temps qui passe. Cette vision n'était pas très flatteuse. Mon, 17 Jun 2013 13:26:48 GMT 416032 La fabrique du monde http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132147-la-fabrique-du-monde.htm#416026 Sortir, en une propulsion due au seul souffle de la liberté. Puis courir, la vie en dépend, toute et à jamais. Droit devant, vers la nature, l'inconnu, à toute force. Les pieds à nu dérapent sans douleur sur pierres et arbustes tandis que bras et jambes font des mouvements insensés. Dévaler la pente, en fuite, urgemment. Dévaler des heures durant, dévaler à se damner. Peu à peu le terrain se redresse et se clarifie. Une chaleur et une lumière plus irradiantes que le soleil même freinent la progression et la ralentissent jusqu'à l'arrêt. Aveuglement. Impuissance totale. Terrassée, écartelée, affaissée toute. Cela aurait dû être la fin. De la brume sourd de terre. L'intensité baisse, fait rouvrir les yeux. Le décor réapparaît et défile. Premiers arbres, premiers bois. Et la forêt, majestueuse. Ronces et fougères accrochent, entraînent et retiennent, indolores écorchures. Puis le mouvement se fige, brusquement mais souplement. Silence opaque. La lumière du soleil maintenant filtrée pointe, verticale, dense, pesante. Elle entraîne depuis les frondaisons délicatement ouvragées quantité de matières qui retombent entre les troncs imposants. Du sol, une odeur s'élève. Une odeur construite, singulièrement parfumée, envoûtante. Si l'on s'en approche, elle se disperse puis revient dans toute sa matérialité, oppressante, écoeurante. Elle semble se frayer un mystérieux chemin jusqu'au cerveau qu'elle enserre et pique de ses dards invisibles, douloureux. Les fleurs se déploient, abondantes, enserrent, font succomber. Réagir vigoureusement pour les chasser, retrouver le calme souverain du sous-bois. Ses feuillages, ses fougères, son silence. Là-bas, entre les arbres, une silhouette humaine, masculine, se détache, dos tourné. S'approcher sans bruit, sans souffle. Pas à pas, très près. Jusqu'à la nuque. Chaude, palpitante. Éclairée et chauffée par le soleil. Grain de peau mordoré. La saisir. La mordre et la lécher frénétiquement jusqu'à une surprenante extase. S'approcher encore toute. Se coller, se frotter, se fondre en ce dos. Pleurer. Crier. Douceur et violence. Frôlements et enfoncements. Un goût en bouche. Mon, 17 Jun 2013 12:31:55 GMT 416026 La fabrique du monde http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132147-la-fabrique-du-monde.htm#416025 Et je me vois là, dans tout ça. Une petite Chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l'usine parce que son grand frère entrait à l'université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité. De nos jours, en Chine, Mei, jeune ouvrière, vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l'âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s'éveille à l'amour et à la vie. Sophie Van der Linden est spécialiste de la littérature pour la jeunesse. La Fabrique du monde est son premier roman. Née en 1973, Sophie Van der Linden vit à Conflans-Sainte-Honorine. Jusqu'à présent, elle n'a publié que des ouvrages de référence sur la littérature pour la jeunesse, dont elle est spécialiste. La Fabrique du monde est son premier roman. Mon, 17 Jun 2013 12:31:23 GMT 416025 Fêtes de la cour dans le Royaume et dans l'Empire portugais http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132234-fetes-de-la-cour-dans-le-royaume-et-dans-l-empire-portugais.htm#416022 Gai ! marions-nous ! Noces à la cour du Portugal au début du XVIe siècle Anne-Marie Quint Université Sorbonne nouvelle - Paris 3 Les fêtes de cour au Portugal en ce début du XVIe siècle sont nombreuses et brillantes. Il importe en effet de réjouir le bon peuple portugais en lui offrant, à de fréquents intervalles, le spectacle du luxe et de la joyeuse humeur de son souverain, ainsi que des grands qui l'entourent. De plus, ces fêtes le rassurent quant à la bonne marche des affaires de l'État. Enfin, elles démontrent au reste de l'Europe, et d'abord à l'Espagne toute proche, que les fastes de la cour et les richesses du royaume ne sont en rien inférieurs à ceux des pays voisins, trop enclins à considérer avec condescendance ce petit état à la situation excentrique, qui a pourtant réussi à se constituer un empire d'importance mondiale. Si les fêtes religieuses, lors des cérémonies à la cathédrale ou des processions, sont l'occasion d'étaler une grande magnificence, si les obsèques royales donnent lieu à un déploiement de pompe funèbre ostentatoire, les fêtes les plus gaies sont à coup sûr celles qui accompagnent les mariages des monarques ou des princes, fêtes que les chroniqueurs se plaisent souvent à raconter en détail. Les noces sont l'occasion de réjouissances publiques variées, d'autant plus qu'elles sont en général l'aboutissement de négociations longues et complexes. Il faut des mois, voire des années de tractations politiques pour préparer un mariage princier. Rien d'étonnant à ce que les fêtes qui s'ensuivent suscitent tant d'efforts pour les rendre mémorables. Une politique matrimoniale très réfléchie Force est de rappeler que les intéressés, en pareille circonstance, sont peut-être les seuls qui ne soient pas vraiment à la noce. En effet, il convient de ne pas oublier qu'ils sont de fait subordonnés à une stratégie qui les dépasse. Si les princesses apparaissent souvent comme de simples pions sur l'échiquier politique, les princes ne sont guère plus favorisés et se soumettent comme elles aux intérêts supérieurs des gouvernements. Les sentiments personnels des unes et des autres n'ont que peu de poids face aux enjeux du pouvoir. Pendant la période concernée par le présent exposé, une idée domine la politique matrimoniale des souverains portugais : tout se passe comme si, au-delà des frictions et des désaccords, la fusion possible des couronnes était envisagée comme logique par les gouvernements successifs. C'est pourquoi, avant même le début du règne de Jean II (1481-1495), on avait fiancé le petit prince Alphonse à Dona Isabel, fille aînée d'Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, les Rois Catholiques. C'était là un gage de paix entre les deux nations qui venaient de s'affronter sans merci, et c'est bien ainsi que le comprit le peuple lorsque le mariage fut effectif en 1490. On accueillit la jeune princesse avec une joie folle et des festivités inouïes furent organisées à Évora à cette occasion : elles commencèrent avec la joyeuse entrée de D. Isabel dans la ville, le 27 novembre, et se poursuivirent durant tout le mois de décembre, jusqu'après Noël. Garcia de Resende nous en a laissé un récit ébloui. Précisons que la dot de la princesse était considérable et que la santé fragile de son frère D. Juan lui offrait une bonne chance de devenir l'héritière du trône de Castille et d'Aragon. C'est d'ailleurs ce qui arriva lorsque, après la mort accidentelle de D. Afonso et de son père Jean II, le duc de Beja D. Manuel devint roi du Portugal et, vivement pressé par ses conseillers qui craignaient de devoir rendre la dot de la princesse, épousa en 1497 la veuve de son cousin. Mon, 17 Jun 2013 12:23:32 GMT 416022 Fêtes de la cour dans le Royaume et dans l'Empire portugais http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132234-fetes-de-la-cour-dans-le-royaume-et-dans-l-empire-portugais.htm#416021 La fête, associée à la diversion, à la joie dans un cadre collectif, oscille entre deux pôles, la cérémonie - forme extérieure et rituelle - et les réjouissances - démonstration d'allégresse. Vue comme une transition, elle exprime les changements de la société dont elle est le reflet. Tout changement peut donc être motif à festivités. Ce Cahier s'est penché sur les fêtes de cour dans le royaume et dans l'empire portugais entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Mariages princiers, cérémonies royales, fêtes tauromachiques, inauguration du couvent de Mafra sont l'expression de la société portugaise de la période. Dans l'empire, au Brésil, cette même période est marquée par les fêtes indigènes, les processions du Minas Gérais, les répercussions du couronnement de D. João IV à Recife, les manifestations du maracatu, fête transformée en espace de résistance. Mon, 17 Jun 2013 12:22:36 GMT 416021 Perles de tribunal et de police http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132064-perles-de-tribunal-et-de-police.htm#416011 Extraits choisis : «Vous rouliez à combien Monsieur ? - J'étais tout seul Monsieur Le Juge.» «Le véhicule était une vieille traction à vent.» «Il y avait de fortes émanations d'Oxyde de Cambronne.» «J'ai pourtant adressé au fisc une lettre en bonnet d'uniforme.» «Ensuite le pendu est mort noyé...» Mon, 17 Jun 2013 12:07:09 GMT 416011 Le jour du tiramisù : une enquête de Tiziana Dallavera http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132087-le-jour-du-tiramisu-une-enquete-de-tiziana-dallavera.htm#416001 DIMANCHE 25 MAI Elle n'aimait pas qu'on lui dise non. Surtout pas son mari, Michel, ce grand dadais qui n'avait même plus un poil sur la tête depuis ses soixante ans. Liliane Hétricourt avait l'habitude d'obtenir tout ce qu'elle désirait, que cela plaise ou non à son entourage. En l'occurrence, sa dernière fantaisie finirait bien par trouver écho chez Michel, même si pour l'instant il évitait soigneusement de croiser son regard tandis qu'elle s'activait à déambuler dans la Taverne du Moulin. Elle, au contraire, ne se privait pas pour l'observer, courbé derrière le comptoir, à essuyer les verres, les soulevant dans la lumière pour mieux apprécier la minutie de son travail. Michel était un homme ennuyeux, voilà ce qu'elle pensait lorsqu'elle le regardait à son poste. Et maintenant, il s'était mis en tête de lui refuser la seule chose qui lui tenait à coeur ! Quand il avait hésité pour la rhinoplastie, le botox ou l'opération des paupières, elle avait pleuré deux heures, et il avait cédé, proprement, comme tout bon mari se devait de le faire. Pour les liposuccions, cela avait demandé deux jours. Et là, il tenait depuis une semaine, le bougre, à dire non, non et toujours non. Boudeuse, elle feignait l'indifférence, ondulait entre les tables, se penchait généreusement devant chaque client, tout sourire et invite muette, avant de lorgner vers son mari qui feignait d'être absorbé par sa vaisselle. Leur petit jeu était bien rôdé, perfectionné par des années de pratique, et jusqu'ici, Liliane était toujours parvenue à ses fins. Elle aurait donc ses nouveaux seins, elle n'en doutait pas, un bonnet E au minimum, comme sur la photo qu'elle avait découpée dans le magazine. Après tout, c'était elle qui faisait tourner la boutique, quinze heures par jour dans cette Taverne, à écouter les clients pleurnicher sur leur malheureuse vie sans rêves. Elle qui préparait les fameuses tartines au fromage, spécialité de la maison. Elle encore qui décorait les lieux, avec des guirlandes de crépon, des citrouilles pour Halloween et des oeufs multicolores à Pâques. Alors, il lui devait bien ça, son Michel, une petite opération pour lui redonner le sourire et lui offrir sa chance. Elle le méritait bien, après toute une vie de labeur. Rageusement, elle s'avança vers le comptoir où Michel préparait deux cafés pour un couple de marcheurs ayant interrompu sa balade à cause de la pluie glacée de ce mois de mai retors. Il les servit sans un mot, comme indifférent à tout ce drame, et Liliane s'en sentit d'autant plus meurtrie, elle qui ne souhaitait qu'une chose, une petite part de gloire et de célébrité. Ce n'était tout de même pas trop demander, non ? Mon, 17 Jun 2013 11:21:58 GMT 416001 Le jour du tiramisù : une enquête de Tiziana Dallavera http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132087-le-jour-du-tiramisu-une-enquete-de-tiziana-dallavera.htm#416000 Un marin pluvieux de niai, le corps d'un adolescent est retrouvé flottant dans la Senne, à Rebecq. L'Antenne de Police locale hérite de l'affaire, alors même que ses agents sont plus habitués aux conflits de voisinage qu'aux investigations criminelles. Tristan Delsenne, dix-neuf ans, a été aperçu pour la dernière fois lors d'une funeste soirée des rhétos. Très vite, les témoignages resserrent l'étau sur l'Athénée. Entre professeurs désabusés, nymphettes tyranniques, pactes et secrets, les histoires s'y entrecroisent, les solitudes s'y heurtent. La jeune Tiziana Dallavera mène l'enquête à sa façon, jamais loin de sa famille italienne un peu encombrante, entre un petit frère surdoué qui n'hésite pas à plonger au coeur de l'action, une mère magnifique et névrosée, et une Nonna aux fourneaux qui veille à remplir les estomacs. A travers une galerie de personnages attachants, cette première enquête de Tiziana Dallavera emmène le lecteur dans un polar féminin plein d'humour et de tendresse, pour un portrait drôle-amer de gens comme les autres, avec pour toile de fond le petit village charmant et méconnu de Rebecq. Sarah Berti, née en 1974, se découvre très tôt une passion pour les livres et l'écriture. Lauréate adolescente du Prix Liège Jeunes Auteurs, elle publie ses premiers essais sur l'immigration italienne à l'âge de vingt-six ans; Le Château des Italiens obtient en 2000 le Prix du Parlement de la Communauté française. Son premier roman, Un amour, est suivi par deux romans jeunesse dont Qui a tué Mamie Grababelle ?, finaliste du Prix Farniente, et un recueil de nouvelles. Maman d'un petit Célio, elle écrit désormais «quand la vie lui en laisse le temps» et crée la série «Tiziana Dallavera» pour partager sa vision du monde, ancrée dans le village de Rebecq en Brabant wallon, parfumée d'épices italiennes et de tendresse. Mon, 17 Jun 2013 11:21:20 GMT 416000 En 6e A : un pied au collège. Volume 1 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132004-en-6e-a-un-pied-au-college-volume-1.htm#415997 Marge dessine son pied droit. Nous sommes assis sur le perron de mon ancienne maison, le soleil fait encore le malin et Marge a enlevé sa chaussette. Ce qui l'intéresse, c'est de dessiner les orteils. C'est super dur à faire un orteil et c'est ça qui lui plaît. C'est la personne que je connais qui dessine le mieux. C'est son don, son pouvoir. Vous lui mettez n'importe quoi sous les yeux, elle tire un peu la langue sur le côté et c'est parti, elle vous pond un chef-d'oeuvre. Moi j'aurais laissé la chaussette parce que franchement, une chaussette, c'est moins prise de tête qu'un orteil. Je regarde Marge, collée à moi avec ses cheveux bouclés et sa langue qui pendouille. Mon coeur s'emballe un peu alors je lui demande : - Tu m'écriras ? - Hummmm ? - Tu m'écriras souvent ? Promis ? - Non, je t'enverrai des pigeons voyageurs. - Allez, mais sérieusement ? Le crayon quitte le carnet, la langue retrouve sa place naturelle et Marge plante ses yeux dans les miens. - T'as vraiment de ces questions... T'es lourd ! Évidemment ! Je ne te lâcherai pas comme ça. Et puis tu sais, le téléphone, c'est pas fait pour les hippopotames. - On dit : «Pour les chiens»... Mon, 17 Jun 2013 11:18:49 GMT 415997 En 6e A : un pied au collège. Volume 1 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132004-en-6e-a-un-pied-au-college-volume-1.htm#415996 Ma Marge. Il m'est arrivé une chose incroyable. Découvre-la en cochant la bonne réponse. ■ J'ai été aspiré par un Canadair et rejeté au beau milieu d'un incendie. ■ J'ai enfin compris l'intérêt du football et j'ai pris mon abonnement au stade Vélodrome. ■ J'ai décidé d'arrêter la guitare pour me consacrer aux maracas. ■ Je suis tombé raide amoureux. Avec un an d'avance et quelques centimètres de retard, Gabin fait sa rentrée au collège, bien loin de son ancienne maison et de Marge, sa meilleure amie. Tout est nouveau : le collège et ses couloirs, les élèves, les profs... Heureusement, Gabin se fait une solide bande d'amis. Et puis, il y a Liberty... Emmanuel Bourdier Emmanuel Bourdier est né à Dreux en 1972. Enseignant dans le Loiret depuis 1994, il a écrit plusieurs albums et romans pour la jeunesse, dont Summertime Blues dans la collection «Tribal». Mon, 17 Jun 2013 11:18:49 GMT 415996 Les dessous d'une sexualité épanouie : toutes les bonnes idées pour pimenter votre vie de couple ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132084-les-dessous-d-une-sexualite-epanouie-toutes-les-bonnes-idees-pour-pimenter-votre-vie-de-couple.htm#415993 Extrait de l'introduction Notre société est malade de son sexe, plus elle en parle moins elle s'en sert. Les médias regorgent de conseils et d'images explicites, jamais on n'a autant ergoté sur le plaisir. Pourtant la réalité est bien terne, les couples divorcent une fois sur deux pour infidélité de l'un ou l'autre, laquelle infidélité survient par manque de satisfaction sexuelle ou mort du désir. Ceux qui restent en couple ont pris pour acquis que la passion ne durait pas et que la routine et l'ennui au lit étaient inévitables. Pour rester ensemble, ils n'hésitent donc pas à s'amputer de toute une partie d'eux-mêmes et à reléguer la sexualité au troisième, voire au quatrième plan de leur existence, derrière le travail, les enfants ou l'argent. Pourtant le sexe est fondamental pour se sentir vivant, ceux qui parviennent à vivre sans ont un mental extrêmement fort (les religieux par exemple). Ou bien ils ont choisi de se «castrer» - car il s'agit de cela et rien moins - par l'ignorance : ne rien savoir est un très bon moyen de ne rien regretter. Réussir sa vie sexuelle, ce n'est pas être un étalon du porno ou une nymphomane. C'est avant tout ne pas la rater et, bien sûr, éviter ainsi la cascade d'ennuis qui découlerait dudit ratage : divorce, problèmes de santé, tristesse, vieillissement précoce ! Il s'agit donc d'accepter son niveau de départ et d'entrer dans la danse avec émerveillement ; jouer le jeu pour un flirt de 10 minutes ou pour une extase de 5 heures. La sexualité nous rend spontanés, enthousiastes, éveillés, c'est un moteur pour tous les autres domaines de notre vie. À condition qu'elle ne soit pas triste ni ennuyeuse, ni pervertie, car alors, bien des désagréments nous guettent : maladie, dépression, colère et frustrations. Le «Faites l'amour pas la guerre» des années 1960 prend ici tout son sens. Ce livre ne vous détaillera pas les positions à adopter ou ne vous enseignera pas l'art de la fellation. Il a pour but de vous aider, par des pistes de réflexion et des outils simples, à vous réapproprier votre sexualité, à la réintégrer dans votre vie de tous les jours, voire à en faire la vedette, pour vous rendre plus heureux, tout simplement. Ce livre s'intitule Les dessous d'une sexualdé épanouie car ce qu'il apprend est à l'opposé de la langue de bois ; il vous avertira des vrais dangers -souvent minimisés ou éludés - qui guettent votre couple et vous aidera à les contourner. 8 idées reçues sur la sexualité à oublier 1. C'est naturel donc ça se régule tout seul Faux, c'était naturel mais nos modes de vie en ont fait un bien de consommation périssable et/ou une activité de loisir annexe, alors que la sexualité devrait normalement être au centre de nos vies. La sexualité doit se travailler, au même titre que nous sommes vigilants pour garder la forme, ce qui n'était pas le cas lorsque nous courions dans la savane après les bêtes sauvages. 2. Ce n'est pas le plus important, le plus important ce sont les sentiments Faux, c'est comme si je vous disais que, dans le vélo, le plus important ce sont les roues, sauf que sans guidon ni selle vous n'irez pas loin..." (...) Mon, 17 Jun 2013 11:15:55 GMT 415993 A livre ouvert http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132041-a-livre-ouvert.htm#415976 De la littérature Trouver, c'est montrer des traces et non inventer des preuves. Maurice Blanchot, Le livre à venir. 1 Virginia Woolf sait que l'artiste le plus doué, chaque fois qu'il s'engage dans une nouvelle oeuvre, est en défaut et comme privé de lui-même. Le sûr et fort Claudel, ayant terminé l'Otage, écrit à Gide : «L'expérience passée ne sert à rien ; chaque nouvelle oeuvre pose des problèmes nouveaux, devant lesquels on sent toutes les incertitudes et toutes les angoisses d'un débutant, avec en plus certaines facilités traîtresses qu'il faut brutalement maîtriser.» Et Péguy : «Je ne m'attaque jamais à une oeuvre nouvelle que dans le tremblement. Je vis dans le tremblement d'écrire.» Mais cette incertitude qui fait que la vocation - et jusqu'à l'existence du poète - est chaque fois décidée à la manière d'une énigme par l'affirmation du poème, n'est peut-être pas encore l'essentiel. [... ] L'expérience qu'est la littérature est une expérience totale, une question qui ne supporte pas de limites, n'accepte pas d'être stabilisée ou réduite, par exemple à une question de langage (à moins que sous ce seul point de vue tout ne s ébranle). Elle est la passion même de sa propre question et elle force celui qu'elle attire à entrer tout entier dans cette question. Ces lignes de Maurice Blanchot tentaient de dégager l'espace de la littérature. Elles répondaient, à leur façon, à la question qui porte «Le livre à venir» : où va la littérature ? Elles traduisaient deux questions préalables qui, depuis plus d'un siècle, hantent tous les écrivains habités par leur oeuvre : que peut, que veut la littérature ? De fait, de Rimbaud à Kafka, de Joyce à Virginia Woolf, de Proust à... Maurice Blanchot, avant tout commentaire, les oeuvres parlent d'elles-mêmes : force est de constater que les écrivains-phares, les livres clés, les oeuvres fondatrices de notre modernité auront traversé et vécu l'affirmation tranchée qui gouverne ce livre. L'ensemble des essais que nous donnons ici à lire tire son unité propre d'une question très voisine : comment poser, comment penser aujourd'hui la question de la littérature ? Quel est pour nous, à l'heure où nous continuons d'écrire, le sens de cette question, sachant que trop souvent la littérature est déclarée, selon les cas, morte, banalisée, réduite à l'état de marchandise. Quand tant de voix semblent constater, dans le meilleur des cas, le déclin irréversible de la littérature, quelle voie pour une pensée contemporaine de la chose littéraire, quelle voie, en conséquence, pour la littérature ? Il s'agira moins d'essayer de répondre pour la littérature que d'essayer de répondre de la littérature, moins de parler pour elle que d'écouter son possible murmure, moins d'en chercher la lettre que d'en restituer l'esprit. Autrement dit, nous tenterons de suivre une pensée créatrice de la littérature. Nous prendrons donc le risque de quitter, méditant la dérive, les eaux trop sages au confluent de tous les savoirs les mieux constitués - herméneutiques, philologiques, sémiotiques, linguistiques - qui, peu ou prou, débouchent le plus souvent sur le seul cours de la pensée unique, calculante, unifiante, édifiante. Ce volume se présentera comme l'ouvrage d'un lecteur, il aimerait devenir un livre de lecture. Certes, la théorie restera nécessaire et nous entendons bien dégager un savoir positif voire un enseignement pratique que nous estimons parfaitement repérable, à la fois énoncés et à l'oeuvre, chez les auteurs dont nous parcourrons l'oeuvre. Il nous semble important, par exemple, de répéter ou de transcrire tant d'énoncés très clairs de Derrida ou de Maurice Blanchot, d'Edmond Jabès ou d'André du Bouchet sur des questions fondamentales, essentiellement classiques, qu'elles portent sur la pensée et la littérature, la communication et l'écriture, l'art de parler ou la manière d'un savoir-faire qui trouve les mots choisis pour justement nous dire pourquoi, comment ne pas parler trop vite. Dans la foulée, nous pensons aborder des questions plus lointaines, peut-être sans réponses. Elles portent sur la manière d'articuler à l'infini les mots de la pensée, sur les façons d'appréhender (sans y toucher) la mort, d'envisager en l'écrivant la vie ; questions vertigineuses, questions de la métaphysique - affirmations d'ailleurs... Nous souhaitons d'autant plus multiplier les perspectives, enrichir le regard théorique d'une variété de points de vue. Mon, 17 Jun 2013 10:55:52 GMT 415976 A livre ouvert http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132041-a-livre-ouvert.htm#415975 Ce livre offre un parcours en compagnie d'écrivains, philosophes et poètes, parmi les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle. Son point de départ est une question qui porte sur l'essence même de la littérature : que signifie aimer avec passion une oeuvre et l'homme qui est «derrière» ?... Comment vit-on avec ? Et qu'y trouve-t-on pour vivre avec soi même, apprendre a vivre ainsi ? Il s'agit donc d'un livre écrit à la première personne par un auteur qui aura eu la chance de croiser le chemin de quelques grandes figures de la pensée française contemporaine : Edmond Jabès, Jacques Derrida et André du Bouchet, Maurice Blanchot de façon plus lointaine. On y trouvera pourtant une volonté clairement pédagogique. Didier Cahen reprend et étudie les énonces multiples de ces créateurs delà postmodernité sur l'articulation de la pensée et de la littérature ou sur l'espace commun de la philosophie et de la poésie. Dans la foulée, il aborde des questions plus ouvertes, qui touchent à l'intuition de l'autre, au non-savoir qu'explore la face cachée de la littérature. Comme le démontrent les oeuvres singulières de Roger Laporte et de Marcel Cohen, écrire c'est mettre sa vie en jeu, se fier à ce qui vient, suivre l'ordre de l'Autre... en se jouant de l'être. Indiscipline au coeur des disciplines, cet exercice de la littérature traverse ainsi les genres, engage son écriture au-delà des lignes du livre, délivre le message qui se lit à livre ouvert. Didier Cahen, né en 1050, est poète, essayiste, et chroniqueur au Monde des livres pour la rubrique «Trans/Poésie -. Parmi ses nombreux écrits sur des philosophes, poètes et écrivains, ou trouve la biographie d'Edmond Jabès parue chez Seghers en 2007. Mon, 17 Jun 2013 10:55:52 GMT 415975 Une clinique sous tension http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132077-une-clinique-sous-tension.htm#415972 ACTE I Mme Lambert, en robe de chambre, est en train de frotter vigoureusement l'encadrement de la porte qui se trouve en fond, côté jardin. Un chariot roulant sur lequel sont disposés des produits d'entretien est à côté d'elle. MME LAMBERT. - Purifier ! Il faut purifier ! Ne pas laisser le sang impur abreuver nos sillons... Aux armes ! Aux armes ! Purifions ! Purifions ! (Elle remet du produit puis frotte de plus belle.) Propre ! Propre ! Tout doit être propre. Arrivée de Fabienne, la cadre de santé. Absorbée par la lecture d'une note de service, elle ne voit pas tout de suite Mme Lambert. Elle se fige quelques instants lorsqu'elle se rend compte de sa présence, puis réagit. FABIENNE. - Madame Lambert ! Qu'est-ce que vous faites ? C'est insensé ! Voulez-vous arrêter, s'il vous plaît ? MME LAMBERT. - Purifier ! Il faut purifier, laver le sang de nos péchés. (Elle s'acharne à frotter.) FABIENNE. - Madame Lambert ! Voulez-vous bien lâcher cette lavette ? Laissez cela ! Vous m'entendez ? Donnez-moi cette lavette ! MME LAMBERT. - Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que tu veux ? FABIENNE. - Madame Lambert, donnez-moi cette lavette. MME LAMBERT. - Lavette ? Quelle lavette ? C'est toi la lavette ! Fille de peu de foi ! Tu te couches devant le malheur et tu fermes les yeux pour ne pas voir la vérité. Tu ferais mieux de m'aider à purifier l'endroit, au lieu de cancaner... Ne sais-tu pas que le sang attire le sang ? Alors aide-moi à lessiver pour éloigner la malédiction, au lieu de m'embêter. Fabienne, se faisant mielleuse. - Mais oui, madame Lambert, vous avez entièrement raison... Nous allons tout nettoyer afin que les méchantes malédictions ne viennent plus nous embêter. Nous allons désinfecter tout le couloir, c'est bien pourquoi il ne faut pas rester là, n'est-ce pas madame Lambert ? Vous allez venir avec moi, je vais vous aider à regagner votre chambre. D'accord ? (Elle consulte un tableau de service près de la porte.) Qui est de ménage, ce matin ? Voyons... Tiphaine Garnier... Où a-t-elle bien pu passer ? Elle va m'entendre, celle-là ! Allons ! Venez, madame Lambert ! Ne restons pas là... Il ne faut pas gêner l'équipe de nettoyage qui va arriver, vous comprenez ? MME LAMBERT. - Ils vont tout purifier ? FABIENNE. - Puisque je vous le dis... Ils vont purifier, laver, lessiver, récurer, désinfecter, stériliser du sol au plafond, et nous n'aurons plus de soucis. N'est-ce pas, madame Lambert ? Venez ! C'est par ici. Elle lui prend le bras et l'entraîne côté cour vers les chambres des patients. Elles sortent. Quelques secondes plus tard, la porte qui se trouve en fond, côté cour, donnant sur la chambre de garde, s'entrouvre. Une tête apparaît : il s'agit de dérôme, qui regarde à droite et à gauche avant de s'aventurer dans le couloir. (...) Mon, 17 Jun 2013 10:51:25 GMT 415972 Marchés : la fin des modèles standards alerte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131706-marches-la-fin-des-modeles-standards-alerte.htm#415966 Extrait de l'introduction Ce qui n'a pas marché et comment y remédier Indépendamment du fait que nous ne le connaissons pas, l'avenir est objectivement indéterminé : l'avenir est ouvert, objectivement ouvert. Karl R. Popper, Un univers de propension : deux études sur la causalité Je dois avouer que je préfère une connaissance vraie mais imparfaite [...] à un simulacre de connaissance exacte qui a toutes les chances d'être fausse. Friedrich A. Hayek, La Falsification de la science, Conférence de remise de prix Nobel La faille fatale L'instabilité est une caractéristique inhérente des économies capitalistes et peut-être surtout des marchés financiers modernes. Le prix des actifs et le risque ont tendance à fluctuer et, comme l'a montré l'expérience mondiale récente des marchés de l'immobilier, des valeurs boursières, des monnaies, des matières premières, les hausses peuvent devenir excessives et être suivies de renversements abrupts et spectaculaires. Ces successions de hausse et de baisse des valeurs d'actifs conduisent souvent à des changements douloureux des modes de consommation et d'investissement qui peuvent à leur tour déclencher ou prolonger des périodes de ralentissement économique et faire monter le chômage en flèche. Un grand nombre d'observateurs ont identifié la hausse excessive de l'immobilier et des valeurs boursières comme facteurs clé de la crise financière qui a commencé en 2007 et dont on sait les conséquences planétaires dévastatrices pour les gens. Ainsi, la compréhension des fluctuations des valeurs, de leur lien avec le risque financier et de leur impact sur l'économie dans son ensemble est fondamentale pour déterminer les causes de la crise et évaluer les diverses propositions de politiques publiques visant à rectifier les défauts du système. Dans cet ouvrage, nous sommes partis de l'hypothèse que le cadre conceptuel qui sous-tend le débat déclenché par la crise financière mondiale est totalement inadapté pour comprendre ce qui n'a pas fonctionné dans nos économies et ce qu'il faudrait faire pour les réformer. La raison est simple : les théories macroéconomique et financière actuelles, qui tentent de rendre compte des fluctuations des valeurs boursières et du risque, reposent sur des modèles qui considèrent comme non pertinente la notion de changement non-routinier - comme si rien de vraiment nouveau ne pouvait arriver. Comme l'a écrit Frank Knight (1921, p. 198), «Si tous les changements se produisaient conformément à des lois immuables et universelles connues, [de sorte] qu'ils puissent être anticipés à une période indéterminée [...] il n'y aurait jamais ni perte ni profit.» Et pourtant, les modèles contemporains postulent que ces lois existent. Le problème est donc de savoir ce qui motive l'activité économique et ce qui, dans les économies capitalistes, guide l'allocation des ressources. Pour Franck Knight comme pour nous, «c'est notre connaissance imparfaite de l'avenir, lui-même issu du changement, et non le changement en soi, qui est essentielle à la compréhension» des modes de décision des agents en quête de profits sur les marchés et de la façon dont le risque et les prix évoluent au fil du temps. Ne pas prendre en compte ce qui importe le plus Les économistes sont évidemment obligés de formuler des hypothèses au fur et à mesure de l'élaboration de leurs modèles. Mais imaginer, comme le font aujourd'hui ces modèles économiques, que les fluctuations à venir du prix des actifs et du risque résultent mécaniquement du passé revient à supposer que, sauf «choc», tout changement est totalement prévisible. Si cet aveuglement était réservé au monde des économistes universitaires, ce ne serait qu'une prétention intellectuelle, étonnante certes, mais inoffensive. Mais l'interprétation mécaniste des marchés par les économistes exerce une influence importante dans le monde réel sur les politiques, les acteurs des marchés financiers et le grand public. Qui plus est, cette interprétation a abouti à deux visions apparemment opposées des marchés financiers : ils sont soit rationnels et réussissent presque parfaitement à allouer le capital de la société, ou alors ce sont des institutions aussi irrationnelles que les casinos qui allouent le capital au petit bonheur la chance. (...) Mon, 17 Jun 2013 10:45:03 GMT 415966 Le Tour de France en 100 histoires extraordinaires http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132063-le-tour-de-france-en-100-histoires-extraordinaires.htm#415963 1903 Je, le Tour J'ai débarqué en ce bas monde l'année où Louison Bobet remportait son premier Tour de France, à 21 h 30, le soir du contre-la-montre victorieux entre Lyon et Saint-Étienne. À cette heure-ci, alors qu'il s'apprêtait à regagner sa chambre après avoir reçu ses soins, à Rambouillet, plusieurs fois ville-étape, la sage-femme confirmait à ma mère : «Oui, Madame, c'est bien un garçon !» Dès lors, Louison et moi appartenions à la même planète. Celle du Tour de France et des coureurs cyclistes glorieux. À revisiter mon existence, l'année où Jan Janssen emporta le Tour, je connus ma première, sensuelle et sans suite ; lorsque Merckx accomplit la passe de cinq, une femme m'avait foudroyé ; et quand je me fixais à Paris, pour de bon, en juillet, sur les Champs-Élysées, je vis défiler Thévenet en jaune. J'eus d'autres grands plaisirs, ici tenus secrets, auxquels s'accolent irrémédiablement le nom de vainqueurs tels que Roche, Ullrich ou Wiggins... Dans le rétroviseur, mieux qu'un rendez-vous récurrent glissé entre deux dates, le Tour de France me sert d'outil pour mesurer les événements de la vie, pour étalonner mes joies et mes infortunes. Sur cet éphéméride virtuel, ainsi, par tranches, je peux distinguer les belles années Indurain ou raisonner : «On s'amusait encore pas mal au début de l'ère Hinault.» Enfant, le Tour m'avait étayé pour vivre, je n'en démordais pas. Plus tard, par un hasard bénéfique que la vie réserve à ses militants indécis, je devins compagnon du Tour, lancé pendant dix ans sur ses routes, installé à la direction d'un magazine spécialisé. Une occupation comme un métier très sérieux qui me précipita au devant d'un panel de fines plumes parmi lesquelles Roger Bastide, ami et compère d'Antoine Blondin par la page et le zinc. Cet homme-là, sur le ton de la récitation enfantine, savait débiter les noms des dix premiers de soixante éditions - et plus - de la Grande Boucle. Je l'avais entendu. Une seule fois sa langue avait fourché, une hésitation suivie d'une rectification immédiate. On ne s'improvise pas compagnon du Tour, on le devient par un exercice prolongé de la mémoire, par un rituel de transmission appliquée. Ici, les aînés adoubent les cadets. On est du Tour de France comme on est d'une fiatrie, d'un club initiatique, d'une confrérie à la fois très publique et très fermée, d'une Maçonnerie de l'asphalte et de la plume. Certains s'en réfèrent au calendrier romain, judaïque, cyrillique, les plus mystiques aux calendes, je ne sais, bref ; moi, je fonctionne avec celui du Tour - ce phare dressé en plein coeur de l'été. Il a plus de cent ans et pas une dent qui lui manque au pédalier du temps - immobile. Tandis que nous passons et que se rapproche la ligne. À cette perspective fatale, à chaque fois, par un effet spécifique de mon pessimisme inné, une double question jaillit dans mon esprit, sans écho, à cette heure : combien de Tours - de France - me reste-t-il à vivre ? Qui sera le vainqueur quand j'aurais tout perdu ? Christian-Louis Eclimont Mon, 17 Jun 2013 10:39:30 GMT 415963 La pensée de Pierre d'Ailly : un philosophe engagé du Moyen Age http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132054-la-pensee-de-pierre-d-ailly-un-philosophe-engage-du-moyen-age.htm#415957 Extrait de l'introduction LA VIE ET LES ÉCRITS DE PIERRE D'AILLY Pierre d'Ailly, exceptionnel et insaisissable Né en 1351 à Compiègne, Pierre d'Ailly fait une brillante carrière à la fois comme figure ecclésiastique éminente et comme l'un des derniers maîtres illustres, à l'Université de Paris de l'entre-deux siècles. Enseignant la philosophie et la théologie à l'élite des clercs du royaume de France, il est un haut représentant de la période médiévale et un pionnier de l'humanisme parisien. Docteur en théologie en 1381, aumônier du roi Charles VI en 1386, chancelier de l'Université de Paris trois ans plus tard, évêque de Cambrai en 1397, cardinal en 1411, puis légat pontifical de 1413 jusqu'à sa mort en 1420, Pierre d'Ailly mène sa vie de fidèle, d'intellectuel, d'ecclésiastique et de politique à grands pas, avec une belle énergie intérieure, éclairée par l'écriture révélée. Dans la sagesse de sa dévotion comme dans les élans de sa détermination, il cherche toute sa vie à rendre le monde meilleur et plus équilibré, pour honorer avec justesse les choix et l'amour de Dieu envers ses créatures. Son existence, entre force brute et dévouement absolu, souligne la richesse et l'ambivalence de ses contrastes personnels. Elle marque aussi un génie pour affronter les périodes troubles et s'adapter aux situations instables de transition et de changement. Ses savoirs et ses méthodes rendent hommage à l'âge d'or de la philosophie scolastique et offrent, par leurs traits innovants dans le domaine scientifique en particulier, une valeur doctrinale précieuse pour la postérité. La nature à la fois traditionnelle et innovante de son oeuvre, ses choix, raisonnables ou impétueux, esquissent une personnalité de calme et de tempête, une présence au monde complexe. Soucieux des monuments intellectuel et politique en place, respectueux des autorités installées, Pierre d'Ailly est en même temps habité d'une fougue intense qui ne se résigne pas, prêt à lutter contre les désastres politiques de son temps et à déclencher les souffles d'une nouvelle ère intellectuelle, politique et morale. Né cinq ans avant le début de la guerre de Cent ans, au moment de la bataille de Poitiers et mort au traité de Troyes qui signe la défaite d'Azincourt, Pierre d'Ailly est coutumier des soubresauts amers et capricieux de l'histoire humaine. Homme de foi exceptionnel, personnalité intellectuelle aux idées peu évolutives, cultivant la contemplation et les sciences théorétiques, homme politique d'appareil ferme et acéré, aux actions soudaines, parfois imprévisibles, Pierre d'Ailly est rompu à l'art du renversement, de la constance dans les remous. Parfois au bord du précipice, malmené par les coups de théâtre de l'histoire politique de son temps, il tente toujours, dans l'opacité et la confusion des passions quotidiennes, de retrouver la lumière instinctive des principes vertueux divins. Il se révèle finalement insaisissable et n'échappe pas au mystère de ses propres talents, marqué par la violence de l'action terrestre, abîmé dans l'infinité des savoirs, voué à l'amour de la sagesse. Mon, 17 Jun 2013 10:33:38 GMT 415957 La pensée de Pierre d'Ailly : un philosophe engagé du Moyen Age http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132054-la-pensee-de-pierre-d-ailly-un-philosophe-engage-du-moyen-age.htm#415956 Pierre d'Ailly, grande figure intellectuelle ecclésiastique de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle, jouit d'une grande célébrité pour ses talents de scientifique, guidant Christophe Colomb sur la voie des Indes, et pour sa volonté réformiste lors du grand schisme d'occident. Son oeuvre est pourtant jusqu'ici peu fréquentée et sa pensée, peu étudiée. Dans cet ouvrage de synthèse, l'auteur souhaite offrir à ses lecteurs un parcours à la fois accessible et exigeant, qui leur permette de découvrir, en cinq concepts, la richesse doctrinale de Pierre d'Ailly : Dieu, la politique, le langage, la connaissance, la science. Alice Lamy est professeure agrégée de lettres classiques au Lycée Hélène Boucher à Paris. Elle est docteure en philosophie depuis 2005. Ses travaux de publication portent sur les commentaires aristotéliciens de l'époque médiévale dans les universités européennes. Elle s'intéresse aussi aux relations entre la littérature et la philosophie et le rôle de la création et de l'imaginaire chez les érudits scolastiques comme Pierre d'Ailly ou Jean Gerson. Mon, 17 Jun 2013 10:33:38 GMT 415956 Enzo, 11 ans, sixième 11 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132005-enzo-11-ans-sixieme-11.htm#415953 Je suis né un onze novembre à onze heures et onze minutes. Ma mère a «souffert le martyre» pendant onze heures. Les pires de sa vie, elle dit. Après ce grand moment de bonheur, elle m'a appelé Enzo. Je pense que c'était pour se venger. S'il faut une preuve, je suis vite devenu Zozo. «Mais quel zozo !» sont les trois mots que ma mère me répète le plus souvent. Il paraît que c'est affectueux. C'est surtout énervant. (...) Mon, 17 Jun 2013 10:21:53 GMT 415953 Légendes de Corse http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132007-legendes-de-corse.htm#415950 LA BERGÈRE LIGURE Au temps d'avant le temps, lorsque la mer était moins profonde, elle reliait plus qu'elle ne séparait. Les hommes et les bêtes se déplaçaient tantôt en longeant les côtes, tantôt en s'aventurant vers le large chaque fois qu'une terre se profilait à l'horizon. Les haltes se faisaient sur les îles. En Méditerranée, au milieu du golfe de Gênes, c'est souvent qu'ils trouvaient la Corse sur leur route. Au cours des siècles, elle a été maintes fois abordée, traversée, occupée. Au gré des envahisseurs, elle a même changé de nom ! Les Grecs, qui furent de grands navigateurs, venaient y chercher des mâts pour leurs navires. Ce sont eux qui les premiers l'ont nommée Kurnos, «celle qui est couverte de forêts», puis Kallisté, «la plus belle». Plus tard, les Romains lui attribuèrent le nom qu'elle porte encore aujourd'hui. Voici l'histoire qu'ils racontèrent... Sur la côte italienne, en Ligurie, il y avait une bergère nommée Corsa qui menait paître un grand troupeau de vaches. Chaque jour, ses bêtes accomplissaient leur marche lente et silencieuse le long de cette étroite plaine bordée par la mer Tyrrhénienne. Mais le soir, en comptant ses vaches, la bergère constatait souvent qu'un de ses taureaux manquait. Et ses absences se répétaient ! Quand enfin il était de retour, elle remarquait avec satisfaction qu'il était devenu plus gras, plus beau. Sa robe d'un brun terne se parait d'une sorte de brillance, et par endroits elle se marbrait de reflets fauves. Corsa avait beau redoubler de vigilance, elle ne réussissait ni à trouver le chemin par lequel le taureau s'échappait, ni à déterminer à quel moment et à quel endroit il réapparaissait. Elle se disait : «Cet animal est devenu magnifique et vigoureux ! Où peuvent bien se trouver les pâturages qui lui profitent autant ?» Mon, 17 Jun 2013 07:59:41 GMT 415950 Légendes de Corse http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132007-legendes-de-corse.htm#415949 Au bord d'une rivière, un jeune homme amoureux contemple à la dérobée une fée qui peigne sa magnifique chevelure. Dans son atelier, un forgeron rusé trompe la Mort venue le chercher. Par une terrible tempête, un berger voit ses moutons transformés en rochers. Au coeur des montagnes, une jeune fille, très pauvre et trop fière, part rejoindre son riche fiancé... Treize histoires cocasses et tragiques, toujours intenses : écoutez, la Corse se laisse conter ! L'AUTEURE : Francette Orsoni est conteuse. Voilà plusieurs années qu'elle transmet dans des spectacles vivants les contes et les récits traditionnels de son île, la Corse. L'ILLUSTRATEUR : Benoît Springer a débuté sa carrière en 1995 comme auteur de bande dessinée. Il se consacre désormais à l'illustration, et collabore à des applications de cours de dessin pour iPhone/iPad. Mon, 17 Jun 2013 07:59:41 GMT 415949 Enzo, 11 ans, sixième 11 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132005-enzo-11-ans-sixieme-11.htm#415584 «La liste des 11 dans ma vie est longue. Cette année, je suis en sixième 11 et j'ai onze ans. Et nous sommes en 2011. Alors, il va forcément se passer un truc. Je me demande bien quoi, parce que, globalement, je trouve que je n'ai pas beaucoup de bol. Enfin, ça dépend, c'est arrivé parfois que le 11 me porte chance.» «La liste des 11 dans ma vie est longue. Cette année, je suis en sixième 11 et j'ai onze ans. Et nous sommes en 2011. Alors, il va forcément se passer un truc. Je me demande bien quoi, parce que, globalement, je trouve que je n'ai pas beaucoup de bol.» Enzo entre en sixième 11. Pour lui qui fêtera ses 11 ans le 11/11 et dont le prénom comporte les lettres du chiffre onze, ce n'est pas forcément un bon présage ! Il en fait des cauchemars jusqu'au jour de la rentrée. Le premier jour de classe, cependant, sa journée s'illumine quand il repère la jeune Eva. Et miracle, elle est à côté de lui en cours de SVT ! Alors il oublie ses problèmes de "petit" du collège : l'emploi du temps compliqué, le bazar à la cantine, et ses parents qui se disputent à la maison. Mais bientôt arrive un nouvel élève dans sa classe. C'est Owen, l'air cool et la parfaite tête de futur petit copain d'Eva. Enzo le déteste au premier regard... L'AUTEURE : Joëlle Ecormier est née sur file de la Réunion. Elle a été guide-interprète et libraire avant de se consacrer à l'écriture. Elle a publié près d'une trentaine de livres, aussi bien des albums que des nouvelles et des romans. Mon, 17 Jun 2013 10:20:53 GMT 415584 L'enfumeur http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132196-l-enfumeur.htm#416038 À l'abordage du pédalo ! Sainte Nafissatou de Manhattan 14 - 5 - 2011 - 2806 : si François Hollande devait choisir des nombres fétiches et les jouer au loto, ils seraient tout trouvés. Le 14 mai 2011, dans la suite numéro 2806 du Sofitel de New York, son destin a basculé au moment où une femme de chambre était bousculée, au sens grivois et terriblement français du terme, en tout cas le dira-t-elle tout au long d'une procédure fertile en rebondissements, par le directeur en titre du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. DSK s'apprêtait à rentrer en France pour annoncer une candidature à l'élection présidentielle dont Polichinelle croyait avoir seul le secret. Mais était-ce encore une élection ou déjà une procession triomphale ? Tout semblait sourire à ce prince de la politique française en exil américain. Les médias lui étaient acquis ; sa femme, Anne Sinclair, étoile du journalisme internationalement-connue-dans-l'Hexagone, lui faisait une parfaite attachée de presse. Il avait l'aura de compétence du super-technocrate de la finance mondialisée et, en même temps, la légitimité d'un parcours d'élu de Sarcelles, une banlieue difficile. Il cumulait argent, réseaux et légitimité. En face, qui était son principal adversaire ? Nicolas Sarkozy, un président englué dans une des pires crises économiques et financières de l'après-guerre, ayant déçu nombre de ses partisans et abîmé son image, dès les premiers jours de son mandat, par des erreurs ahurissantes de communication, s'affichant inconsidérément avec quelques milliardaires et une petite coterie de privilégiés à cent lieues des préoccupations du Français moyen. Le Président avec un grand P, au-dessus des partis, incarnation de la Nation, proche du peuple, où était-il ? L'homme qui devait libérer la France de tous les renoncements et pesanteurs où s'enfonce le pays, qui avait bousculé les conventions politiques lors d'une campagne menée tambour battant en 2007, on le voyait festoyer immédiatement avec quelques happy few au lieu de prononcer les mots qui auraient permis de galvaniser l'effort et l'énergie de tous ses compatriotes. Pour DSK, battre Sarkozy était une chose aisée et les sondages le donnaient d'ailleurs vainqueur à plus de 60 % des voix, un record ! Qui étaient ses concurrents au parti socialiste ? La plus dangereuse, Martine Aubry, avait certes la main sur l'appareil. Mais une image cassante de bureaucrate un peu hargneuse et dogmatique lui collait à a peau. Elle-même ne semblait pas trop sûre de vouloir s'y coller. «Nous ne nous présenterons jamais l'un contre l'autre», avaient laissé entendre Martine et Dominique, à qui la rumeur publique prêtait d'anciennes amours. Et comme Dominique allait se lancer, l'affaire semblait pliée de ce côté-là. Mon, 17 Jun 2013 13:32:57 GMT 416038 La grande ardoise : 80 assiettes complètes de saison http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132186-la-grande-ardoise-80-assiettes-completes-de-saison.htm#415029 UN MENU TRADITIONNEL SE COMPOSE COMME CHACUN SAIT D'UNE ENTRÉE, D'UN PLAT ET D'UN DESSERT. MAIS LES TRADITIONS SONT FAITES POUR ÊTRE PARFOIS UN PEU BOUSCULÉES... POURQUOI NE PAS RÉUNIR, SUR UNE SEULE ET MÊME ARDOISE, DE SUCCULENTS PETITS PLATS QUI, ASSOCIÉS PAR LES SAVEURS ET LES COULEURS, SUFFISENT À COMPOSER UN REPAS ! TEL EST LE PRINCIPE DE LA GRANDE ARDOISE CHOISIES PAR SAISON, A RAISON DE VINGT POUR CHACUNE D'ENTRE ELLES, CES ARDOISES SONT NATURELLEMENT CONÇUES EN FONCTION DU MARCHÉ ET DE L'HUMEUR AMBIANTE UN BOL DE SOUPE ICI, UN FEUILLETÉ PAR LA, DES VERRINES ET DES PETITES SALADES COMPOSÉES, DES SANDWICHES ORIGINAUX, UNE TRANCHE DE CAKE SALÉ, UNE PORTION DE QUICHE OU D'OMELETTE, DES CONDIMENTS A FOISON, SANS OUBLIER LE PAIN QUI CONVIENT A L'ENSEMBLE. LIBRE A CHACUN DE RESPECTER A LA LETTRE CHAQUE ARDOISE OU BIEN DE S'EN INSPIRER POUR CHOISIR LES METS QUE L'ON PRÉFÈRE AFIN DE COMPOSER «SON» ARDOISE. Mon, 17 Jun 2013 15:04:05 GMT 415029 Trash cancan : la véritable histoire des rois et des reines de France http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132173-trash-cancan-la-veritable-histoire-des-rois-et-des-reines-de-france.htm#415020 Qui aurait cru que les valets de Charles 6 étaient obligés de se déguiser en diable pour qu'il accepte de se laver ? Ou que Saint Louis avait mené ses grandes croisades alors qu'il était atteint de crises aiguës de dysenterie ? Version papier du célèbre blog Trash Cancan, cet ouvrage rassemble nombre d'anecdotes croustillantes et de récits saignants sur la vie des rois et des reines de France. De Clovis, premier roi chrétien, à Louis-Philippe, en passant par Louis 14, bâtisseur de Versailles, ou Marie-Antoinette, découvrez les souverains sous un nouveau jour. Grâce à ses dessins humoristiques, Caroline Guillot présente l'histoire de France de manière inédite et décalée. Une chose est sûre : Trash Cancan ne vous fera pas mourir d'ennui ! Illustratrice et auteur, Caroline Guillot a créé les blogs Trash Cancan et Des poules et des pois. Gagnante du prix du meilleur blog, dans la catégorie culture générale, lors des Golden Blog Awards 2011, elle travaille aujourd'hui sur des romans historiques et des guides didactiques. Mon, 17 Jun 2013 14:47:46 GMT 415020 Mes 1000 matchs au stade toulousain http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132159-mes-1000-matchs-au-stade-toulousain.htm#415011 «Je me rappelle d'un match dur, âpre. Derrière, on n'a pas touché un ballon. Il fallait plaquer, se battre. J'étais dans mon élément ! Sur mon aile, les ballons n'arrivaient pas. J'avais envie d'en découdre. C'était mon premier match en championnat sous le maillot rouge et noir, et j'étais plutôt catalogué comme un joueur qui ne s'échappait pas. Un chien fou. On a chacun sa marque de fabrique, c'était la mienne. [...] Ce match à Tulle a scellé mon arrivée dans le groupe toulousain, mon installation à l'aile gauche de l'attaque.» Ce livre est le premier dans lequel Guy Novès se raconte et se confie. Joueur, entraîneur puis manager, il évoque dans cet ouvrage, agrémenté de très nombreuses photographies, ses 1000 matchs détaillés avec un rappel des différents scores et dates. Joueur, Guy Novès a porté le maillot de la Ville rose entre 1975 et 1987. Il conquiert deux titres de champion de France en 1985 et 1986. Sa carrière d'entraîneur débute en 1988. Il est alors sacré dix fois champion de France, quatre fois champion d'Europe, offrant ainsi à Toulouse le plus beau palmarès du rugby à XV français. Gilles Navarro est grand reporter à la rubrique rugby de L'Équipe. Mon, 17 Jun 2013 13:41:27 GMT 415011 L'heure du chaca http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132157-l-heure-du-chaca.htm#416029 Coups de feu Les mensonges, les histoires, c'est fini ! Seule la vérité compte, désormais, et la vérité, c'est la mort, bien plus encore que la vie. Car tout le monde ne peut pas prétendre avoir une vie à soi, alors que la mort, elle, frappe tôt ou tard à toutes les portes. Il enfonça le chargeur incurvé dans l'ouverture de l'AK-47 et vérifia qu'il était bien enclenché. Trente cartouches, 7,62 mm. En se penchant sur le côté, il sentit sa chemise trempée de sueur lui coller au dos. Le sang bouillonnait dans ses veines, mais c'était uniquement à cause de la chaleur qui stagnait dans la voiture, bien que toutes les vitres en soient descendues au maximum. Il déposa la kalachnikov à sa gauche, à la place du passager, et se rassit sur le siège conducteur. A la radio, le présentateur annonça le titre «Summer in the City». C'était une station afrikaans*1, radio Kos-mos, 94.1 MHz. Le soleil brillait encore au-dessus de la chaîne de collines, de l'autre côté du lit asséché du Klein Windhoek, mais, même une fois la nuit venue, la température baisserait à peine. Tout Windhoek, toute la Namibie haletaient dans la chaleur de janvier, attendant désespérément les nuages sombres qui, du nord-est, apporteraient la pluie. Il n'y en avait cependant pas trace pour l'instant : au nord-est, le ciel était d'un bleu éclatant, irréel. Il s'essuya les mains sur les cuisses. Le levier de sécurité de l'AK-47 était réglé sur la position intermédiaire, tir automatique. Il n'aurait qu'à maintenir la détente enfoncée. Ça, ça n'avait aucun rapport avec le mensonge ou la vérité. C'était un travail qu'il devait accomplir. Devant le numéro 15, l'ombre des palmiers s'étirait sur l'asphalte. Il n'y avait pas âme qui vive jusqu'au croisement, plus loin, et pas seulement à cause de la chaleur accablante, ni parce que Ursula-strasse était une impasse. Ici, dans le quartier Ludwigsdorf de Windhoek, personne ne sortait dans la rue. Chacun restait dans son petit paradis privé, derrière de hauts murs au sommet garni de fil de fer barbelé. Si on devait quitter sa maison, on ne le faisait qu'en voiture, en s'assurant avant de s'éloigner que le portail électrique s'était bien refermé. Un piéton ne pouvait être qu'un mendiant ou un criminel, et une voiture inconnue garée sur le rond-point de l'impasse éveillerait probablement les soupçons. Mais il s'était bien préparé. Après avoir volé une Toyota Corolla blanche, il avait confectionné des pochoirs et peint à la bombe, sur les côtés, le logo de la société de sécurité Group 4 Securicor. Il s'était même procuré des copies de plaques d'immatriculation : si des habitants du quartier, méfiants, appelaient la centrale, on leur confirmerait qu'il s'agissait d'un véhicule de l'entreprise. Mais cette dernière précaution était certainement exagérée. Après tout, on voyait souvent des voitures de G4S garées un peu partout dans le secteur. Du côté de la vallée, une étroite bande de gazon desséché bordait le rond-point. Quelques aloès aux feuilles pointues et rougeâtres poussaient devant le muret d'environ un mètre de haut qui longeait le talus. On n'apercevait que le pignon et l'antenne parabolique de la maison bâtie en contrebas, mais il savait que, du muret, il pourrait contempler la terrasse et une grande partie du jardin. Le soleil, entre-temps descendu derrière le château d'eau dressé sur la colline d'en face, restait aveuglant, malgré sa teinte orangée. Il attendrait qu'il ait complètement disparu. Mon, 17 Jun 2013 12:33:58 GMT 416029 L'heure du chaca http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132157-l-heure-du-chaca.htm#415010 «Quand les hommes d'honneur sont tombés, c'est aux lâches de mourir.» Prix du meilleur roman policier Deutscher Krimipreis, 2011 Windhoek, Namibie, au mois de janvier. La saison des pluies tarde à venir et le pays tout entier courbe l'échiné sous la chaleur et la sécheresse. Dans le quartier riche de Ludwigsdorf, un homme est abattu à la kalachnikov à travers les barbelés électrifiés de sa propriété. C'est le premier d'une série de meurtres. Les victimes, des blancs riches, tous liés à une affaire politique vieille de vingt ans : l'assassinat d'Anton Lubowski dans les heures sombres de la fin de l'apartheid. L'inspectrice chargée de l'enquête, Clemencia Garrise, est un produit de la «nouvelle» Namibie : noire, originaire d'un township, elle a pu étudier grâce à une bourse. Des exactions de l'apartheid et du combat pour l'indépendance de la Namibie, elle ne connaît que les histoires qu'on lui a racontées. Inspiré d'un fait divers, L'Heure du chacal est un polar engagé sur la mort politique de la Namibie. Il pose des questions universelles sur la vérité, la culpabilité et la morale. Bernhard Jaumann est né en 1957 à Augsburg, en Allemagne. Il a publié de nombreux romans policiers dont certains ont été couronnés de prestigieux prix en Allemagne. L'Heure du chacal est son premier roman publié en France. Il vit à Windhoek, en Namibie. Mon, 17 Jun 2013 12:33:07 GMT 415010 Délivrance http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132149-delivrance.htm#415005 James Dickey (1923-1997) a été pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée avant de devenir écrivain. En 1965, il obtient le National Book Award en poésie. Cinq ans plus tard, il publie Délivrance, qui obtiendra le Prix Médicis étranger et sera adapté au cinéma par John Boorman. Avant que la rivière reliant la petite ville d'Oree à celle d'Aintry ne disparaisse sous un immense lac artificiel, quatre trentenaires décident de s'offrir une virée en canoë pour tromper l'ennui de leur vie citadine. Gagnés par l'enthousiasme du charismatique Lewis et bien que peu expérimentés, Bobby, Ed et Drew se laissent emporter au gré du courant et des rapides, au coeur des paysages somptueux de Géorgie. Mais la nature sauvage est un cadre où la bestialité des hommes se réveille. Une mauvaise rencontre et l'expédition se transforme en cauchemar. Les quatre amis comprennent vite qu'ils ont pénétré dans un monde où les lois n'ont pas cours. Dès lors, une seule règle demeure : survivre. Best-seller de renommée internationale. Délivrance est de ces découvertes littéraires brutales et inoubliables. À bord d'un canoë, happé par la voix d'Ed, le lecteur poursuit cette aventure dont nul ne sortira indemne. Une tension à vous vriller les boyaux... THE WASHINGTON POST JAMES DICKEY est né en 1923 à Atlanta. Après avoir été pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée, il devient professeur. Son premier livre paraît en 1960. et en 1965 il obtient le National Book Award pour son recueil de poèmes Buckdancers Choice. En 1970, il publie Délivrance, qui obtiendra le Prix Médicis étranger et sera adapté au cinéma par John Boorman, ce qui assurera à cette terrible fiction une renommée internationale. James Dickey est mort à Columbia en 1997. Mon, 17 Jun 2013 13:28:57 GMT 415005 Assistant territorial (principal) de conservation du patrimoine et des bibliothèques : épreuves écrites et orales : catégorie B http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132148-assistant-territorial-principal-de-conservation-du-patrimoine-et-des-bibliotheques-epreuves-ecrites-et-orales-categorie-b.htm#416062 Introduction Votre concours, votre métier Les concours d'assistant territorial de conservation du patrimoine et des bibliothèques et d'assistant territorial de conservation principal de 2e classe offrent la possibilité d'accéder à différentes fonctions dans le domaine culturel des collectivités territoriales. Il est important pour vous de bien connaître chacun des métiers proposés pour choisir la spécialité du concours au plus près de votre formation initiale et de vos souhaits de réalisation professionnelle. Il est également indispensable de bien appréhender l'environnement spécifique dans lequel ces métiers s'exercent, celui de la fonction publique territoriale. Les attendus des concours vous apparaîtront plus clairs et vous serez ainsi en mesure de vous y préparer au mieux. Cette introduction dresse un panorama rapide de ces différentes questions. De nombreux ouvrages de référence sont à votre disposition pour les approfondir : certains sont proposés dans la bibliographie, en annexes. 1. Les métiers A. Travailler dans les musées a. Les musées : définition et missions L'activité des musées, initialement fondée sur une ordonnance provisoire du 13 juillet 1945, a été réformée par la loi du 4 janvier 2002 qui instaure l'appellation «Musée de France» et stipule : «Est considérée comme musée, au sens de la présente loi, toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l'éducation et du plaisir du public.» Les missions des musées sont de : ■ conserver, restaurer, étudier et enrichir leurs collections ; ■ rendre leurs collections accessibles au public le plus large (exposition...) ; ■ concevoir et mettre en oeuvre des actions d'éducation et de diffusion visant à assurer l'égal accès de tous à la culture ; ■ contribuer aux progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu'à leur diffusion. b. Les musées en chiffres Les principales statistiques qui existent à l'échelle nationale pour les musées sont celles qui, collectées par le ministère de la Culture et de la Communication, concernent les Musées de France. Ce label est attribué tant à des structures appartenant à l'État, à des collectivités territoriales qu'à des structures autonomes (associations, fondations, établissements publics...). En conséquence, les données n'étant pas distinctes par tutelle, les chiffres suivants confondent tous les types d'établissements. (...) Mon, 17 Jun 2013 13:59:19 GMT 416062 L'Ecole de la peur. Volume 3, L'examen final http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132145-l-ecole-de-la-peur-volume-3-l-examen-final.htm#415002 Suite à des événements imprévus, l'École de la Peur doit envisager sa fermeture définitive, irrévocable. De manière quelque peu regrettable, l'une de nos élèves (je ne commettrai pas l'injure de citer son nom, mais cette dernière cultive un goût prononcé pour les furets) a révélé à une journaliste spécialiste de potins mondains, Sylvie Montgomery, notre existence et notre plus grand secret ! ! ! Ne disposant plus que de trois petites semaines pour empêcher la publication de cet article qui concourrait à la ruine de notre carrière, vos enfants ont décidé de rester à l'École pour organiser le combat. Même si vous ne voyez encore en eux que des enfants, ou, ainsi que je les voyais moi-même il y a peu, des phobiques des araignées (Madeleine), de la mort (Théo), de l'eau (Garrison), de l'enfermement (Lou) et de l'abandon (Hyacinthe), je puis vous assurer qu'ils sont bien plus que cela. Ce sont maintenant d'ardents défenseurs de l'École de la Peur. Mme Wellington Gitty Daneshvari a travaillé dans la production cinématographique. L'École de la peur 3 est le dernier tome de sa série jeunesse à succès, pour laquelle elle s'est inspirée de toutes ses peurs d'enfants. Elle vit actuellement à New York. Mon, 17 Jun 2013 13:26:08 GMT 415002 Décoder le langage du corps http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132126-decoder-le-langage-du-corps.htm#416086 Introduction Le décodage du langage corporel est une pratique très en vogue actuellement comme le prouvent de nombreux articles de presse et même une série télévisée traitant de ce sujet. Qui n'a jamais rêvé, en effet, de lire en l'autre comme dans un livre ouvert ? Mais est-ce si simple ? Si nécessaire ? Cela ne pose-t-il pas des questions d'ordre éthique ? Plutôt que de prescrire une sorte de directive, cet ouvrage souhaiterait engager le lecteur dans une démarche réflexive sur une discipline en développement. De tout temps, l'homme a voulu connaître son semblable non seulement à travers ses paroles, mais aussi par l'étude de ses comportements. Il a compris très tôt que son corps pouvait révéler ses pensées les plus secrètes. Alors que les mots expriment ce qu'on accepte de transmettre aux autres, le corps dévoile une part de nous-mêmes dont nous ne soupçonnons parfois pas l'existence, et qui échappe à notre maîtrise. Le corps adresse, à ceux qui y sont attentifs, des messages sincères sur leur nature profonde. Puisque le corps ignore toute analyse réflexive, censure morale, ou déformation défensive, il reflète l'intériorité de l'individu, c'est-à-dire ce que la société ou l'éducation le conduisent à dissimuler dans ses discours... C'est un miroir des pensées, des désirs, des fantasmes, des émotions et de la relation aux autres. Il rend visible l'invisible, le non-dit et s'avère infiniment plus difficile à déguiser que les paroles. Nos gestes peuvent donc parler pour nous de ce que nous sommes. En prenant conscience de ce fait et en comprenant mieux les rouages de ce langage corporel, nous pouvons espérer améliorer le nôtre et mieux appréhender celui des autres. Nous vous proposons donc d'indiquer une marche à suivre pour aborder le décodage du langage corporel avant d'en étudier quelques applications détaillées et concrètes. Par ailleurs, les questions que pose cette nouvelle discipline feront l'objet d'une réflexion plus globale sur les rapports humains au sein de notre société et sur le regard que nous portons actuellement sur le monde qui nous entoure. Mon, 17 Jun 2013 14:31:01 GMT 416086 Décoder le langage du corps http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132126-decoder-le-langage-du-corps.htm#414995 Savez-vous que plus de 70 % de notre communication environ passe par le non-verbal : gestes, démarche, regard ? Une jambe qui se balance, un regard fuyant, ou une poignée de main molle en disent parfois bien plus long que des mots... Grâce à ce livre, abondamment illustré et riches en conseils pratiques et en témoignages, vous apprendrez à décoder, de la tête aux pieds, tous les gestes du corps : rougissements, bras croisés, flexion du buste, main sur les cheveux... Tous ces gestes, que notre corps exprime à notre insu, n'auront plus de secret pour vous. Vous apprendrez à détecter le mensonge ou l'hostilité, à provoquer la sympathie et la séduction. Vos relations avec les autres s'en trouveront améliorées, tant sur le plan personnel que professionnel. N'oubliez pas aussi que le corps est un outil formidable de réussite au travail. Il vous permettra de renforcer votre force de conviction et de négociation, d'optimiser votre potentiel ou de simplement mieux communiquer. Isabelle Duvernois est psychologue clinicienne, psychothérapeute individuel, familial et de couple. Elle enseigne à l'Institut de psychologie de l'université Paris V-René-Descartes et à l'IUT de Paris. Consultante pour le site Internet du magazine Psychologies. Mon, 17 Jun 2013 14:29:54 GMT 414995 Cardinal.com http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132076-cardinalcom.htm#415969 ACTE I L'abbé fait les cent pas, puis entendant un bruit de moteur, il va à la fenêtre. L'abbé. - Doux Jésus, il est là ! (Il appelle.) Soeur Gaby ! Soeur Gaby, Monseigneur est arrivé ! «Deo gratias !» Soeur Gaby, entrant. - Vous m'avez appelée, l'abbé ? L'ABBÉ. - Monseigneur vient d'arriver, accueillons-le comme il se doit, ma soeur. Mais avant, remercions le Ciel ! (Il se recueille.) SOEUR GABY. - Merci aussi à Air France que son avion se soit pointé à l'heure ! (Elle se recueille brièvement, puis regarde par la fenêtre.) Mais c'est qu'il a un nouveau chauffeur... C'est vrai, j'avais complètement oublié que Serge s'était pété une guitare ! Et comme le remplaçant s'est pointé ce «moming» et que j'étais pas là, je l'ai pas encore reluqué de près, le zig. L'ABBÉ. - Plaît-il, ma soeur ? SOEUR GABY. - Je me disais en mon for intérieur, vu que Serge, le «driver» de Monseigneur, s'est fracturé la jambe, il y a un nouveau chauffeur que je ne connais pas encore vu qu'il l'a embauché ce matin pendant que j'étais chez mes petits vioques. Ben dites donc, il a l'air bien nourri ! L'ABBÉ. - C'est Monseigneur l'évêque de Poitiers qui nous l'a recommandé. Sa grand-mère faisait des crêpes chaque année à la kermesse de l'école Notre-Dame-du-Pardon. SOEUR GABY. - Je vois. Sacré pedigree... Une mémé qui fait des gâteaux, c'est encore mieux qu'un permis de conduire ! Enfin, ce que j'en dis... L'ABBÉ. - C'est un ancien chauffeur routier, ma soeur, un problème de dos l'empêche de conduire les gros camions. «Beati pauperes spiriru.» Et il nous a été chaudement recommandé par Mme Chevalier. SOEUR GABY. - Alors si le pékin est recommandé par les bigotes, pas de souci ! Un routier réformé... Ouais... Sûr que s'il a le dos en vrac, il vaut mieux qu'il fasse dans le transport d'ecclésiastiques que dans la carcasse de boeuf ! N'est-ce pas, l'abbé ? L'ABBÉ, exaspéré. - Oui, oui... Ah ! voilà Monseigneur ! (Il va ouvrir la porte d'entrée.) Monseigneur, vous êtes là, mes prières ont été entendues ! Alléluia ! Monseigneur entre. MONSEIGNEUR. - Bonjour, l'abbé. J'étais à Rome, et vous savez sûrement que c'est une contrée relativement civilisée. Gardez donc des prières en stock au cas où je devrais me rendre sur la lune ! Ah ! ma soeur ! Comment allez-vous ? Vous avez une mine superbe ! Cette otite n'est plus qu'un vilain souvenir ? SOEUR GABY. - M'en parlez pas, Monseigneur : pendant deux jours, j'ai eu l'impression qu'on me brûlait le tympan au chalumeau, mais là ça roule ! Je dis pas que ça me gratouille pas un peu, mais bon, ça tire à sa fin. Et vous, le voyage, pas trop gonflant ? Et la bectè sur Air France, ça donne quoi ? (...) Mon, 17 Jun 2013 10:48:28 GMT 415969 Perles de tribunal et de police http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132064-perles-de-tribunal-et-de-police.htm#414499 Madame le juge je demande 400 euros de pension alimentaire. - Par mois ? - Euh non par vous ça me gêne, plutôt par mon mari... Le mari : - Vous savez Madame le juge les femmes sont toutes les mêmes ! La femme : - Ben fallait pas toutes les essayer ! - Ensuite le pendu est mort noyé... Et parce que c'est une tradition bien française de se moquer gentiment de la Justice et de taquiner la Police, voici un florilège de 400 perles extraites d'authentiques déclarations de justiciables, agrémentées de commentaires des auteurs ! Nathalie Renard est avocate rattachée au Barreau de Paris. Marc Hillman, après un diplôme de droit, a été compositeur de musique. Il aime jouer avec les mots et est l'auteur de plusieurs livres d'humour. Mon, 17 Jun 2013 12:08:20 GMT 414499 Le Tour de France en 100 histoires extraordinaires http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132063-le-tour-de-france-en-100-histoires-extraordinaires.htm#414498 Le centenaire du Tour de France fut célébré en 2003 ; dix ans plus tard, la mythique course cycliste créée par Henri Desgrange, patron du journal L'Auto, fête sa centième édition après avoir été interrompue pour faits de guerre entre 1915 et 1918 puis entre 1940 et 1946. Générant au gré des épreuves une légende épique, le Tour de France constitue un fait unique, à domicile, et partout ailleurs dans le monde. Véritable événement du patrimoine national, le Tour de France contient autant l'histoire officielle de son époque que celle, sportive, de ses héros, les coureurs servant sa cause glorieuse et la leur. Pour le meilleur ! Installé dans la mémoire individuelle et collective, le Tour de France fascine par le caractère et les exploits de ses grands champions parmi lesquels Maurice Garin, Eugène Christophe, Philippe Thys, André Leducq, les Frères Pélissier, Gino Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet, Charly Gaul, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Rik Van Looy, Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Thévenet, Bernard Hinault, Greg Lemond, Miguel Indurain, et d'autres. Ce sont tous de grandes personnalités se défiant sur la Grande Boucle, à la pédale, et parfois avec des formules pittoresques ou téméraires. Action garantie ! Pourtant, à côté de ses heures dorées, le Tour de France en connut de sombres, avec des scandales chauvins, des révoltes, des deuils liés aussi au danger et à la pratique tragique du dopage. Un combat salvateur que ses organisateurs ont entrepris depuis de longues années. Sur le Tour, au final, ce sont les champions qui triomphent. Découvrez ici, en 100 histoires documentées, leur vie, les coulisses de leurs exploits, leurs raisons de l'emporter, leurs joies, leurs «coups de gueules», leurs conflits, leurs amitiés. Christian-Louis Eclimont a été rédacteur en chef de Cyclisme International, et de Vélo News (France). Auteur de plusieurs livres sur cette discipline, Qui a tué le Maillot jaune ? (Le Rocher), Cyclisme Nostalgie (Hors Collection), il signe avec cet ouvrage une somme éclairée sur une des grandes passions de sa vie. Mon, 17 Jun 2013 10:38:28 GMT 414498 Primaires ou Le crococide http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132052-primaires-ou-le-crococide.htm#414489 L'action de la pièce se passe durant le congrès d'un grand parti politique français qui s'est réuni dans la salle polyvalente d'une grande ville pour choisir son candidat à l'élection présidentielle. L'enjeu est de taille et dans le lieu, l'unique décor, qui fait office d'antichambre aux orateurs en attendant de se rendre à la tribune, la bataille entre les rivaux a commencé. Tout de suite on comprend que tous les coups sont permis, dont l'utilisation du «zap», télécommande récemment inventée pour faire disparaître les gens. Mais maîtriser le «zap» est source de surprises parfois risibles, de coups de théâtre... sans compter qu'il est parfois capricieux. Mon, 17 Jun 2013 12:08:54 GMT 414489 La nuit en vérité http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131722-la-nuit-en-verite.htm#413350 «Et se regarder nu, face au miroir, jamais il ne le ferait, jamais il ne serait ce garçon qui en lui faisant face lui ferait honte. Enzo ne voulait pas être son ennemi. R voulait aimer le jour, la nuit, la peur, Liouba, et lui-même si c'était possible.» À travers la relation forte et fragile entre une mère trop jeune et un fils au seuil de l'adolescence qui vivent chacun à leur façon l'expérience de l'exclusion et de la détresse intérieure, Véronique Olmi renoue avec la tension narrative de Bord de mer, cette amplitude romanesque où la retenue, l'émotion et la brutalité forment une ronde parfaite. L'AUTEURE Véronique Olmi est née en 1962 à Nice. Elle fait des études d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, devient assistante à la mise en scène de 1990 à 1993 puis comédienne et dramaturge en 1996. Metteurs en scène et comédiens prestigieux ont mis en scène et joué ses pièces. En 2000, sa pièce Le Jardin des Apparences a deux nominations aux Molières, dont celle pour le meilleur auteur. En 2001, elle publie son premier roman, Bord de mer qui lui vaut le Prix Alain-Fournier, belle amorce de carrière de romancière. Son roman Cet été-là reçoit en 2011 le Prix des maisons de la presse. La nuit en vérité est son dixième roman. Dramaturge, comédienne, nouvelliste et romancière, Véronique Olmi crée tantôt dans un genre tantôt dans l'autre. Elle a dirigé pendant trois ans le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point. En tant que directrice artistique, elle a lancé en janvier 2012, la première édition du festival d'auteures théâtrales Le Paris des femmes au Théâtre des Mathurins. Pièces et romans sont traduits en de nombreuses langues, ses pièces sont jouées partout en Europe, Amérique, Canada anglophone, Brésil, etc. Mon, 17 Jun 2013 13:48:10 GMT 413350 Marchés : la fin des modèles standards alerte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131706-marches-la-fin-des-modeles-standards-alerte.htm#413083 Pour décrire l'évolution de l'économie et des marchés financiers, le raisonnement d'une grande majorité des spécialistes de la macroéconomie et de la finance s'appuie sur des modèles mathématiques où le monde est parfaitement prédictible - comme si rien de vraiment nouveau ne pouvait arriver ! -, avec des acteurs économiques parfaitement rationnels agissant à la manière de... robots. Dans ces conditions idéales, les marchés financiers ne peuvent qu'être parfaits et efficaces... La thèse centrale de l'ouvrage est que ces modèles ont, tout au long de la crise, largement failli, alors qu'ils sont paradoxalement toujours utilisés aujourd'hui, y compris par les banques centrales. Pour les économistes Roman Frydman et Michael Goldberg, nous vivons dans un monde de «connaissance imparfaite» où la prévision parfaite n'existe pas. Pour remplacer l'hypothèse d'efficience des marchés, les deux auteurs proposent l'hypothèse des marchés contingents, qui reconnaît que les évolutions sont influencées par des situations et facteurs imprévus. Tout en tenant compte du rôle essentiel que jouent les marchés financiers dans nos économies modernes, les auteurs reconnaissent aux États le droit et le devoir d'en atténuer les excès. Ils proposent également des prolongements aux réformes systémiques actuelles, ainsi que de nouvelles façons de réfléchir à ces réformes. Ils envisagent enfin une panoplie de mesures destinées à atténuer les excès des marchés financiers sans gêner la capacité des économies capitalistes à stimuler l'innovation et une croissance durable. LES AUTEURS Roman Frydman et Michael Goldberg sont respectivement professeurs d'économie, à l'université de New York et du New Hampshire. Ils ont déjà publié «Imperfect Knowledge Economics Exchange Rates and Risk" ("Économie de la connaissance imparfaites : taux de change et risque"), également chez Princeton. Mon, 17 Jun 2013 10:42:54 GMT 413083 Les trois siècles de franc-maçonnerie française http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-80660-les-trois-siecles-de-franc-maconnerie-francaise.htm#209000 C'est à partir d'un ouvrage qu'il avait rédigé pour les Editions Bastogi, la Massoneria in Francia delle origini a oggi, qu'André Combes a élaboré Les Trois Siècles de la franc-maçonnerie française en complétant et remaniant son texte primitif. Il nous fait parcourir d'un pas alerte, en un style clair et vivant que n'alourdit aucun pédantisme, le long chemin qu'a suivi, en France, l'institution maçonnique, du siècle des Lumières à celui du laser et de l'ordinateur. A travers ses heures de gloire et ses vicissitudes, la franc-maçonnerie - André Combes nous en donne une évidente démonstration - a su rester elle-même, fidèle à ses méthodes et à ses principes qui en garantissent la pérennité. Car l'ouvrage se termine sur un panorama précis et documenté de la réalité contemporaine de l'Ordre et sur les perspectives que lui offre l'avenir. Un ouvrage enrichissant tout autant qu'agréable à lire donnant une image dynamique et fiable de la franc-maçonnerie française d'hier et d'aujourd'hui, et né sous la plume d'un historien universitaire profondément imprégné de son engagement maçonnique. André Combes est professeur agrégé d'Histoire, ancien conseiller de l'ordre du Grand Orient de France, ancien Grand Secrétaire aux affaires extérieures, directeur de l'IDERM (Institut d'Etudes et de Recherche maçonnique), rédacteur en chef de "Chroniques Mon, 17 Jun 2013 01:35:26 GMT 209000 Le coeur par effraction http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132085-le-coeur-par-effraction.htm#415937 L'histoire qui circulait dans la société de production de Ritchie Shepherd était exacte quand elle apparut dans les esprits des employés et qu'ils la discernaient à peine, sans même parler de l'évoquer entre eux. C'était comme un vague relent, assez clair pour qu'on le remarque, trop vulgaire pour être mentionné. Tout au long des saisons d'automne et de printemps de l'émission Relooking d'ados, agglutinés autour de Ritchie pour lui soumettre des questions dont ils connaissaient déjà les réponses, l'inonder de compliments et le supplier de recadrer leurs ennemis, ils l'avaient observé. Ils le trouvaient moins drôle qu'avant. Réservait-il ses blagues à quelqu'un d'autre ? Ritchie avait adopté une étrange démarche, pensaient-ils. Il marchait d'un pas sautillant manquant de naturel, trop hâtif, comme persuadé que quelque chose lui avait donné un surcroît d'énergie, ou l'avait rajeuni. Tant que la rumeur resta inexprimée, toute l'équipe eut le coeur lourd. La rumeur était celle-ci : après une longue trêve, Ritchie trompait de nouveau son épouse Karin, cette fois avec une mineure. Ils avaient de la peine pour la famille de Ritchie, mais les dégâts ne risquaient-ils pas de s'étendre au-delà et d'affecter les hommes et les femmes figurant sur le registre du personnel ? Ils se sentaient personnellement menacés. Le premier porteur du scandale l'avait transmis aux autres. Tout le monde appréciait Ritchie, mais ils le savaient assez égoïste pour les contaminer jusqu'au dernier. La nervosité et la suspicion se propagèrent dans les bureaux de la société de production. Quand deux jumelles de quatorze ans débarquèrent un jour sans être accompagnées d'un parent et demandèrent à voir Ritchie, sa secrétaire Paula se leva trop brusquement de derrière son bureau, coinça avec sa hanche le bord d'un e-mail imprimé qui dépassait et se renversa sur la jupe une pleine tasse de café. Le chef éclairagiste désintégra un projecteur Fresnel d'une valeur de deux mille livres. Il le laissa tomber du haut de la rampe en voyant Ritchie sourire et poser la main sur le coude d'une élève de troisième grande et maigre, en robe courte. "Elle a des courbes plus féminines que la plupart des filles de son âge...", voilà ce que le technicien aurait dit pour sa défense, s'il n'avait pas craint de leur porter malheur à tous, et il se contenta de hurler "Quel empoté !", tandis que les gens en dessous s'écartaient d'un bond pour éviter les éclats de lentilles qui ricochaient sur le plateau. Quand la scripte surprit Ritchie en grande conversation avec un groupe de collégiennes aux fesses rebondies dans leurs bodys moulants, elle se rua sur lui et l'interrompit en pleine phrase. Elle comprit dans l'instant qu'elle était en train de se ridiculiser. Les professeurs des filles étaient présents. La peur, ce mal qui lui rongeait le coeur, l'avait poussée à réagir ainsi. Le mal ne pouvait être soulagé qu'en l'exprimant avec des mots. L'équipe de production avait besoin d'une parole qui les libère de cette chape de terreur et quand, enfin, la rumeur revêtit une forme verbale, celle-ci leur apporta un tel soulagement qu'ils la crurent aussitôt. Mieux valait que les dix années de mariage de Ritchie avec Karin volent en éclats et qu'il perde la garde de son fils et de sa fille à cause de la nouvelle présentatrice Lina Riggs, jolie mais âgée de plus de vingt et un ans, plutôt que de voir le patron commettre un acte illégal et honteux, un acte qui les aurait tous souillés d'une tache indélébile, celle de l'inexprimable. Sans que personne ne remarque ce changement, les "Je me demande si", "Je parie que" et "Tu ne crois quand même pas que" cédèrent la place à des "J'ai appris que", "J'en ai une croustillante" et "Je sais qui Ritchie se tape". Croire les soulageait tous. Sun, 16 Jun 2013 15:41:16 GMT 415937 Le coeur par effraction http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132085-le-coeur-par-effraction.htm#415936 Seriez-vous capable de trahir un être cher ? Rebecca, alias Bec, est une grande chercheuse scientifique, elle travaille sur la malaria, son frère Ritchie est une ex-rock star devenue producteur de télévision. Leur père, un officier, a été tué en Irlande pour avoir refusé de trahir un informateur. Lorsque Bec refuse d'épouser le puissant directeur d'un magazine people, celui-ci se venge en menaçant Ritchie de révéler ses frasques s'il ne lui donne pas d'informations scabreuses sur sa soeur. Bec est à son tour mise à l'épreuve dans son mariage avec Alex lorsqu'elle décide d'avoir un enfant malgré tout. Le frère et la soeur devront choisir entre la loyauté et la trahison. Voici un grand roman classique sur des thèmes ultra contemporains. Une moderne histoire de famille, de secrets, d'amour, de mort, d'argent, à l'ère des magazines trash, des intimités devenues publiques, de la transparence sur Internet. Un impressionnant thriller moral. «Dans ce roman irrésistible Meek, avec ses personnages débordants de vie et son énergie narrative, réussit à toucher le coeur aussi bien que la tête.» Financial Times «Le registre, l'humour et l'audace de Meek sont un pur bonheur.» The Observer «Irrésistible. Meek est un romancier aussi intense et grave que Dostoïevski. On ne peut qu'admirer l'envergure et l'ambition de cette saga symphonique.» The Guardian James Meek est né à Londres en 1962. Grand reporter, il a vécu en Russie de 1991 à 1999. Il collabore actuellement au Guardian, à la London Review of Books et à Granta. Il est l'auteur de Un acte d'amour et de Nous commençons notre descente, tous les deux lauréats de prix littéraires et traduits à travers le monde. Sun, 16 Jun 2013 15:41:16 GMT 415936 101, rue Condorcet, Clamart http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132048-101-rue-condorcet-clamart.htm#415933 Il n'y a rien ici. Ce n'est pas la ville, ce n'est pas la campagne. Ni arbre fier, ni bâtiment d'architecture. Un coin de banlieue, ni cossue, ni misérable. Il y a bien un bois, mais loin d'être forêt. La forêt est trop loin, tout comme la ville. Les rues sont boueuses, aussi pavées qu'elles soient, d'une boue grise éclaircie par le charivari des carrières du bois et de la plâtrière de Meudon. La trouée béante du chemin de fer de Versailles nous jette en plein visage les vents glacés de l'hiver. On entend le fracas du train à heures régulières, jusque tard dans la nuit. Le ciel peut parfois y sembler presque vaste. Ceux d'hiver sont gris ou blanc grisâtre, quand bien même ce ne sont que de piètres hivers, sans neige ou si peu, sans glace sur les fleuves. Il n'y a que le froid, contre lequel ici, on ne sait se battre : les fenêtres ne sont pas doublées, les poêles de mauvaise facture. Plus bas, au croisement de l'avenue de Paris, on trouve quelques beaux immeubles de rapport, certains arbres vénérables, mais ils sont trop rares et ne servent aucune perspective, n'offrent pas de promenade. Il y a cependant quelques maisons de maître couvertes de meulières encavées, pourtant les jardins sont encore pauvres dans ce quartier nouvellement bâti. Mais si l'on marche jusqu'à l'orée du bois, l'été est un enchantement, quand la glycine déborde les palissades, les lilas poussent en bataille dans les chemins creux. On passe parfois le dimanche dans ce semblant de nature, s'il y a le temps, l'envie et de quoi grignoter sur l'herbe. Non, ce n'est pas la ville mais une pré-ville, un faux bourg à côté de la ville, une banlieue immuablement en marge de tout et tristement identique à celles de Prague, Berlin ou Moscou. Et quand on grimpe la rue des Rochers, à son sommet, après la maison des Protopopov et la petite chapelle de la Dormition, avant la nouvelle école française - comme une prison - et qu'essoufflé on se retourne soudain sur le Paris offert, mais si loin dans la brume ou noyé dans le lavis passé du ciel, on ne peut refréner ce sentiment de lourde tristesse, le rappel lancinant de l'incommensurable exil. On ne peut que mesurer et subir, abasourdi, la distance qui nous séparera toujours de la ville, du coeur de toute chose et de la Russie, le pays à chacun interdit. Les Français d'ici sont de petites gens, à l'esprit aussi étriqué que dans n'importe quel faubourg. On nous rudoie facilement du regard, d'un air gêné ou supérieur. Et l'on sait bien comment on parle de nous dès que nous sortons des boutiques aux silences pesants. Alors, on préfère l'épicerie russe de la rue du Moulin de Pierre, où une babouchka de Tachkent nous fait toujours un peu crédit, ou le petit bistrot-bougnat sans cabine téléphonique mais le combiné au comptoir. Le patron, toujours courtois et souriant, connaît toutes les dames russes, qui en hiver viennent lui acheter des sacs de mauvais charbon de terre. Sun, 16 Jun 2013 15:37:37 GMT 415933 101, rue Condorcet, Clamart http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132048-101-rue-condorcet-clamart.htm#415932 107, rue Condorcet, Clamait est l'adresse où vécut Marina Tsvetaeva, la grande poétesse russe, son mari Sergueï et leurs deux enfants, Alia et Mour, dans leur exil en France, après la révolution russe. Simon-Pierre Hamelin qui habita cet endroit un demi-siècle plus tard, découvrit par hasard que le lieu de son enfance avait abrité un des plus grands écrivains du XXe siècle. La fiction qu'il en tire, dans ce petit livre vibrant et tout en retenue, est poignante. Il y met en scène une descente d'huissier dans la famille Efron (nom du mari) et, par ce biais, nous décrit la misère, la panique, le rêve du retour en Russie, les grands cahiers bleus sur lesquels Marina écrit ses poèmes : «Éparpillés dans les librairies, gris de poussière, / Ni lus, ni cherchés, ni ouverts, ni vendus, / Mes poèmes seront dégustés comme les vins les plus rares / Quand ils seront vieux.» Simon-Pierre Hamelin est né à Paris en 1973. Il effectue de longs séjours en Inde et en Russie, avant de s'installer à Tanger (Maroc) en 2004. Il y fonde la revue littéraire Nejma. Il a notamment publié Stories de Tanger en collaboration avec l'artiste marocain Mohamed Mrabet. Sun, 16 Jun 2013 15:37:37 GMT 415932 Splat va à l'aquarium ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132008-splat-va-a-l-aquarium.htm#415917 L'aquarium est un endroit idéal pour impressionner Kattie. Avec quelques connaissances et beaucoup d'imagination, Splat se jette à l'eau ! Sun, 16 Jun 2013 15:06:40 GMT 415917 Splat prépare un cadeau ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132006-splat-prepare-un-cadeau.htm#415916 Ce matin, Splat a décidé de fabriquer un magnifique cadeau à ses parents pour leur montrer combien il les aime ! Sun, 16 Jun 2013 15:05:45 GMT 415916 Randonnées pour grizzlys et autres animaux solitaires : Alpes valaisannes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132068-randonnees-pour-grizzlys-et-autres-animaux-solitaires-alpes-valaisannes.htm#415913 Introduction Au cours des dernières décennies, la randonnée a connu un essor considérable. Amoureux de la nature, grands sportifs ou adeptes de pique-niques en famille, des gens aux motivations diverses se rendent en montagne en masse. La popularité de cette activité pose un challenge aux solitaires, aux contemplatifs, aux adeptes des grands espaces silencieux, aux «grizzlys». Heureusement, il reste dans nos Alpes exiguës des cols peu visités, des vallons oubliés, des sentiers rarement foulés, des lacs inconnus ou des cabanes à l'ancienne. L'auteur a choisi de regrouper dans le présent ouvrage 25 itinéraires correspondant à ces critères. Ils se déroulent en grande partie sur des sentiers balisés et de difficulté maximale T3. Ce tome couvre les Alpes valaisannes au sens large, c'est-à-dire les Alpes pennines au sud du Rhône et les Alpes bernoises et vaudoises au nord de celui-ci. Toutes les randonnées, sauf deux, se situent intégralement dans le canton du Valais, les deux dernières approchant les hauts sommets valaisans par le val d'Aoste italien. Pour découvrir ma sélection, rendez-vous au chapitre IV. Avec l'ambition d'aller au-delà d'un simple recueil de randonnées, le livre vise aussi à développer chez les aspirants grizzlys la bonne méthode et le soupçon d'expérience nécessaires à «fabriquer» soi-même des itinéraires originaux. Se documenter, préparer, réaliser et se remémorer : la maîtrise d'un projet de randonnée de bout en bout apporte une grande satisfaction personnelle. Les outils modernes rendent l'opération plus facile qu'on ne le pense. Tous les détails sont au chapitre V. Enfin, l'auteur passe en revue quelques stratégies à adopter pour jouir d'une tranquillité maximale lors de ses excursions. Quels sont les meilleurs moments de l'année, de la journée ? Où peut-on s'attarder dans une auberge de montagne ? Ces questions sont traitées dans le chapitre II. J'espère de tout coeur que ce guide vous ouvrira de nouveaux horizons et contribuera à la réussite de vos prochaines randonnées. Sun, 16 Jun 2013 15:04:08 GMT 415913 Randonnées pour grizzlys et autres animaux solitaires : Alpes valaisannes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132068-randonnees-pour-grizzlys-et-autres-animaux-solitaires-alpes-valaisannes.htm#415912 Au cours des dernières décennies, la randonnée a connu un essor considérable. Amoureux de la nature, grands sportifs ou adeptes de pique-niques en famille, des gens aux motivations diverses se rendent en montagne en masse. La popularité de cette activité pose un challenge aux solitaires, aux contemplatifs, aux adeptes des grands espaces silencieux, aux «grizzlys». Heureusement, il reste dans nos Alpes exiguës des cols peu visités, des vallons oubliés, des sentiers rarement foulés, des lacs inconnus ou des cabanes à l'ancienne. L'auteur a choisi de regrouper dans le présent ouvrage 25 itinéraires des Alpes valaisannes répondant à ces critères. Chacun est décrit dans le détail et accompagné des renseignements pratiques habituels : point de départ, difficulté, temps de marche, profil et extrait de carte nationale. Un «indice de grizzlitude» mesure la tranquillité à laquelle on peut s'attendre sur le parcours. Le livre prodigue également des conseils pour planifier et réaliser, avec les outils modernes, du bon sens et quelques précautions, ses propres randonnées sauvages. Enfin, il passe en revue quelques stratégies permettant aux amoureux du silence de la montagne de mettre toutes les chances de leur côté. Tout au long de l'ouvrage, l'auteur insiste sur les notions de plaisir et de lenteur. La lenteur, luxe suprême selon Nicolas Bouvier. Une sieste, un repas dans une auberge de montagne ou une rentrée tardive permettent de prolonger ce plaisir et de recharger encore plus ses batteries avant le retour en plaine. Né à Fribourg en 1967, l'auteur s'est installé il y a une dizaine d'années à Montreux. Cela afin de se rapprocher de son terrain de jeu favori : les montagnes valaisannes et valdôtaines. Quand il n'arpente pas les chemins helvétiques, c'est à travers un terrain bien plus instable et périlleux qu'il s'aventure : des lignes de code informatique. Sun, 16 Jun 2013 15:03:19 GMT 415912 Le jeu : niveau 1 : oserez-vous entrer ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132015-le-jeu-niveau-1-oserez-vous-entrer.htm#415909 Tu veux jouer ? Pour la énième fois, le message s'afficha sur l'écran et pour la énième fois, HP cliqua avec irritation pour le faire disparaître. Non, il ne voulait pas jouer à un putain de jeu ; la seule chose qui l'intéressait, c'était de capter comment ce portable fonctionnait et s'il pouvait servir à un truc aussi con que de téléphoner. Le train de banlieue de Märsta, début juillet, direction Stockholm. Presque trente degrés, le tee-shirt collé au dos et la langue déjà passablement sèche soudée au palais. Son paquet de clopes était évidemment fini et seul l'air frais qui s'engouffrait par le clapet d'aération au-dessus de sa tête adoucissait un peu son calvaire. Il renifla deux ou trois fois son tee-shirt, puis testa son haleine. À peu près ce à quoi il s'attendait : sueur rance, relents de gueule de bois et haleine de rat mort, yiihaa ! Un dimanche matin presque parfait, à un détail près : on était jeudi et il aurait dû être au boulot depuis deux heures. Il était en période d'essai. Qu'ils aillent se faire foutre ! Ce taf chez McDo puait de toute façon, une pure arnaque avec un baratineur fini comme pseudo-chef. - Il est important de s'intégrer à l'équipe, Pettersson. C'est ça, t'as raison ! Comme s'il allait s'éterniser avec cette bande de losers, à chantonner des hymnes scouts et à se farcir des exercices débiles pour renforcer son esprit d'équipe. Il était là pour gratter des allocations chômage, point barre. Et je vous emmerde, bande de blaireaux ! Il l'avait repéré juste après Rosersberg. Un petit objet argenté sur le siège de l'autre côté de l'allée. Bien sûr, un type était assis là quelques instants plus tôt, mais il était descendu et le train avait déjà poursuivi sa route. Il n'aurait donc servi à rien de lui courir après, même s'il avait eu envie de faire sa B.A. Et puis quoi encore ! On fait gaffe à ses affaires, bordel ! Au lieu de ça, il chercha d'un oeil rapide et exercé les caméras de surveillance et lorsqu'il constata que la rame était trop ancienne pour en être équipée, il changea de place pour examiner sa trouvaille en toute tranquillité. Un portable, comme il le soupçonnait ; sa matinée prit tout de suite une tournure plus sympathique. Un de ces modèles récents, sans clavier mais avec un écran tactile. Cool ! Fait étrange, il ne trouva aucun nom de fabricant, mais la série était peut-être si confidentielle que ce n'était pas nécessaire ? Ou alors les chiffres gravés sur la coque étaient une marque ? 128, était-il inscrit en caractères gris clair d'à peine un centimètre en léger relief. Aucun fabricant de téléphones de ce nom-là dans ses souvenirs. Mais qu'est-ce que ça peut foutre ? Sun, 16 Jun 2013 15:01:55 GMT 415909 Les elfes d'Islande : contes populaires pour enfants http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132037-les-elfes-d-islande-contes-populaires-pour-enfants.htm#415893 Les origines des elfes Un jour, Dieu en personne rendit visite à Adam et Ève. Le Tout Puissant fut fort bien accueilli au Paradis. Il demanda à voir les enfants de ses hôtes. Ève n'avait pas eu le temps de nettoyer et de préparer toute sa progéniture, elle décida donc de ne montrer que trois des enfants, en cachant les autres. Mais on ne trompe pas l'Eternel et lorsque Ève lui affirma que les beaux enfants devant lui étaient les seuls qu'elle possédait, il répondit à la trompeuse : "ce qui m'a été caché sera à jamais caché aux hommes." C'est ainsi que naquirent les elfes, vivant dissimulés dans les recoins des montagnes d'Islande, blottis dans les ravins bordés de mousses. Et s'ils sont à jamais invisibles aux humains, ils peuvent en revanche les observer et même leur accorder d'être vu si bon leur semble. Sun, 16 Jun 2013 14:35:36 GMT 415893 Anglais : les 1.800 mots de base : niveau A2-B1 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132045-anglais-les-1800-mots-de-base-niveau-a2-b1.htm#415889 LES 1800 MOTS DE BASE, correspond à la liste pour les classes de la 6e à la 3e. Ce livre s'adresse donc aux élèves des collèges, mais aussi à toute personne désirant «se remettre à l'anglais». Les mots sont classés par chapitres correspondant à des thèmes. À l'intérieur de chaque chapitre, on distingue deux niveaux ■ niveau 1 : 6e et 5e ■ niveau 2 : 4e et 3e Sun, 16 Jun 2013 13:45:47 GMT 415889 C'est qui le roi des animaux ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132049-c-est-qui-le-roi-des-animaux.htm#415886 Agnès Laroche est auteur de nombreuses fictions diffusées à la radio, de romans pour la jeunesse et de récits publiés en presse enfantine. Elle vit à Angoulême. Marjorie Béal, dite «Manju», est auteur et illustratrice. Débordante de créativité, elle accueille les projets au rythme des coups de coeur et des rencontres. Elle vit à Bordeaux. Sun, 16 Jun 2013 13:43:27 GMT 415886 C'est qui le roi des animaux ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132049-c-est-qui-le-roi-des-animaux.htm#415885 Une petite bestiole pas très jolie nous interpelle car elle veut nous prouver que le roi des animaux, c'est elle ! Car contrairement au lion, ce gros balourd, elle est capable de s'adapter à tous les environnements... Eh oui ! Mais va-t-elle gagner sa place de roi face au lion ? Tout le monde (ou presque) pense que le roi des animaux est le lion mais ce n'est pas du tout l'avis du héros de cette histoire... Un petit animal pas très commode, le tardigrade, nous interpelle pour remettre en cause l'ordre des choses. Il assure que non, le lion n'est pas du tout le roi des animaux ! Et pour cause, contrairement au tardigrade, le lion est incapable de s'adapter à tous les environnements. Essayez donc de mettre un lion en ville, sur la banquise ou à la montagne et vous verrez ! Cela suffira-t-il au tardigrade pour devenir le roi des animaux ? Un format à l'allemande avec des illustrations trois couleurs (rouge, noir, vert) portées par un texte plein d'humour. Sun, 16 Jun 2013 13:43:21 GMT 415885 Les figures du monde renversé de la Renaissance aux Lumières : hommage à Louis Van Delft http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132043-les-figures-du-monde-renverse-de-la-renaissance-aux-lumieres-hommage-a-louis-van-delft.htm#415880 De Copernic à Descartes et Cyrano : un monde qui s'inverse Sous l'escalier Renaissance-allemande (1618) du Rathaus de Nördlingen, en Souabe, un fou souriant nous regarde, comme au spectacle (fig. 1). Son sourire mi-figue mi-raisin, rictus goguenard mêlé d'un rien de provocation sinon de menace, s'explique par le motto qui complète cet emblème de pierre taillé en bas-relief : «Nun sind unser zwey», qu'on traduira par «Maintenant nous sommes deux». On a pu analyser cette icône irrévérencieuse comme une variation sur le thème du miroir : «intéressante Deutung des Spiegelmotivs», écrit à son propos Werner Mezger. Mais voilà un miroir dont la leçon, proprement renversante, tient dans une substitution de point de vue : car c'est le fou qui nous regarde et nous qui lui servons de reflet. Par quoi le thème archétypique et immémorial du fou qui dit vrai et de la folie du monde qui se croit sage rencontre ici l'autre thème moral qui sature l'iconographie européenne depuis le Moyen Age jusqu'à l'époque des Lumières : celui du monde à l'envers. Le rictus de ce fou aux aguets ou au spectacle, comme on voudra, offre l'immense mérite de suggérer par cette dualité de posture et de signification celle qui constitue aussi la majeure duplicité du thème qui va nous occuper trois jours durant. Ce fou qui dit être nous, on peut en effet le voir et l'entendre simplement comme notre reflet inversé dans un miroir déformant ; un miroir qui nous renverrait de notre monde une image dérisoire, la tête en bas ou la tête à l'envers, comme on voudra. La distorsion qu'instaure entre le modèle et la copie le visage grimaçant du bouffon prétend alors révéler au monde réel à travers l'image inversée qu'il lui délivre sa véritable physionomie et, par-delà, sa vraie nature. Le monde à l'envers, c'est ici le monde inversé pour être remis dans son endroit méconnu et enfin révélé à son destin d'aberration. Dans le miroir, les droitiers tiennent le sceptre, la crosse ou l'épée de la main gauche, celle de la maladresse dérisoire qu'on nomme gaucherie ou celle du geste malheureux qu'on dit sinistre. Pour rencontrer les deux, ouvrons à la page de son chef-d'oeuvre le fablier de La Fontaine : Les animaux malades de la peste nouent de manière parfaite et terrible ces deux leçons. D'un côté, voici le dérisoire d'une cour dont le roi porte crinière au lieu de perruque, rabaissement et renversement dans l'animalité d'un univers où le monarque rugissant sert du berger à sa table, en une imitation gauchie de nos moeurs civilisées. Les fables ésopiques, tout comme Le roman de Renart, participent de l'imaginaire du monde à l'envers par le basculement des moeurs humaines dans la zoologie, grand réservoir du saugrenu. Mais d'un autre côté, le jugement de cette cour pour rire qui tient le noir pour blanc et inversement, jusqu'à la mort du pécheur le plus candide votée par les plus sombres crapules, voilà qui jette sur le modèle un jour sinistre et sans concession. L'emblème amuse et donne à penser, il plaît et instruit en arquant tout l'espace qui va de la connivence dans le saugrenu à la véhémence de l'ironie qui déstabilise. Pris en ce sens, Nun sind unser zwey pourrait servir de motto à toutes ces vignettes en forme d'emblèmes du monde à l'envers qui vont par cohortes et dont les Fables de La Fontaine encadrent dans leur miroir prismatique une collection particulièrement savoureuse et inquiétante. Sun, 16 Jun 2013 13:35:15 GMT 415880 Les figures du monde renversé de la Renaissance aux Lumières : hommage à Louis Van Delft http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132043-les-figures-du-monde-renverse-de-la-renaissance-aux-lumieres-hommage-a-louis-van-delft.htm#415877 Mondes renversés où les hommes filent la quenouille, mondes à l'envers où les femmes sont médecins ou soldats : ces différentes figures d'un monde sens dessus dessous brouillent les identités fixées par de très vieilles évidences. De la Renaissance aux Lumières, les mécanismes de renversement que met en oeuvre la fabrique de ces mondes à rebours nourrissent un imaginaire littéraire, philosophique et artistique foisonnant, éminemment favorable aux associations burlesques ou paradoxales. À la faveur d'une capacité poétique et rhétorique à susciter la surprise ou le vertige s'affirme la vocation parodique, satirique et critique que comporte la représentation d'un autre monde. En bouleversant les rapports convenus entre les êtres et les choses, en dessinant parfois les contours d'un antimonde, les figures du monde renversé participent ainsi de l'avènement de notre modernité. Lucie Desjardins, professeure à l'Université du Québec à Montréal, s'intéresse aux discours de la morale dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle a fait paraître plusieurs ouvrages portant sur la question des passions et, notamment, Le corps parlant. Savoirs et représentation des passions au XVIIe siècle (2001) ou encore, en collaboration avec Daniel Dumouchel, Penser les passions à l'âge classique (Hermann, 2012). Sun, 16 Jun 2013 13:35:15 GMT 415877 Isabelle de Charrière, salonnière virtuelle : un itinéraire d'écriture au XVIIIe siècle http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132042-isabelle-de-charriere-salonniere-virtuelle-un-itineraire-d-ecriture-au-xviiie-siecle.htm#415874 Extrait de l'introduction : La salonnière virtuelle Isabelle de Charrière était-elle une salonnière ? Si l'on consulte les listes des salonnières connues au XVIIIe siècle, on constate aisément que son nom n'y figure pas. Pire, elle semble même avoir entretenu un rapport franchement négatif à l'égard de la sociabilité mondaine des «salons» parisiens et avoir jugé très sévèrement des salonnières en vue comme Madame de Genlis et Madame de Staël. Mais comment pouvait-elle connaître ce monde, alors qu'elle était rarement allée à Paris, y avait fait un plus long séjour peu avant la Révolution et n'y avait fréquenté que les salons de Madame Suard et de Madame Saurin à l'initiative de son mari, Charles Emmanuel de Charrière ? L'événement le mieux documenté de cette fréquentation est sans doute sa rencontre avec le jeune Benjamin Constant en 1787. Ce dernier se souvient dans son autobiographie avoir été à l'âge de vingt ans aussi «bizarre et dédaigneux» qu'elle l'était à quarante-sept ans et avoir trouvé dans sa conversation une jouissance toute nouvelle. La correspondance qui s'en suit s'attache explicitement au modèle conversationnel du salon tout en s'en moquant : Cette lettre est une conversation Madame [...] je vous dis avec vérité ma première pensée est pour mon cheval et la seconde est pour vous ou pour parler avec dignité, mesure et mouvement - pour donner du trait à ma pensée et pour avoir le mérite de rendre obscure une idée qui ne l'est pas, je vous dirai comme si j'étais sur un des fauteuils de Mme Suard [...] : ma première occupation est un devoir - la seconde un plaisir [...] Il ne faut pas vous fâcher de la préférence que je donne à mon cheval -sans lui je ne saurais comment aller à Colombier [...]. Ces quelques lignes badines donnent une bonne idée de ce qui déplaît à Isabelle de Charrière dans les salons parisiens. Le style des échanges mondains manque à son avis de vérité et de clarté. Mais lorsque Benjamin Constant ira la voir à Colombier pour reprendre, après un intervalle de correspondance, une conversation très privilégiée dans son salon du Pontet, le ton devra être simple, vrai et direct pour lui plaire. Dans sa correspondance et dans ses oeuvres, Isabelle de Charrière attaque sans relâche l'affectation, le galimatias, l'incohérence, la légèreté et le manque de modestie. Elle condamne entre autres le style de célèbres salonnières comme Madame Necker et Madame d'Houdetot, trouvant leurs images déplacées, leurs idées triviales, leurs mots de prédilection trop insistants et leurs allusions littéraires superflues. «Je serois tentée de croire que les femmes parce qu'elles sont foncièrement ignorantes trouvent un grand plaisir à étaler, à tout propos ce qu'elles savent», note-t-elle dans son Compte rendu des Mélanges de Madame Necker (1799). Cette affirmation à l'emporte-pièce dénigrant la culture des femmes en général est assez paradoxale dans le contexte de son oeuvre pour mériter qu'on s'y arrête un instant. Il me semble qu'en voulant prendre ses distances de deux salonnières, elle ravive une vieille querelle contre les femmes savantes propre aux lettres françaises sans penser qu'elle se juge elle-même ? Bien plus souvent elle prend au contraire la défense des femmes et apprécie leurs talents. Que l'on pense, par exemple, à son enthousiasme pour les lettres de la soeur de Frédéric II, margrave de Bayreuth qu'elle lisait en 1788 : Je suis si veine pour mon sexe des lettres de la markgrave de Bareith que je les lis à tout le monde. Je n'ai jamais rien vu d'une femme qui prouve aussi complètement que nous pouvons être tout ce que sont les hommes. On dit que Sapho l'avoit prouvé quant à la poésie, la markgrave le prouve quant au grand & bon esprit, c'est donc un procès jugé. (O.C. III, 115 ; 6 décembre 1788) Sun, 16 Jun 2013 13:27:03 GMT 415874 Isabelle de Charrière, salonnière virtuelle : un itinéraire d'écriture au XVIIIe siècle http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132042-isabelle-de-charriere-salonniere-virtuelle-un-itineraire-d-ecriture-au-xviiie-siecle.htm#415873 Grande dame des Lumières européenne, Isabelle de Charrière/Belle de Zuylen (1740-1805) capte par son écriture de femme l'évolution de la littérature française, du mouvement philosophique à l'éveil du nationalisme préromantique tout en passant par les tourmentes de la Révolution. Son salon virtuel, animé par une vaste correspondance, accueille généreusement ses proches mais aussi les grands auteurs, musiciens et peintres du XVIIIe siècle. De cette archive vivante, elle tire des oeuvres brèves et variées à la fois plaisantes et critiques des modes de l'heure. Lectrice assidue des conteuses et des poètes du Grand siècle, elle accorde autant d'importance à la vérité des sentiments qu'à l'honnêteté des rapports interpersonnels, tout en recherchant passionnément la justesse et la beauté de l'expression pour charmer et convaincre ses publics en Hollande, en Suisse, en France, en Angleterre, puis en Allemagne. Les portraits, les tableaux, les scènes et les illustrations qui agrémentent ses récits témoignent de sa vision perspicace des correctifs à apporter pour promouvoir l'égalité et la justice entre les générations, les sexes, les classes sociales et les peuples dans un monde régénéré où les assemblées de l'Ancien Régime auront fait place aux salons littéraires. Auteur Monique Moser-Verrey est professeure associée au Département de littératures et de langues modernes de l'Université de Montréal. Elle a publié en collaboration avec Lucie Desjardins et Chantai Turbide, Le corps romanesque. Images et usages topiques sous l'Ancien Régime, PUL, 2009, puis édité Gestes admirables ou la culture visuelle de l'imprimé / The Visual Culture of Print, Eighteenth-Century Fiction, 23 : 4 (été 2011). Depuis l'été 2012, on peut consulter une banque d'images issue du même projet en visitant le site Calypso (http ://calypso.bib.umontreal.ca/) puis en cliquant sur «Estampes et illustrations anciennes». Sun, 16 Jun 2013 13:27:03 GMT 415873 Charles-Ange Laisant : itinéraires et engagements d'un mathématicien de la troisième République http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132044-charles-ange-laisant-itineraires-et-engagements-d-un-mathematicien-de-la-troisieme-republique.htm#415870 Extrait de l'introduction Une étude biographique sur la vie de C. A. Laisant pose des difficultés multiples, dont la première réside dans l'esprit encyclopédique qui fut le sien et qui fait qu'on ne peut aborder un pareil travail sans toucher de près ou de loin à tous les problèmes. S'il fut l'un des premiers mathématiciens de son temps, ce serait restreindre et compartimenter sa personnalité que de réduire celle-ci à cette formule «le mathématicien (ou le grand mathématicien) C. A. Laisant». Mais s'en tiendrait-on à ce seul domaine scientifique qu'il faudrait considérer le rôle social qu'il a su lui donner. Maurice LAISANT, «De la dépuration à l'anarchie», La Rue, n° 9, 1970. C'est avec cet extrait élogieux que débute la biographie de Charles-Ange Laisant dressée par son petit-fils Maurice en 1970. Ce passage montre cependant les difficultés inhérentes au projet biographique en général et à la biographie d'un personnage comme Charles-Ange Laisant en particulier. La longévité et la multiplicité des facettes de son existence, la richesse et la singularité de chacune d'entre elles sont les premiers éléments du problème. C'est pourtant ces mêmes obstacles qui rendent l'entreprise intéressante et cette «microhistoire» pertinente pour l'observation des bouleversements opérés entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Avec la vie de cet homme, il est possible de multiplier les grilles de lectures de l'époque (scientifique, épistémologique, sociologique, culturelle ou politique). Charles-Ange Laisant est né près de Nantes en 1841, et sera député de la Loire-Inférieure puis de la Seine entre 1876 et 1893, mandats pendant lesquels il acquiert une notoriété certaine au plan national. Ceci explique que les travaux biographiques sur le personnage relèvent d'une part de l'histoire locale, soucieux de faire sortir l'homme de l'oubli, et d'autre part de dictionnaires ou d'encyclopédies contemporaines à Laisant qui traitent principalement de l'histoire politique ou syndicaliste du xix* siècle. Les travaux récents en histoire des mathématiques amènent leurs auteurs à approcher la figure de Laisant, comme mathématicien principalement, mais aussi comme pédagogue ou plus généralement comme homme de réseaux. Pourtant, aucun ouvrage n'est dédié intégralement à Laisant. De par leur cadre, chacun des travaux précédents peut donc montrer ses limites dans la prise en compte de la globalité du personnage, en particulier dans ses travaux originaux de mathématicien et sa dimension de membre incontournable de la communauté mathématique. Cet ouvrage, s'il n'est pas exempt de cette remarque, suit la route tracée par le mathématicien, en s'attachant aux réseaux dans lesquels il s'inscrit, sans négliger les grands aspects du personnage dans son ensemble. C'est ainsi que nous traiterons des multiples parcours empruntés par Laisant. L'enchaînement de ses travaux mathématiques en constitue un premier qui s'inscrit principalement dans la période 1867-1903, de ses premiers écrits en arithmétique et géométrie infinitésimale à la diffusion de la méthode des équipollences et des quaternions puis ses contributions en mathématiques discrètes. La carrière politique de ce franc-maçon débute avec son mandat de conseiller général à Nantes et se poursuit à l'Assemblée nationale, avant qu'il ne se rapproche du milieu anarcho-syndicaliste. Son implication dans de multiples réseaux scientifiques nationaux, puis internationaux est protéiforme. Elle comprend son activisme au sein de la Société Mathématique de France (SMF) et de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences (AFAS), mais aussi son appartenance à la Société Philomathique de Paris (SPP). Elle est visible également dans ses fonctions de directeur et de fondateur de revues destinées à des publics variés : Nouvelles Annales de Mathématiques (NAM), L'Intermédiaire des Mathématiciens (L'IM), L'Enseignement Mathématique (L'EM). Elle est également remarquable dans la promotion de lieux d'échanges entre mathématiciens du monde entier avec la création des premiers congrès internationaux de la discipline. Ses fonctions d'enseignant à partir de 1893 ouvrent la voie vers l'écriture de manuels, vers la création de L'Enseignement Mathématique et enfin vers une réflexion sur l'enseignement en général et sur l'éducation scientifique des jeunes enfants en particulier. Sun, 16 Jun 2013 13:21:36 GMT 415870 Charles-Ange Laisant : itinéraires et engagements d'un mathématicien de la troisième République http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132044-charles-ange-laisant-itineraires-et-engagements-d-un-mathematicien-de-la-troisieme-republique.htm#415869 Le paysage mathématique français connaît sous la Troisième République de profonds changements. La communauté mathématique assiste à une réorganisation de ses réseaux, à une multiplication des domaines de recherche, à une spécialisation de ses membres, ou encore au développement de nouveaux lieux d'échanges qui s'adressent à un public toujours plus large. Les grandes réformes de l'enseignement scientifique sont également l'occasion de débats autour de la nature des mathématiques, de leur place dans la Société et de leur pédagogie. La figure du mathématicien d'origine nantaise Charles-Ange Laisant (1841-1920) offre une approche de l'ensemble de ces bouleversements en dessinant un panorama de la vie scientifique de l'époque. Parce qu'il est un acteur important du mouvement de diffusion du calcul vectoriel et qu'il appartient à la communauté émergente des mathématiques discrètes, son oeuvre donne à voir une pratique originale, souvent méconnue. Son activisme au sein de la presse mathématique et de la communauté scientifique, tant nationale qu'internationale, et ses engagements éclairent l'évolution des relations entre milieux scientifique et éditorial. Cet ouvrage, qui s'adresse autant aux enseignants qu'aux curieux, trace les itinéraires du parcours original de ce polytechnicien, militaire déchu, député républicain puis anarchiste, de cet homme de réseaux qui a marqué l'histoire politique et scientifique de son temps. Auteur : Jérôme Auvinet est docteur en Histoire des sciences de l'Université de Nantes et professeur de mathématiques dans le secondaire. Sun, 16 Jun 2013 13:19:30 GMT 415869 Le jour où j'ai rencontré ma fille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132359-le-jour-ou-j-ai-rencontre-ma-fille.htm#415859 C'est votre fille, la petite ? Cette scène, cet instant de vie, cette crampe au ventre, cette main de plus en plus moite, ce contrôle d'identité, depuis deux ans, je n'ai jamais vraiment pensé qu'à cela. J'ai répété chaque mouvement, pour chaque circonstance, imaginé chaque refus, celui que subissent toutes celles et tous ceux, porteurs de mauvais papiers, la tête baissée en guise de protestation silencieuse, qu'on voit, non sans gêne ou sans honte, accompagnés par des costauds des épinettes à brassards rouges. Moi, si blanc et si privilégié, j'ai beaucoup appris de l'Afrique; ma vie entre Paris et Lomé, puis Cotonou comme la séparation d'avec Amaal, ma fille, m'ont permis d'éprouver ce que je prenais jusqu'alors pour de la compassion ordinaire. L'injustice croissante faite aux femmes et aux hommes qui ne sont pas nés dans le bon pays, avec le bon passeport, la bonne couleur. S'il est un voyage dans ma vie que je n'oublierai jamais, c'est bien celui-là, avec Amaal, ce Cotonou-Paris du 18 juin 2011, mais plus encore le passage de la frontière, tôt le lendemain matin, à Roissy-Charles-de-Gaulle, terminal F. Jusqu'alors, j'avais allègrement franchi les contrôles de police du monde entier, salué joyeusement les douaniers de tous les pays en brandissant les bons documents. La période avait été rude sur le plan politique. Le Président, Nicolas Sarkozy, avec son calamiteux discours de Grenoble à l'été 2010, et ses ministres de l'Intérieur, calculettes à la main et champions de la reconduite musclée, en rajoutaient à loisir avec leur politique du chiffre ; on avait déjà beaucoup écrit sur le sujet, mais notre époque voulait cela aussi, la peur, la crise, le chômage, la perte d'influence, en France comme en Europe. Un sacré repli sur soi, la recherche de l'identité nationale... Et des barrières, un peu partout pour rester dans la grande famille des Européens de souche aux origines chrétiennes. Mais avant de sauver le monde et/ou de voter aux prochaines élections présidentielles, il faut bien avouer que j'étais alors surtout préoccupé par mes petites affaires intimes. Les labos, les toubibs m'avaient accaparé un temps, je m'étais vaillamment soumis aux services sociaux, aux psys, aux associations, aux consulats, aux tribunaux, à toutes les administrations de France et du Togo. Ne restait plus maintenant, les yeux un peu chiffonnés, une grosse valise vert kaki à traîner derrière moi, ma petite Amaal fermement tenue dans l'autre main, qu'à faire la queue dans la file Union européenne et à franchir la frontière pour rentrer chez nous à Paris. Mais après ce que j'avais enduré, toute cette attente, ces découragements, ces vexations, ce sentiment que je n'y parviendrais jamais, la dernière étape de ce long cheminement m'apparaissait comme la plus difficile à affronter. Deux ans en effet que je rumine ce qui, selon les jours, s'appelle évasion, exfiltration, échappée belle, ou, dans le meilleur des cas, entrée sur le territoire français. Deux ans que, riche de mon seul désespoir et fort d'une énergie à tout casser, j'échafaude de savants détournements de la loi. J'ai tout tenté en théorie, tout monnayé en rêve : passeports de complaisance, déclarations a posteriori d'état civil, reconstitutions d'identité, petits avions affrétés pour contourner des formalités douanières... La frontière entre l'homme honnête et le délinquant tient toujours à peu de chose : tous les deux sont persuadés d'user d'un droit pour sauver leur peau. Mon, 17 Jun 2013 00:07:02 GMT 415859 Le jour où j'ai rencontré ma fille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132359-le-jour-ou-j-ai-rencontre-ma-fille.htm#415858 Tout commence par l'âge qui vient : alors qu'il atteint la cinquantaine, le narrateur apprend qu'il est stérile. Il s'aperçoit, en même temps, qu'il ne désire rien de plus qu'être père. Mais si le corps refuse ? Tout recommence au Togo, quelques mois plus tard, lorsqu'il rencontre une petite fille de sept ans, Amaal, et qu'il décide de l'adopter. Mais là encore, comment fait-on quand on est un homme célibataire pour devenir père ? Des laboratoires parisiens où il découvre son azoospermie aux terres de l'Afrique fertile où l'espoir renaît, des labyrinthes de l'administration au vol Lomé-Paris qui ramènera enfin sa fille chez eux, Olivier Poivre d'Arvor nous raconte le chemin initiatique de deux ans qui a changé sa vie. Pour la première fois, cet homme pudique lève le voile sur un sujet tabou. Olivier Poivre d'Arvor a publié plusieurs essais et romans, dont, chez Grasset, Le Voyage du fils (2008). Diplomate, spécialiste des échanges culturels internationaux, il est depuis 2010 le directeur de France Culture. Mon, 17 Jun 2013 00:07:02 GMT 415858 L'invention de nos vies http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132358-l-invention-de-nos-vies.htm#415852 Commencer par sa blessure, commencer par ça - dernier stigmate d'un caporalisme auquel Samir Tahar avait passé sa vie à se soustraire -, une entaille de trois centimètres au niveau du cou dont il avait tenté sans succès de faire décaper la surface à la meule abrasive chez un chirurgien esthétique de Times Square, trop tard, il la garderait en souvenir, la regarderait chaque matin pour se rappeler d'où il vient, de quelle zone/de quelle violence. Regarde ! Touche ! Ils regardaient, ils touchaient, ça choquait la première fois, la vue, le contact de cette cicatrice blanchâtre qui trahissait le disputeur enragé, disait le goût pour le rapport de forces, la contradiction - une forme de brutalité sociale qui, portée à l'incandescence, présageait l'érotisme -, une blessure qu'il pouvait planquer sous une écharpe, un foulard, un col roulé, on n'y voyait rien ! et il l'avait bien dissimulée ce jour-là sous le col amidonné de sa chemise de cador qu'il avait dû payer trois cents dollars dans une de ces boutiques de luxe que Samuel Baron ne franchissait plus qu'avec le vague espoir de tirer la caisse - tout en lui respirait l'opulence, le contentement de soi, la tentation consumériste, option zéro défaut, tout en lui reniait ce qu'il avait été, jusqu'à l'air affecté, le ton emphatique teinté d'accents aristocratiques qu'il prenait maintenant, lui qui, à la faculté de droit, avait été l'un des militants les plus actifs de la gauche prolétarienne ! L'un des plus radicaux ! Un de ceux qui avaient fait de leurs mortifications originelles une arme sociale ! Aujourd'hui petit maître, nouveau riche, flambeur, rhéteur fulminant, lex machine, tout en lui exprimait le revirement identitaire, l'ambition assouvie, la rédemption sociale - le contrepoint exact de ce que Samuel était devenu. Une illusion hallucinatoire ? Peut-être. Ce n'est pas réel, pense/prie/ hurle Samuel, ce ne peut pas être lui, Samir, cet homme neuf, célébré, divinisé, une création personnelle et originale, un prince cerné par sa camarilla, rompu à la rhétorique captieuse - à la télé, il s'adonise, s'érotise, plaît aux hommes, aux femmes, adulé par tous, jalousé peut-être, mais respecté, un virtuose du barreau, un de ceux qui disloquent le processus accusatoire, démontent les démonstrations de leurs adversaires avec un humour ravageur, n'ont pas froid aux yeux -, ce ne peut pas être lui ce loup de prétoire artificieux, là-bas, à New York, sur CNN, son prénom américanisé en lettres capitales SAM TAHAR et, plus bas, son titre : lawyer - avocat -, tandis que lui, Samuel, dépérissait dans un bouge sous-loué sept cents euros par mois à Clichy-sous-Bois, travaillait huit heures par jour au sein d'une association en tant qu'éducateur social auprès de jeunes-en-difficulté dont l'une des principales préoccupations consistait à demander : Baron, c'est juif ?/passait ses soirées sur Internet à lire/commenter des informations sur des blogs littéraires (sous le nom de Witold92)/écrivait sous pseudonyme des manuscrits qui lui étaient systématiquement retournés - son grand roman social ? On l'attend encore... -, ce ne peut pas être lui, Samir Tahar, transmué, méconnaissable, le visage recouvert d'une couche de fond de teint beige, le regard tourné vers la caméra avec l'incroyable maîtrise de l'acteur/du dompteur/du tireur d'élite, les sourcils bruns épilés à la cire, corseté dans un costume de grande marque taillé à ses mesures, peut-être même acheté pour l'occasion, choisi pour paraître/ séduire/convaincre, la sainte trinité de la communication politique, tout ce qu'on leur avait transmis jusqu'à la décérébration au cours de leurs études et que Samir mettait maintenant à exécution avec la morgue et l'assurance d'un homme politique en campagne, Samir invité à la télévision américaine, représentant les familles de deux soldats américains morts en Afghanistan, entonnant le péan de l'ingérence, flattant la fibre morale, tâtant du sentiment et qui, devant la journaliste qui l'interrogeait avec déférence - qui l'interrogeait comme s'il était la conscience du monde libre ! -, restait calme, confiant, semblait avoir muselé la bête en lui, maîtrisé la violence qui avait longtemps contaminé chacun de ses gestes, et pourtant on ne percevait que ça dès la première rencontre, la blessure subreptice, les échos tragiques (...) Mon, 17 Jun 2013 00:07:02 GMT 415852 L'invention de nos vies http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132358-l-invention-de-nos-vies.htm#415851 Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un «beau mariage»... Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il pille celle de son meilleur ami Samuel, fils d'intellectuels juifs, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c'était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c'est la déflagration... «Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir», dit un proverbe yiddish qu'illustre ce roman d'une puissance et d'une habileté hors du commun, où la petite histoire d'un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle. Karine Tuil est l'auteur de neuf romans parmi lesquels Tout sur mon frère (2003), Quand j'étais drôle {2005), Douce France (2007), La Domination (2008) et Six mois, six jours (2010), tous publiés chez Grasset. Mon, 17 Jun 2013 00:07:02 GMT 415851 La Bretagne : et ses contes, ses visites, ses recettes... http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132002-la-bretagne-et-ses-contes-ses-visites-ses-recettes.htm#415850 En route pour la Bretagne La Bretagne est cette longue péninsule qui s'avance dans l'océan, tout à l'ouest de la France. Elle est bordée par l'océan Atlantique au sud, la Manche au nord et la mer d'Iroise à l'ouest. La région offre une multitude de paysages : on distingue l'Armor, «le pays de la mer» et ses côtes balayées par les vents, de l'Argoat, celui des «bois», c'est-à-dire l'intérieur des terres. Elle puise sa richesse dans les produits de la mer et du terroir, mais également dans les manières de vivre et les coutumes souvent festives des Bretons. Carte d'identité Superficie : 27208 km² Population : environ 3 175 000 habitants Nom breton : Breizh Nom des habitants : les Bretons ou ar Vreizhiz (ar Breizhad au singulier) Capitale régionale : Rennes Principales villes : Brest, Quimper, Lorient, Vannes, Saint-Malo, Saint-Brieuc La région Bretagne La Bretagne compte quatre départements : les Côtes-d'Armor (22), le Finistère (29), l'Ille-et-Vilaine (35) et le Morbihan (56). Le département de la Loire-Atlantique, historiquement breton, dépend aujourd'hui de la région des Pays de la Loire. Un peu d'histoire En 57 avant J.-C., l'Armorique, vaste territoire jusqu'alors occupé par les peuples celtes, s'inclina face aux légions de Jules César et devint gallo-romaine. A partir du Ve siècle, les Celtes de Grande-Bretagne, appelés «les Bretons», vinrent s'y installer et donnèrent à la Bretagne son nom actuel. Ils parvinrent à repousser les Francs, qui contrôlaient une bonne partie de la Gaule, et le territoire demeura donc indépendant. La péninsule, désormais duché* de Bretagne depuis 939, dut encore faire face pendant plusieurs siècles aux invasions et aux conflits internes, avant d'être finalement rattachée à la France en 1532. Drapeau et symboles Comme toutes les régions de France, la Bretagne possède son drapeau, le Gwenn ha du, qui signifie «blanc et noir» ! Dessiné en 1923 sur le modèle du drapeau américain, il est composé de neuf bandes, qui symbolisent les neuf évêchés* bretons. Le coin gauche est orné de «mouchetures» représentant des hermines. Un autre symbole, originaire du monde celtique, est également très répandu. Le triskell, dont le nom est issu d'un mot grec signifiant «trois jambes», n'est réapparu en Bretagne qu'à partir des années 1920. Ses branches évoquent les éléments de la nature : la terre, l'eau et l'air. Le climat Dominé par l'influence de la mer, le climat, ici, est tout sauf monotone. Nuages et soleil n'ont de cesse de se disputer un coin de ciel, et le crachin breton a mauvaise réputation ! En hiver, l'air est humide et les températures plutôt douces. En été, il ne fait jamais trop chaud grâce à la brise marine. Sun, 16 Jun 2013 12:55:59 GMT 415850 La Bretagne : et ses contes, ses visites, ses recettes... http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132002-la-bretagne-et-ses-contes-ses-visites-ses-recettes.htm#415847 Un grand livre pour découvrir tous les secrets de la Bretagne, depuis ses lieux incontournables jusqu'à ses légendes féeriques... Avec ses îles coquettes, ses maisons typiques, ses galettes de blé noir, ses danses folkloriques, ses menhirs et dolmens ou encore ses forêts mythiques, la Bretagne regorge de mille merveilles. Ce livre, organisé autour de différents modules (lexique, visites, faune et flore, chansons, contes, grands personnages) et ponctué d'anecdotes insolites, invite à les découvrir de manière ludique et enrichissante. Dans chaque double page de visites, on trouvera même des idées pour occuper les journées pluvieuses, avec les adresses répertoriées en fin d'ouvrage. La Bretagne n'a pas fini de nous surprendre ! Violaine Troffigué Violaine Troffigué est une jeune auteure amoureuse de livres pour enfants. Éditrice de formation, elle a prêté sa plume à des recueils de contes et des livres documentaires pour les éditions Circonflexe, Millepages, Gamma et Rue des enfants. Elle vit actuellement au Québec. Nathalie Ragondet Nathalie Ragondet est une jeune illustratrice, diplômée de l'école Émile-Cohl. Elle aime mêler l'aquarelle et la gouache. Elle a illustré trois «Classiques du Père Castor» : Le Lapin qui fait peur au loup, Grigrigredin-Menufretin et, plus récemment, Les trois boucs bougons. Elle vit dans la Drôme. Sun, 16 Jun 2013 12:55:59 GMT 415847 La Provence : et ses contes, ses visites, ses recettes... http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132003-la-provence-et-ses-contes-ses-visites-ses-recettes.htm#415844 En route pour la Provence La Provence est une région du sud de la France bordée par le Rhône à l'ouest, la Méditerranée au sud, les montagnes des Alpes et l'Italie à l'est. C'est «le Midi», une région lumineuse et joyeuse qui a fasciné et inspire toujours nombre d'artistes, et qui résonne l'été du chant des cigales. Portés par le mistral, les parfums de la lavande et du mimosa se répandent à travers les plaines et les collines. Le littoral provençal se prolonge avec les plages ensoleillées de la Côte d'Azur, tandis que les Alpes surplombent l'arrière-pays et ses villages typiques aux marchés parés de vives couleurs. On y découvre les riches saveurs de la cuisine provençale : melons gorgés de soleil, herbes de Provence, huile d'olive et tomates. La Provence La Provence est un territoire s'intégrant dans une région plus vaste, la région PACA, qui désigne la réunion administrative de la Provence, des Alpes et de la Côte d'Azur. La région PACA englobe six départements : les Alpes-de-Haute-Provence (04) et les Hautes-Alpes (05) dessinent le versant montagnard, le Vaucluse (84) forme l'arrière-pays, les Alpes-Maritimes (06), le Var (83) et les Bouches-du-Rhône (13) se trouvent sur la façade maritime. Le territoire de la Provence correspond à peu de chose près aux départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var. Carte d'identité (région PACA) Superficie : 31400 km² Population : environ 4 882 900 habitants Nom provençal : Prouvènço Nom des habitants : les Provençaux Capitale régionale : Marseille Principales villes : Avignon, Digne-les-Bains, Gap, Nice, Toulon Drapeau Le drapeau de la région PACA, imaginé en 1999, réunit les blasons des anciennes provinces de Provence, du Dauphiné (qui correspond aujourd'hui aux départements des Hautes-Alpes, de la Drôme et de l'Isère) et du comté de Nice (actuellement Alpes-Maritimes). Le côté gauche est orné des rayures «sang et or» de la Provence. Dans la partie droite sont représentés un dauphin, emblème des seigneurs du Dauphiné, et l'aigle rouge du pays niçois. Un peu d'histoire En 600 avant J.-C., les Grecs fondèrent Massalia (Marseille) sur les côtes jusqu'alors occupées par les Celto-Ligures. Pour contrer les envahisseurs, la colonie grecque sollicita à plusieurs reprises l'aide des Romains. Ces derniers finirent par conquérir la région au ne siècle avant J.-C, qui devint alors la Provincia Romana, à l'origine du mot «Provence». Au Ve siècle, les peuples germaniques l'envahirent, mais elle fut finalement rattachée au royaume franc. Agitée de troubles durant tout le Moyen Âge, la région s'apaisa au XVe siècle sous le règne du «bon roi René» avant d'être léguée au roi de France en 1481. Le climat, entre mer et montagne Des rives de la Méditerranée aux reliefs des Alpes, le climat est principalement méditerranéen. L'été, le soleil tape fort sur la région la plus ensoleillée de France : c'est le «cagnard». Il y brille plus de 2 300 heures par an ! Mais les orages peuvent aussi arroser la Provence de pluies diluviennes... En hiver, il neige sur les hauteurs des Alpes, où le climat est montagnard. Sun, 16 Jun 2013 12:50:56 GMT 415844 La Provence : et ses contes, ses visites, ses recettes... http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132003-la-provence-et-ses-contes-ses-visites-ses-recettes.htm#415843 Un grand livre pour découvrir tous les secrets de la Provence, depuis ses lieux incontournables jusqu'à ses spécialités qui sentent bon le soleil... Avec ses plages paradisiaques, ses villages typiques, sa cuisine à l'huile d'olive, le chant de ses cigales, ses champs de lavande ou encore ses vestiges romains, la Provence regorge de mille merveilles. Ce livre, organisé autour de différents modules (lexique, visites, faune et flore, chansons, contes, grands personnages) et ponctué d'anecdotes insolites, invite à les découvrir de manière ludique et enrichissante. Dans chaque double page de visites, on trouvera même des idées pour occuper les journées pluvieuses, avec les adresses répertoriées en fin d'ouvrage. La Provence n'a pas fini de nous faire rêver ! Violaine Troffigué Violaine Troffigué est une jeune auteure amoureuse de livres pour enfants. Éditrice de formation, elle a prêté sa plume à des recueils de contes et des livres documentaires pour les éditions Circonflexe, Millepages, Gamma et Rue des enfants. Elle vit actuellement au Québec. Martin Desbat Martin Desbat est diplômé de l'école Émile-Cohl spécialité BD. Il est notamment l'auteur-illustrateur des Aventures de Mégamonsieur (Lito). Chez Flammarion, il a illustré les «Premiers Castor doc» Les châteaux forts et Animaux en danger, ainsi que plusieurs romans de la collection «Castor Poche». Il vit à Marseille. Sun, 16 Jun 2013 12:50:56 GMT 415843 Et toute la ville s'éveille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132032-et-toute-la-ville-s-eveille.htm#415840 La Ville ouvre grand ses yeux et doucement étire ses bras de fer. Ses Feux tricolores rougissent. Sun, 16 Jun 2013 12:46:55 GMT 415840 Monkey bizness. Volume 2, Les cacahuètes sont cuites http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132036-monkey-bizness-volume-2-les-cacahuetes-sont-cuites.htm#415837 ELDIABLO (Paris) est né en 1971. Véritable touche-à-tout, il occupe les différentes casquettes de scénariste, réalisateur, animateur ainsi qu'illustrateur. Diplômé des Gobelins, il est connu du grand public pour son travail sur la série Lascars, diffusée sur Canal +. Devenu un long métrage à succès, la série s'est également vue adaptée en «fiction-live» l'été dernier, toujours avec Eldiablo aux commandes du scénario. En septembre 2012 il signe Pizza Roadtrip avec Cha chez Ankama Éditions, un one-shot survitaminé plébiscité par la presse et récompensé par le prix BD des lycées professionnels de Poitou-Charentes lors du Festival d'Angoulême 2013. L'album est actuellement en adaptation cinématographique chez Auteurs & Associés. POZLA (originaire d'Amiens] a toujours évolué dans le monde du graffiti et de la peinture. Street artist, membre actif du collectif GM, il met depuis de nombreuses années ses talents de «patouilleur» au service du dessin animé, où il réalise clips et courts métrages, collaborant à de nombreux projets. Il coréalise notamment la deuxième saison de la série Lascars et défriche de son trait énergique le générique du long métrage. Sun, 16 Jun 2013 12:34:49 GMT 415837 Champéry : la route du grand paradis http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132069-champery-la-route-du-grand-paradis.htm#415836 Introduction La route du Grand Paradis, traverse une vallée creusée dans la montagne. Des pentes élevées, des alpages. Verts ou enneigés. Rochers et sapins. La route descend puis remonte. Avec l'espoir de franchir le col à l'extrémité du chemin. Le Val d'Illiez est enserré au creux d'une fortification de roches et de crêtes. Au-delà se profile le vaste paysage du monde. L'escalade des versants laisse au souvenir la clarté de l'infini de la ligne lointaine de l'horizon. Là, où se situe le Paradis promis, suggéré par l'imposant paysage de la vallée. Son extrémité est la porte d'un monde imaginaire. D'histoires et de rêves. Devenus ceux de la tradition populaire, d'un savoir-faire, d'usages, de pratiques, de rites, de pensées, de coutumes. Là, dans cette vallée et sur les versants, les hommes ont construit des fermes et des habitations. De madriers, de maçonnerie, de sapin et de roche. Fermement arrimées à la pente. A l'architecture empreinte de la mythologie des lieux secrets de l'univers. Protégés des invasions. Lieux éternels. La poussée des magmas a relevé les versants. Les a rapprochés. Donnant parfois l'illusion que l'on peut toucher du doigt la ferme de l'autre rive. Pourtant à plusieurs heures de marche. La puissance des formes est saisissante. Une histoire géologique millénaire. Une menace persistante. D'éboulements, d'avalanches incontrôlables. A laquelle sont soumis les montagnards. Pourtant inexorablement attirés par cette toute puissance naturelle du monde. Les hommes s'approchent du rivage des océans, du cône des volcans, du sommet des reliefs. Dans l'espoir d'en capter une part d'éternité. Mais avec le risque de se voir submerger par la vague, brûler par la lave, emporter par l'avalanche. Dix mille ans de sédentarisation ! Traduite par la construction d'abris, de maisons et de fermes, parfois en des lieux bien surprenants, inconcevables, même inaccessibles. Le lien est antique. En s'agrippant à la pente les premières fermes se sont installées dans le paysage du Val sur le «globe où se renferment toutes les semences du feu éternel, de la sphère creuse qui contient tout». Sun, 16 Jun 2013 12:32:23 GMT 415836 Comment partager la rente pétrolière ? : les enseignements d'une expérience africaine http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132046-comment-partager-la-rente-petroliere--les-enseignements-d-une-experience-africaine.htm#415830 Extrait de l'introduction L'important volume du surplus généré par les activités d'exploration-production pétrolière, communément appelé «rente pétrolière» - qui résulte du niveau exceptionnellement élevé du prix du pétrole brut consécutif à la croissance de la demande mondiale - est depuis quelques années à l'origine de beaucoup de tension dans plusieurs pays producteurs de pétrole du monde. C'est ainsi que la gestion des revenus pétroliers est, à présent, sujette à beaucoup de controverses et est l'objet de grandes polémiques, de sous-information, de contre-information, de désinformation et d'instrumentalisation. L'un des foyers de ces tensions est le reproche fait aux gouvernants de certains pays producteurs en termes de manque de transparence et d'insuffisance de communication dans la gestion des ressources pétrolières nationales. Aussi, dans de nombreux pays en développement producteurs de pétrole brut, on assiste ces derniers temps à de grands débats sur l'utilisation, par les gouvernants, des colossaux revenus procurés par l'exploitation des ressources pétrolières. La gestion de la rente pétrolière est, par conséquent, devenue l'un des sujets sur lesquels se focalisent l'intérêt et l'attention des chercheurs, des acteurs économiques, des hommes politiques, de la société civile et de l'opinion internationale. Cette recrudescence d'intérêt sur l'utilisation de la rente pétrolière, notamment dans les pays en développement, a conduit, entre autres, à la mise en place d'un mécanisme par lequel il est fait obligation aux compagnies pétrolières internationales de publier la part de revenus pétroliers qu'elles versent aux trésors publics des pays producteurs de pétrole. Cependant, le partage de la rente pétrolière entre les pays producteurs et les compagnies pétrolières exploitantes semble ne pas bénéficier d'autant d'intérêt que la gestion de la part de rente qui est reversée aux gouvernements des pays producteurs. Il serait raisonnable que les actions menées, de par le monde, dans le sens de l'amélioration de l'impact des ressources pétrolières sur le développement économique des pays producteurs intègrent résolument - si elles se veulent complètes - le volet important que représentent les mécanismes et les résultats du partage de la rente pétrolière en amont, c'est-à-dire : entre les pays producteurs et les compagnies pétrolières étrangères. Autrement dit, il est tout aussi important de s'intéresser à la façon dont se fait la distribution de la rente pétrolière entre les pays producteurs et les sociétés pétrolières étrangères. Cet aspect de problème est d'autant plus crucial que, de l'avis de certains auteurs, «le jeu pétrolier» pourrait essentiellement être «en dernière analyse, un jeu de partage de la rente pétrolière». Alors, comment et par quels mécanismes se déterminent les parts de ces revenus colossaux dont l'utilisation et la gestion, par les gouvernements des pays producteurs, sont tant décriées et surveillées ? Cette interrogation suscite bien d'autres questionnements dont les suivants : le partage des revenus provenant d'une coopération organisée autour d'une activité dont les pays producteurs ne sont pas, dans la plupart des cas, les principaux acteurs, peut-il normalement être équitable ? Sinon quels pourraient être les voies et moyens susceptibles de conduire à une répartition convenable desdits revenus entre ces pays et les compagnies pétrolières exploitantes ? Il y a là autant de questions - occultées par celles orientées vers la gestion de la «manne pétrolière» - qui ne demandent toutes qu'à être élucidées. Ces nombreuses questions gravitent toutes autour d'une principale interrogation : quelle est la place de l'équité dans le partage des revenus pétroliers entre le pays producteur - propriétaire de la ressource naturelle - et les sociétés pétrolières qui exploitent les gisements pétroliers ? Ainsi, pour essayer d'apporter quelques éléments de réponse à ces différentes questions relatives aux mécanismes et aux résultats du partage de la rente pétrolière, le présent ouvrage se fixe un triple objectif, en ce sens qu'il se propose de : clarifier le concept de rente pétrolière et mettre en exergue les enjeux, mécanismes, modalités et déterminants du partage de cette rente entre les pays producteurs et les sociétés pétrolières; analyser les résultats dudit partage et en dégager les conséquences; examiner ou élaborer, si nécessaire, des éléments de solution pouvant conduire à la mise en place d'un mécanisme de partage - autant que possible - simple, objectif, flexible et équitable. Sun, 16 Jun 2013 12:24:19 GMT 415830 Comment partager la rente pétrolière ? : les enseignements d'une expérience africaine http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132046-comment-partager-la-rente-petroliere--les-enseignements-d-une-experience-africaine.htm#415829 La rente pétrolière est depuis de nombreuses années à l'origine de conflits dans presque tous les pays producteurs de pétrole. La répartition des revenus pétroliers entre États producteurs et sociétés pétrolières continue de faire l'objet de nombreuses interrogations. Cet ouvrage a l'ambition de : - définir la rente pétrolière et clarifier les questions relatives à son appropriation ; - révéler la raison fondamentale du partage de la rente pétrolière et expliquer les mécanismes de la répartition de cette rente entre pays producteurs et compagnies pétrolières ; - analyser les résultats du partage et en constater les effets comme la spoliation, la pratique des préfinancements, le besoin d'amélioration des modalités ; - examiner la pression fiscale subie par les compagnies pétrolières en vue d'en déterminer le niveau réel ; - proposer un modèle de partage simple, flexible et équitable. S'appuyant sur son expérience internationale et en prenant l'exemple du Congo, l'auteur lève le voile, de manière accessible, sur un domaine d'activité stratégique et complexe. Cet ouvrage s'adresse à la fois à un public curieux de comprendre les enjeux du partage de la rente pétrolière et à un public averti (professeurs, étudiants, chercheurs...) souhaitant développer et approfondir ses connaissances sur le sujet. Jean-Jacques Ikama, 55 ans, est économiste, diplômé de l'Institut Supérieur d'Économie de Sofia-Bulgarie. Il assure actuellement la fonction de directeur de la stratégie de croissance et de la planification dans une société pétrolière africaine. Dix années d'exercice au sein de cette société lui ont donné l'opportunité de développer une expertise avérée dans : l'élaboration de modèles d'évaluation et optimisation économique des projets pétroliers et des contrats financiers ; l'évaluation de projets et la négociation des contrats pétroliers ; la négociation de contrats de couverture contre les risques ; l'élaboration des règles du partage de la production pétrolière. Il a par ailleurs été, au cours de ses trente années d'expérience professionnelle, directeur des relations financières extérieures et attaché de cabinet en charge des affaires monétaires et financières auprès de plusieurs ministres des finances. Il a occupé la fonction de personne-ressource de la zone monétaire des Etats de l'Afrique Centrale et le poste d'enseignant à l'université Marien Ngouabi de Brazzaville. Il est titulaire d'un brevet d'invention portant sur un outil didactique basé sur les mathématiques. Sun, 16 Jun 2013 12:24:19 GMT 415829 Qui a peur du noir ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132009-qui-a-peur-du-noir.htm#415826 Je n'exagère pas si je dis que l'émission de Lallie Paluza est l'apothéose de ma semaine. Regarder Lallie, c'est la conclusion parfaite de samedis parfaits que je débute en allant nager avec Christina, ma meilleure amie. Après deux heures à plonger et s'éclabousser et pas tellement à nager en fait, on se rhabille, épuisées et transies. Là, les cheveux tout dégoulinants dans le col de nos vêtements, on s'achète chacune un chocolat chaud à la machine de la piscine. Impossible de se réchauffer, alors ce pseudo-chocolat avec sa poudre sucrée au fond et sa mousse tiède et mauve dessus, c'est encore ce qu'il y a de mieux. Le temps qu'on quitte la piscine, on meurt de faim : on s'achète chacune une portion de frites au premier fish and chips du coin et on les mange en marchant. Après, les doigts encore tout gras, on va à la maison de la presse dépenser le reste de notre argent de poche en bonbons et en comics. C'est toujours les mêmes qui sont en vente. Je les achète quasi tous parce que je suis gâtée, avec mes quatre-vingts pence par semaine. Je prends Beano, Whizzer and Chips, Beezer s'il y a un cadeau gratuit, et mon préféré, Tammy, qui inclut maintenant Jinty, qu'avant j'achetais séparément. Les magazines fusionnent souvent comme ça, mystérieusement. Ils te l'annoncent d'un coup et, dès le numéro d'après, des histoires que tu suivais fidèlement depuis des semaines restent en plan, condamnées à n'être jamais terminées. Choisir les bonbons, ça prend beaucoup plus de temps que choisir les magazines. On a beau répartir à peu près toujours pareil nos dix pence respectifs entre chewing-gums, caramels et autres confiseries, c'est un moment important du rituel, hésiter entre cinq caramels pour un penny d'une part et deux sucettes à deux pence et demi de l'autre, arbitrer entre le plaisir et le rapport qualité-prix. C'est qu'on le veut bien rempli, le petit sac en papier blanc si fin que, dès que le monsieur met une sucette dedans, le bâton perce un trou, ce sac qui se retrouvera tout fripé et un peu sale au bout de quelques minutes seulement. Ma plus grande leçon, c'est que ça ne vaut jamais le coup d'acheter les imitations chocolat du bocal à un penny, celles qui ressemblent à des bouts de craie. On ne me la fait pas, et à Christina non plus ; si parfois l'une de nous a très envie d'un malabar ou d'un nounours que l'autre a choisi, il y a encore le plaisir du troc quand on étale nos butins sur la moquette de son salon. On va toujours chez Christina l'après-midi, parce que mon père et ma mère travaillent tous les deux le samedi. La mère de Christina, ça ne l'embête pas qu'on vive notre vie. Elle passe presque toutes ses journées à dormir, soit invisible, à l'étage, soit étendue sur le canapé, la cheminée à gaz allumée, même l'été. Elle travaille de nuit ; ça fait que j'ai un peu peur d'elle. Elle a toujours le visage bouffi quand elle se réveille, et puis son accent de Glasgow fait que Christina doit me traduire en yorkshire tout ce qu'elle dit. Sun, 16 Jun 2013 12:17:22 GMT 415826 Je vous écris, maman : Mozart, de Gaulle, Baudelaire, Hemingway... : leurs plus belles lettres http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132050-je-vous-ecris-maman-mozart-de-gaulle-baudelaire-hemingway-leurs-plus-belles-lettres.htm#415807 Extrait de l'introduction Dans sa divine profondeur, l'amour entre un enfant et sa mère reste une énigme inaccessible à la raison. Est-ce parce que, à l'image de Dieu, la mère détient le don de la vie ? On l'adorait déjà avant les prophètes et les Livres saints, déesse mère, symbole de la sécurité, de la satiété, de la tendresse et de l'amour. Les seins sont lourds ; le nombril est saillant ; sur le ventre, la peau est distendue : ces figurines ont été exhumées près d'urnes funéraires, lors de fouilles archéologiques autour de sépultures datant de la protohistoire. Elles représentent très certainement des femmes ayant enfanté. Ainsi, de l'Europe à l'Asie, il y a quatre mille ans déjà, nos ancêtres de l'âge du bronze vouaient un culte à la génitrice, qui assurait, dans la douleur, la perpétuation de l'espèce. Faut-il voir dans cette vénération de la mère le premier monothéisme ? Cette interprétation est très discutée. Il n'en reste pas moins que les religions, quelles qu'elles soient, attachent une grande importance à la maternité et lient parfois le symbole au sacré. Par exemple, les métaphores associant Dieu ou l'Église à la mère et le croyant au petit enfant sont fréquentes dans la tradition chrétienne. Un proverbe juif affirme, quant à lui, que «Dieu ne pouvant être partout, alors il a créé la mère». Une idée, en tout cas, semble mettre à peu près tout le monde d'accord : les sociétés anciennes ont connu une très longue période de matriarcat. Le modèle patriarcal ne s'est imposé que peu à peu. Et ce sont les Grecs, en donnant à l'homme la puissance et l'autorité, qui ont introduit une véritable séparation des rôles et des devoirs du père et de la mère. Lui, il participe à la vie de la cité ; elle, elle s'occupe du foyer, réduite, ou peu s'en faut, à sa seule fonction nourricière - un modèle installé pour des siècles et dont l'une des nombreuses conséquences est d'éloigner l'enfant de son père, cet être tout-puissant, supposé être imperméable à la tendresse, retranché derrière la double muraille du pouvoir et de la force. La douceur et la compassion, depuis que l'homme marche sur ses pattes arrière, c'est l'affaire de la mère. Au fil du temps, les mentalités changent, bien sûr, mais cette évolution est bien lente, et ceux que l'on appelle désormais les nouveaux pères ou les papas poules ont quelques milliers d'années de retard. Alors, bon courage ! En dépit des fluctuations culturelles et des ambitions paternelles, une chose reste immuable : c'est l'éternelle histoire de notre premier amour, celui vécu avec notre mère. Peu importe ce que l'avenir nous réserve, aux uns ou aux autres ! Cette expérience-là est unique et fondamentale. C'est là-dessus que, de génération en génération, l'humanité se construit. Je n'ai évidemment pas la naïveté de croire que les relations entre une mère et son enfant reflètent toujours une harmonie heureuse, étale. Les tempêtes existent. Elles sont parfois terribles. Petits abandonnés, maltraités, mal aimés. Enfance bafouée, mais aussi des mères rejetées, humiliées, méprisées. Peut-on se bâtir un avenir heureux, lorsque les fondations mêmes de la personnalité - la confiance, la tendresse - sont lézardées ? Un homme peut-il aimer une femme, saura-t-il la respecter, si ses premières sensations avec la première femme de sa vie sont un échec ? Sun, 16 Jun 2013 11:34:47 GMT 415807 Dernières nouvelles de l'enfer http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132067-dernieres-nouvelles-de-l-enfer.htm#415801 Mon amour, ma réplicante À Daryl Hannah Parce que tu crois, peut-être, que je ne m'en suis pas rendu compte ? Rendu compte tout de suite, ou presque... Mon amour, ma réplicante, je traînais du côté de Chinatown, c'était la foule comme d'habitude, j'avais envie de nems au poulet de synthèse et je n'avais pas le courage d'attendre des heures un métro ou un turbotrain qui puent toujours le caoutchouc surchauffé et l'humidité pour me ramener chez moi, vers ce qui s'appelait autrefois Santa Monica et qui était au bord de la mer. Mais, mon amour, ma réplicante, qui se souvient de la mer ? Alors, je me laissais bousculer, ballotter par des fringues détrempées, des silhouettes noyées dans le déluge et la nuit, des silhouettes qui semblent toujours plus nombreuses chaque jour. Pourtant, j'avais vu, deux rues et quelques blocs avant, sur un écran public, qu'il y avait encore cent mille personnes qui avaient quitté la ville pour des planètes à peine colonisées. Mais comme sur Terre on se concentre dans les espaces vivables qui rétrécissent à vue d'oeil, l'impression d'étouffement reste la même malgré ces départs, voire ne fait qu'augmenter. Et encore, mon amour, ma réplicante, qualifier de «vivable» le Los Angeles de 2019, il faut vraiment le vouloir. Je suis arrivé devant un comptoir en extérieur et j'ai attendu seulement une demi-heure qu'une place se libère. Un coup de chance. Je me suis retrouvé entre une strip-teaseuse qui buvait bruyamment une soupe de crapauds et un flic du quartier qui ne parlait que son sabir, un mélange d'anglais, de japonais et d'espagnol que je comprends mal. La pluie acide qui tombait sur la peau nue et bleutée de la strip-teaseuse n'avait pas l'air de la perturber, mais le flic grognait parce que ses brochettes de rat étaient trempées le temps qu'il les porte de son assiette à sa bouche édentée. J'ai levé les yeux à un moment, quand un vaisseau publicitaire pour un institut de massage est passé au-dessus de nous, nous illuminant de vert et d'orangé, accentuant pour la strip-teaseuse, le flic, le cuistot qui nous servait et moi la laideur de nos teints malsains, de nos traits gonflés, de nos yeux qui ne se souvenaient plus du jour, ce jour qui se levait de plus en plus rarement. Mon amour, ma réplicante, si tu savais comme je me sentais seul, seul au point de me demander si moi aussi je n'allais pas quitter la Terre pour tenter ma chance dans les planètes colonies. Sun, 16 Jun 2013 10:57:38 GMT 415801 Mozart : le musicien enchanteur http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132040-mozart-le-musicien-enchanteur.htm#415795 Les enfants de Salzbourg Salzbourg, Autriche, printemps 1762 Assis sur un tabouret, Wolfgang balançait ses jambes d'avant en arrière. D'une main, le petit garçon jouait avec le ruban de velours qui retenait sa queue-de-cheval. De l'autre, il suçotait son pouce. - Ce n'est pas parce que j'ai six ans que tu dois me faire deviner des mots de bébé. As-tu une autre devinette à me poser ? demanda l'enfant qui s'impatientait. Si tu as peur de perdre, on arrête déjouer. Face à l'écritoire, sa soeur aînée, Maria Anna - que la famille surnommait Nannerl -, mâchouillait le bout de sa plume. Soudain, elle jeta quelques lignes sur le papier. Puis elle souffla sur les mots pour en faire sécher l'encre et prit son temps avant de poser sa question. Elle se retourna et fit face à son frère. - Mon premier est tout doux et c'est un petit animal que tu aimerais avoir. Mon second recouvre le corps. Mon tout se porte sur la tête. Qui suis-je ? conclut Nannerl. La réponse fusa. - Chapeau, dit Wolfgang. Facile ! - Une dernière devinette, s'il te plaît, demanda Nannerl, déçue par le manque d'imagination dont elle avait fait preuve pour la précédente. - Oui, oui, après on jouera aux cartes, dit l'exubérant enfant en frappant dans ses mains. - Mon premier est de couleur verte et pousse au pied des arbres, décréta Nannerl. Mon second est une petite bête qui fait se gratter le chien. Mon tout est un petit insecte qui pique. À la vitesse de l'éclair, Wolfgang associait des mots dans sa tête. - J'ai trouvé : mousse, tique, c'est moustique ! A moi, c'est mon tour, dit l'enfant. J'en ai inventé une. Nannerl était en train de perdre. Il jubilait. - Écoute, soeurette, ma devinette. Tiens, ça sonne pareil, fit Wolfgang. Mon tout est un prénom, dit-il, sûr de lui. Nannerl éclata de rire. - Mais tu dois d'abord dire : mon premier, puis mon second... Agacé, l'enfant reprit : - Mon premier est un prénom. Mon second est un prénom. Mon tout est un autre prénom. Nannerl restait sans voix. Wolfgang sentait qu'il allait gagner au jeu des devinettes. - Tu ne trouves pas ? Tu veux que je te dise ? Nannerl fit oui de la tête. - Eh bien, c'est Léopold, et c'est le prénom de notre papa ! Tu as perdu, cria l'enfant qui s'était levé de son siège. Tu as perdu, tu as perdu, continua-t-il en tournant autour de sa soeur. Je suis le meilleur, je suis le plus fort... Mais est-ce que tu m'aimes ? Sun, 16 Jun 2013 10:49:45 GMT 415795 Louis XIV. Volume 2, Les princes rebelles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132039-louis-xiv-volume-2-les-princes-rebelles.htm#415792 De jeunes nièces turbulentes Palais-Royal, Paris, septembre 1649 - Où sont-elles encore passées ? Laure-Vittoria ! Olympe ! Répondez-moi ! Aurore d'Erquy ne savait plus où donner de la tête : les deux nièces du cardinal Mazarin avaient encore disparu ! Elles la rendaient folle ! A priori, la mission de la jeune suivante de la reine Anne d'Autriche n'avait rien de compliqué : avoir un oeil sur les deux fillettes et leur frère Paul. En réalité, ce n'était pas si simple, car la jeune Olympe était fantasque et indomptable ! Depuis leur arrivée à Paris quelques mois auparavant, les petites Italiennes rivalisaient de fantaisie, d'entrain, voire d'effronterie. Et depuis l'anniversaire du jeune Louis XIV, huit jours auparavant, c'était pire que tout. L'excitation des deux soeurs était à son comble ! Elles jacassaient à longueur de journée sur le fameux bal où le roi de onze ans s'était montré si gracieux. - Tu as remarqué la folie des Parisiens pour le vin ! Il a coulé à flots pendant trois jours ! - Trinquer à la santé du roi, ils n'ont que ça à la bouche ! - Moi, ce que j'ai préféré, c'étaient les banquets à l'Hôtel-de-Ville avec leurs montagnes de confiseries ! - Ou les collations au Palais-Royal... J'ai cru y mourir d'indigestion. Leur babillage permit à Aurore de les retrouver dans la longue galerie où se trouvaient les bureaux du cardinal. Eh bien, que d'enthousiasme, mesdemoiselles. Mais ne vous réjouissez pas trop tôt. La Fronde n'est pas terminée ! - Mais si ! Notre oncle a dit que les parlementaires et les Grands du royaume sont redevenus dociles, affirma Olympe sûre d'elle. - Pour mieux relever la tête dès que le cardinal aura le dos tourné ! répliqua Aurore que la guerre civile avait rendue prudente. - Tsssss ! Tsssss ! La reine Anne d'Autriche n'est pas commode, ils fileront doux. Aurore aurait bien aimé y croire. Et profiter de cet après-midi de septembre ensoleillé. Mais non, il n'était pas question de laisser les nièces de Mazarin s'amuser tout le temps. Il fallait les initier aux usages de la cour et leur apprendre un français correct. Les progrès avaient été fulgurants avec Laure-Vittoria. Hélas, Olympe, du haut de ses onze ans, donnait du fil à retordre. Sun, 16 Jun 2013 10:45:52 GMT 415792 La vie est un tango http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131701-la-vie-est-un-tango.htm#415789 Aujourd'hui, c'est dimanche. Il y a on va dire un certain temps, quand j étais encore môme, les dimanches avaient un autre parfum. Peut-être parce qu'alors je me levais plus tard, quand le soleil était déjà bien haut. Ou simplement parce que c'était dimanche. Ces matins-là, la maison sentait le beignet et le chocolat chaud que préparait mon père pour le petit-déjeuner. Et quand arrivait Hilda, la tante de ma mère, entraient des parfums de fleurs. De candides effluves de mort qu'elle portait avec son infinie tristesse. Tante Hilda, fidèle, tous les dimanches, au cimetière où gisait son fils mort «du venin de l'amour d'une pute». Le dimanche, c'était aussi la liberté. Les petits Noirs des solars sortaient de bonne heure jouer dans la rue, la truffe propre, vêtus de blanc. Rafistolés mais blancs, les habits, «on peut être pauvre mais pas sale pour autant», disait Suzy, la mère de Manolito el Buty. Le dimanche, Cundo, Tachuela et Bola de Queso finissaient leur nuit au coin de la rue, «ils ne dorment donc jamais, ces ivrognes de merde», critiquait ma mère, et, tout en s'enfilant un infâme tord-boyau que leur fournissaient quelques âmes charitables, ils se racontaient pour la énième fois les putains de galères qu'ils avaient vécues, les mauvais coups qu'ils avaient reçus. Chienne dévie. Près d'eux, avec sa vieille guitare, Pedrusco, le roi du cirage, leur chantait des morceaux populaires, plutôt tragiques, comme celui de Juan Charrasqueado, ou bien des airs un poil fleur bleue, genre «Échame a mi la culpa», la préférée du vieux Cundo. Le dimanche, les Noires sortaient balayer la rue, secouant leur cul avec plus d'entrain que le reste de la semaine, et dans chaque maison on écoutait une musique différente. Le dimanche, le matin, on jouait au ballon sur le terrain derrière le cimetière, avec mes potes Manolito el Buty et Puchy. On matait les dessins animés à la télé, et puis l'après-midi, assis sur le bord du trottoir, on regardait les bandes d'oiseaux qui survolaient le quartier en direction du parc Vidal. Mais y'a plus de dimanche. Y'a plus qu'un jour insupportable qui suit un samedi de galères en tout genre et qui précède un toujours détestable lundi. Un jour de scandales et de bagarres dans le quartier. De musique dansante, volume à fond, qui t explose les tympans, tout ça parce que tu ne peux pas bouger de ton poste à côté du fût de bière et qu'ils t'ont mis les enceintes juste au-dessus de la tête. Torture chinoise. Jour de cuites, de crises de nerf, de coups de couteau. Jour de promenade et de détente pour ceux qui peuvent s'offrir ce luxe. Pour moi, le plus pourri des jours de boulot. C'est dimanche et Yusimi sort du quartier assise à l'arrière de la moto d'un mec, italien selon certains, allemand selon d'autres ; et elle, elle est canadienne aussi, tant qu'on y est. C'est dimanche et j'ai comme l'impression que cette journée, je vais jamais en voir le bout. Sun, 16 Jun 2013 10:36:36 GMT 415789 Babel. Internationale de l'imaginaire, nouvelle série, n° 28. A la rencontre des cultures du monde http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132025-babel-internationale-de-l-imaginaire-nouvelle-serie-n-28-a-la-rencontre-des-cultures-du-monde.htm#415786 CHÉRIF KHAZNADAR JE SUIS L'AUTRE Je suis l'autre. J'ai été et je serai toujours l'autre. Parler de l'autre, c'est parler de moi, Chercher l'autre, c'est aller à la recherche de moi-même. Enfant, j'étais déjà l'autre, celui qui, pour les Arabes, était français et pour les Français était arabe. J'étais fier de mes deux appartenances et ne les dissimulais pas. Oui, je sentais que par rapport à mes camarades syriens, j'avais quelque chose de plus, et que par rapport aux Français, enfants d'expatriés, je leur étais infiniment supérieur. Les deux langues que je maîtrisais, les deux religions que je fréquentais sans les pratiquer me donnaient ce sentiment que trahissaient un regard et un sourire involontairement ironiques. Oui, je l'avoue sans honte, je me sentais supérieur car, contrairement aux autres, je vivais dans deux cultures alors qu'ils n'en connaissaient qu'une seule, et cette double appartenance, que je devais à mon père qui, bien que fils d'un chef religieux musulman, avait épousé une Française catholique qui n'a pas abjuré sa foi pour embrasser celle de son époux, me procurait, déjà, une certaine jouissance. Pouvoir, contrairement à tous mes camarades, aller à une messe de minuit et à la grande mosquée pour une prière de vendredi était vécu comme un privilège. L'autre, que j'étais forcément pour les autres, s'enorgueillissait aussi de préparer deux baccalauréats, l'un de philosophie en français et l'autre de mathématiques en arabe. Ces deux diplômes obtenus, je partais aux États-Unis pour en obtenir un troisième en High School américaine. C'est alors que je décidai, à la suite d'une question que je vais vous rapporter, d'assumer définitivement ma situation d"'autre". Je faisais partie d'un programme d'échange d'étudiants, l'American Field Service, qu'un brancardier volontaire de la Seconde Guerre mondiale, Stephen Galatti, avait créé pour que des jeunes de tous les pays se rencontrent et apprennent à se connaître afin qu'il n'y ait plus jamais de guerres. Autrement dit, une sorte d'Unesco à l'échelle individuelle et privée. Nous étions accueillis dans des familles américaines et participions à des rencontres avec autant de personnes que nos études nous en laissaient le loisir. Au cours de l'une de ces rencontres, une dame me demande : "What do you eat for breakfast ? ", je lui réponds : "Du café au lait avec des tartines de beurre et de confiture." Silence dans l'auditoire, déçu, qui s'attendait vraisemblablement à une réponse plus... exotique ! Et c'est là que j'ai réalisé que, comme Syrien, je me devais de décrire le petit-déjeuner typiquement syrien et non celui hérité d'une occidentalisation qui s'était déjà insinuée dans la société. Pour ces Américains, j'étais par définition "autre", et je me devais d'assumer cette altérité. Depuis ce jour, j'ai cherché à connaître et à apprendre mes racines syriennes, mais puisque j'étais double, il me fallait aussi apprendre à connaître mes racines françaises, et, par contagion, je me suis alors passionné pour tout ce qui était racines et traditions. Se connaître soi-même est une entreprise désespérée et jamais achevée. On est, pour soi, une surprise toujours renouvelée, un puits sans fond. On ne peut pas plus se connaître que l'on ne peut prétendre connaître l'autre. Inutile de se raconter des histoires, les "je te connais", "je sais ce que tu penses" et autres phrases usuelles et banales sont dénuées de sens et à bannir de notre vocabulaire. En fait, que sait-on ? Que croit-on savoir ? Rien. (...) Sun, 16 Jun 2013 10:33:49 GMT 415786 Babel. Internationale de l'imaginaire, nouvelle série, n° 28. A la rencontre des cultures du monde http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132025-babel-internationale-de-l-imaginaire-nouvelle-serie-n-28-a-la-rencontre-des-cultures-du-monde.htm#415785 A l'occasion du trentième anniversaire de la Maison des cultures du monde (Paris), des personnalités ayant participé à la politique d'ouverture culturelle de la France se sont exprimées lors d'un colloque. Car que reste-t-il aujourd'hui de cette utopie de 1982 qui entendait accueillir les cultures étrangères en France ? Cet ouvrage réunit des témoignages comme autant d'approches sensibles et propose des éléments de réflexion qui pourront nourrir les décennies à venir. La MCM a donné la possibilité aux cultures de dialoguer entre elles, au-delà de l'attrait pour l'exotisme de l'Autre, que cela soit par exemple au travers des sonorités du raï, des spectacles de marionnettes sur eau ou de cérémonies chamaniques. Trente ans plus tard, l'enthousiasme est intact et le projet de nourrir durablement la capacité d'étonnement des spectateurs demeure. Sun, 16 Jun 2013 10:33:49 GMT 415785 Art nègre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132018-art-negre.htm#415773 Mon appartement partait à la dérive. Je ne rangeais plus, je ne nettoyais rien, ou alors un ou deux endroits, mollement, avant de renoncer au bout de quelques minutes. Résultat : le repassage s'entassait, les moutons s'accumulaient sous radiateurs et bibliothèques, la poussière ouatait tout. Je ne faisais plus mon lit avant de me mettre à écrire - de tenter de me mettre à écrire, devrais-je dire. Je traînais de pièce en pièce, un livre à la main, l'esprit encombré de mille soucis pendant que, dans la pénombre, télé et radio ronronnaient en sourdine. Bouge-toi, me répétais-je; si en plus du néant dans ta tête c'est le cirque autour, ne t'étonne pas que rien ne marche. Je sortis l'aspirateur. Le sac était plein, je n'en avais plus en stock. Je descendis pour en acheter un paquet. Aucun commerçant ne possédait le modèle qui correspondait au numéro de référence. «Ça doit être un ancien appareil», me lâcha une vendeuse au ton vaguement méprisant. Je revins chez moi et tentai de récupérer le vieux sac. Comme le contenu formait un bloc compact autour d'un crayon où s'entortillait du fil à coudre, je peinai à le sortir. De longs cheveux me compliquèrent la tâche. Ce détail permettait de dater les opérations de nettoyage; Olivia m'avait quitté huit mois plus tôt. En tentant d'extraire le bloc, je déchirai l'enveloppe en papier qui devint ainsi inutilisable. Je remis l'aspirateur à sa place, contemplai mon appartement d'un air accablé et partis au cinéma. Ma fixation sur le problème de ménage était typique d'une pensée petite-bourgeoise pétrie de représentations rétrogrades et de mauvaise conscience. J'aurais dû être au-dessus de ça; je ne l'étais pas. Peut-être fallait-il aborder le problème sous un autre angle. Si je m'arrêtais de fumer ou d'acheter des livres que je ne lirais jamais et des vêtements que je ne porterais pas, je pourrais recourir aux services d'une femme de ménage, disons deux heures par semaine. Peut-être même lui resterait-il du temps pour nettoyer les vitres ou faire briller les bibelots en argent. Tout est affaire de coup de main, il suffit de voir dans les bureaux comment ça valse, le ménage. L'appartement serait propre et ma vie redeviendrait paisible. D'ailleurs je ne serais peut-être pas obligé de m'arrêter de fumer. Je gratterais sur les pleins d'essence en prenant moins la voiture et en marchant plus, ce qui limiterait l'émission de gaz carbonique et atténuerait l'effet du tabac sur mon organisme. Il faut vraiment que je trouve une femme de ménage, me dis-je en me dirigeant vers le parking pour rejoindre ma voiture - je me mettrais à la marche lorsque j'aurais trouvé la personne adéquate. Évidemment, je n'ai lancé aucune recherche. Mes comptes étaient trompeurs. Une femme de ménage constituerait une astreinte financière doublée d'un saut dans l'inconnu. Si elle ne faisait pas l'affaire, comment le lui dire ? (...) Sun, 16 Jun 2013 10:21:01 GMT 415773 Art nègre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132018-art-negre.htm#415772 Hésitant, velléitaire, perdu, Louis ne parvient plus à écrire. Même sa compagne aimante, Olivia, a déserté le champ de ruines qu'est devenue son existence. Un beau jour, un vieux copain éditeur lui propose de rédiger les mémoires d'une célébrité. Il faut bien gagner sa vie, Louis accepte donc... Dans la veine de La Femme de l'analyste, Bruno Tessarech signe un nouveau roman, autobiographique et drôle, sur l'écriture - ses vérités et ses mensonges. Comme dans La Femme de l'analyste (Buchet Chastel, 2005) Bruno Tessarech signe, avec Art nègre, un nouveau roman autobiographique et drôle sur l'écrivain en panne. Bruno Tessarech est né le 28 septembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Après des études de lettres et de philosophie, il est professeur de lettres pendant vingt-cinq ans dans la région parisienne. Puis il décide d'abandonner l'enseignement pour se consacrer entièrement à sa passion première : l'écriture de romans. Il n'a pas cessé depuis en assurant l'ordinaire grâce à des ateliers d'écriture et des boulots de «nègre». Il vit actuellement à Bordeaux et a déjà publié chez Buchet Chastel : La Femme de l'analyste (2005), Villa blanche (2005) et Pour Malaparte (2007). Sun, 16 Jun 2013 10:21:01 GMT 415772 La cryptologie : l'art des codes secrets http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132066-la-cryptologie-l-art-des-codes-secrets.htm#415769 Extrait de l'avant-propos Alice aime son travail de paysagiste dans l'entreprise Thagem où elle doit aménager l'environnement de travail des mille cinq cents employés du site de Palombes-sur-Seine. L'essentiel de son activité est en plein air. C'est le printemps, les bouleaux lâchent leur pollen, et tout irait pour le mieux sans ce maudit rhume des foins qu'elle traîne depuis son adolescence. Ce soir en quittant le travail, il faudra qu'elle passe voir son médecin pour se faire prescrire un traitement anti-allergique. En descendant les escaliers de son appartement parisien, elle allume son téléphone mobile : - Allô, docteur Maison ? Puis-je passer vous voir cette après-midi vers 17 h 30 ? Le rendez-vous est rapidement pris. La journée commence bien. Elle croise sans le remarquer le facteur venu déposer le courrier dans le hall de son immeuble et s'engouffre dans le métro, passe machinalement son sac à main le long du tourniquet et pense déjà aux aventures du commissaire Evenberg, héros du roman qu'elle a commencé avant-hier et qui lui fera passer plus vite son trajet. Après avoir présenté son badge aux tourniquets d'accès de Thagem, son esprit commute déjà sur ses tâches de la journée. Elle démarre la fourgonnette de service pour aller prendre livraison des nouveaux rosiers destinés à agrémenter les abords du lac artificiel, fierté du directeur, et qui a obtenu un prix du meilleur environnement d'entreprise de la région. À midi, elle vérifie le solde de la carte Moneix qui lui permet de payer le repas sans avoir à se préoccuper défaire l'appoint aux caisses. 1€23. Elle doit la recharger. La journée passe vite. Elle repasse le tourniquet vers la sortie. C'est l'heure de son rendez-vous chez le médecin. Il fait beau. Elle décide de prendre un vélo en libre service avec son passe Circulo. Elle avait oublié le changement d'adresse du docteur Maison ! Sans se démonter, elle télécharge l'application de navigation sur son téléphone qui lui indiquera la nouvelle adresse et l'itinéraire pour arriver à l'heure. - Puis-je avoir votre carte Vitalix ? Alice se laisse ausculter, et se réjouit d'avance à l'idée de soulager son nez bouché, ses démangeaisons et l'irritation insupportable de ses yeux. - Vous n'avez qu'une sévère allergie au pollen, je n'ai rien remarqué d'autre, vous prendrez du Rhumactine en cas de production nasale abondante. Alice sourit intérieurement en pensant au vocabulaire médical. - Cela fera vingt-trois euros. - Acceptez-vous la carte bancaire ? - Oui, je préfère même ! Avoir moins d'espèces dans mon cabinet me rassure. Je me suis déjà fait braquer. De retour dans son appartement, elle branche son ordinateur en se souvenant soudain qu'aujourd'hui est la date limite pour valider la déclaration de revenus du foyer. «Une mise à jour est disponible pour votre ordinateur, télécharger ?» - Encore ! Elle accepte la mise à jour, l'ordinateur redémarre. Enfin elle valide la déclaration des revenus. Elle en profite pour commander sur Mississipi.fr la suite des aventures du commissaire Evenberg qui viennent de paraître. C'est fini pour les préoccupations de la journée. Il est temps de se détendre avec Bob en allumant le téléviseur. Il y a au programme un bon film du cinéma italien des années soixante-dix sur la chaîne thématique à laquelle ils sont abonnés. Cette tranche de vie fait intervenir pas moins de quinze situations au cours desquelles ont été menées une ou plusieurs opérations cryptologiques. Ceci illustre à quel point ce domaine a, en quelques années, envahi notre quotidien, sans que nous en ayons toujours pleinement conscience. Le lecteur est invité à identifier ces situations avant de consulter la solution page 173. La cryptologie, née du besoin de transmettre des messages au seul destinataire autorisé, et dont le sens reste caché au messager et à quiconque pourrait l'intercepter, rassemble aujourd'hui un ensemble de méthodes destinées à protéger toute information contre une observation ou une intrusion malveillante. En raison de la sensibilité des informations échangées, les milieux militaires et gouvernementaux sont naturellement intéressés à l'utilisation de la cryptologie. Avec l'essor des réseaux de télécommunication et la banalisation des données enregistrées, ces problèmes de sécurité concernent un ensemble de plus en plus large de la population. Le développement de l'internet n'a été rendu possible qu'avec la confiance apportée par les moyens de protection des informations qu'il véhicule. Alors que jusqu'en 1998, l'utilisation des moyens cryptologiques était un monopole d'État, ces moyens ayant le statut d'arme de guerre, au même titre que les munitions et les explosifs, aujourd'hui, «l'usage des moyens de cryptologie est libre», comme il est stipulé dans l'article 30 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004. Sun, 16 Jun 2013 10:18:24 GMT 415769 Louis Pasteur : un aventurier de la science http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132017-louis-pasteur-un-aventurier-de-la-science.htm#415766 UNE RACE DE TRAVAILLEURS En ce début d'après-midi du 5 août 1815, une chaleur intense règne sur la vallée où s'étire la ville de Salins. Après avoir subi une première invasion lors de l'abdication de Napoléon Ier, la Cité du Sel a été réoccupée, à l'issue des Cent Jours, par une unité autrichienne qui y tient garnison depuis la seconde défaite de l'Empereur. A l'exception des réquisitions alimentaires et des dédommagements financiers qui leur sont imposés localement par les vainqueurs, les habitants n'ont pas eu, jusqu'ici, à souffrir d'exactions comme cela s'est produit en d'autres villes et villages de la région. Quelques semaines seulement après sa démobilisation, Jean-Joseph Pasteur, sergent-major au 3e de ligne redevenu civil, a repris son travail à la tannerie artisanale dont son oncle Jean-Charles est propriétaire au hameau de Champtave. Il s'active depuis lors dans l'atelier de corroyage où il oeuvrait déjà avant son incorporation. Ce jour-là, absorbé par le maniement de la lourde «marguerite», outil servant à assouplir le cuir, il tourne le dos à l'entrée. C'est la raison pour laquelle il ne voit pas la silhouette du visiteur qui vient de s'encadrer dans le rectangle lumineux de la porte donnant sur la cour intérieure de la maison. - C'est toi, Pasteur Jean-Joseph ? En entendant la voix rude qui vient de l'interpeller, l'ancien soldat interrompt son travail et se retourne. Dans le contre-jour, il découvre la carrure d'un homme trapu, moins grand que lui mais plus corpulent car il est lui-même très maigre. Avant de répondre, il prend le temps de s'éponger soigneusement le front à l'aide d'un mouchoir à carreaux qu'il retire de la poche de son pantalon. Cette attitude agace sans doute le visiteur car il fait un pas à l'intérieur de l'atelier et réitère sa question avec impatience : - Pasteur Jean-Joseph, c'est toi ? - Oui. - Je viens t'avertir que tu es convoqué demain matin à la mairie. Tu devras apporter toutes les armes de guerre que tu possèdes ! L'ouvrier tanneur comprend à cet instant à qui il a affaire. Il s'agit d'un sergent de ville. Il reconnaît son uniforme, son bicorne orné de la cocarde blanche, son baudrier, sa sabretache et sa plaque professionnelle. L'homme est dans la trentaine, replet, à la trogne rougeaude empreinte de suffisance. - Par ordre de qui est cette convocation ? - De notre maire. Monsieur de Bancenel ! L'ancien sous-officier de l'armée napoléonienne demeure un instant silencieux avant de remarquer : - Je croyais que les Autrichiens qui occupent Salins dispensaient les officiers de la Grande Armée et les titulaires de la croix de la Légion d'honneur de cette mesure ? Je n'ai que le grade de sergent-major, mais j'ai été décoré de cette médaille sur le champ de bataille lors des combats de Bar-sur-Aube, le 11 mars 1814. Je peux le prouver ! - Notre maire se moque bien des décorations décernées par l'usurpateur ! Je te conseille donc de venir demain matin à la mairie sans faire d'histoires, en apportant ton sabre, et éventuellement les autres armes en ta possession, ou sinon... Sur cette menace implicite, le sergent de ville tourne les talons et retraverse la cour ensoleillée afin de rejoindre la rue. Jean-Joseph Pasteur le regarde s'éloigner durant un instant avant de reprendre son travail et se remettre à taper, avec une sorte de rage en forme d'exutoire de sa colère rentrée, sur la pièce de cuir qu'il est en train de corroyer. Sun, 16 Jun 2013 10:15:27 GMT 415766 Tout va bien ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130386-tout-va-bien.htm#415763 Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani a une formation d'architecte. En 1990, il commence sa carrière de dessinateur pour de nombreux magazines culturels, littéraires, économiques et politiques iraniens. Il devient illustrateur de presse à la faveur de la montée en puissance des journaux réformateurs iraniens en 1999. Catalogué ensuite comme dessinateur politique par les conservateurs, Neyestani est contraint de faire des illustrations pour enfants. C'est suite à la parution de l'une de ses illustrations, en 2006, qu'il sera emprisonné et finira par fuir son pays. Mana Neyestani a remporté de nombreux prix iraniens et internationaux, dont le Prix du courage 2010 du CRNI (Cartoonists Rights Network International) aux États-Unis, et le Prix international du dessin de presse créé par la ville de Genève et l'association Cartooning for Peace. En février 2012, il a publié Une métamorphose iranienne (ARTE Éditions / Çà et Là), livre qui a reçu le DBD Awards 2012 du meilleur livre étranger et a été sélectionné pour le Prix France Info 2012 de la bande dessinée de reportage. Mana vit et travaille désormais en France, où il a le statut de réfugié politique. Sun, 16 Jun 2013 10:11:46 GMT 415763 La nuit du capricorne http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131707-la-nuit-du-capricorne.htm#415760 Une chaude nuit d'été. Les années 90, le vide des banlieues résidentielles, leurs squares, leurs canaux endormis. Voilà un cadre propice à la rêverie solitaire, un désert pour le coeur, loin des rumeurs parasites des vieilles pierres et du pittoresque. Sun, 16 Jun 2013 09:45:55 GMT 415760 Astrologie et développement personnel pour les nuls http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132062-astrologie-et-developpement-personnel-pour-les-nuls.htm#415757 Extrait de l'introduction Prenez les commandes de votre vie... Félicitations ! Vous voici prêt à prendre les commandes de votre destinée... L'astrologie que vous allez découvrir dans ce livre vous fera comprendre comment ce savoir millénaire permet de se connaître soi-même ainsi que le monde qui nous entoure. Armé de ce nouveau savoir, vous décrypterez autrement la réalité environnante tout en devenant progressivement plus maître de vous (et donc, des événements...). L'astrologie est aujourd'hui au coeur de nombreux débats : Doit-on y «croire» ? Est-ce une arnaque ou au contraire une vraie connaissance ? Les scientifiques la rejettent, et la pratique populaire des horoscopes ne l'aide pas davantage. Découvrir la voie du milieu en comprenant qu'elle n'est ni une science à part entière ni une voyance parmi d'autres, telle est l'ambition de ce livre. Cet ouvrage vous offrira tout d'abord un regard plus large sur le monde et sur notre époque, et vous servira aussi de guide pour devenir vous-même, en toute liberté, et accéder au bonheur. De quoi parle ce livre ? De vous, essentiellement. Vous en êtes le centre et vous voyagerez dans les arcanes secrets de votre caractère et de votre destinée. Tout d'abord vous apprendrez à interpréter avec justesse votre carte du ciel et celle de vos proches pour trouver une réponse aux problèmes du quotidien. On ne va pas vous laisser vous débrouiller tout seul : ce livre réfléchira avec vous aux applications pratiques, notamment l'analyse astrologique des caractères dans un ensemble de situations clés, telles la vie amoureuse, la vie professionnelle ou encore l'éducation des enfants. À travers mille questions, existentielles ou plus terre à terre, vous vous forgerez peu à peu un manuel du vivre bien ; le travail de décapage sans concessions mais ô combien efficace de l'astrologie vous y aidera. Vous apprendrez même à lire les lignes de l'avenir, à les comprendre et accéder ainsi à une forme de bonheur. Votre apprentissage ne sera pas laissé au hasard. Astrologie et développement personnel pour les Nuls détaille pas à pas les notions basiques de l'astrologie. À chaque étape, vous trouverez de quoi approfondir vos nouvelles connaissances en apprenant à les appliquer directement à vos proches et moins proches - pour décrypter les dessous de leur caractère... - ou encore pour votre propre chemin de vie. Cet ouvrage interroge en effet à chaque pas votre progression : l'action de l'astrologie sur votre vie de tous les jours tout comme son rapport avec les traditions spirituelles, le développement personnel... et bien d'autres domaines encore. Astrologie et développement personnel pour les Nuls n'est pas donc pas (seulement) un manuel destiné aux débutants. Il pose les vraies questions de l'astrologie : la destinée, le karma, notre capacité à changer l'avenir et toutes autres questions dans ce sens. Avis aux faux débutants et aux experts frustrés de ne pas trouver de débouchés concrets et ludiques à leur pratique : ce livre est aussi fait pour vous ! Ce que cherche ce livre Il ne s'agit pas de vous convaincre que l'astrologie peut tout régler dans votre vie. En revanche, sa longue histoire à travers les civilisations tout comme son adaptation parfaite au temps présent incitent à la réflexion et donnent la sensation d'être «maître du jeu» et non plus ballotté d'événements incertains en coups du sort. Car c'est bien là le souhait de ce livre : vous faire sortir de la tourmente et commencer à être heureux. Sun, 16 Jun 2013 09:40:52 GMT 415757 Van Gogh à l'oeuvre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132023-van-gogh-a-l-oeuvre.htm#415754 Avant-propos Après des débuts tâtonnants, il n'aura fallu que dix ans à Vincent van Gogh pour devenir l'artiste exceptionnel dont la vie et l'oeuvre fascinent le public depuis plus d'un siècle. Il est souvent considéré comme un peintre ayant suivi sa propre voie, indifférent aux faits et gestes de ses contemporains. Rien n'est moins vrai. Il a beaucoup appris des autres artistes et, à l'origine, ne s'est guère écarté des sentiers battus, même s'il les empruntait à son propre rythme. Van Gogh à l'oeuvre raconte comment il s'est approprié son métier, de ses premiers croquis malhabiles à ses célèbres tableaux de Saint-Rémy ou d'Auvers. Le lecteur se rendra compte que Van Gogh -contrairement au mythe qui en ferait un artiste de la spontanéité - s'est imposé une discipline de fer pour améliorer ses aptitudes techniques, se livrant à des expériences systématiques sur divers matériaux et se laissant inspirer par d'autres, au fil d'échanges d'idées particulièrement productifs. En publiant cet ouvrage, le Van Gogh Muséum souhaite présenter les résultats du projet de recherche multidisciplinaire et innovant Van Goghs atelierpraktijk («La pratique d'atelier de Van Gogh»), fruit d'une étroite collaboration entre le musée, le Rijksdienst voor het Cultureel Erfgoed («Service national pour le Patrimoine culturel») et Shell Nederland. Ce vaste et ambitieux projet, qui a débouché sur une publication scientifique éponyme, est dans la lignée d'autres recherches au long cours menées par le musée, comme les Lettres de Van Gogh ou d'autres études qui ont abouti, au cours des deux dernières décennies, à de multiples catalogues présentant les dessins et les tableaux de Van Gogh. Si 2013 est une année particulière pour le Van Gogh Muséum, c'est aussi en raison d'un double anniversaire : celui de la naissance, il y a 160 ans, de Vincent van Gogh, désormais l'un des artistes les plus célèbres de tous les temps, et celui du musée qui lui est consacré, né il y a 40 ans. 2013 est aussi l'année de sa réouverture, sur la Museumplein, après sept mois de rénovation. Autant d'événements que nous souhaitions fêter par une exposition exceptionnelle et un ouvrage, celui que vous tenez entre les mains. Dans l'une comme dans l'autre, l'étude scientifique de la méthode de travail de Van Gogh est pour la première fois proposée à un large public. En quatre chapitres, Marije Vellekoop, directrice du projet de recherche, nous raconte comment Van Gogh est devenu un «faiseur d'art», tout en nous éclairant sur la genèse de ses dessins et de ses tableaux. Elle passe en revue les ateliers successifs de Van Gogh, les manuels qu'il consultait, ses matériaux et ses techniques, ainsi que les outils dont il se servait, mais aussi les artistes qui l'ont influencé, par contact direct ou par le biais d'expositions. Ces différents chapitres font le point sur les connaissances accumulées en la matière et résument les résultats obtenus dans le cadre du projet Van Goghs atelierpraktijk comme des autres projets cités. Dans la dernière partie de l'ouvrage, la méthode de travail de Van Gogh est explorée en quelques thèmes : le recours au cadre à perspective, les expériences sur la touche et le coloris, les échanges avec d'autres artistes, le choix de certaines peintures et encres, ou encore, l'emploi - ou le réemploi - de toiles. Les techniques d'analyse utilisées et parfois développées en vue d'une approche nouvelle de l'oeuvre de Van Gogh sont décrites à la fin du volume. La recherche est l'une des tâches fondamentales du musée, et nous tenons à partager nos connaissances sur Vincent van Gogh, son oeuvre et son temps avec le plus grand nombre. Nous espérons que ce livre poussera de nombreux lecteurs à regarder par-dessus l'épaule de l'artiste pour découvrir sa méthode de travail si personnelle et les oeuvres incomparables qu'il nous a laissées et que la recherche sur les artistes et leur manière de créer en sera stimulée d'autant. Axel Rüger Directeur Sun, 16 Jun 2013 09:36:56 GMT 415754 Les anges meurent de nos blessures http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132014-les-anges-meurent-de-nos-blessures.htm#415751 Je m'appelle Turambo et, à l'aube, on viendra me chercher. «Tu ne sentiras rien», m'a rassuré Chef Borselli. Qu'en sait-il, lui, dont la jugeote tiendrait à peine dans un dé à coudre ? J'ai envie de lui hurler de la fermer, qu'il m'oublie pour une fois, mais je suis laminé. Sa voix nasillarde m'effraie autant que les minutes qui appauvrissent mes restes d'existence. Chef Borselli est embêté. Il ne sait pas trouver les mots qui apaisent. Toute sa rhétorique se réduit à quelques formules ordurières qu'il ponctue de coups de matraque. Je vais te briser la gueule comme un miroir, plastronnait-il. Comme ça, chaque fois que tu te materas dans une glace, ça te fera sept ans de malheur... Manque de pot, il n'y a pas de glace dans ma cellule, et dans le couloir de la mort le sursis ne se calcule pas en nombre d'années. Ce soir, Chef Borselli est forcé de ravaler sa bave et ses jurons, et ça le déstabilise. Son affabilité improvisée ne sied guère à sa fonction de brute ; je dirais même qu'elle le dénature. Je le trouve pathétique, décevant, aussi chiant que la crève. Il n'est pas dans ses habitudes d'être aux petits soins pour un taulard qu'il tabasse juste pour ne pas perdre la main. Pas plus tard qu'il y a deux jours, il m'a mis face au mur et m'a défoncé la figure contre la pierre - j'en porte encore la trace sur le front. Je m'en vais t'arracher les châsses et te les foutre au cul, a-t-il tonitrué pour que le monde entier l'entende. De cette façon, ça te fera quatre burnes et alors seulement tu pourras me regarder en face sans me froisser... Un cave muni d'un gourdin avec la permission de s'en servir à sa guise. Un coq en pâte à modeler. Il se dresserait sur ses plus hauts ergots qu'il ne m'arriverait pas à la ceinture, mais je suppose qu'on n'a pas besoin de s'encombrer d'un escabeau lorsqu'une vulgaire trique met les colosses à genoux. Depuis que Chef Borselli a installé sa chaise en face de ma cellule, il n'est pas bien. Il n'arrête pas de s'éponger dans un bout de mouchoir et de ressasser des théories qui le dépassent. Sûr qu'il aimerait être ailleurs, dans les bras d'une gourgandine soûle comme une vache, ou bien au beau milieu d'un stade en liesse parmi une foule d'énergumènes braillant à casser la baraque pour tenir à distance les soucis du monde, enfin n'importe où pourvu que ça soit à mille lieues de ce couloir qui pue face à un pauvre type qui ne sait où donner de la tête en attendant de la restituer à qui de droit. Je crois que je lui fais de la peine. Après tout, qu'est-ce qu'un maton sinon le bougre de l'autre côté de la grille, un remords en jachère. Chef Borselli doit certainement regretter ses excès de zèle maintenant que, dans le silence sépulcral de la cour, l'échafaud s'érige en stèle. Je ne pense pas l'avoir détesté outre mesure. Le pauvre diable ne fait que s'acquitter du rôle minable qui lui échoit. Sans son uniforme, qui lui prête un soupçon de relief, il se ferait bouffer cru plus vite qu'un macaque tombé dans un marigot rempli de piranhas. Mais en prison, c'est comme au cirque : d'un côté il y a les fauves en cage, de l'autre les dompteurs armés de cravache. Les lignes de démarcation sont claires ; celui qui les ignore ne doit s'en prendre qu'à lui-même. Sun, 16 Jun 2013 09:31:01 GMT 415751 Au revoir là-haut http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132010-au-revoir-la-haut.htm#415748 Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu'à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu'elles s'écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande. Il s'en rendait bien compte, son refus de croire à l'approche d'un armistice tenait surtout de la magie : plus on espère la paix, moins on donne de crédit aux nouvelles qui l'annoncent, manière de conjurer le mauvais sort. Sauf que, jour après jour, ces informations arrivèrent par vagues de plus en plus serrées et que, de partout, on se mit à répéter que la guerre allait vraiment prendre fin. On lut même des discours, c'était à peine croyable, sur la nécessité de démobiliser les soldats les plus vieux qui se traînaient sur le front depuis des années. Quand l'armistice devint enfin une perspective raisonnable, l'espoir d'en sortir vivant commença à tarauder les plus pessimistes. En conséquence de quoi, question offensive, plus personne ne fut très chaud. On disait que la 163 e DI allait tenter de passer en force de l'autre côté de la Meuse. Quelques-uns parlaient encore d'en découdre avec l'ennemi, mais globalement, vu d'en bas, du côté d'Albert et de ses camarades, depuis la victoire des Alliés dans les Flandres, la libération de Lille, la déroute autrichienne et la capitulation des Turcs, on se sentait beaucoup moins frénétique que les officiers. La réussite de l'offensive italienne, les Anglais à Tournai, les Américains à Châtillon... on voyait qu'on tenait le bon bout. Le gros de l'unité se mit à jouer la montre et on discerna une ligne de partage très nette entre ceux qui, comme Albert, auraient volontiers attendu la fin de la guerre, assis là tranquillement avec le barda, à fumer et à écrire des lettres, et ceux qui grillaient de profiter des derniers jours pour s'étriper encore un peu avec les Boches. Cette ligne de démarcation correspondait exactement à celle qui séparait les officiers de tous les autres hommes. Rien de nouveau, se disait Albert. Les chefs veulent gagner le plus de terrain possible, histoire de se présenter en position de force à la table des négociations. Pour un peu, ils vous soutiendraient que conquérir trente mètres peut réellement changer l'issue du conflit et que mourir aujourd'hui est encore plus utile que mourir la veille. C'est à cette catégorie qu'appartenait le lieutenant d'Aulnay-Pradelle. Tout le monde, en parlant de lui, laissait tomber le prénom, la particule, le «Aulnay», le tiret et disait simplement «Pradelle», on savait que ça le foutait en pétard. On jouait sur du velours parce qu'il mettait un point d'honneur à ne jamais le montrer. Réflexe de classe. Albert ne l'aimait pas. Peut-être parce qu'il était beau. Un type grand, mince, élégant, avec beaucoup de cheveux ondulés d'un brun profond, un nez droit, des lèvres fines admirablement dessinées. Et des yeux d'un bleu foncé. Pour Albert, une vraie gueule d'empeigne. Avec ça, l'air toujours en colère. Un gars du genre impatient, qui n'avait pas de vitesse de croisière : il accélérait ou il freinait ; entre les deux, rien. Il avançait avec une épaule en avant comme s'il voulait pousser les meubles, il arrivait sur vous à toute vitesse et il s'asseyait brusquement, c'était son rythme ordinaire. C'était même curieux, ce mélange : avec son allure aristocratique, il semblait à la fois terriblement civilisé et foncièrement brutal. Un peu à l'image de cette guerre. C'est peut-être pour cela qu'il s'y trouvait aussi bien. Avec ça, une de ces carrures, l'aviron, sans doute, le tennis. Sun, 16 Jun 2013 09:28:30 GMT 415748 Au revoir là-haut http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132010-au-revoir-la-haut.htm#415747 «Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après.» Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts... Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu. Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants. L'AUTEUR De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans couronnés par de nombreux prix (dont le Prix du Polar européen du Point), Pierre Lemaitre s'est imposé comme l'un des grands noms du roman noir français et a rencontré un succès critique et public exceptionnel. Avec Au revoir là-haut - fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation -, il quitte le monde du polar et compose une grande tragédie romanesque, avec un talent et une maîtrise impressionnants. Sun, 16 Jun 2013 09:28:30 GMT 415747 Dorian Gray : Le portrait interdit http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131592-dorian-gray-le-portrait-interdit.htm#415745 1) Qui êtes-vous ? ! Je suis Nicole Audrey Spector, auteur installée à Brooklyn ! 2) Quel est le thème central de ce livre, et comment l'idée de ce livre vous est-elle venue ? L'idée était de prendre Le Portrait de Dorian Gray, l'oeuvre superbe, pleine d'esprit et inimitable d'Oscar Wilde, et de lui associer une sensualité intelligente, une dose de mon propre humour et un peu d'imagination. J'ai essayé de résoudre certains des problèmes que j'ai rencontrés, comme d'autres lecteurs, en lisant la trilogie des Cinquante nuances de gris, (en grande partie parce que le style n'est pas génial, mais aussi parce que le message est plutôt tordu et souvent insultant pour les féministes). J'ai parodié quelques-uns des fantasmes les plus ridicules dans l'oeuvre d'E.L. James et j'ai également modifié les personnages d'Oscar Wilde afin qu'ils s'adressent à un public à la recherche d'une dynamique hétérosexuelle. À mes yeux, il était important que Dorian Gray, le «Christian Grey» de mon livre, soit entouré de femmes à la fois fortes et soumises, audacieuses et naïves. Plus important encore, il ne s'agit pas d'un simple «copier/coller» d'autres oeuvres. Il s'agit de personnages originaux inspirés du Portrait de Dorian Gray et remaniés pour les mettre à la fois en parallèle et en opposition avec ceux de l'univers d'E.L. James. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? J'aime beaucoup le personnage d'Helen, basé sur celui de lord Henry Wotton dans l'oeuvre de Wilde. Personne à l'esprit vif, elle se bat contre le rôle de la «femme» dans l'Angleterre victorienne. Elle aurait préféré être un danger pour la société plutôt que d'être remisée au «placard domestique» comme la plupart des femmes de son époque. Mais elle vit une tragédie, car elle se sent très seule et finalement insatisfaite. Ce fut pour moi un plaisir d'étudier son amitié avec Dorian Gray, qu'elle prend sous son aile, le transformant en l'homme qu'elle aimerait être, même si c'est exagéré. Alors qu'ils sont dans les coulisses d'un théâtre, à la recherche de femmes à séduire et à débaucher, Dorian l'observe et constate : «Les objets de ses désirs vivaient dans des parloirs enfumés et dans les clubs réservés aux hommes ; ils ne portaient pas de vêtements d'un grand couturier, ni du cachemire, ni des perles. Ces objets, en fait, n'étaient pas du tout des objets ; ils représentaient la liberté et n'étaient pas faits pour être touchés par les femmes.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Un mélange de Billie Holiday et de Jesus & Mary Chain. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Je veux qu'ils rient et qu'ils aient envie de s'aimer - que ce soient des amours traditionnelles ou libertines. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? J'aime écrire le matin, juste au sortir des rêves, mais depuis que j'ai un emploi à temps plein et que je dois me lever très tôt pour me rendre au travail, j'écris la nuit. J'ai besoin d'un bureau calme et propre - ou tout du moins dégagé. Si le calme ne règne pas, je mets de la musique instrumentale, car les paroles des chansons m'empêchent de me concentrer. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Grâce à mes rêves, à des films, aux gens que j'observe, à des souvenirs, à la littérature... J'aime beaucoup les journaux intimes d'auteurs, comme celui de Franz Kafka. Il y a tellement d'inspiration là-dedans. Tant d'images qui reflètent bien leur époque et leur solitude. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ? J'ai toujours aimé les histoires et les romans, mais j'ai vraiment éprouvé l'envie d'écrire quand vers l'âge de dix ans j'ai commencé à lire des histoires d'épouvante. C'est le genre de livres qui m'a poussée à écrire. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ? Sans doute toutes les scènes de sexe dans les livres de Stephen King. J'adorais ça, mais en même temps ça m'effrayait. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Personnellement, les écrivains que j'admire me communiquent la joie de vivre. C'est aussi simple que ça. Lire est une raison pour me lever le matin et le seul moyen pour m'endormir le soir. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? J'aime beaucoup les librairies, car je m'y sens toujours en sécurité. Je leur dois en grande partie mon engagement dans l'écriture. Près de chez moi, il y avait la librairie Borders où j'aurais voulu vivre. Malheureusement, cette grande chaîne de librairies américaine a récemment fermé. Ces sortes de librairies, auxquelles j'étais habituée, me manquent. Sun, 16 Jun 2013 09:24:24 GMT 415745 Les Justes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131541-les-justes.htm#415743 1) Qui êtes-vous ? ! J'ai grandi au sein d'une petite communauté mormone, dans le désert de l'Utah, au coeur de la région de l'Ouest des États-Unis que l'on appelle le Grand Bassin. Si depuis je ne suis plus membre de l'église, les questions religieuses et spirituelles me passionnent toujours autant. J'adore voyager, étudier d'autres langues, et je m'intéresse à tout ce qui a trait de près ou de loin aux autres cultures. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Mon but était d'observer le rôle que pouvait jouer un sceptique au sein d'une communauté de croyants. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Il lui suffisait d'agir comme s'il savait de quoi il parlait, et les gens croyaient naturellement que c'était le cas ; de prétendre qu'il ne craignait rien, et tout à coup il respirait la confiance en lui.» ... qu'on peut transformer en «Agis comme si tu savais de quoi tu parlais, et les gens croiront naturellement que c'est le cas. Prétends que tu ne crains rien, et tout à coup tu respireras la confiance en toi.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? En écrivant le premier jet des Justes, il m'arrivait d'écouter «Holy Road», de Lizzie West, qui fait allusion au conflit spirituel auquel le narrateur est en proie. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Pour moi, le plus important concerne les personnages ayant un point de vue opposé au mien : lorsque j'écris sur eux, je m'applique à les traiter sur un pied d'égalité. En décrivant une communauté religieuse fermée, je tenais absolument à ce que les membres de cette église ne soient pas stupides ou complètement endoctrinés, ou même encore cyniques et manipulateurs. Bien sûr, ce genre de personnes doit exister dans ces communautés, comme partout, mais la plupart du temps ces gens sont simplement sincères dans leurs croyances, et ont les mêmes qualités et défauts que n'importe quel être humain. Sun, 16 Jun 2013 09:17:46 GMT 415743 La vengeance de Baudelaire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131542-la-vengeance-de-baudelaire.htm#415741 1) Qui êtes-vous ? ! Je suis un auteur belge flamand qui a publié plus de trente ouvrages aux Pays-Bas et en Flandres. En 2007, j'ai reçu le prix Hercule Poirot du meilleur roman à suspense pour De Wraak van Baudelaire, qui vient d'être traduit en français sous le titre La vengeance de Baudelaire. 2) Quel est le thème central de ce livre ? L'histoire se déroule en 1870, dans un Paris assiégé par les Prussiens. Un mystérieux assassin semble vouloir se venger de tous ceux qui ont insulté ou rabaissé Charles Baudelaire de son vivant. À cette époque, cela fait trois ans seulement que le grand poète est mort. Alors que la guerre fait rage et que les pauvres meurent de faim, les Parisiens sont fascinés par ces étranges meurtres, qui semblent être liés au célèbre recueil de poèmes de Baudelaire, Les Fleurs du mal... Chargé de résoudre cette énigme, le commissaire André Lefèvre se retrouve bientôt empêtré dans un imbroglio qui reflète l'état d'esprit, sombre et enclin à tous les excès, d'une société française en pleine mutation. Lefèvre finit par découvrir un bien insolite secret de famille, qui a des ramifications jusqu'à la cour de l'empereur... ainsi que dans l'histoire familiale de Baudelaire. Au-delà du suspense, La Vengeance de Baudelaire se veut également une représentation artistique des «Temps nouveaux», qui étaient en train de bouleverser cette époque. La seconde moitié du XIXe siècle a connu l'essor de «l'art pour l'art». Les modernistes tels que Baudelaire voulaient pouvoir explorer le Moi Intérieur en toute liberté, aussi bien sexuelle qu'artistique. Mais ces hédonistes vivaient dans une société qui restait profondément conservatrice, malgré les apparences. Dans de nombreuses familles, par exemple, les enfants illégitimes étaient cachés comme un secret honteux. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Je choisirais la première du roman : «La vie et la mort avaient appris au commissaire à aimer la poésie et les femmes légères.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Le Crépuscule des dieux, de Wagner. Baudelaire adorait Wagner, et lui avait même écrit : «Votre musique est comme la mer, elle me submerge». 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Un roman à tiroirs, une énigme haletante et brûlante, une description haute en couleur d'une ville en guerre, où le fossé entre noblesse et ouvriers se creuse jusqu'à devenir insoutenable et où voleurs, meurtriers et médiums tentent de survivre en escroquant et en tuant. Enfin et surtout, un hommage rendu à l'immense poète français qu'est Baudelaire, à travers une histoire qui explore les plus noirs recoins de l'âme. Sun, 16 Jun 2013 09:13:45 GMT 415741 The barefoot girl : la vie en version bilingue http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132222-the-barefoot-girl-la-vie-en-version-bilingue.htm#415906 Foreword / Préambule J'ai eu envie d'écrire un roman pour ceux qui apprennent l'anglais et, de cette façon, de combiner mes deux métiers, mes deux passions, l'écriture et la transmission. J'ai été professeur d'anglais pendant de nombreuses années, j'ai donc essayé d'inventer une histoire qui pourrait permettre au lecteur de faire des progrès en anglais mais aussi de s'identifier à mes personnages, de trembler et de sourire avec eux. Pour cela, une solution évidente m'est venue à l'esprit : j'ai pensé mettre mon lecteur dans la même position que celle de mes enfants quand ils ont appris l'anglais avec une jeune fille au pair à la maison. C'est-à-dire en étant immergés dans cette langue avec pour aide le contexte des échanges, le peu de français que connaissait la jeune fille, l'entraide entre membres de la famille, autrement dit la traduction ou les explications en français... L'expérience ayant été agréable et bénéfique pour mes enfants, j'ai pensé que cela pouvait être une solution pour d'autres par le truchement de mon roman... Il faut maintenant que j'expose ma «méthode» pour mettre mon lecteur dans cette situation d'immersion : le livre est écrit en changeant régulièrement de point de vue et de langue. Cela permet de comprendre la situation d'abord en français, puis d'avoir en anglais une version, certes un peu différente, mais que la connaissance des faits aidera à comprendre. Ou à l'inverse, de mieux comprendre plus tard en français ce qui avait été présenté en anglais. Les chapitres sont en effet alternativement plutôt en français ou plutôt en anglais avec des interventions ponctuelles dans l'autre langue. J'ai également ajouté des notes de vocabulaire en bas de page. Et puis surtout, j'ai traduit à la fin les chapitres qui étaient majoritairement en anglais. Ceci permet d'adapter la lecture aux besoins de chacun. Il y a, me semble-t-il, quatre utilisations possibles de mon histoire : 1. On peut lire tout en français. Ni l'ancien professeur que je suis ni l'écrivain que je m'efforce d'être ne voient cette solution d'un très bon oeil car l'un des buts de mon roman est quand même de proposer de l'anglais, mais le lecteur est roi ! On peut toujours finir par cette solution pour connaître la fin de l'histoire. 2. Plus intéressant, on peut lire le chapitre d'abord en français pour le sens puis en anglais pour... l'anglais ! 3. On peut aussi lire d'abord en anglais puis en français pour confirmer ce qu'on a compris... 4. La dernière possibilité est de lire les chapitres anglais en anglais en ne regardant la traduction que lorsqu'on ne comprend pas ou que l'on a un doute... 5. En fait, il y a cinq solutions : on peut aussi faire un mélange de tout cela ! C'est donc une grande flexibilité de lecture que je propose... (...) Sun, 16 Jun 2013 14:56:56 GMT 415906 The barefoot girl : la vie en version bilingue http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132222-the-barefoot-girl-la-vie-en-version-bilingue.htm#415175 Julia, jeune canadienne de 20 ans, vient passer un an comme jeune fille au pair dans une famille française. Au moment des Jeux Olympiques d'hiver de Vancouver, chacun va faire des découvertes sur le pays de l'autre et sur lui-même. Une histoire de partage, de langue et d'apprentissage. Plusieurs événements marquants vont ponctuer le séjour de la jeune fille et lui permettre de faire des progrès en français... les enfants et le lecteur des progrès en anglais. Les deux langues sont en effet présentes dans le roman : on passe d'un point de vue à l'autre, les deux langues se mélangent et se traduisent au gré des besoins des personnages mais aussi du lecteur. Les chapitres en anglais qui reflètent le point de vue de la jeune anglophone sont traduits à la fin de l'ouvrage et les expressions anglaises trouvent naturellement leur place dans les chapitres en français. Comme dans la vie de tous les jours. Ce roman inédit, écrit dans un style contemporain, propose l'idée amusante et originale de désacraliser la lecture en langue étrangère en créant des passerelles entre l'anglais et le français. Vous allez pouvoir lire et apprendre en anglais avec plaisir. Isabelle Verneuil a été Professeur d'anglais pendant 20 ans pour des élèves de lycée et de BTS. Elle se consacre depuis 4 ans à l'écriture afin de transmettre son goût pour l'anglais et pour les voyages. Son premier roman. Les Échangés (2011. Editions Kirographaires) est un roman bilingue à visée pédagogique sur les échanges culturels. Moissons du monde (2012. Jacques Flament) un recueil de nouvelles qui se passent chacune dans un pays différent. Depuis trois ans, elle publie un famine de poésie et nouvelles qui paraît tous les trimestres. Sun, 16 Jun 2013 14:55:53 GMT 415175 Jour au petit point http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132107-jour-au-petit-point.htm#414591 «Haïkus du temps, passé et présent, mouvants haïkus d'ici et d'ailleurs... Toujours ils partent du plus simple, du banal, allant de là à l'essentiel, sans hausser le ton. Dans Jour au petit point, les couleurs s'éclaircissent, pour une fraîche histoire d'amour où les corps s'éprennent. Attirée par le rouge l'abeille butine ma bouche Baiser de papier Aux marges du silence, l'oeuvre de patience accompagne ces retours têtus, à l'identique, des fleurs nommées, des feuilles qui tombent, du fruit mûr, pour un éloge de la lenteur. Attente. C'est la grande attente du livre en train de se peindre au rythme de l'enfant, en écho, en miroir. Haïku. Le plus petit poème du monde, pas plus long qu'une respiration, à faire trotter sur quelques pieds. Dix-sept, voudrait la tradition.» Françoise Kerisel Monique Leroux Serres, professeur de lettres, vit entre Paris et les Pays de Loire, sa région natale. Elle s'est intéressée très tôt à la littérature japonaise et écrit, outre des haïkus, des haïbuns (prose avec haïkus). Taeko Oshima est maître calligraphe japonaise. Née sur l'île de Kyushu, elle descend d'une famille qui perpétue de génération en génération cet art de la belle écriture aussi estimé que la peinture. Sun, 16 Jun 2013 14:43:58 GMT 414591 Les choses comme je les vois http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132080-les-choses-comme-je-les-vois.htm#415814 Comme s'il n'était pas là Asif Declan Kalil Murphy éprouve une grande amertume à cause de son nom et, par extension, à cause de ses parents - même si son ressentiment à leur égard a bien d'autres causes, et notamment leur départ prématuré. Le problème de ce nom, à ses yeux, c'est d'être trop prometteur, de faire miroiter un être plus grand que nature, fascinant et exotique, dont le charme fantasque d'Irlandais se mêlerait à un romantisme mystique venu d'Orient. Incapable de se hisser à de telles hauteurs, Asif ressemble plutôt à un papillon de nuit battant des ailes soudain mis en lumière par l'éclat de son nom et préfère fuir les présentations ou se retrancher derrière ses initiales. Il lui est beaucoup plus aisé d'être A. Murphy, un Murphy comme tous les autres, perdu dans la foule des immigrés d'origine irlandaise qui peuplent le nord de Londres. Ou, mieux encore, A. M., comme dans I am what I am, je suis ce que je suis, songe-t-il, tandis que son métro atteint les profondeurs décevantes de Finchley Central, qui baigne dans une forte odeur d'ammoniac et dont la pluie a rendu les quais glissants. Je suis ce que je suis, se répète-t-il. Pas spécialement doué ni handicapé, ni créatif, juste quelconque, terne comme une eau de vaisselle, personne d'autre que mon insignifiante petite personne. A un moment, il va vraiment falloir qu'il arrête d'accuser ses parents. Mais pas tout de suite. A vingt-trois ans, il est jeune et soupçonne qu'il a encore des années de rancoeur devant lui. Il est comptable comme l'était sa mère, une Asiatique, qui lui a transmis sa faible constitution mais pas sa force de caractère. Quant à son père, mort en mission de maintien de la paix plusieurs années avant que le coeur congestionné de sa femme ne la rappelle elle aussi, c'était un véritable héros. Asif sait bien qu'il n'a rien en lui du courage paternel, mais il partage son sens du devoir et sa capacité à suivre des ordres. Ironie du sort, ces traits de caractère qui ont conduit son père à la mort sont précisément ceux qui le privent aujourd'hui de sa propre vie. Même s'il n'est pas du genre à jurer, Asif reconnaît avoir éprouvé une sorte de frisson d'excitation la première fois qu'il a entendu de la bouche de Lila (qui d'autre ?) la fameuse citation de Larkin : «They fuck you up, your mum and dad. They may not mean to but they do". «C'était tellement puissant, tellement lumineux ! Comme si l'on avait enfin mis des paroles sur un air qui lui trottait dans la tête depuis toujours. Il remonte de la station Finchley Central, quitte l'artère principale et suit les rues bordées d'arbres menant à la maison familiale qu'il a héritée de ses parents et qu'il partage avec la plus jeune de ses soeurs, Yasmine. Malgré la saleté de ces rues encombrées et l'allure pitoyable de ces arbres noueux, pas pittoresques pour deux sous, ce trajet à pied, à l'aller comme au retour, n'en demeure pas moins son moment préféré de la journée, le seul où il ne soit ni au travail, à s'inquiéter pour sa prochaine évaluation qui établira s'il a «répondu aux attentes» ou bien «échoué à répondre aux attentes», ni à la maison à appréhender pour les mêmes raisons le jugement silencieux que porteront sur lui les spécialistes envoyés par la sécurité sociale pour s'occuper de Yasmine. Pendant ces trajets, il navigue entre deux eaux et a tout loisir de se dire qu'il n'est pas pire qu'un autre, guère différent en tout cas. Pendant ces trajets, il peut s'imaginer qu'il a des superpouvoirs cachés. D'ailleurs, avec son costume élégant, sa chemise impeccablement repassée, ses belles chaussures et sa serviette en lambeaux qu'il promène partout avec fierté, comme un nez cassé, comme si elle témoignait d'une histoire particulière, il est parfaitement invisible, tout à fait le genre de jeune homme aux traits agréables que personne ne remarque. (...) Sun, 16 Jun 2013 11:49:05 GMT 415814 Les choses comme je les vois http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132080-les-choses-comme-je-les-vois.htm#414511 Yasmine ne voit pas le monde de la même manière que ses frère et soeur, Asif et Lila. Depuis toute petite, elle est «spéciale». Yasmine est atteinte du syndrome d'Asperger. Alors qu'ils sont devenus adultes, Asif développe un sentiment protecteur. Coincé dans son rôle de gentil garçon, il s'occupe de Yasmine depuis que leurs parents sont morts. Pour Lila, la jalousie a pris la forme de la colère. Comme une enfant qui ne s'est jamais remise d'avoir hurlé à sa mère «Je te hais et je voudrais que tu meures», elle traîne une culpabilité sans bornes. Chronique douce-amère sur la différence, Les choses comme je les vois est aussi une belle évocation de la fratrie, ce jeu de responsabilités et de dévouement, de culpabilités et de rancoeurs. Mais aussi d'amour et d'espoir en l'avenir. Roopa Farooki est née en 1971 à Lahore, d'un père pakistanais et d'une mère bengali. Elle déménage au Royaume-Uni à l'âge de sept mois, et grandit dans le centre de Londres. Elle partage sa vie entre le sud de l'Angleterre et le sud-ouest de la France. Après Le choix de Goldie et La petite boutique des rêves, Les choses comme je les vois est son troisième roman et a été nominé pour le Prix Orange (2010) et l'Impac Dublin International Literature Award (2011). Sun, 16 Jun 2013 11:47:17 GMT 414511 Le jardin blanc http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132073-le-jardin-blanc.htm#415776 Octobre 2008 Kent, Angleterre Jo Bellamy engagea précautionneusement sa voiture de location dans le rond-point de Slip Road, anticipant de toutes les fibres de son corps l'horrible accident qui n'allait pas manquer de se produire. Comme il ne se produisait rien - par miracle ce tronçon circulaire de chaussée restait libre de chauffards britanniques en cette matinée de fin octobre - elle jeta un regard dans la mauvaise direction, jura à voix basse, puis guetta par-dessus son épaule gauche la première bretelle de sortie de ce cercle particulier de l'enfer. Elle cherchait quelque chose appelé l'A262, qui devait la mener droit au château. Mais au bout d'une heure et demie passée à descendre du Victoria Embankment londonien par le Blackwall Tunnell, sans parler de Margate et de Maidstone, sa patience était à bout, et elle avait des crampes aux mollets. Américaine, elle avait trente-quatre ans, les cheveux bruns, des pattes-d'oie autour des yeux, et c'était son premier séjour en Angleterre - elle n'avait donc jamais conduit à gauche auparavant. Elle n'avait surtout jamais conduit avec un levier de vitesse à gauche, et ses pieds et ses mains désobéissaient aux ordres rationnels de son esprit. Elle avait calé deux fois, heurté le côté gauche de la voiture contre un trottoir vagabond, et mourait d'envie d'un remontant, bien qu'il ne fût que onze heures du matin. Si elle ne trouvait pas son château au plus vite, elle avait l'intention de jeter cette adorable petite Mini dans un des gros chênes qui bordaient la route et d'aller à Sissinghurst à pied. À cet instant précis, la tour se dressa soudain au-dessus des prés à moutons et des champs labourés; l'Américaine retint son souffle, puis le sentit s'exhaler lentement de ses poumons. Depuis des années elle lisait tout ce qu'elle trouvait sur Sissinghurst dans les manuels scolaires, les magazines et les beaux livres glacés que sa grand-mère conservait dans sa petite maison de la vallée du Delaware. Elle savait à quoi s'attendre : une tour de guet élisabéthaine de brique rose, d'une hauteur de cinq étages avec une girouette au sommet, entourée par les bois et les terres arables dorées qu'on nomme le Weald, ou ce qu'il en restait. La tour était presque en ruine quand les Nicolson l'avaient achetée en 1930. Ils avaient entrepris de désherber et de démolir les communs à l'abandon au pied de la tour pour ne laisser qu'une cour et une poignée de bâtiments, qu'ils avaient transformés en un petit paradis avec une enfilade de jardins, comme si la tour, les communs, la pelouse et la douve restante formaient une seule demeure, dont la moitié exposée à la pluie et au soleil. Si les Nicolson prenaient leurs repas en un seul lieu (extérieur) et faisaient leurs lits dans d'autres, la tour était du seul domaine de Mrs Nicolson : Vita Sackville-West, l'écrivaine. Jo fronça les sourcils devant son choix de mots, tandis qu'elle glissait la Mini imprudemment dans le parking du National Trust. «Écrivaine» était une façon de décrire Vita Sackville-West, «jardinière» en était une autre. La dame avait écrit sur le jardinage autant que sur le reste, parce que l'art de plonger ses mains dans la terre et de faire pousser des plantes avait été pour Vita aussi intime que le sexe - et elle écrivait toujours sur ce qui était profondément intime, le sexe compris. Elle avait eu pas mal d'aventures dans sa vie, avec des hommes comme avec des femmes. Elle et Sissinghurst étaient célèbres aussi pour cela. Le château était un endroit où l'on cultivait le génie et la beauté naturelle, un terrain d'essai pour les excentriques. Levant les yeux avec ravissement, Jo s'arrêta net pour contempler la tour de Vita ; elle se sentit subitement pas à la hauteur. Ordinaire. Une «visiteuse». Dieu lui était témoin, une «Américaine» ! Sun, 16 Jun 2013 10:24:23 GMT 415776 Le jardin blanc http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132073-le-jardin-blanc.htm#414504 Et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée le 28 mars 1941 ? Octobre 2008. Jo Bellamy, jeune paysagiste américaine, arrive en Angleterre pour étudier le célèbre Jardin blanc, créé par l'amie de Virginia Woolf, Vita Sackville-West. Parmi les archives des jardiniers, Jo découvre par hasard un journal intime. En le déchiffrant, elle soupçonne son auteur d'être Virginia Woolf et file le faire expertiser chez Sotheby's. Le style et les thèmes rappellent Woolf, mais les dates ne collent pas : le 28 mars 1941, Virginia a rempli ses poches de pierres et est allée se noyer dans l'Ouse. Or le journal commence le lendemain... Des détails amènent Jo à jouer avec cette idée : et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée le 28 mars 1941 ? Si elle était morte plus tard ? Si on l'avait tuée ? D'Oxford à Cambridge, de demeures prestigieuses en bibliothèques légendaires, dans des jardins dont la splendeur dissimule d'obscurs secrets, Jo traque la vérité sur les derniers jours de la romancière. Mais elle n'est pas la seule, et bientôt le journal est volé. Née en 1963, Stéphanie Barron est l'auteure de onze romans policiers mettant en scène fane Austen. Bien documenté, riche en suspense, Le Jardin blanc ravira les amoureux d'une Angleterre traditionnelle où le feu couve sous les bonnes manières. Sun, 16 Jun 2013 10:23:03 GMT 414504 Dernières nouvelles de l'enfer http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132067-dernieres-nouvelles-de-l-enfer.htm#414502 Aux dernières nouvelles, on croise en enfer des vampires, des fantômes, des aliens, des morts-vivants, des enfants possédés, des mutants, des tueurs psychopathes, des zombies, des survivants de l'Apocalypse... Et le Diable lui-même, pardi ! Hommage à la littérature popularisée par les pulps américains, coup de chapeau aussi aux maîtres de la série B, voire Z, que sont George Romero ou John Carpenter, ce recueil aborde tous les thèmes du fantastique, de l'horreur, de la science-fiction et de l'épouvante. Si effrayantes soient-elles, les créatures que Jérôme Leroy met ici en scène n'échappent pourtant pas aux problèmes de couple, aux difficultés avec leur patron - ou avec l'administration pour faire valoir leurs droits à la retraite... On l'aura compris, les moments d'horreur pure et les chutes surprenantes de ces histoires n'empêchent ni l'humour ni la tendresse. En vingt ans, Jérôme Leroy, né en 1964 à Rouen, a publié près de trente livres. Bon nombre relèvent de l'anticipation, comme Une si douce apocalypse (Les Belles Lettres, 1999) ou La minute prescrite pour l'assaut (Mille et une nuits, 2008). Mais aussi du «noir» avec, notamment, Monnaie Bleue (rééd. La Table Ronde, 2009) ou Le Bloc («Séide Noire», Gallimard, 2011), prix Michel Lebrun. Sun, 16 Jun 2013 10:56:34 GMT 414502 La cryptologie : l'art des codes secrets http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132066-la-cryptologie-l-art-des-codes-secrets.htm#414501 La cryptologie rassemble les techniques destinées à dissimuler le sens d'un message à toute personne autre que son destinataire. Elle est restée longtemps confinée aux milieux militaires et diplomatiques. Aujourd'hui, avec la généralisation des technologies numériques, elle est omniprésente dans notre vie quotidienne. La présentation de Philippe Guillot s'appuie sur l'histoire de cette discipline, depuis l'Antiquité jusqu'aux développements les plus récents. Son utilisation va aujourd'hui au-delà du seul chiffrement des messages, elle inclut la signature numérique et tous les services qui contribuent à protéger nos informations. L'auteur expose les opérations cryptographiques qui sous-tendent nombre de nos gestes quotidiens comme le paiement sécurisé en ligne, le retrait d'espèces aux distributeurs de billets ou les appels sur les téléphones portables. L'ouvrage développe aussi la cryptanalyse, qui se place du point de vue d'un adversaire cherchant à faire sauter les protections mises en place. Les attaques portent sur l'aspect logique et mathématique du procédé, mais aussi sur des mesures physiques effectuées sur le dispositif qui réalise la protection. Un chapitre expose les développements récents d'une théorie cryptologique dont l'objectif est de valider la sécurité des procédés utilisés. Enfin, un dernier chapitre présente les perspectives offertes par la physique quantique qui propose de nouveaux calculateurs permettant, s'ils voyaient le jour, de casser les codes classiques les plus courants, et fournit, en contrepartie, un procédé d'échange de secret en principe inviolable. Philippe Guillot est actuellement maître de conférences à l'Université Paris 8 en charge des cours de cryptologie, d'histoire de la cryptologie et d'algorithmique algébrique dans le master «mathématiques fondamentales et protection de l'information». Sun, 16 Jun 2013 10:16:33 GMT 414501 Astrologie et développement personnel pour les nuls http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132062-astrologie-et-developpement-personnel-pour-les-nuls.htm#414497 Faites de l'astrologie un atout dans votre vie tant professionnelle que personnelle ! L'astrologie peut vous aider au quotidien. Voilà bien une certitude que Nitya Varnes entend démontrer ici, en se livrant à une véritable pédagogie pratique de l'astrologie. Dépassant l'antique débat suivant lequel l'astrologie serait selon les uns croyance, selon les autres science, l'auteur vous propose plutôt d'y voir un outil de développement personnel sans pareil. Pas à pas, l'auteur vous délivre toutes les clefs de l'astrologie. En commençant par déminer les idées reçues accrochées à cette pratique millénaire, l'auteur vous explique ce que vous pouvez légitimement attendre de l'astrologie. Puis, elle vous dévoile comment interpréter un thème astral : signes du Zodiaque, maisons, planètes, ascendants et aspects n'auront bientôt plus de secrets pour vous ! Enfin, découvrez en quoi l'astrologie peut être une source de bien-être et de confiance au quotidien : amour, famille, vie professionnelle, révolutionnez votre rapport au monde en l'appréhendant mieux grâce à l'astrologie. Après des études de philosophie, d'histoire de l'art et de psychologie jungienne, Nitya Varnes murmure aujourd'hui ses lectures du ciel à l'oreille des célébrités. Par son approche éminemment moderne et loin des clichés charriés par sa discipline, elle est en passe d'imposer l'astrologie comme une véritable ressource pour mieux vivre, un outil concret aux multiples facettes pour s'aider soi-même et aider les autres. Sun, 16 Jun 2013 09:38:50 GMT 414497 Promis, demain j'arrête ! : sexe, alcool, jeux et autres dépendances... : quand l'addiction prend les commandes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132059-promis-demain-j-arrete--sexe-alcool-jeux-et-autres-dependances-quand-l-addiction-prend-les-commandes.htm#415782 Addiction : éros et thanatos Esclave de son désir Qui n'a jamais été confronté à l'addiction ? Qui n'a pas, dans son entourage, un parent qui boit trop ou un ado qui fume du cannabis et n'arrive pas à s'en passer ? Qui n'est pas de plus en plus accro à son téléphone portable ? L'addiction, c'est par exemple un jeune homme «comme les autres» qui, à l'adolescence, ne peut plus se passer de sa console de jeux. L'addiction, c'est aussi cette femme qui s'endette à vie au casino. L'addiction, c'est encore cet homme de quarante ans qui, tous les midis, accepte ce verre de l'amitié qui bientôt sera le verre de trop. À quel moment le plaisir de consommer, que ce soit de la drogue, du sexe ou des jeux, se mue-t-il en une obsession pathologique ? Aujourd'hui, dans une société d'hyperconsommation où les nouvelles technologies bouleversent nos actes, l'addiction est devenue omniprésente sous toutes les formes : téléphone, jeux vidéo, sexe, achats compulsifs... en sus des drogues classiques. Dans ce contexte du «jouir-à-tout-prix» où l'on refuse de consentir à la perte de l'objet, les hommes n'ont plus de repère, de re-père. La défaillance paternelle aurait sa part de responsabilité dans le comportement addictif. Dans notre XXIe siècle hypermoderne, y a-t-il donc un addict qui sommeille en chacun de nous ? Sigmund Freud décrivait, dans son ouvrage intitulé Malaise dans la civilisation, l'agressivité de l'homme envers autrui, et comment cette hostilité primaire qui nous dresse les uns contre les autres devait être réfrénée par la civilisation pour notre propre survie. Il estimait pour ce faire que la société devait exiger la «restriction de la vie sexuelle», précisant : «J'en suis venu à croire que la masturbation était la seule grande habitude, le besoin primitif, et que les autres appétits, tels que le besoin d'alcool, de morphine, de tabac n'en sont que les substituts, les produits de remplacement...» L'addiction serait ainsi un symptôme qui manifesterait un mal-être dans une civilisation où l'individu ne trouve plus sa place. Le lien social, qui porte sur le rapport entre l'individu et le collectif, prendrait la forme d'une relation d'identification. Par le cannabis, par l'alcool, par la cigarette, le signe d'appartenance à une même communauté remplirait la personne addict, qui, confrontée à un vide intérieur, se verrait en ses «amis» avec lesquels elle partage un verre, une cigarette, un joint. Cette identification constitue un lien affectif sur lequel s'appuient de plus en plus de personnes. L'addiction n'est pas un simple effet de mode mais une pathologie. C'est une maladie qui transforme l'accès naturel au plaisir en un comportement répétitif et compulsif. Elle modifie les réflexes du corps et du cerveau au point d'envahir l'existence. Pour celui qui tombe dans ce piège, la seule chose qui compte, c'est consommer : consommer du sexe, de l'amour, de l'alcool, du tabac... Quand cette répétition s'installe dans notre vie comme une ritournelle incontrôlable, on devient cet addict-là. (...) Sun, 16 Jun 2013 10:30:34 GMT 415782 Mon coffret trop belle (Coffret) http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132051-mon-coffret-trop-belle-coffret.htm#415817 CRÉE TES BRACELETS Tu trouveras dans ton coffret : 9 RUBANS de 90 cm de long, dont 3 larges et 6 fins 3 ANNEAUX 6 PAMPILLES Comment procéder : Coupe le ruban selon la largeur de ton poignet en pensant bien à laisser un peu plus de longueur pour l'attache. Tu peux t'amuser à superposer les rubans en en collant un fin sur un plus large, à les torsader entre eux, à découper de petits morceaux de l'un pour les coller sur un autre, etc. Utilise une colle pour tissu. Pour accrocher les pampilles sur les rubans les plus larges, sers-toi des anneaux. Pour les rubans les plus fins, tu peux les accrocher directement. Sun, 16 Jun 2013 11:51:57 GMT 415817 Mon coffret trop belle (Coffret) http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132051-mon-coffret-trop-belle-coffret.htm#414488 Ce joli coffret renferme un petit livre pour répondre aux nombreuses préoccupations que les jeunes filles peuvent avoir sur la beauté et, en plus, des rubans et des pendentifs pour être «trop belle» ! Voici le journal de Marine dans lequel elle nous confie en vrac ses pensées, ses problèmes et ses joies. Et à chaque petit questionnement, une solution ! Un guide indispensable qui propose donc mille et une astuces pour se sentir épanouie. Par exemple : comment choisir le jean parfait ou son premier soutien-gorge, quel produit combat l'acné etc... En somme, plein de conseils beauté et santé pour être bien dans son corps ! Carole Court a travaillé successivement chez 20 ans, Maman Magazine et travaille depuis 2002 pour Côte Magazine. Elle habite à Cannes. Après des études aux Arts Déco de Paris, Sophie Bouxom se lance dans l'illustration pour la publicité, l'édition et la presse (Elle, Santé Magazine). Elle vit actuellement à Paris. Sun, 16 Jun 2013 11:50:38 GMT 414488 Je vous écris, maman : Mozart, de Gaulle, Baudelaire, Hemingway... : leurs plus belles lettres http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132050-je-vous-ecris-maman-mozart-de-gaulle-baudelaire-hemingway-leurs-plus-belles-lettres.htm#414487 150 lettres d'écrivains, de peintres, de musiciens, de personnages politiques, de personnalités du monde entier, rédigées dans l'enfance ou à l'âge adulte, mais révélant toujours la même tendresse, et des failles parfois surprenantes. Certaines sont des lettres d'enfant, touchantes de naïveté ou bouleversantes, comme celles de la fille de Colette quémandant un peu d'attention du fond de son internat, celles de Baudelaire ou de Cocteau enfants. D'autres sont écrites depuis l'armée, parfois comme des lettres d'adieu avant de monter au front, telles celles de George Washington ou d'Alain Fournier. D'autres, plus joyeuses, envoient simplement des nouvelles, depuis Épicure jusqu'à Lénine, en passant par Louis XIII, Mozart, Zola ou Proust. Il y a les courriers écrits de «loin», à l'instar des lettres de Rimbaud évoquant ses affaires à Aden, puis la dégradation de sa santé, mais aussi la correspondance de Faulkner découvrant la France. Il y a des lettres écrites en prison, dont celle de Che Guevara, et les derniers mots de condamnés à mort, qu'ils soient des kamikazes japonais embarquant dans leur avion, qu'il s'agisse de soldats français de 1914-1918 à la veille d'un assaut sans espoir ou de résistants fusillés durant la Seconde Guerre mondiale. Chacune de ces lettres est accompagnée d'un texte qui présente l'auteur ainsi que le contexte historique ou les circonstances pendant lesquelles elle a été écrite. Un recueil où l'émotion est présente à chaque page. L'AUTEUR Jean-Marie Montali, est rédacteur en chef au Parisien. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Y a-t-il une vie après la prison ? (Tallandier, 2006). Sun, 16 Jun 2013 11:33:56 GMT 414487 Mozart : le musicien enchanteur http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132040-mozart-le-musicien-enchanteur.htm#414486 Le jour où Léopold Mozart surprend son fils de trois ans jouant sur le clavecin de sa soeur, il est stupéfait ! Quand deux ans plus tard, Wolfgang lui tend sa première composition musicale, il n'a plus de doute : son fils est un génie qu'il doit faire connaître à toute l'Europe. Pour la famille Mozart, c'est le début d'une aventure extraordinaire... De la cour d'Autriche au château de Versailles, de l'Angleterre à l'Italie, on découvre le travail acharné du jeune Mozart, ses prouesses et son espièglerie... avant qu'il ne devienne l'un des plus grands compositeurs. L'ENFANCE TRIOMPHALE D'UN VIRTUOSE DE LA MUSIQUE Dès son plus jeune âge, Wolfgang Amadeus Mozart se montre précoce en tout. Il se passionne pour les langues étrangères, le dessin, le calcul et bien sûr la musique, à la grande satisfaction de son père qui assure lui-même son éducation. À trois ans, le petit garçon commence à pianoter sur le clavecin de sa soeur Nannerl. À cinq ans, il maîtrise le violon et s'essaie à la composition musicale ! Une grande décision s'impose : Léopold et sa femme décident de faire connaître à toute l'Europe les dons exceptionnels de leurs enfants. À l'automne 1762, les Mozart quittent donc leur petite ville de Salzbourg pour se lancer dans une aventure familiale extraordinaire... Très vite, Wolfgang et sa soeur se produisent dans tous les salons musicaux que compte Vienne jusqu'à l'invitation tant espérée chez l'impératrice Marie-Thérèse. Alors l'horizon ne cesse de s'élargir... De la cour d'Autriche au château de Versailles, de l'Angleterre à l'Italie, on découvre le travail acharné et les prouesses, l'espièglerie et l'exubérance du jeune Mozart, avant qu'il ne devienne l'un des plus grands compositeurs. CATHERINE LOIZEAU est historienne de formation. Journaliste, rédactrice pour le magazine Images Doc et auteur, elle a notamment signé L'Histoire de France et La véritable histoire de Pierrot, serviteur à la cour de Louis XIV chez Bayard. Sun, 16 Jun 2013 10:47:39 GMT 414486 Les elfes d'Islande : contes populaires pour enfants http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132037-les-elfes-d-islande-contes-populaires-pour-enfants.htm#414483 "Les Elfes d'Islande" regroupent plusieurs histoires basées sur des contes très populaires de Jon Arnason. Anna Kristin Asbjornsdottir les a adaptés pour les enfants. Les elfes sont toujours très colorés, riches et lumineux. Ils habitent dans les montagnes ou rochers mais les êtres humains ne peuvent pas les voir. Ils apparaissent la plupart du temps dans les rêves afin d'aider les humains. Ils peuvent aussi se montrer mesquins. C'est ce que l'on découvre à travers ces histoires extraordinaires. 7 Histoires : Les origines des elfes, Les Elfes demandent de l'aide, La Colline des Elfes, Merci pour le lait, Les elfes à Drangey, La reine Bothildur, Le garçon élevé par des elfes. Florence Helga Thibault est une illustratrice franco-islandaise, vivant en France à Compiègne, passionnée d'art avec une préférence pour les contes nordiques dont les personnages principaux sont les elfes et les trolls. Elle a réalisé plusieurs livres édités en Islande et également travaillé en tant que styliste sur une collection d'habits pour enfants pour la marque" Iglo Kids" (Islande). Sun, 16 Jun 2013 14:34:50 GMT 414483 Monkey bizness. Volume 2, Les cacahuètes sont cuites http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132036-monkey-bizness-volume-2-les-cacahuetes-sont-cuites.htm#414482 Los Animales, 2425. Alors que la suprématie animale se voit menacée par le retour des humains, que le maire Samuel Nozy entame son cinquième mandat et que les tarifs honteusement élevés des prestations du Croco Night ne cessent d'augmenter de manière aberrante, nos deux primates mercenaires Jack Mandrill et Hammerfist vont devoir se lancer dans une enquête criminelle, à la recherche du mystérieux individu qui cherche à attenter à leur vie, et qui a mis le feu à leur mobil-home. De rencontres amoureuses en conflits armés avec les gens du voyage, de tracas administratifs en expériences psychédéliques transcendantales, ils auront tous les deux l'occasion d'exhumer des secrets de leur passé trouble, renforcer leur amitié indéfectible et - qui sait ? - contribuer à sauver le monde libre des horribles «singes nus» qui fomentent leur grand comeback. Les occasions ne manqueront pas pour nos deux affreux de prouver que les espèces qui survivent sont celles qui s'adaptent le mieux aux changements. Sun, 16 Jun 2013 12:34:10 GMT 414482 Le visiteur du futur : l'élu des dieux http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132035-le-visiteur-du-futur-l-elu-des-dieux.htm#415896 LES AUTEURS François Descraques (Paris) est un réalisateur et scénariste qui a fait ses débuts dans la publicité et la télévision. En 2009, il crée Frenchnerd.com, un site sur Lequel il diffuse des webséries autoproduites (Le Grand Débat, Scred TV, J'ai jamais su dire non...}. L'une d'entre elles, Le Visiteur du Futur, une série mélangeant comédie et science-fiction, devient très vite un phénomène viral. En 2011, Ankama et France Télévisions Nouvelles Écriture coproduisent La troisième saison. Ankama édite Les DVD, La bande originale et La bande dessinée dans L'univers du Visiteur du Futur. En parallèle. François Descraques a réalisé et participé à l'écriture du Golden Show, un sketch-show créé avec Davy Mourier et Monsieur Poulpe. Il est aussi chroniqueur dans l'émission + ou - Geek, (diffusée sur La chaîne PLanète+ No Limit.) En collaboration avec Slimane-Baptiste Berhoun, it réalise et écrit Les opérateurs, une série produite par le groupe Telfrance pour France Télévision Numérique. Gosh (Paris) est illustrateur, photographe, directeur artistique, truquiste, graphiste... Après en avoir terminé avec Les arts décoratifs, il s'exile en Belgique. On lui propose alors l'adaptation en BD du film Brice de Nice, mais le projet est sans lendemain et, même si les bières sont bonnes, Paris lui manque. Du coup, il abandonne Le dessin et part se faire embaucher dans une société de postproduction. Il coréalise un clip et s'essaye à La direction artistique. IL supervise ainsi différents projets dont deux serious game, L'Affaire Birman et Time out. Malgré cela, le dessin lui manque, alors il s'y remet. Il est publié dans L'Artbook 3 de CFSL Ink. chez Warum avec La psychanalyse des héros de manga et participe au projet Magnitude 9.0. Toujours incapable de se dédier à une activité, il investit ses derniers deniers dans l'achat d'appareils photo. Il crée un autre blog et réalise des portraits ou des affiches de théâtre. Enfin, il est contacté par les Paris Rollergirls et devient, le temps d'une saison, leur photographe officiel. Ses photos sont publiées dans NEON. Sun, 16 Jun 2013 14:38:32 GMT 415896 Le visiteur du futur : l'élu des dieux http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132035-le-visiteur-du-futur-l-elu-des-dieux.htm#414481 En 2550, la Terre est dévastée, peuplée de zombis cannibales et rongée par des pluies acides. Non, ce n'est pas Plus belle la vie. Dans ce chaos, un étrange survivant balafré (le Visiteur] et son ami le Dr Castafolte partent à la recherche de nouveaux coéquipiers afin d'empêcher la fin du monde. Ils remontent alors Le temps pour recruter dans leur équipe certaines des plus grandes figures de l'Histoire... Et qui y a-t-il de plus grand... qu'Alexandre Le Grand ? ! ! Sun, 16 Jun 2013 14:37:10 GMT 414481 Et toute la ville s'éveille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132032-et-toute-la-ville-s-eveille.htm#414479 De l'aurore jusqu'au soir dans la lumière ou dans le noir tant de choses se passent dans la ville avec ses feux tricolores et ses automobiles, ses immeubles et ses grues, dans chaque avenue et chaque rue. Venez plonger dans sa rivière de réverbères, au fil des saisons et des coups de klaxons, écoutez la respirer, écoutez sa chanson... Quand la ville s'éveille, elle écoute, inspire et expire des histoires et des merveilles... Quand la ville s'éveille, elle étire ses grands bras de fer. Ses feux tricolores la font parfois rougir. Elle lance des petites voitures sur son grand circuit, se gonfle de joie quand le soleil est là et pleure avec les nuages, parfois. Le soir venu, elle allume ses réverbères dès la nuit tombée et danse, danse, et jamais ne s'éteint... Une journée, une saison, une année où l'on voit cette ville vivre une existence aux multiples facettes, reflets de nos propres vies. L'AUTEUR : Laurie Cohen a 24 ans. Elle est photographe et cinéaste. Originaire d'Enghien-les-Bains, elle a baigné depuis son enfance dans un univers littéraire, les contes pour enfants et les poésies de Prévert. Elle écrit très jeune ses premiers poèmes et remporte le premier prix du concours de poésie du lions Club d'Enghien-Montmorency à 14 ans seulement. Aujourd'hui, elle a publié une dizaine d'ouvrages jeunesse et de nombreux autres sont en préparation. L'ILLUSTRATEUR : Marjorie Béal, auteur illustratrice de 33 ans et maman de jumeaux, vit à Bordeaux. Passionnée d'arts graphiques et de littérature jeunesse depuis toujours, elle est née un crayon dans une main, un livre dans l'autre. Débordante de créativité, elle enchaîne les projets au rythme des coups de coeur et des rencontres. Croquant la vie avec enthousiasme, son travail d'illustratrice est baigné par cette énergie. Sun, 16 Jun 2013 12:37:36 GMT 414479 Cendrillon http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132026-cendrillon.htm#415779 PREMIÈRE PARTIE scène 1 LA VOIX DE LA NARRATRICE. Je vais vous raconter une histoire d'il y a très longtemps... Tellement longtemps que je ne me rappelle plus si dans cette histoire c'est de moi qu'il s'agit ou bien de quelqu'un d'autre. J'ai eu une vie très longue. J'ai habité dans des pays tellement lointains qu'un jour j'ai même oublié la langue que m'a mère m'avait apprise. Ma vie a été tellement longue et je suis devenue tellement âgée que mon corps est devenu aussi léger et transparent qu'une plume. Je peux encore parler mais uniquement avec des gestes. Si vous avez assez d'imagination, je sais que vous pourrez m'entendre. Et peut-être même me comprendre. Alors je commence. Dans l'histoire que je vais raconter, les mots ont failli avoir des conséquences catastrophiques sur la vie d'une très jeune fille. Les mots sont très utiles, mais ils peuvent être aussi très dangereux. Surtout si on les comprend de travers. Certains mots ont plusieurs sens. D'autres mots se ressemblent tellement qu'on peut les confondre. C'est pas si simple de parler et pas si simple d'écouter. Quand elle était encore presque une enfant, une très jeune fille qui avait beaucoup d'imagination avait connu un très grand malheur, un malheur qui heureusement n'arrive que très rarement aux enfants. Un jour, la mère de cette très jeune fille était tombée très malade, atteinte d'une maladie mortelle. Elle ne sortait plus de sa chambre. Elle parlait d'une voix faible, tellement faible qu'on avait du mal à comprendre ce qu'elle disait. On devait sans arrêt la faire répéter. scène 2 La chambre à coucher de la mère. LA TRÈS JEUNE FILLE. Dis donc, tu veux pas te lever aujourd'hui ! Ça fait des semaines que t'es couchée ! Tu dois en avoir marre, non ? Moi j'en ai marre en tout cas. (La mère, très faible, murmure quelques paroles incompréhensibles.) J'entends pas... ! Quoi ? (La mère, idem.) Excuse-moi, j'entends pas maman ce que tu dis. Faudrait que tu parles plus fort... Je te l'ai déjà dit. LA VOIX DE LA NARRATRICE. Alors parfois, la très jeune fille se sentait obligée de faire comme si elle avait très bien compris. LA TRÈS JEUNE FILLE. T'as tout le temps envie de dormir, c'est ça que tu as dit ? (...) Sun, 16 Jun 2013 10:27:52 GMT 415779 Cendrillon http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132026-cendrillon.htm#414478 A peine sortie de l'enfance, une toute jeune fille s'est tenue au chevet de sa mère gravement malade. N'ayant pas bien compris l'ultime murmure de la mourante, n'ayant pas osé la faire répéter, voilà Sandra liée à cette phrase : "Tant que tu penseras à moi tout le temps, sans jamais m'oublier plus de cinq minutes, je ne mourrai pas tout à fait." Comment naviguer entre les cendres du passé, le réel qui s'impose, la vie effervescente et une imagination débordante ? Voilà les questions que pose avec délicatesse et poésie Joël Pommerat, l'un des plus grands metteurs en scène de notre époque. Cette lumineuse réinvention d'un mythe, pleine d'humour, de cruauté et d'émotion, est ici commentée par Marion Boudier, docteur en arts du spectacle et agrégée de lettres modernes, qui en éclaire les thèmes saillants - le malentendu, le deuil - et évoque la mise en scène comme élément indissociable de l'écriture théâtrale chez Joël Pommerat. Né en 1963, Joël Pommerat, auteur-metteur en scène, a fondé en 1990 la Compagnie Louis Brouillard. Il a été artiste en résidence notamment au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, invité par Peter Brook (2006-2010), avant d'être associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe (2010-2013) et au Théâtre de Bruxelles. Toute son oeuvre théâtrale est éditée chez Actes Sud-Papiers. Sun, 16 Jun 2013 10:25:18 GMT 414478 Van Gogh à l'oeuvre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132023-van-gogh-a-l-oeuvre.htm#414477 «Je sais combien j'ai encore à apprendre moi-même, mais quoi qu'il en soit je commence à voir la lumière devant moi et d'une manière ou d'une autre, en pratiquant par moi-même, en apprenant des autres ce que je peux leur emprunter, je continuerai à peindre avec passion». Vincent van Gogh - 22 octobre 1883 Vincent van Gogh est souvent considéré comme un peintre naturellement doué, indifférent aux faits et gestes de ses contemporains. Rien n'est moins vrai. Pour améliorer ses aptitudes techniques, il s'est imposé une discipline de fer, se livrant à des expériences systématiques sur de multiples matériaux et se laissant inspirer par d'autres, au fil d'échanges d'idées particulièrement intenses. Van Gogh à l'oeuvre explique comment, de ses premiers croquis malhabiles à ses célèbres tableaux de Saint-Rémy-de-Provence ou d'Auvers-sur-Oise, il a réussi, en dix ans à peine, à maîtriser le dessin et la peinture. Des années de recherches innovantes et multidisciplinaires ont apporté de nombreuses révélations sur la manière dont Van Gogh maniait la plume, le crayon ou le pinceau. Cet ouvrage fait le point sur ses ateliers successifs, sur les manuels qu'il a utilisés et les techniques qu'il a mises en oeuvre, mais aussi sur les matériaux et les objets dont il se servait et sur les influences que d'autres artistes ont exercé sur son oeuvre. À travers les yeux du chercheur, le lecteur a ainsi tout le loisir de regarder pardessus l'épaule de l'artiste. Sun, 16 Jun 2013 09:33:57 GMT 414477 Les secrets de la mafia http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132019-les-secrets-de-la-mafia.htm#415798 LES SECRETS DU MOT MAFIA : MYTHES ET CONTRE-VÉRITÉS Avant tout, remontons aux sources du mot mafia, partons pour l'Italie, dans les régions qui forment précisément le Mezzogiorno. Tout le monde connaît le mot mafia et son principal réfèrent, le Sud italien, par la magie - et parfois la grâce - d'un certain cinéma... américain. Comment oublier Casino ou The Godfather (Le Parrain) ? Ces belles images modifient nettement notre perception des faits réels... Depuis les années 1930, Hollywood vous raconte toujours la même histoire d'enfant perdu au visage marqué, trouble et beau, sombre, sans peur, balafré (Scarface) et comme fracturé, de ces Italiens débarqués à Ellis Island, paumés, endurants, lovers et aussi parfois méchants, oui, si désirablement méchants que vous vous reprocherez plus tard de les aimer. Le mythe du bad boy sexy et amoral - donc irrésistible - ne date pas d'aujourd'hui. Rudolph Valentino ou Paul Muni, Al Pacino ou Ben Gazzara boxent au centre du même ring symbolique. Mais du côté de la réalité, c'est une autre affaire. Alors oublions les fictions. L'étymologie du terme mafia et de ses dénominateurs régionaux spécifiques demeure incertaine : il existe une telle profusion d'interprétations que les spécialistes s'y perdent. Les analyses, quand elles ne sont pas résolument sérieuses, voire ampoulées, virent parfois carrément fantaisistes. Ces dernières ont, hélas !, tendance à s'imposer comme lieux communs, territoires fantasmatiques d'une mafia fourre-tout restant statutairement ambiguë. Géopolitisées à grand renfort d'atlas exposant d'hypothétiques territoires conquis, les mafias d'aujourd'hui n'ont parfois que peu à voir avec l'évolution historique du Mezzogiorno. Dans ces conditions, la sémantique pèche à fournir une explication éclairante. En outre, si le mot mafia est présent aujourd'hui dans toutes les langues, il n'a été et n'est encore que très rarement employé par les «mafieux» eux-mêmes ; c'est du moins ce qu'attestent les procédures judiciaires, tant en Italie qu'aux États-Unis. Ce rejet est-il le fait d'individus qui refuseraient d'être assimilés à des personnages «spectaculaires» ? «Moi, un mafieux ? Allons, soyons sérieux ! On n'est pas dans un film...» Ces propos tenus par un quidam arrêté en plein coeur de Naples sont rapportés par un juge italien (d'après Roberto Saviano, 2007). Et cet autre, qui, jusqu'au bout, certifiera : «La mafia ? mais... ça n'existe que dans les films !» Le but de cette introduction n'est pas d'apporter LA réponse unique au sens étymologique du mot mafia, car il n'y en a pas une, mais, en l'occurrence, plusieurs. D'abord, dans tout ce fatras, on repère trois types d'étymologies : régionaliste, et avant tout sicilienne; d'origine «étrangère» (grecque, française, arabe, espagnole) ; enfin historicisante. Nous allons examiner certaines d'entre elles. Cette typologie trouve son unité autour d'une axiomatique relevant d'une imposture que l'on peut résumer ainsi : offrir à la mafia des fondements nobles parce que hors-la-loi, et hors-la-loi parce que nobles. Sun, 16 Jun 2013 10:55:11 GMT 415798 Les secrets de la mafia http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132019-les-secrets-de-la-mafia.htm#414474 Objet de tous les fantasmes, la mafia possède de nombreux visages. Depuis 150 ans, de multiples organisations secrètes à but criminel ont pris son nom. Aussi, plutôt que «la» mafia devrait-on dire «les» mafias ! De Chicago à Palerme, en passant par le Vatican et La Havane, Philippe Di Folco nous entraîne à leur découverte. On croisera ainsi l'énigmatique Basil Zaharoff, le marchand d'armes et de mort qui tutoyait Clemenceau. On plongera dans la comptabilité macabre de «Nucky» Johnson, l'empereur d'Atlantic City. Chemin faisant, on rencontrera le premier grand repenti de l'histoire du crime, Joe Valachi, qui brisa la loi du silence (à quel prix !). Ne nous y trompons pas, des femmes aussi se sont fait une place dans ce monde résolument machiste : Stéphanie St. Clair, premier «parrain» noir de Harlem, ou, côté justice, Bonnie Klapper, celle qui fait aujourd'hui trembler les cartels colombiens et mexicains... Au-delà des caricatures, et à partir de documents parfois inédits, Philippe Di Folco retrace l'histoire secrète et sanglante du crime organisé. Philippe Di Folco, romancier, essayiste et scénariste, est notamment l'auteur d'A table avec la Mafia (2009) et, à La Librairie Vuibert, d'histoires d'imposteurs (2012). Sun, 16 Jun 2013 10:54:03 GMT 414474 Louis Pasteur : un aventurier de la science http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132017-louis-pasteur-un-aventurier-de-la-science.htm#414473 «Le 28 septembre 1895, à seize heures quarante, Louis Pasteur s'éteint, entouré des siens. Dans sa main crispée, il tient celle de Marie, la femme aimante qui a toujours cru en lui, soutenu ses projets.» De lui, le grand public connaît finalement assez peu de choses, sinon qu'il a découvert le vaccin contre la rage. Cette biographie, écrite à partir de documents inédits, amène le lecteur à pénétrer dans l'intimité d'un homme énigmatique au caractère atypique dont la vie fut en permanence perturbée par les drames d'un destin implacable. Il eut à surmonter successivement le décès de ses proches, notamment la perte de trois de ses filles, avant d'être lui-même frappé d'une hémiplégie qui le priva, à l'âge de quarante-six ans, de l'usage de son bras et de sa jambe gauche. Ces pages émouvantes rendent aussi hommage à Marie, l'épouse, sans l'affection de laquelle il n'aurait jamais pu mener à bien ses recherches et faire face à ses rivaux : ses découvertes révolutionnaires furent souvent combattues par les autorités scientifiques. André Besson, historien et écrivain plusieurs fois récompensé (prix Émile Zola pour Le village englouti, prix Louis-Pergaud pour La louve du Val d'amour, prix des écrivains de langue française pour Une fille de la forêt), est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues, adaptés au cinéma et à la télévision. Sun, 16 Jun 2013 10:13:44 GMT 414473 Les anges meurent de nos blessures http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132014-les-anges-meurent-de-nos-blessures.htm#414470 Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable où il était né, dans l'Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l'argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d'une femme. De Nora à Louise, d'Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie. Mais dans un monde où la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l'amour se met parfois en grand danger. À travers une splendide évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné - de l'ascension à la chute -d'un jeune prodige adulé par les foules, fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin. Connu et salué dans le monde entier, Yasmina Khadra est l'auteur de la trilogie Les Hirondelles de Kaboul, L'Attentat (adapté au cinéma par le réalisateur Ziad Doueiri en 2013) et Les Sirènes de Bagdad consacrée au dialogue de sourds entre l'Orient et l'Occident. L'Attentat a reçu, entre autres, le Prix des libraires 2006. Ce que le jour doit à la nuit - Meilleur livre de l'année 2008 pour le magazine Lire et prix France Télévisions 2008 - a été adapté au cinéma par Alexandre Arcady en 2012. La plupart des romans de Yasmina Khadra sont traduits dans quarante-deux pays. Sun, 16 Jun 2013 09:29:40 GMT 414470 Champéry : la route du grand paradis http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132069-champery-la-route-du-grand-paradis.htm#415833 Le Grand Hôtel des Dents du Midi, aujourd'hui disparu, ouvrait du 20 mai au 2 septembre pour accueillir les marcheurs passionnés de parcours en montagne, menant à la galerie Defago, au col de Cou par la route du Lait, aux mines d'Or, au plateau de Barmaz, aux cantines de Bonnaveau ou de Sur Cou, à Anthèmes ou au lac de Soi, pour aboutir par la route de la Fin au Grand Paradis ! Est alors venue l'idée de ce livre sur cette commune du Val d'Illiez en préalable au travail de Christian Menu, architecte de talent mandaté par la commune pour élaborer le Schéma Directeur, redonner un sens à la rue, conserver les rhizomes, ces petits chemins descendants, protéger l'origami de ces grandes toitures en sifflet si particulières à l'atmosphère de Champéry. Un livre de photographies, pour partager la grandeur de ces paysages, la force du lieu, la beauté simple des chalets, et accompagner l'évolution harmonieuse du village. Sun, 16 Jun 2013 12:32:23 GMT 415833 Louis XIV. Volume 2, Les princes rebelles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132039-louis-xiv-volume-2-les-princes-rebelles.htm#414485 Le 18 janvier 1650, la reine fait arrêter Condé, son frère et son beau-frère. C'est le début de la fronde des Princes. Partout, les soulèvements se multiplient pour demander leur libération. Même les femmes entrent en guerre ! L'heure est venue pour le jeune Louis XIV d'aller à la rencontre de son peuple et de faire ses premiers pas comme chef de guerre. Pendant que Lorenzo joue les espions pour son parrain Mazarin, Aurore, qui est de tous les voyages royaux, se languit... Été 1649, la Fronde parlementaire a pris fin, mais dès l'automne de nouveaux périls surgissent... Le 18 janvier 1650, un incroyable coup de théâtre a lieu : la reine ordonne l'arrestation de l'audacieux Condé, de son frère et de son beau-frère. C'est le début de la fronde des Princes. Aussitôt, les soulèvements se multiplient dans tout le pays pour demander leur libération. Même les femmes entrent en guerre ! La soeur et l'épouse de Condé n'hésitent pas à prendre la tête de petites troupes armées. L'heure est venue pour le jeune Louis XIV, qui n'a pas encore douze ans, d'aller à la rencontre de son peuple et de faire ses premiers pas comme chef de guerre. Commence pour lui et la cour une série de voyages à travers le royaume pour apaiser les esprits échauffés des Frondeurs. Pendant ce temps, Mazarin fait de nouveau appel à son neveu et espion Lorenzo pour qu'il déjoue les complots qui le menacent. Loin de celui qui fait battre son coeur, la douce Aurore se languit. Mais plus que jamais, elle se doit d'être aux côtés du petit roi et de la reine. Après le tome I, Les Diamants du cardinal, qui faisait revivre la Fronde parlementaire, ce tome II nous plonge au coeur des incroyables méandres et rebondissements de la Fronde des princes. Avec une grande précision historique et force détails, ce récit enlevé et palpitant nous entraîne dans les pas du jeune Louis XIV et nous donne à voir la vie des Français en ces temps troublés. GERTRUDE DORDOR a développé ses deux passions, l'art et l'histoire, à l'école du Louvre, à la Bibliothèque nationale, puis comme professeur d'histoire de l'art. Elle a ensuite travaillé au musée Carnavalet, où elle a mis en place des ateliers pour le jeune public, qui lui ont permis de mesurer l'importance de raconter des histoires qui font vivre l'histoire. Elle est la directrice de la collection. (Avant de devenir...} plonge les lecteurs dans l'enfance des grands personnages historiques et fait revivre leur époque. Des récits passionnants pour comprendre les grandes séquences de l'histoire, enrichis d'un cahier documentaire illustré. Sun, 16 Jun 2013 10:44:23 GMT 414485 Comprendre la mort pour connaître la vie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-82687-comprendre-la-mort-pour-connaitre-la-vie.htm#213344 La question de la mort touche le monde entier depuis que l'humanité existe. Elle touche le croyant comme l'athée, le riche comme le pauvre, nul n'y échappe, ce qui est né mourra, car telle est la Loi ! Pourtant l'homme intelligent s'est depuis toujours posé des questions : peut-on échapper à cette inexorable prédestination ? Fort de l'enseignement des sages, qu'ils soient hindous, bouddhistes, soufis ou kabbalistes, nous avons appris les mécanismes précis du processus de l'abandon du corps par l'âme, ce qui nous permet aujourd'hui de répondre aux questions fondamentales du coma, de l'euthanasie, de la réminiscence des vies passées, de l'utilité de la crémation, du mystère des bilocations, de l'identité des revenants, de l'effet du suicide, du spiritisme moderne, de l'enfer et le paradis, etc. En nous inspirant de la tradition universelle, nous avons pu donner des conseils pratiques sur les moyens de nous préparer à passer sur un autre plan de conscience. Si l'agonie est souvent un événement dramatique, la mort est douce, et, en ce début de troisième millénaire, une étude sérieuse s'imposait en vue de créer le lien entre la science et la religion, afin d'apporter dans le coeur de chacun bien plus qu'un espoir, une vérité libératrice, une entrée réelle dans la vie de l'âme, le but de toute existence. Chercheur spiritualiste reconnu, conférencier, responsable d'une école de sabre japonaise, Michel Coquet a eu le privilège de voyager en Orient et d'y recueillir un enseignement initiatique dont il fait profiter ses lecteurs et auditeurs. Sun, 16 Jun 2013 00:39:31 GMT 213344 Le rocher de Montmartre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-80456-le-rocher-de-montmartre.htm#210449 D'un simple claquement de doigts, Zozie de l'Alba sait exactement qui ment, qui a peur, qui trompe sa femme et qui a des soucis d'argent. A peine entrée au Rocher de Montmartre, cette chocolaterie étrangement fascinante malgré son aspect fané, elle flaire le mensonge. Annie, la fille de la propriétaire, ne laisse-t-elle pas derrière elle une vague traînée bleutée, comme des ailes de papillons ? Née à Barnsley en 1964 d'une mère française et d'un père anglais, Joanne Harris est l'auteur de huit romans à succès, dont Chocolat (1999), qui a dépassé la barre du million d'exemplaires vendus. Le film adapté de ce roman, avec Juliette Binoche et Johnny Depp, a été nominé aux Oscars. Joanne Harris est publiée dans 40 pays. Sun, 16 Jun 2013 04:37:45 GMT 210449 Terrorisme et risk management : World Trade Center, 26 février 1993 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131914-terrorisme-et-risk-management-world-trade-center-26-fevrier-1993.htm#415734 1) Qui êtes-vous ? ! Un ancien cadre d'assurance reconverti dans l'enseignement et la formation continue. Devenu consultant en risk management et professeur de l'Institut des assurances de Lyon (Université Lyon 3) et passé à l'honorariat après 27 ans d'activité d'enseignant. 2) Quel est le thème central de ce livre ? La façon dont le recours au risk management peut permettre de faire échec à un risque majeur tel que le terrorisme. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Le terrorisme fait désormais partie de notre vie quotidienne, car il n'épargne aucune partie du monde, aucune classe de la population. Son cortège de morts et de blessures produit des effets dévastateurs sur les personnes et sur leurs proches, et il agit sur l'opinion au point de créer et d'entretenir une atmosphère de deuil et d'effroi. (avant-propos) 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? La cantate «Storm Cloud» du compositeur australien Arthur Benjamin 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Une possibilité d'échanges, étant précisé que je considère tout jugement critique comme une source d'enrichissement. Sat, 15 Jun 2013 13:31:48 GMT 415734 La spirale initiatique : voyage d'une chamane dans le cercle de vie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131779-la-spirale-initiatique-voyage-d-une-chamane-dans-le-cercle-de-vie.htm#415732 1) Qui êtes-vous ? ! Une parisienne «normale» qui a toujours cru «normal» de parler aux arbres et qui cherche toujours à connaitre la vérité. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Comment retourner à l'axe central de notre vie à travers le parcours personnel, les questionnements, la vie pratique et les expériences réelles d'une femme en quête de sagesse, de liberté et de sacré ; un guidage dans la Roue de Médecine chamanique aux 7 directions, avec un mode d'emploi suggéré. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «La mort, c'est la matière qui se prend au sérieux». 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Une musique du monde avec des thèmes du continent asiatique, américain et européen. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Qu'il est important de savoir se mouvoir en souplesse dans et entre les directions de la roue de la Vie où rien ne reste fixe. Que le monde est créé par la conscience de chacun. Sat, 15 Jun 2013 13:29:19 GMT 415732 Mes carnets d'Ethiopie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132016-mes-carnets-d-ethiopie.htm#415724 DANS LE TRAIN ENTRE BREST ET PARIS Mardi 6 octobre 10 heures «Tout bien considéré, il y a deux sortes d'hommes dans ce monde, ceux qui restent chez eux et les autres». Nous voilà de nouveau "les autres"... Départ de Brest, Finistère, Pen ar Bed en breton, ce qui veut dire «l'extrémité de la terre». Nous venons ainsi du bout du monde, cela donne déjà un regard complice. On commence par une longue mise en jambes de près de cinq heures. Ce train est une école de patience. Depuis dix ans on nous promet Paris à trois heures, mais les trajets ont tendance à s'allonger : incidents, travaux, multiplication des arrêts. On prend le temps de profiter du paysage. Alors qu'on aperçoit encore le superbe pont de l'Iroise lancé par-dessus la rade comme une harpe blanche que le vent d'ouest fait chanter, la motrice profilée - elle a la forme du TGV, et on paie le prix du TGV - n'a pas le temps de prendre son élan qu'elle s'arrête déjà à Landerneau, à douze kilomètres du départ. On devine l'Élorn, sur la droite, derrière le rideau des arbres. Cette année, l'arrière-saison est belle, les bourrasques n'ont pas encore emporté leurs feuilles. La bouée verte qui marque le chenal tire mollement sur sa chaîne car c'est bientôt la marée haute et il n'y a guère de courant. Elle est là en témoin de l'histoire : les bateaux ne remontent plus la rivière. Tout juste quelques voiliers qui vont chercher un abri pour l'hiver dans les vasières de la berge. Un petit manoir de pierres moussues, flanqué d'une tourelle sombre, surveille les alentours. Plus loin les escarpements rocheux de La Roche-Maurice donnent l'impression qu'on s'engage dans un défilé du Far-West. Les bruns et les jaunes se mélangent aux gris noir des pierres striées, soulignés par les rayons du matin. L'automne est ensoleillé. Plus tard on s'arrête à Morlaix et à Plouaret-Trégor -chaque fois l'annonce sonore de ce haut lieu de la Bretagne profonde m'enchante. Plouaret-Trégor ! («correspondance pour Lannion») - on est vraiment au bout du monde. Alors «pourquoi dans le fond partons-nous ?» questionne Michel Le Bris presque en voisin - il est natif de Plougasnou - dans Un hiver en Bretagne. Il donne la réponse : «Pour voir ce que nous ne savons plus regarder.» Une élégante chapelle surgit dans un enroulement de la voie. Le TGV hoquette... Guingamp, Saint-Brieuc, Lamballe... Il ne se lance qu'à partir du Mans, à moins d'une heure de Paris, après Rennes, Laval et Vitré. La France offerte en vitrine. Au fil des kilomètres, j'aime plonger le nez dans mon petit carnet noir, j'y note des titres d'ouvrages, de belles phrases, des citations qui me touchent, des réflexions. J'y croque une scène qui m'amuse, un personnage cocasse. Tous les personnages sont cocasses, il suffit de les regarder, Jean-Jacques Annaud nous l'a appris il y a une dizaine d'années. Nous dînions en petit comité à l'ambassade de France à Phnom Penh, l'ambassadeur et son épouse, Corinne et moi, Jean-Jacques Annaud et son assistant. Nous logions tous les quatre à la résidence. La soirée se prolongeait. L'ambassadeur nous avait raconté avec gravité les événements dramatiques qui s'étaient déroulés dans ces murs mêmes lorsque les Khmers rouges avaient pris d'assaut l'ambassade pour y récupérer les malheureux qui s'y étaient réfugiés. Tragédie de l'histoire. Après les sombres épisodes des années noires, la conversation prit un tour plus léger. Jean-Jacques Annaud venait au Cambodge procéder à des repérages pour Les deux frères. Impossible d'en savoir plus sur le projet de film. «On ne parle pas d'un enfant qui n'est pas encore né», conclut-il en agitant sa tignasse blanche ébouriffée. Nous le poursuivîmes de nos questions. «Comment dénichez-vous des personnages à l'aspect aussi effrayant pour vos films ?» Je pensais aux moines du Nom de la rose. Jean-Jacques Annaud partit d'un grand éclat de rire : «Vous prenez le métro ? répliqua-t-il. Regardez la tête de celui ou de celle qui est assis en face de vous dans le wagon. Vous n'avez aucun mal à trouver "des gueules".» Je fais maintenant chaque fois l'expérience. Il a raison. Il faut juste le petit carnet noir pour noter «les gueules», les scènes, le décor. Toujours dans la poche, toujours à portée de main. Avec un crayon. Sat, 15 Jun 2013 13:13:01 GMT 415724 Mystères et significations du Temple maçonnique http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132078-mysteres-et-significations-du-temple-maconnique.htm#415721 Extrait de l'avant-propos À la fin des années soixante, Jean Baylot publia une importante enquête historique sur ce que l'on nomme toujours la "voie substituée", désignation parlante d'une sécularisation massive qui touche depuis trois siècles une partie de l'institution maçonnique. Fondée à l'origine sur une initiation de métier reliée aux mystères de la construction, la Franc-Maçonnerie avait, selon lui, été victime d'une sorte de récupération particulièrement grave de la part des courants progressistes et utopistes qui, en la noyautant, avaient complètement renversé le sens de plusieurs symboles tout en introduisant un certain nombre de concepts rigoureusement étrangers à l'Ordre, tels ceux d'évolution ou d'égalité, auxquels nous pourrions ajouter celui de tolérance, et dont la provenance est bien plutôt philosophique. La conséquence majeure de cette dangereuse déviation était, selon Jean Baylot, d'avoir dépossédé la Maçonnerie de son "contenu spécifique" essentiellement "mystique". Plusieurs mouvements en étaient responsables, celui des Illuminés de Bavière, du Carbonarisme ou encore l'idéologie paramaçonnique d'un Buonarrotti. Baylot avait cependant omis d'évoquer le courant andersonien, pourtant à l'origine de la Maçonnerie dite "moderne", et qui sur plusieurs points fondamentaux engagea l'Ordre dans une voie fermement dénoncée par Laurence Dermott et les Ancient Masons, tout au long du XVIIIe siècle. Certes, les fondateurs de la Grande Loge de Londres furent des croyants sincères et ils respectèrent jusqu'à un certain point les vieilles traditions médiévales. Cependant, ils n'en procédèrent pas moins à la déchristianisation de la Maçonnerie ou plutôt à sa "décatholicisation", inspirés qu'ils étaient par la Réforme protestante à laquelle ils adhéraient, mouvement qui se poursuivra d'ailleurs au-delà de l'acte d'Union de 1813 entre les "Anciens" et les "Modernes". Une volonté d' "épuration" bien dans le goût des Lumières pour l'évacuation des mystères est aussi caractéristique de cette mouvance andersonienne visant probablement une "altération" des Old Charges et des rituels afin de minimiser leurs composantes ésotériques judéo-chrétiennes. S'il n'en avait pas été ainsi, les reproches que formula le catholique Dermott à l'encontre des "Modernes" eussent été injustifiés, ce qui ne fut pas le cas. Jean Baylot aurait donc dû remonter plus haut dans sa recherche des origines de la "Voie substituée", quitte à mettre en cause l'état d'esprit qui favorisa l'éclosion de la Grande Loge de 1717. Malgré la très grande complexité de l'histoire maçonnique, il importe en effet d'envisager toutes les étapes au cours desquelles l'institution dont il est question se modifia pour parvenir à la situation particulièrement contrastée qui est la sienne aujourd'hui. Car au problème de la laïcisation de la Maçonnerie sont venues s'ajouter d'autres difficultés plus redoutables en un sens et d'une certaine manière plus difficiles à déceler. Il reste relativement facile de démontrer à l'heure actuelle le fossé qui sépare l'acception rousseauiste de la liberté et de l'égalité d'une idée de libération par la Connaissance. De même, et nous y reviendrons, l'association entre le niveau, instrument d'architecture, et le concept d'égalité sociale, d'ailleurs caractéristique de l'iconographie révolutionnaire, pourra sembler injustifiée comme peut l'être la confusion entre la Lumière maçonnique et les lumières de la raison. Dans le même ordre d'idée, «l'acharnement à détruire toutes distinctions», si manifeste dans l'idéologie "fraternelle" des Sans-culottes, ne présente guère de similitude avec la fraternité initiatique fondée sur la révélation d'un secret. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415721 Muette http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132011-muette.htm#415718 Dans un film ce serait une course folle et effrénée, pense Muette, une échappée formidable à travers les champs de maïs, de colza et de tournesols, par les sentiers creux où la boue adhère aux pieds ; le coeur battant, hors d'haleine, elle descendrait le vallon pour courir longtemps dans le lit de la petite rivière, l'eau éclaboussant ses jambes et ses cuisses nues, mouillant son short et son tee-shirt ; tu es complètement folle ma pauvre fille, elle répandrait du poivre pour égarer le flair des chiens - parce qu'au cinéma on entendrait les aboiements de la meute lancée à ses trousses ; elle ne quitterait pas l'abri des sous-bois pour demeurer hors de vue de l'hélicoptère, se cacherait à l'ombre des aulnes denses qui poussent le long du maigre cours d'eau ou attendrait qu'un massif plus épais de chênes, de hêtres ou de charmes se présente pour bifurquer sous la protection de leurs feuilles serrées, tu veux nous faire mourir, c'est ça ? Muette courrait, haletante, les jambes zébrées de coupures, les cheveux collés par la sueur, la respiration rapide, s'efforçant d'éviter qu'un point de côté ne vienne stopper sa fugue. Ce serait une fuite héroïque comme Muette en a vu de nombreuses dans les films, entrecoupée de plans où l'on apercevrait les visages sévères et raides de ses poursuivants, où l'on verrait les crocs voraces des chiens, le paysage reflété dans des lunettes de soleil ; et un plan bref sur une arme, des courses rapides, des communications par radio. La traque. On survolerait la forêt en caméra subjective. Peut-être certains de ses poursuivants banderaient sous leurs uniformes : traquer une jeune fille, l'instinct de la chasse excite les hommes. Bande-son de jappements et de jurons, et - en voix off - la colère terrible de ses parents, tu nous portes le coup de grâce, tu vas finir par nous faire mourir de chagrin. On les apercevrait s'énervant dans la cuisine, son père assis, visage fermé, bouche close, lèvres comme poings serrés et tremblants, sa mère marchant de la table à l'évier et de l'évier à la table et de la table à l'évier et de l'évier à la table, ne pouvant endiguer un flot de paroles inutiles, t'enfuir ? Tu nous auras vraiment tout fait, elle vomissant des phrases et des phrases, s'agitant et monologuant, à mesure que lui tire les verrous et se claquemure dans le silence. Et la meute et la chasse et la course. Sat, 15 Jun 2013 13:07:11 GMT 415718 Place du marché 76 + 1 CD audio http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132024-place-du-marche-76--1-cd-audio.htm#415712 I. ÉTÉ - 1. un an plus tard - Les étals ont disparu. Des tas de détritus, d'aliments en décomposition, dés animaux de ville, des sans-abri, des mendiants, la vermine. Balayeur roule sur les pavés comme un monstre sorti d'un futur proche. L'aspirateur gronde, encombré. De la musique de métropole qui résonne beaucoup trop fort. Balayeur, vêtu de son costume orange, pousse l'aspirateur, il court par-ci par-là, il chante. La moitié de son visage est mangée par une sombre tache de naissance. Une construction de bois autour de la fontaine sert d'estrade. Le plombier s'affaire avec des poteaux, des lampes et un drapeau. L'ingénieur du son teste son installation sonore. Larsen. Benoît De Leersnyder, le boucher, membre fondateur du Comité de parents pour la sécurité et la paix, suspend de grandes photos d'enfants. Les photos sont sur les genoux d'Agnès, sa femme paralysée, assise dans un fauteuil roulant. Les photos des enfants morts sont des clichés maladroits et de qualité inégale. Deuxième chanson (16. Sweeper song) : Le marché doit être propre Propre tout comme moi Car je suis aussi propre que possible Je suis le balayeur, le balayeur du hameau Et ce soir je serai le chanteur des morts Ils danseront la danse des morts sur mes chants des morts Les chants du balayeur Balayant la tristesse A la fête des morts Mais demain je recommencerai à balayer les rues Et les danseurs ne me parleront plus Le marché doit être propre Propre tout comme moi Car je suis aussi propre que possible. BALAYEUR. Le 12 juin, il y a exactement un an, une bouteille de gaz explose sur la place du marché. Vingt-quatre morts, dont sept enfants en excursion scolaire. D'abord, on pense à un attentat à la bombe. Mais ensuite, on s'aperçoit qu'il s'agissait d'une fuite de gaz. Le propane est inodore tout comme l'accident. La souffrance en est-elle moins grande ou précisément insupportable ? Un acte terroriste a au moins quelque chose d'héroïque. Mais bon, le résultat est le même : des os brisés, une chaise roulante et des tonnes, des tonnes de chagrin. Troisième chanson chantée par Anneke (3. Broken Bones) : Des os brisés Noyée de chagrin Quand pourrai-je oublier tout ça ? Certainement pas demain Un bruit horrible Vole l'enfant Quand me souviendrai-je ? Pas maintenant. TRACY. Pourquoi les enfants traînent-ils sur la place du marché pendant les heures de cours ? C'est un petit village. Dans un petit village, sept enfants, c'est beaucoup. Mes enfants n'étaient pas sur la place du marché quand c'est arrivé. Ils étaient à la maison. (L'aspirateur roule sur le cadavre d'un jeune chat.) Attention, il y a un chat crevé là. Des mouettes bondissent à contre-jour. L'ingénieur du son teste un micro. Larsen. Un son aigu et strident s'immisce dans la cacophonie grondante de l'aspirateur de rue. Balayeur enlève sa casquette et la lance très haut en l'air. Elle glisse à travers une fente de l'échafaudage en bois et atterrit dans le bassin de la fontaine. Il s'y précipite, saisit sa casquette et constate que l'eau est rouge. Larsen. A côté de la fontaine, dissimulé sous le rebord, on distingue un sac en plastique déchiré d'où dégouline du sang. Balayeur prend ce sac et l'inspecte. A l'intérieur : les entrailles et la tête d'un agneau. BALAYEUR. L'eau est rouge. Comment ça se fait que l'eau est rouge ? T'as vu ça ? Vraiment des salauds. Pourvu qu'ils se débarrassent de leurs déchets. N'importe où. Espèces de connards. (...) Sat, 15 Jun 2013 13:02:54 GMT 415712 Place du marché 76 + 1 CD audio http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132024-place-du-marche-76--1-cd-audio.htm#415711 "BALAYEUR. Le 12 juin, il y a exactement un an, une bouteille de gaz explose sur la place du marché. Vingt-quatre morts, dont sept enfants en excursion scolaire. D'abord, on pense à un attentat à la bombe. Mais ensuite, on s'aperçoit que c'est une bouteille de gaz qui a fui. Le propane est inodore tout comme l'accident. La souffrance en est-elle moins grande ou précisément insupportable ? Un acte terroriste a au moins quelque chose d'héroïque. Mais bon, le résultat est le même : des os brisés, une chaise roulante et des tonnes, des tonnes de chagrin." Né à Anvers en 1957, plasticien de formation, Jan Lauwers fait ses débuts au théâtre en 1979 avec le collectif artistique Epigonentheater zonder leiding van (en français "sous la direction de personne"). Il s'est surtout fait connaître avec Needcompany, fondée à Bruxelles en 1986. Dès Need to Know (1987), son théâtre intègre arts plastiques, danse, musique, vidéo, textes et langues multiples. Ses spectacles font le tour du monde et sont régulièrement primés. Tous les textes de la trilogie Sad Face/Happy Face (La Chambre d'Isabella suivi de Le Bazar du homard, 2006 ; La Maison des cerfs, 2009) ont été publiés chez Actes Sud-Papiers. Sat, 15 Jun 2013 13:02:54 GMT 415711 Racket au supermarket : 11 suspects, 1 coupable, 3 grandes enquêtes alerte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132022-racket-au-supermarket-11-suspects-1-coupable-3-grandes-enquetes-alerte.htm#415708 Premier indice Voici une des caisses enregistreuses détraquées. Pars du chiffre zéro et suis les instructions fournies par la caissière sur le post-it en commençant par la flèche rouge et en naviguant de touche en touche. Le chiffre d'arrivée est contenu dans le numéro de la rue où habite un suspect. Tu peux l'innocenter. Deuxième indice Ces quatre tickets de caisse sont conservés par la police comme pièces a conviction. Chacun semble contenir les mêmes articles. Mais, si tu les observes attentivement, tu peux alors retrouver quels articles n'ont été achetés qu'une seule fois. Les premières lettres de ces articles sont contenues dans le nom de la ville ou habite un innocent. Troisième indice Ces articles se trouvaient dans les paniers des suspects. Répertorie le nom des marques (et non des produits) et compte le nombre de lettres en commun. Note celles que tu retrouves en cinq exemplaires. Elles sont contenues dans le nom de la ville où habite un nouvel innocent. Quatrième indice Parmi ces articles, découvre celui qui a été uniquement acheté par un innocent sachant que : ° son emballage n'est pas en métal, ° le produit n'est pas sucré, ° ce n'est pas une bouteille, ° le produit ne contient pas de matières grasses, ° son emballage n'est pas transparent, ° il ne contient pas un célèbre aliment de la cuisine italienne. Son numéro est le même que le numéro d'un suspect, tu peux l'innocenter. Sat, 15 Jun 2013 12:58:14 GMT 415708 Racket au supermarket : 11 suspects, 1 coupable, 3 grandes enquêtes alerte http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132022-racket-au-supermarket-11-suspects-1-coupable-3-grandes-enquetes-alerte.htm#415707 Qui a saboté la caisse enregistreuse ? Qui a ligoté et enfermé le directeur du supermarché ? Qui a trafiqué les GPS des camions de livraison ? Le magasin se vide pendant que les produits sont livrés n'importe où ! Trois enquêtes drôles et captivantes ; onze suspects et dix indices pour les éliminer un par un jusqu'à démasquer le coupable. Sat, 15 Jun 2013 12:58:14 GMT 415707 Spécial jeux : 70 énigmes à résoudre en s'amusant http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132031-special-jeux-70-enigmes-a-resoudre-en-s-amusant.htm#415700 Par déduction Aide l'inspecteur Hamid Hiékar a trouver un hiéroglyphe déterminant pour la résolution de son enquête sachant que : - il n'est pas au-dessus d'un animal, - il est au-dessous d'un personnage, il n'est pas au-dessus d'un hiéroglyphe ayant une forme ronde, - il est au-dessus d'un hiéroglyphe ayant une forme rectangulaire, - ce n'est pas un animal. (...) Le bon chemin Suis les instructions pas à pas et trouve l'île paradisiaque vers laquelle se dirige le paquebot : 1. Trouve d'abord l'île qui possède deux arbres identiques. 2. Trouve l'île volcanique qui a la même forme que l'île n°1 et qui est habitée. 3. Trouve l'île qui contient la même ville que l'île n° 2. 4. Enfin, trouve l'île qui a exactement la même forme que I île n 3. Sat, 15 Jun 2013 12:52:54 GMT 415700 Mon premier cahier de vacances avec Crocolou http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132021-mon-premier-cahier-de-vacances-avec-crocolou.htm#415688 VOICI LA FAMILLE DE CROCOLOU ! IL Y A PAPA LOUP, MAMAN CROCODILE, MARILOU, DOUDOU, LOULOU Ef CROCOLOU. Qui porte ces vêtements ? Entoure en rouge ceux de la maman, en bleu ceux du papa, en rose ceux de Marilou et en vert ceux de Crocolou. Attention aux intrus ! Sat, 15 Jun 2013 12:23:32 GMT 415688 L'art-chimie : enquête dans le laboratoire des artistes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132086-l-art-chimie-enquete-dans-le-laboratoire-des-artistes.htm#415685 Avant-propos de Philippe Walter Depuis vingt-cinq ans, j'ai constaté combien les avancées technologiques ont bouleversé le dialogue entre la science et l'art. Laser, accélérateur de particules, spectrométrie de masse... Bien des innovations ont permis une exploration nouvelle du visible et de l'invisible. Le scientifique peut alors associer l'application et le développement de méthodes d'analyse et de concepts chimiques à une réflexion historique et archéologique. Elle concerne aussi bien l'histoire des sociétés que celle de la chimie. Qu'un pigment particulier soit repéré sur les peintures d'une grotte préhistorique et l'histoire de nos lointains ancêtres peut être envisagée sous un jour nouveau ! Qu'on se penche sur la composition des fards recueillis dans les tombeaux de l'Égypte ancienne et cela permet de nourrir la réflexion sur la pharmacopée antique et de porter à notre connaissance le premier moment, peut-être, où l'homme commença à synthétiser la matière ! La longue saga de la peinture offre au chercheur un vaste champ d'investigation et d'émerveillement, allant des huiles des frères van Eyck aux pigments jaunes de Van Gogh. Grâce aux informations scientifiques, archéologues et historiens trouvent une source d'inspiration nouvelle pour leurs recherches. Pour replacer une oeuvre dans son contexte créatif, analyser sa fonction mais aussi la conserver et la restaurer, ce dialogue entre chimie et art est d'une rare fécondité. Du laboratoire au terrain de fouilles comme au musée, un regard nouveau se porte sur les arts et les créateurs. Rien qu'en matière de faux et de contrefaçon, la donne est changée quand l'analyse scientifique s'en mêle : des escroqueries mémorables ont été ainsi révélées. En parcourant les époques, mon ambition est de décrire dans L'Art-Chimie cette relation nouvelle qui remet en cause bien des certitudes sur les pratiques de la peinture et ouvre un champ passionnant à l'investigation scientifique. C'est un travail de collaboration entre plusieurs disciplines qui permet de cerner au plus près les mystères de la création. Je vais essentiellement me fonder sur l'aventure scientifique que j'ai vécue durant plus de vingt ans, après la fin de mes études, au Laboratoire des musées de France, au Louvre, jusqu'à la création en janvier 2012 du Laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale du CNRS et de l'université Pierre-et-Marie-Curie. Une petite révolution est en cours. Ce n'est sans doute qu'un début... Fin 2011 se terminait l'Année internationale de la chimie, proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies pour promouvoir l'idée que cette discipline contribue à notre vie et à notre avenir. De multiples manifestations ont été organisées. J'ai répondu favorablement à une cinquantaine d'invitations à donner des conférences auprès de publics divers. Il s'agissait d'expliquer et de valoriser le rôle des sciences de la matière dans l'histoire des arts. Cela m'a aussi bien amené dans des lycées français que dans des universités aux États-Unis et des musées en Chine, grâce aux aimables sollicitations de l'Alliance française. U Art-Chimie est né de l'envie de transcrire dans un livre le fruit de tous ces échanges. Cet ouvrage concerne tous les publics. Le grand public d'abord, invité à découvrir, à travers bien des exemples, ce que la science peut révéler d'une oeuvre. Ensuite les scientifiques, qui verront comment leurs disciplines trouvent des développements concrets dans l'art en leur proposant une nouvelle grille de lecture des oeuvres, à leurs yeux plus familière, et ainsi augmenter le plaisir qu'ils éprouveront à visiter les musées. Il a été conçu avec François Cardinali à la suite d'une série de rencontres et de dialogues à bâtons rompus concernant ces interactions entre l'artiste et la chimie - ou le chimiste et l'oeuvre d'art - qui conduisent à la redécouverte des motivations des grands maîtres de la peinture. Je le remercie pour son écoute, qui nous a permis d'écrire ensemble ce livre, sous cette forme, et de chercher un équilibre entre la précision du discours technique et la vulgarisation. Avant de commencer ce récit, je tiens enfin à remercier la Fondation internationale de la Maison de la Chimie, son président, Bernard Bigot, et son secrétaire général, Henri Dugert, qui ont soutenu ce travail depuis le début, ainsi que Thierry de La Croix, créateur des éditions Michel de Maule, et Gabriel Milesi, directeur de collection, qui ont cru en mon projet. Sat, 15 Jun 2013 12:06:04 GMT 415685 Landru, 6 h10 temps clair : les pièces du dossier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132061-landru-6-h10-temps-clair-les-pieces-du-dossier.htm#415682 PROLOGUE ERIC YUNG Commissaire scientifique de l'exposition «Samedi temps clair 6 h 10.» Tracés à l'aide d'une mine de crayon et précédés de la mention «exécuté à Versailles le 25 février 1922», ces quelques mots figurent, pareils à une épitaphe, sur la page d'un des carnets de notes du bourreau Anatole Deibler et sont écrits juste au-dessus d'une vingtaine de lignes rédigées, elles, à la plume trempée dans l'encre noire; le texte est court et résume l'existence d'un des criminels les plus célèbres du XXe siècle : Henri Désiré Landru. Il est toujours étonnant de remarquer que les contraires ne le sont pas tant que ça. Ici, Landru et Deibler : l'assassin et son bourreau. Ces deux hommes, par la nature sociale de leur position, sont en principe et a priori à l'opposé l'un de l'autre. Eh bien non, au contraire ! Ils partagent bien des points communs, ont, ensemble, quelques affinités. Passons sur les ressemblances anodines que sont, par exemple, leur goût pour l'élégance vestimentaire ou une certaine affection pour l'éloquence ; négligeons aussi le fait - bien que le sujet soit fort intéressant et qu'il faudrait sans doute un chapitre entier pour en rendre compte de façon exhaustive - qu'ils ont été consacrés un nombre incroyable de fois par la chanson, la poésie, la littérature, le théâtre, la télévision et le cinéma. En revanche, notons, pour nous y attarder un peu, les similarités de leurs tempéraments. Ce sont elles - c'est indéniable - qui ont forgé leur réputation. Ainsi, Anatole Deibler avait le souci de ne pas se faire remarquer, un comportement général qui sera «son credo pendant quarante ans» selon l'un de ses biographes. Landru, bien sûr, souhaitait la même chose. Mais l'un et l'autre, malgré leur volonté de rester dans l'anonymat, ont été des hommes (pour des raisons bien différentes) adulés par une opinion publique toujours en quête d'émotions fortes et souvent sensible au charisme de personnalités marginales. Landru et Deibler ne sont pas devenus célèbres de par leur volonté. C'est peut-être surprenant ou en tout cas hors des logiques qui constituent une morale communément acceptée mais - comment le nier ? -c'est la nation française tout entière avec ses petites gens, ses bourgeois, ses nantis, ses artistes et ses intellectuels, avec ses policiers et ses magistrats aussi, enfin c'est le peuple qui a fait de ces deux hommes des vedettes, de véritables «stars» de l'histoire criminelle. C'est lui qui les a, à jamais, installés dans la mémoire collective. Landru, l'assassin est devenu une sorte de héros énigmatique et romanesque, et Deibler un personnage d'exception, un justicier légendaire. Ce n'est pas tout ! En effet, quel est le point fort et surtout symboliquement troublant qui les réunit ? C'est la volonté identique de mettre, par écrit, dans des carnets de notes - et avec un soin semblable - leurs faits et gestes quotidiens tous liés à la mise à mort de leurs prochains. Ce n'est tout de même pas banal ! Or, le bourreau et l'assassin doivent une grande part de leur postérité à leurs seuls carnets de notes. Il y a encore un autre aspect de leur ressemblance que peu de gens ont osé, peut-être par pudeur, souligner. Mais comment ne pas le noter ? Deibler et Landru ont ôté la vie à des hommes et des femmes de la même façon. Ils ont tous les deux découpé des corps humains en morceaux. C'est ainsi ! Certes, il faut distinguer la lame de la guillotine qui tue au nom de la loi et la lame du couteau qui trucide pour des intérêts particuliers, mais la différence est ténue lorsque l'on considère, et le poète nous le rappelle, que «les bourreaux sont des barbouilleurs de lois». La personnalité énigmatique d'Henri Désiré Landru est notoire et a été l'objet de nombreuses études et oeuvres de toutes sortes. En revanche, l'ampleur exceptionnelle du dossier judiciaire a été très peu soulignée. Une lacune historique étonnante ! Or, par la durée et les difficultés de l'enquête policière, par les moyens techniques et humains qui ont été déployés pour qu'elle puisse favorablement aboutir, par la longueur et la complexité de l'instruction avec, in fine, un acte d'accusation qui a demandé au greffier trois heures entières de lecture à voix haute lors du premier jour de la comparution de Landru, par le procès en lui-même qui a compté vingt audiences riches en incidents et par sa fréquentation assidue des gens du Tout-Paris, qui ont transformé la cour d'assises de Seine-et-Oise en salle de spectacles et immenses réunions mondaines, cette affaire a été et reste sans précédents. Et puis, l'évocation, par une partie de la presse française et étrangère, selon laquelle Landru aurait été victime - voire complice - d'un complot politique (une thèse avancée avec des arguments troublants à défaut d'être sérieux) a ajouté, un peu plus encore, de mystère autour de l'assassin. C'est cet ensemble de faits, réels et imaginaires, qui a entretenu le mythe Landru et fait naître sa légende. Landru, un polar en vrai avec en prime un enquêteur acharné, l'inspecteur Jules Belin qui avait participé au démantèlement, par les armes et le sang, de la bande à Bonnot. Et - caprice du destin ? - c'est Me Vincent de Moro-Giafferi, avocat d'un certain Dieudonné, l'un des hommes, justement, de la bande à Bonnot, qui plaidera la cause de Landru. Belin et Moro-Giafferi : deux hommes qui devront, eux aussi, leur renommée à Landru, ce criminel d'exception qui, hautain, d'un simple geste de la main, a refusé la cigarette et le dernier verre de rhum que lui avait offerts l'assistant du bourreau juste avant de monter les marches de l'échafaud, et ce, au prétexte de ne «pas faire attendre ces messieurs». Sat, 15 Jun 2013 12:02:21 GMT 415682 Réinventer le sacré : une nouvelle vision de la science, de la raison et de la religion http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132079-reinventer-le-sacre-une-nouvelle-vision-de-la-science-de-la-raison-et-de-la-religion.htm#415679 AU-DELÀ DU RÉDUCTIONNISME 1. La genèse de ce livre ainsi que son titre même découlent de ce qui fut, pour moi, une petite conférence assez étonnante, et à même de transformer une vie, qui fut organisée en 1992, à Nambé, ville se trouvant juste au Nord de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. La Fondation Gihon, dirigée par Michael Nesmith, s'était fixé pour tâche d'organiser de petites réunions semestrielles rassemblant trois à cinq «penseurs» dans le but de leur demander quelle était, pour eux, la question la plus importante concernant l'avenir de l'humanité. On peut, bien entendu, trouver assez amusante la présomption que seules trois à cinq personnes puissent exprimer quelque chose de vraiment utile à cet égard. Nous nous sommes réunis pendant deux jours et demi dans le magnifique ranch de Nesmith. Nous étions quatre : il y avait Lee Cullum et Walter Shapiro, d'excellents journalistes. Il y avait également Scott Momaday, poète kiowa et homme absolument magique, qui s'était vu décerner le prix Pulitzer. Scott, qui faisait peut-être 2 m de haut et environ 122 kg, nous fixa du regard et nous dit, d'une voix basse : «La tâche la plus importante à laquelle l'humanité est aujourd'hui confrontée est celle de réinventer le sacré.» Cela m'a stupéfait. En tant que quatrième participant, médecin et scientifique de formation - ayant, pourtant, également suivi des cours de philosophie -, le fait d'employer le mot «sacré» dépassait a priori totalement mes capacités d'entendement. Le sujet était absolument extérieur à la vision que je défendais à chaque fois que j'en avais l'occasion. Pourtant, je fus instantanément convaincu que Scott avait raison. À l'image de la drôle de façon dont nos vies s'entremêlent parfois de manière indicible, ce livre découle finalement entièrement de cette réunion. La fondation nous avait demandé d'écrire une déclaration de principe à quatre mains exposant notre vision du problème le plus important auquel l'humanité nous semblait confrontée. Nous avons écrit, dans les grandes lignes, qu'une civilisation mondiale était en train d'émerger; que nous nous engagions actuellement dans son âge «héroïque», moment auquel une nouvelle structure transnationale mythique peut être créée afin de soutenir et guider cette civilisation globale ; que nous pouvions nous attendre tant à de la peur, de la part des populations, qu'à un repli intégriste face à l'inévitable contestation des civilisations plus anciennes; et que réinventer le sacré permettrait, en partie, d'apaiser les craintes suscitées par l'émergence d'une civilisation mondiale. Malgré l'invraisemblance de cette réunion, je pense toutefois que nous avions raison. Ce livre constitue ma propre contribution visant à honorer notre déclaration de principe. Peut-être puis-je ici prendre un moment pour remercier Michael Nesmith, la Fondation Gihon, Lee, Walter et Scott. Forcez mon coeur, Trin-un, qui jusqu'ici mon être Par chocs, souffles, rayons, tentiez de convertir ! Pour que je me relève il faut m'anéantir : Brisez, rasez, brûlez, et me faites renaître ! Citadelle usurpée, alleu d'un autre maître, Je tente vainement les portes vous ouvrir ; Raison, votre Légat, me devrait garantir, Mais captif, tour à tour se montre faible, ou traître. Et pourtant je vous aime, et voudrais votre amour ! Mais à votre ennemi mon âme s'est promise. Lâchez, rompez ce noeud, venez à mon secours, Emparez-vous de moi, ôtez-moi de franchise ! Libre je ne serai que traînant vos boulets ; Non plus chaste jamais que si vous me violez. L'exquis «Sonnet sacré xiv» de John Donne, écrit vers 1615 alors qu'il faisait partie de la haute Église anglicane, évoque l'une des divisions les plus poignantes de la société occidentale et même, plus largement, du monde entier : celle entre la foi et la raison. Donne consigna ses pensées à l'époque de Kepler. Une centaine d'années plus tard, Newton nous livrerait ses trois lois du mouvement ainsi que celle de la gravitation universelle, unissant l'immobilité et le mouvement, la Terre et les cieux : les fondements de la science moderne étaient nés. Avec Descartes, Galilée, Newton et Laplace, le réductionnisme entama et perpétua ses 350 ans de règne. Au cours des siècles suivants, la science et les Lumières donnèrent naissance à la société laïque. La physique réductionniste a, pour beaucoup, émergé comme l'étalon or de l'apprentissage du monde. Les progrès de la science ont, à leur tour, creusé un fossé entre foi et raison. Contrairement à ce que l'on pense, l'affrontement de Galilée (à la suite de Copernic) avec l'Église ne fut pas sous-tendu par sa théorie géocentrique mais par son affirmation selon laquelle la science - et non la révélation - incarnait, à elle seule, l'unique voie vers la connaissance. (...) Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415679 Dernier convoi pour Buchenwald http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-129339-dernier-convoi-pour-buchenwald.htm#415677 Pour sauver sa mère et sa soeur, un jeune militant trotskiste emprisonné se voit confier une étrange mission... Comme le disait Aragon  : « Tous mes romans sont des romans à clefs, mais à fausses clefs. » Il n'en reste pas moins que Roger Martin construit avec Dernier Convoi pour Buchenwald une fiction solidement étayée par des éléments réels, qui tranche sur l'habituel roman « en costumes » auquel on pense quand on parle d'histoire... On ne révélera pas ce qui advient au jeune trotskiste. Roger Martin, montant habilement les épisodes vécus dans le camp et ceux qui le précèdent, distille les informations et entretient une tension qui ne se résout qu'à la toute fin du roman. Le destin peu connu de ces militants égarés, et la capacité vitale d'unification de la Résistance des camps tressent un récit en tout point passionnant. Sat, 15 Jun 2013 11:55:08 GMT 415677 Voyage avec un âne dans les Cévennes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132038-voyage-avec-un-ane-dans-les-cevennes.htm#415674 LE BOURRIQUET, LA CHARGE ET LE BÂT DANS UNE PETITE localité, nommée Le Monastier, sise en une agréable vallée de la montagne, à quinze milles du Puy, j'ai passé environ un mois de journées délicieuses. Le Monastier est fameux par la fabrication des dentelles, par l'ivrognerie, par la liberté des propos et les dissensions politiques sans égales. Il y a dans cette bourgade des tenants des quatre partis qui divisent la France : légitimistes, orléanistes, impérialistes et républicains. Et tous se haïssent, détestent, dénigrent et calomnient réciproquement. Sauf, quand il s'agit de traiter ou une affaire ou de se donner les uns aux autres des démentis dans les disputes de cabaret, on y ignore jusqu'à la politesse de la parole. C'est une vraie Pologne montagnarde. Au milieu de cette Babylone, je me suis vu comme un point de ralliement. Chacun avait à coeur d'être aimable et utile pour un étranger. Cela n'était pas dû simplement à l'hospitalité naturelle des montagnards, ni même à l'étonnement qu'on y avait de voir vivre de son plein gré au Monastier un homme qui aurait pu tout aussi bien habiter en n'importe quel autre endroit du vaste monde ; cela tenait pour une grande part, à mon projet d'excursionner vers le Sud, à travers les Cévennes. Un touriste de mon genre était jusqu'alors chose inouïe dans cette région. On m'y considérait avec une piété dédaigneuse comme un individu qui aurait décidé un voyage dans la lune. Toutefois, non sans un intérêt déférent comme envers quelqu'un en partance vers le Pôle inclément. Chacun était disposé à m'aider dans mes préparatifs. Une foule de sympathisants m'appuyait au moment critique d'un marché. Je ne faisais plus un pas qui ne fût illustré par une tournée de chopines et célébré par un dîner ou un déjeuner. On était déjà à la veille d'octobre que je n'étais pas encore prêt à partir. Pourtant aux altitudes où conduisait ma route, il n'y avait pas lieu d'escompter un été indien. J'avais résolu, sinon de camper dehors, du moins d'avoir à ma disposition les moyens de le faire. Rien n'est, en effet, plus fastidieux pour un type débonnaire, que la nécessité d'atteindre un refuge dès que vient la brune. Au surplus, l'hospitalité d'une auberge de village n'est point toujours une infaillible recommandation à qui chemine péniblement à pied. Une tente, surtout pour un touriste solitaire, ne laisse point d'être ennuyeuse à dresser, ennuyeuse encore à démonter et même, durant la marche, elle fournit un évident aspect particulier au bagage. Un sac de couchage, par contre, est toujours prêt : il suffit de s'y insinuer. Il sert à double fin : de lit pendant la nuit, de valise pendant le jour et il ne dénonce pas à tout passant curieux vos intentions de coucher dehors. C'est là un point important. Si un campement n'est pas secret, ce n'est qu'un endroit de repos illusoire. On devient un homme public. Le paysan sociable visite votre chevet après un souper hâtif et vous voilà dans l'obligation de dormir un oeil ouvert et de vous lever avant l'aube. Je me décidai pour un sac de couchage et, après maintes recherches au Puy et pas mal de dépenses culinaires pour moi-même et mes conseillers, un sac «à viande» fut dessiné, bâti et apporté chez moi en triomphe. (...) Sat, 15 Jun 2013 11:54:56 GMT 415674 Historiettes, anecdotes et bons mots http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132020-historiettes-anecdotes-et-bons-mots.htm#415671 Extrait de l'introduction Cet ouvrage fait suite au Livre de l'humour arabe, publié chez Actes Sud en 2005. Comme son aîné, il n'a d'autre objectif que de divertir mais, tout en divertissant, il voudrait apporter au grand public francophone d'aujourd'hui une foule d'informations sur les sociétés arabes médiévales, aussi bien les gouvernants que les gouvernés, les hommes que les femmes, les poètes et les fins lettrés que les avares, les gloutons et les nigauds. Il s'agit là, ainsi que le titre l'indique clairement, d'anecdotes généralement courtes, et parfois très courtes, glanées dans les livres de littérature arabe classique en prose (adab) qui mêlent le jidd (sérieux) et le hazl (plaisant), avec ou sans ordre thématique préconçu. Elles se distinguent par leur grande diversité de ton, allant du récit édifiant à la plaisanterie grivoise en passant par la réplique mordante. Afin d'en faciliter l'accès, nous avons pour notre part procédé à une classification assez simple des historiettes recueillies dans ces livres, soit selon le personnage principal dont il est question dans chacune d'elles (calife, gouverneur, poète, bédouin...), soit selon son thème (amour, religion...). Nous n'avons cependant pas cherché à les classer à l'intérieur de chaque chapitre, par exemple par ordre chronologique, préférant leur garder leur aspect originel délibérément hétéroclite. À cet ensemble de textes, nous avons ajouté pour le plaisir les sottises ou facéties attribuées injustement au juge Qjarâ-qûch (mort en 1200), serviteur de Saladin puis juge honnête et bâtisseur, mais apparemment simplet, au détriment duquel les Égyptiens ont longtemps exercé leur intarissable verve. Des notes figurent à la fin du volume, qui consistent pour la plupart en notices biographiques et permettent de préciser le contexte historique. (...) Sat, 15 Jun 2013 11:52:16 GMT 415671 Le Tour de France d'antan : les pionniers de la Grande Boucle http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131737-le-tour-de-france-d-antan-les-pionniers-de-la-grande-boucle.htm#415660 Le Tour, cette parenthèse enchantée Je me souviens de mon premier col, j'avais 8 ans, je grimpais sur un petit vélo rouge que j'aurais dû garder comme trophée d'enfance. Le Soulor fut mon initiation, la conquête promise. Nous étions partis à 5 heures du matin d'un village de la plaine bigourdane, nous nous trouvions des milliers sur la route qui conduit à l'Aubisque, l'un des sites les plus prestigieux des Pyrénées. Mon père avait fixé les étapes : Argelès-Gazost, Arras, Arrens, le val d'Azun qui est le territoire de ma mère. À midi, après un déjeuner sur l'herbe, au milieu des moutons et des chevaux, nous avions choisi un emplacement épatant qui nous permettait de voir les derniers lacets que souffraient les champions de la montagne. Le Tour m'était un bonheur et une évasion. Je devais avoir 4 ans lorsque je l'ai découvert devant notre maison qui est sur le chemin de l'épreuve. Passionné par cette cavalcade splendide d'autos, de motos, de coureurs de toutes les couleurs, j'en rêvais l'année entière et j'en donnais des preuves : les deux grands coqs de notre basse-cour s'appelaient André Leducq et Antonin Magne. Seul, je les avais ainsi baptisés, ayant tout de même hésité parce que j'admirais aussi René Vietto, Roger Lapébie, Gino Rartali. Mon copain Soutric, qui était déjà frimeur, m'avait dévoilé les raisons de la victoire de Lapébie l'année précédente : "De passage à Lourdes, pour le Tourmalet, il avait mis de l'eau bénite dans son bidon." On ne parlait pas alors de dopage, c'était l'inconnu d'un mot... qui allait nous rattraper et faire mal. J'aimais cette époque de paix et de plaisirs qui paradait entre deux guerres. Je m'amusais du côté franchouillard de la course qui, dans les Années folles, a laissé libre cours aux équipes nationales. Le coeur et l'esprit présidaient aux grandes cérémonies cyclistes, les temps héroïques sonnaient la charge. Nous étions dans ces étés d'autrefois, au tournant de la compétition, aux portes des mystères, ou du moins de l'interrogation. Les services de liaison et de communication n'existaient pas encore, il régnait un flou absolu. Certains coureurs se glorifiaient d'un jour de retard sur les premiers, d'autres accusaient leurs rivaux d'avoir pris des raccourcis. Sous l'ordre paternel qui m'imposait de monter en selle, j'ai suivi les étapes les plus audacieuses, le passage obligé dans mes chères Pyrénées ; jusqu'à l'âge de 16 ans, j'ai subi ce bonheur et cette contrainte. Les ascensions de l'Aubisque, du Tourmalet, de l'Aspin, de Peyresourde me sont familières. J'avais choisi les repères, j'allais à la rencontre de mon pays. Je ne pouvais pas imaginer que je naviguerais plus tard au plus près de cette épreuve inhumaine, peuplée d'esclaves. Les champions de mon adolescence me paraissaient inaccessibles, presque des fantômes. Comment aurais-je pu deviner que je ferais - en parfait adulte et en presque vieillard - 35 Tours de France, que je deviendrais le confident de tous ces hommes turbulents, pensionnaires d'un jour de mon émission quotidienne sur Antenne 2 ? La presse, Paris Jour, la radio, France Inter, les télévisions m'auront permis de participer, d'être même lecteur de cette aventure unique. Souvenir qui m'éblouit encore : j'aurai passé trois semaines chaque année avec Antoine Blondin, mon compagnon fidèle de traversées arrosées, mais aussi de confidences où la littérature menait la ronde de mots du meilleur humour qui ont inventé des livres. Certains, en effet, n'ont pas craint d'emprunter sans vergogne aux grands écrivains. J'ai des carnets pleins de ces réflexions dont je ne ferai jamais commerce ; j'en donne toutefois ici un exemple : chroniqueur plus que journaliste - donc au sommet de notre profession - Blondin se refusait à présenter à son journal L'Équipe - ma bible - sa fiche de "notes de frais". Il trouvait vulgaire cette manière de "solliciter de l'argent, de quémander". Jacques Goddet m'avait demandé de le pousser à s'y résoudre et j'arrivai tout de même à mes fins ; il fit la somme du déjeuner et des boissons qu'il avait dû offrir. "À cette fiche indigne, me dit-il, il faut un titre" : ce fut "Verres de contact". Sat, 15 Jun 2013 11:37:15 GMT 415660 Pharaon http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131912-pharaon.htm#415656 Extrait du prologue Dans le désert de Nubie, la deuxième année du règne du pharaon Amenhotep IV, dans la dix-huitième dynastie du Nouveau Royaume, 1351 av. J.-C. L'homme qui portait le bâton du Grand Prêtre se tenait à l'entrée du temple. Il admira un instant les rais du soleil levant dont la lumière venait lécher le corps de la statue dominant le mur du fond. Devant, dans l'obscurité, les autres s'écartèrent pour le laisser avancer, diffusant de l'encens et articulant à voix basse des incantations. Ils étaient tous présents, les prêtres de ce culte, mais aussi les prêtres d'Amon de Thèbes : ceux qui avaient grossi des richesses qui lui appartenaient de droit et qui avaient douté de son allégeance aux dieux. Ils étaient venus ici, à plus de mille cinq cents kilomètres au sud des pyramides, à l'extrémité du monde connu, croyant qu'il avait choisi cet endroit pour se prosterner devant eux, pour désavouer son hérésie et se purifier devant les dieux, pour s'élever une nouvelle fois grâce aux privilèges de la prêtrise qui avait accablé son père et des générations de pharaons avant lui. Il passa à côté d'eux, des hommes aux crânes rasés et aux expressions pieuses qui portaient des robes bordées d'or et des sandales, signe d'opulence, et il ne ressentit rien d'autre que du mépris. Bientôt, ils connaîtraient la vérité. Alors que ses yeux s'accoutumaient à la pénombre, il aperçut des rangées de momies derrière la statue. Leurs visages semblaient le gronder. Elles avaient été déposées là comme offrandes par les prêtres qui avaient officié dans ce temple depuis sa construction dans la pierre, trente générations plus tôt, au temps du pharaon Amenemhat et de ses fils. Ensuite les armées égyptiennes s'étaient étendues par la force dans le désert de Nubie, espérant élargir le royaume des pharaons jusqu'à la source du Nil dans le vaste lac, au-delà de l'horizon, pour exercer leur contrôle sur l'origine même de la vie. Mais ils avaient été repoussés par un ennemi si terrifiant qu'ils ne s'étaient plus jamais aventurés dans cette zone sur le Nil. Ils avaient, au lieu de cela, construit ce temple pour apaiser celui qui régnait sur la rivière et dont ils avaient transgressé le sombre domaine. Jamais plus une armée égyptienne ne dépasserait le voile de poussière du Sud vers les terres où les guerriers brandissaient leurs épées. Ils les avaient représentés sur le mur de ce temple, une scène de bataille dans laquelle des hommes nus avec des lances assassinaient des soldats égyptiens. Le pharaon avait abandonné les corps aux vautours et aux charognards des profondeurs, ceux qu'ils avaient vus rôdant autour du lac, dans cet endroit qui ressemblait tant à leur vision des ténèbres primitives. Sat, 15 Jun 2013 11:34:51 GMT 415656 Le choc : après Cahuzac ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131747-le-choc-apres-cahuzac.htm#415653 Préambule C'était le 2 avril dernier, un jour de colère. J'étais invité sur LCI pour parler de l'accord national interprofessionnel (ANI), pour expliquer en quoi cet accord dicté par le Medef était une remise en question sans précédent de notre droit du travail. Mais, même si le sujet était grave, j'ai finalement parlé d'autre chose, j'ai parlé d'un homme, d'un homme qui les yeux dans les yeux me disait : «Il faut baisser le coût du travail», d'un homme qui les yeux dans les yeux m'expliquait : «Il faut absolument tenir le budget à 3 % cette année». Cet homme, c'est Jérôme Cahuzac. Cet homme à qui nous étions quelques-uns à dire et redire : «Il y a 60 à 80 milliards de fraude fiscale dans notre pays» et qui nous répondait en gros : «Ce n'est pas possible !» Cet homme était un fraudeur lui-même ! Cet homme, alors ministre du Budget, était censé chasser la fraude fiscale et... il ne le faisait pas pour lui-même ! Et aujourd'hui, on va chercher quelques milliards dans les allocations familiales ? On va chercher quelques milliards sur le dos des petites retraites ? Mais de qui se moque-t-on ? Je suis socialiste et je ne peux pas tolérer cette situation. Je ne peux pas accepter qu'un ministre du Budget du gouvernement que j'ai soutenu me mente là-dessus. Moi, je vous l'affirme : je sais comment construire un budget qui ne se fasse en spoliant les plus pauvres, les plus faibles et les plus âgés. Comment ? J'embauche immédiatement 2 000 inspecteurs des impôts. Je peux vous garantir qu'ils rapporteront 100 ou 200 fois leur salaire. Et on pourra reparler d'intégrité. Notre pays en a assez de ce genre de situation. Nous en avons assez de ce monde de connivence. La gauche ne peut plus être salie par des affaires comme celles-là ! C'est la misère dans le pays ! Il y a 5 millions de chômeurs ! Il y a 10 millions de pauvres qui ont moins de 900 euros par mois et dont on ne parle pas. Et on nous explique qu'il faut encore se serrer la ceinture pour tenir le budget, pour atteindre 0,5 % de déficit et ce, alors que le chef du Budget fraude des centaines de milliers d'euros depuis des années ! Pensez-vous un instant qu'en tant que socialiste, membre du bureau national du PS depuis vingt ans, je peux supporter ces options ? Croyez-vous que l'immense majorité des militants, des syndicalistes, le «peuple de gauche», peuvent les accepter ? Moi, je me bats tous les jours, j'anime des réunions pour défendre le droit des femmes qui travaillent à temps partiel, pour défendre les jeunes en CDD, pour m'opposer aux attaques qui, aujourd'hui, ont lieu contre le Code du travail. La gauche ne devrait pas agir comme elle le fait en ce moment, elle devrait défendre les salariés, elle ne devrait pas être victime de gens comme Cahuzac. Ils ne peuvent pas nous représenter ! Aux dirigeants socialistes, à l'exécutif, je demande d'écouter toutes ces voix qui s'expriment au sein du Parti socialiste. Notre parti est un parti vivant, sain ! Nous sommes le premier grand parti de la gauche. Il ne doit plus jamais être sali par de telles affaires. Plus jamais... Sat, 15 Jun 2013 11:32:28 GMT 415653 Dans le feu de l'action : pompier à vie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131745-dans-le-feu-de-l-action-pompier-a-vie.htm#415649 «Connue mais pas recherchée» L'alerte est parvenue à la caserne de Plombières, aux premières heures du jour : «Appartement fermé avec une personne à l'intérieur ne répondant pas aux appels.» L'horaire très matinal du message indique que c'est du sérieux. Cela concerne généralement des tentatives de suicide, surtout des hommes. Mon expérience m'enseignera que les femmes, elles, tentent de se suicider plutôt le soir. Avec le véhicule secours aux asphyxiés et aux blessés (VSAB), et le premier secours (PS), nous nous rendons à l'adresse indiquée, une résidence du quartier du Vallon des Tuves, au nord de Marseille. Nous sommes les premiers sur place. À l'intérieur de l'appartement, nous découvrons, sur un grand lit, une jeune femme d'une trentaine d'années, presque décharnée, sans vie. Il est trop tard, le corps est déjà froid. Nous ne pouvons plus rien. Selon toute vraisemblance, elle s'est suicidée en s'intoxiquant par le gaz. Les policiers, arrivés à leur tour, prennent le relais. Je ne saurais décrire les lieux... Quarante ans plus tard, mes souvenirs m'échappent. Une phrase pourtant résonne encore à ma mémoire, celle des policiers autour du lit, qui parlent fort : «Elle est connue, mais pas recherchée...» «Allez, nous on rentre à la caserne», nous signifie Azuar, le chef d'engin. Nous n'avons plus rien à faire ici ; l'opération est terminée avant même que d'avoir commencé. Sur le chemin du retour, je ne peux m'empêcher de m'interroger : «Quelle a été la vie de cette jeune femme pour qu'elle en arrive à une telle extrémité ?... Qu'est-ce qui a bien pu la conduire à ce geste fatal ?...» Il me faudra encore un peu de temps avant de comprendre que ce sont là des questions qui, pour nous les marins-pompiers du premier secours, demeurent souvent sans réponse. C'est que je débute dans le métier, je ne suis quartier-maître que depuis un an. Je vais apprendre que, une fois sur les lieux de l'accident ou du drame, notre rôle se borne à tenter de sauver ce qui peut l'être, à limiter la casse, humaine et matérielle, non pas à essayer de comprendre ce qui s'est réellement passé. Nous laissons à d'autres, en particulier à nos collègues policiers, le soin de reconstituer le fil des événements. À chacun son job, il y va de l'efficacité de tous ceux qui auront à intervenir sur le théâtre des opérations. Mon métier me fera croiser bien des blessés, des brûlés, des noyés, des accidentés, des intoxiqués, des comateux, des agonisants, des cadavres - chauds, froids, décomposés -, des émasculés, des décapités, des amputés... Et, bien sûr, des suicidés. Chasseur aguerri, j'ai aujourd'hui coutume de dire que j'ai davantage décroché de pendus que je n'ai tué de lièvres. Dans leur écrasante majorité, ces blessés et ces morts sont passés inaperçus, et quand la presse en faisait état, c'était en quelques lignes à la rubrique «faits divers». Mais dans la France pompidolienne, le fait divers de septembre 1969 va se muer en fait de société. La jeune femme découverte, sans vie, sur un lit, «connue» des policiers «mais pas recherchée», s'appelle Gabrielle Russier. Sat, 15 Jun 2013 11:29:59 GMT 415649 Mémoires des combats d'un écrivain-historien http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132092-memoires-des-combats-d-un-ecrivain-historien.htm#415645 1 - Origines de la famille Oury, de l'Antiquité à nos jours En 1973, dans une librairie d'Angers où je dédicaçais mon premier livre Les prolos, un ethnologue vint me dire qu'il savait l'origine de mon nom... et que mes ancêtres avaient inventé l'écriture. Selon lui la famille Oury serait issue de Sumériens nomades venus d'Iran et dont, plus de 30 siècles avant Jésus-Christ, la tribu s'établit en Mésopotamie, berceau de l'humanité, à Our, soit à deux cents kilomètres environ au sud-est de Babylone et à proximité de l'actuelle frontière koweïtienne de l'Irak, là où se situait la plus ancienne civilisation connue. D'après cet ethnologue qui se référait à la Bible, le prophète Abraham vécut là-bas vers le 19ème siècle avant J-C, puis émigra en Palestine avec la tribu des Our, l'une des fondatrices du peuple juif. Ensuite une partie de celle-ci émigra plus au Nord et séjourna près de trois siècles à l'est de l'actuelle Turquie où elle fonda un royaume qu'elle appela Ourartou. De là une autre partie de la tribu franchit le Caucase et s'établit en Russie dans la région qu'elle appela Oural. Elle y demeura jusqu'au 3e siècle après J-C quand les Our, se joignant aux armées Barbares qui déferlèrent sur l'Europe, s'établirent au centre de celle-ci, actuelle Hongrie. Là, leur tribu adopta son patronyme au vocabulaire magyar et prit le nom de Oury. Deux siècles plus tard les Huns venus d'Asie envahissant l'Europe, des populations effrayées, notamment la tribu des Oury, s'enfuirent à l'ouest, poursuivies par Attila et ses hordes. Celles-ci vaincues en 452 aux Champs Catalauniques, près de Troyes, des familles de la tribu se dispersèrent puis s'établirent à travers la France, et ainsi prit fin la grande vadrouille des Oury, vadrouille qu'un descendant de celle-ci, prénommé Gérard, imagerait sous une autre forme au cours de la seconde moitié du 20ème siècle. (...) Sat, 15 Jun 2013 11:14:25 GMT 415645 Mémoires des combats d'un écrivain-historien http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132092-memoires-des-combats-d-un-ecrivain-historien.htm#415644 Louis Oury est l'auteur d'oeuvres représentatives de la fin du XXe siècle. Son parcours atypique aussi bien en métallurgie qu'en littérature, est présenté dans Mémoire des combats d'un écrivain-historien qui comprend deux parties. Dans la première partie de cette oeuvre, l'auteur raconte son enfance dans le Haut-Anjou pendant la guerre, son parcours d'ouvrier à ingénieur lors de la reconstruction de la France, ses débuts en littérature avec Les prolos, et surtout l'immense succès de Rouget le braconnier, drame authentique qui inspira V. Hugo pour Les Misérables. Ayant vécu, enfant, les massives fusillades d'otages, dont à Châteaubriant celle de Guy Môquet et d'autres à Nantes et à Bordeaux, sa réussite en littérature l'a incité à des recherches sur ces drames, initiative agréée par les autorités allemandes qui publièrent ses travaux en 1990, dans un livre bilingue. A partir de là, le Chancelier de l'Ordre de la Libération lui demanda en 1991 de lui remettre un dossier plus complet sur ces événements. C'est le début de la deuxième partie de l'oeuvre où Louis Oury révèle les adversités qu'il dut surmonter, que ce soit les menaces de mort reçues par Gilbert Brustlein qui avait exécuté le Feldkommandant de Nantes ou les trois tentatives d'assassinat sur sa personne Mais aidé d'Alain Besson qui publiait dans Ouest-France le suivi de ses travaux et leur officialisation, il brisa le black-out protégeant des fictions politiques et des réputations personnelles. On apprend les tractations du choix des otages par des vichystes, les exagérations et infamies propagées pendant un demi-siècle pour salir la Résistance, les turpitudes incitant Gilbert Brustlein à frapper le leader communiste Georges Marchais à Châteaubriant, la réhabilitation par le PCF de Spartaco Guisco exécuté en 1942 mais dont le corps avait été exhumé du Carré des Fusillés pour insinuer qu'il s'était planqué en Espagne à la Libération, et pour finir on se remémorera l'historique poignée de main réconciliatrice de Michel Jost, président de l'association des familles d'otages, au Résistant communiste Gilbert Brustlein qui avait exécuté à Nantes l'officier ennemi. Sat, 15 Jun 2013 11:14:25 GMT 415644 Pierres d'attente http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132091-pierres-d-attente.htm#415641 Au commencement jaillis du combat des pierres l'instant l'étincelle * Bâtis sur l'insolence de l'éclair feux premiers de quels bois frottés pierres nues dans une lumière d'orage sa vibration blanche Brûlure vorace au mutisme de temps énigmatiques Sat, 15 Jun 2013 11:11:31 GMT 415641 Pierres d'attente http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132091-pierres-d-attente.htm#415640 C'est la mer peut-être sous la lumière du soir ou seulement un lac et de quelle eau jusqu'en ses marges incertaines de mangroves ou marais Pour marcher sans s'y engloutir vers cet horizon de volcans pressentis suffira-t-il de prêter foi aux illusions des pierres ? Près de la mer qui roule à voix d'écume contre les rochers sans se lasser burine ses ruminations sourdes ses menaces de sable comme un pressentiment déjà de ce désastre dérisoire il n 'est pas rare de voir les yeux la bouche se creuser encore un peu plus au visage de quelques galets Pierres d'attente a pour thème le face à face de l'homme et du minéral. Deux mouvements animent tour à tour cette confrontation : le premier, consacré à l'évocation de paysages minéraux, est placé sous le signe du grandiose, du sublime, de l'altérité immobile posée en regard du vivant ; le second, centré sur d'étonnants galets-têtes de cri, fait porter l'intérêt sur le petit, le pathétique, la fraternité inattendue de l'homme et de la pierre. Martine MORILLON-CARREAU, dans cette méditation, témoigne d'une sensibilité très moderne en même temps à la finitude de l'espèce humaine, précédée et suivie par le règne de la pierre, et à la continuité de l'être, qui inclut tous les règnes, de l'animal au minéral. L'art poétique, tout d'harmonie et de maîtrise : «accorder / son souffle / à cette respiration // son attente / aux évocations des pierres», s'appuie sur une éthique du regard : «Le paysage attend dans la pierre / le regard / qui doit l'inventer». Martine MORILLON-CARREAU propose une poésie sculptée mais économe de ses effets, puissante en raison de sa sobriété, de la précision du geste, de l'absence totale de relâchement. Sat, 15 Jun 2013 11:11:31 GMT 415640 Cherche doudou avec T'choupi : dans le jardin http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131886-cherche-doudou-avec-t-choupi-dans-le-jardin.htm#415628 Dès 1 an et demi Un nouveau livre animé T'choupi ! Mais où est donc passé le doudou de T'choupi ? Aide T'choupi à le retrouver dans le jardin de Papi. Sat, 15 Jun 2013 10:52:53 GMT 415628 Terrorisme et risk management : World Trade Center, 26 février 1993 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131914-terrorisme-et-risk-management-world-trade-center-26-fevrier-1993.htm#415622 Avant-propos Le terrorisme fait désormais partie de notre vie quotidienne, car il n'épargne aucune partie du monde, aucune classe de la population. Son cortège de morts et de blessures produit des effets dévastateurs sur les personnes et sur leurs proches, et il agit sur l'opinion au point de créer et d'entretenir une atmosphère de deuil et d'effroi. Face à un phénomène devenu aussi général et qui pose des problèmes si graves, nul ne peut manquer de s'interroger sur les réponses les mieux appropriées. Toutefois la difficulté tient au fait que l'on se trouve confronté à un paradoxe. En effet, tout raisonnement logiquement conduit nous amène à penser que le terrorisme est le fait de «fanatiques aux yeux (de) déments ou (de) tueurs fous» auxquels il convient d'opposer une stratégie simple : détection, repérage, répression et action judiciaire. Or cette approche communément admise pourrait se révéler trompeuse. En effet, d'une part, selon nombre d'observateurs qualifiés, et comme le souligne un spécialiste reconnu, «le terrorisme procède (ou procédait) d'un choix entièrement rationnel, souvent adopté à contrecoeur, et toujours après une réflexion et un débat important». Et d'autre part, la façon dont les individus ou les organisations réagissent au terrorisme se révèle souvent tissée d'incohérence et d'irrationalité, et les solutions mises en place, généralement de façon bien tardive, manquent d'opportunité et d'effectivité. C'est sur ce paradoxe que nous voulons d'emblée attirer l'attention des lecteurs qu'intéresse le phénomène du terrorisme à travers le monde et souligner à quel point, compte tenu des enjeux, il est devenu capital que le faisceau de réponses à préparer et à mettre en oeuvre soit conforme à une méthodologie stricte, inspirée des principes du risk management. Cette discipline, née au début des années 1950 pour mieux appréhender et traiter les risques de l'entreprise, peut être mise à contribution par toute organisation ou par toute entité soucieuse de mieux connaître ses vulnérabilités et de traiter efficacement les menaces qui la guettent. En vue d'illustrer cette affirmation, nous avons choisi d'exposer le cas du World Trade Center de Manhattan, frappé par un attentat terroriste le 26 février 1993. Cet événement n'a fait que six victimes, mais son caractère prémonitoire échappa alors à la plupart des observateurs, alors que sa répétition sur la même cible, mais avec un mode opératoire différent, le 11 septembre 2001, provoqua plus de 3000 morts. Afin de bien situer le problème, nous évoquerons d'abord le contexte dans lequel cet attentat a eu lieu, et nous traiterons successivement de plusieurs points : d'abord le terrorisme en général et plus spécialement au détriment des intérêts américains, puis le phénomène islamique aux États-Unis, enfin le rôle, l'organisation et les missions de l'Agence Port Authority of New York et de son ensemble immobilier le World Trade Center (WTC). Nous décrirons ensuite les préparatifs de l'attentat de février 1993, son exécution, ses conséquences pour les victimes et ses suites judiciaires, pénales et civiles. Enfin, désireux de procéder à une présentation de cet événement dans l'optique du risk management, nous commencerons par un exposé de cette discipline, puis nous analyserons les programmes de Port Authority que nous soumettrons enfin à un examen de leur efficacité dans le cadre de l'attentat. Les derniers chapitres exposeront une méthodologie du risk management comme système de connaissance et de traitement du terrorisme, d'abord au niveau d'un État, en l'illustrant par le cas des États-Unis à la fin du siècle dernier, puis au stade d'une organisation, une entreprise par exemple, en insistant sur le fait que désormais l'État, seul titulaire de la puissance publique, doit néanmoins admettre que les politiques et les programmes de sûreté doivent relever d'un domaine à partager avec les entreprises et autres organisations. Nous terminerons par une conclusion empreinte de quelques réserves, militant pour l'essor d'un authentique management des risques, mieux compris par les responsables de toute organisation et mieux soudé à la gestion de ses risques normaux. Sat, 15 Jun 2013 10:43:22 GMT 415622 Terrorisme et risk management : World Trade Center, 26 février 1993 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131914-terrorisme-et-risk-management-world-trade-center-26-fevrier-1993.htm#415621 Si le terrorisme, qui fait désormais partie de notre vie quotidienne, est de toutes les époques, la fin du siècle dernier, parsemée de faits sanglants hautement médiatisés, marque un tournant dans l'histoire, et l'explosion qui ébranla le World Trade Center de Manhattan en février 1993 signe le début d'une nouvelle étape, caractérisée par la volonté de s'attaquer à un très grand nombre de vies tout en s'efforçant de porter atteinte à l'hégémonie d'une grande puissance et à son image. Mais si cette tentative destructrice, appelée à préfigurer un attentat ultérieur bien plus sanglant, illustre le caractère planétaire du terrorisme, l'auteur s'attache d'abord à en décrire les autres éléments inscrits dans le contexte américain, à savoir l'existence d'une importante communauté islamique et la présence, dans la métropole des États-Unis, d'une cible emblématique de la puissance économique américaine, le World Trade Center de Manhattan et son Agence gestionnaire, Port Authority of New York and New Jersey. Puis il décrit les acteurs, les préparatifs et l'exécution de l'attentat, les conséquences de celui-ci et les instances judiciaires, pénales et civiles, qui suivirent. Enfin, se plaçant dans la perspective du risk management (ou management des risques), discipline dont il expose brièvement la philosophie, les objectifs et la méthodologie, l'auteur montre les failles de la politique et des programmes de sécurité du World Trade Center, permettant la réalisation d'une agression qui aurait pu être évitée en utilisant la discipline du risk management et en recourant à certaines procédures touchant l'information des membres de l'Agence et l'organisation de celle-ci. Ce livre, qui est le seul à traiter en français du premier attentat du World Trade Center, s'adresse à plusieurs publics : les enseignants ou les étudiants des cycles de licence, maîtrise ou doctorat, dans les programmes desquels figurent les matières du risk management et de la gestion de crise, les cadres d'assurance (compagnies, agents ou courtiers traitant des risques d'entreprises), les gestionnaires de risques ou consultants en risk management, ainsi que toutes personnes qu'intéressent la question du terrorisme et les réponses à lui opposer. L'auteur a d'abord travaillé dans différentes sociétés d'assurance françaises ou étrangères, puis il a enseigné à l'Institut des Assurances de Lyon, Université Jean Moulin - Lyon 3, à l'Institut International des Assurances de Yaoundé ainsi qu'à l'Institut du Management des Risques, de Bordeaux, tout en animant en France, au Maghreb, en Afrique et au Vietnam, des séminaires de formation continue sur le risk management, le marketing en assurance, l'organisation des sociétés d'assurance, l'audit des assurances, et la prévention des accidents du travail, thèmes sur lesquels il a écrit près de vingt ouvrages et de nombreux articles de revue. Jacques CHARBONNIER est docteur en droit de l'Université Jean Moulin - Lyon 3, avec une thèse sur les institutions et les pratiques d'assurance en Afrique du Nord, des origines à nos jours. Il a récemment publié «Islam : droit, finance et assurance» aux Editions Larder. Sat, 15 Jun 2013 10:43:22 GMT 415621 Guide des ordres nationaux et ministériels : à l'usage des services en charge des distinctions honorifiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131913-guide-des-ordres-nationaux-et-ministeriels-a-l-usage-des-services-en-charge-des-distinctions-honorifiques.htm#415618 Extrait de l'avant-propos d'Alexandre WATTIN, Membre du Conseil d'Administration de la Société d'Histoire des Ordres et Décorations Ordres nationaux et ordres ministériels doivent récompenser des Français et des étrangers qui auront, à des titres divers, acquis des mérites distingués ou éminents et rendu à notre pays des services dans des domaines d'une compétence spécialisée (professionnelle, associative, sportive, etc). Sans conteste, la distinction symbolisée par les ordres et décorations place ceux qui la reçoivent au-dessus de leurs semblables en les désignant à leur respect et à leur admiration. Strictement personnelle, non héréditaire, elle doit être décernée par une autorité souveraine, seule juge d'apprécier l'opportunité de la conférer. Aussi pare-t-elle son bénéficiaire d'un prestige moral et, par là même, exalte en principe son désintéressement. Cependant, si le sens d'une décoration réside dans l'attention que lui attribue le bénéficiaire il réside également, sinon plus, dans celle que lui reconnaît l'ensemble des membres du groupe social au sein duquel il vit. Une médaille, ou une croix suspendue à un ruban, n'attirera le respect sur celui qui la porte que si les autres savent qu'il s'agit d'une «distinction» due à de grands services, et non d'un bijou acquis ou hérité. Elles sont ainsi remises pour un acte ou une série d'actes déterminés, dans un cadre orienté vers des services particuliers rendus au pays ou, plus récemment, à une organisation internationale. Un cérémonial empreint de dignité permet à tous de savoir dans quels domaines, civils ou militaires, son titulaire a mérité la reconnaissance de la Nation. Comme l'écrivait très justement le Général Catroux, alors qu'il était grand chancelier de la Légion d'honneur : «L'institution des décorations est pour la collectivité, dont elle atteste l'esprit de justice et de gratitude, un élément de force et d'ascension et, pour ses bons serviteurs, le miroir loyal reflétant leurs mérites.» L'histoire des décorations démontre que depuis leur institution ces hautes récompenses répondent à une aspiration bien légitime de tous ceux qui se distinguent par des faits d'armes. D'autres, sans verser leur sang, donnent le meilleur d'eux-mêmes dans des tâches souvent obscures et ingrates. Que l'on soit militaire ou civil, la patrie ne réclame pas toujours des actes héroïques et les services rendus peuvent mériter tout autant une distinction lorsqu'ils sont accomplis dans d'autres domaines honorables qui contribuent par leur rayonnement intellectuel, artistique ou même sportif, au renom de la France. Aussi les législateurs ont voulu garder le prestige des ordres nationaux en définissant, pour sélectionner les postulants, des conditions strictes d'ancienneté et de titres évitant ainsi que les dossiers de proposition ne mentionnent, au paragraphe des titres à la décoration, que des activités accomplies dans le cadre normal des fonctions du candidat. (...) Sat, 15 Jun 2013 10:39:31 GMT 415618 Guide des ordres nationaux et ministériels : à l'usage des services en charge des distinctions honorifiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131913-guide-des-ordres-nationaux-et-ministeriels-a-l-usage-des-services-en-charge-des-distinctions-honorifiques.htm#415617 Ce guide se veut l'indispensable document de travail destiné à toutes celles et ceux qui, au sein de nos administrations centrales et déconcentrées, ont la charge d'établir des mémoires de proposition de nos distinctions honorifiques en faveur des citoyens français ou étrangers présentés pour une éventuelle nomination dans l'un de nos ordres nationaux ou ministériels français. Ce document présente une architecture standardisée. Son ambition est quadruple : donner les informations indispensables et nécessaires à l'élaboration des mémoires, diffuser les bonnes pratiques, souligner les écueils à éviter afin de garantir que les formulaires soient correctement rédigés et permettre aux personnes publiques de disposer d'un outil de comparaison avec les notes et circulaires en vigueur. En cela il innove et complète judicieusement les ouvrages qui traitent de nos décorations civiles et militaires dont le livret : «Législation et réglementation - Légion d'honneur - Médaille militaire - ordre national du Mérite» publié aux éditions des Journaux officiels qui regroupent l'ensemble des textes fondamentaux et les modifications ultérieures qui y ont été apportées. Cette édition présente en annexe un état des dernières dispositions réglementaires prises en 2008 par le président de la République. Il énumère succinctement les éléments d'information les plus récents concernant l'établissement des mémoires de proposition. En outre cet ouvrage précise : les divers processus d'attribution, rappel les règles en vigueur pour la présentation des candidatures, présente des modèles de mémoires de proposition pré-renseignés, les procédures de nomination (ou de promotion) et les décrets fixant les contingents de croix pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014. Une photographie couleur de chaque décoration agrémente cette édition. Alexandre WATTIN est un phaleriste reconnu et membre de la Société d'Histoire des Ordres et Décorations. Cette société savante a pour objectif de promouvoir, sous l'angle scientifique, l'histoire des ordres et décorations en France et à l'étranger par la recherche, le traitement et le commentaire de sources, la mise en relation de centres documentaires et scientifiques existants et la publication d'une revue et d'ouvrages spécialisés. Elle a bénéficié du concours de la Fondation Napoléon, de l'American Society of the French Légion of Honour et du ministère de la Culture. Son siège est à la Sorbonne, à l'École pratique des Hautes Études à Paris. Il collabore au sein de la rédaction de la Revue européenne d'histoire des ordres et décorations - La Phalère et a publié deux ouvrages de références, l'un en langue allemande sur les décorations militaires française et un second recensant les ordres du mérite de la République fédérale d'Allemagne. S'appuyant sur des retours d'expérience comme chef de cabinet d'un ancien ministre au sein d'une commission interministérielle puis comme responsable des distinctions honorifiques au sein d'un poste administratif à l'étranger, il a eu durant de nombreuses années la responsabilité de toutes les étapes menant du choix d'un candidat à l'étude d'un dossier au traitement définitif aboutissant, dans les cas où la candidature était retenue, au protocole de remise de la distinction. Sat, 15 Jun 2013 10:39:31 GMT 415617 De la défense contre-avions à la défense sol-air : acte de la journée d'études organisée le 28 mai 2010 à l'Ecole de l'artillerie à Draguignan http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131915-de-la-defense-contre-avions-a-la-defense-sol-air-acte-de-la-journee-d-etudes-organisee-le-28-mai-2010-a-l-ecole-de-l-artillerie-.htm#415614 Extrait de l'introduction Le musée de l'Artillerie de Draguignan retrace, à travers ses collections, l'histoire de l'artillerie de ses débuts, depuis le XVe siècle, à aujourd'hui et plus particulièrement celle des XIXe et XXe siècle. Le musée est un lieu de conservation, de restauration et de mise en valeur du patrimoine militaire français. Depuis 2006, les collections ont été reconnues au niveau national puisque cet établissement est devenu «musée de France». Le canon de 75 mm. modèle 1897 a ainsi le même statut juridique que La Joconde car, d'une certaine manière, il s'agit bien d'un objet emblématique de l'artillerie française et du patrimoine militaire français. Le musée est aussi un lieu d'études. Le 28 mai 2010, une dizaine de militaires et d'universitaires s'intéressant à l'histoire de l'artillerie s'est ainsi réunie pour une journée de travail consacrée à l'artillerie sol-air. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'artillerie sol-air française a été peu employée et n'a effectué qu'un seul tir «de guerre». En 1987, un Tupolev libyen qui approchait de N'Djamena, avec des intentions belliqueuses certaines, a été abattu par un HAWK. En revanche, en 2004, l'absence d'artillerie sol-air sur le camp de Bouaké a, peut-être, facilité le bombardement des unités françaises par un avion piloté par un mercenaire à la solde d'une des parties en lice en Côte d'Ivoire. Depuis 2006, la présence de missiles MISTRAL et de radars au Sud-Liban a permis d'obliger les parties à respecter les textes votés par l'ONU. En comparaison avec l'infanterie, l'artillerie sol-air semble une arme de «non-emploi», encore plus que l'artillerie de campagne qui depuis quelques années est largement employée sur le théâtre afghan. Son histoire est souvent négligée. Le grand public préfère semble-t-il la geste des fantassins dans les grandes batailles ou dans les combats à la fois obscurs et glorieux. L'histoire de l'artillerie sol-air est plus technique mais elle est faite aussi par des hommes dont le talent n'a souvent d'égal que l'abnégation. Cette histoire contemporaine du tir contre les aéronefs mérite ainsi d'être contée et placée sur le temps long de l'histoire dite militaire. Ce fut le but de cette journée d'études. Si l'on peut considérer que l'artillerie sol-air est née lors de la bataille de Fleurus en 1794 durant laquelle, pour la première fois, un ballon d'observation a pris l'air, il faut tout de même attendre la Grande Guerre et le développement de l'aviation pour que soit créée une véritable artillerie contre avions. La communication du lieutenant-colonel Pierre Saint-Pôl retrace les prémisses de cette artillerie durant la première moitié du XXe siècle jusqu'à la campagne de 1940. Les officiers d'artillerie de recrutement direct sont, à cette époque, issus de Polytechnique. Le tir contre avions devient un sport intellectuel pour les forts en maths et en physique. Cette artillerie est alors à la pointe des progrès techniques du moment. A la fin de la Première Guerre mondiale, l'artillerie française représente plus d'un million d'hommes. Les artilleurs qui ne représentaient que 20 % des effectifs globaux français en 1914 atteignent 38 % en 1918 ; la DCA y contribue pour une large part. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'avion est utilisé de manière massive par tous les belligérants. Face à une tactique et une stratégie aériennes qui se mettent en place, une défense contre avions, la DCA, se généralise. Le colonel Gaujac et le professeur Richardot relatent comment a été mise en oeuvre cette DCA par les Français durant la campagne d'Italie et par les Allemands pendant tout le conflit. Ils analysent les concepts d'emplois et les matériels mis en oeuvre. Pour les Allemands, la guerre après avoir été faite à l'étranger -en Pologne, en France, en Russie - devient un fléau sur leur territoire qui subit les assauts des bombardiers alliés. La défense sol-air acquiert alors une importance capitale pour la défense du sol allemand. Pour les troupes alliées, équipées par les Américains, les enjeux ne sont pas les mêmes. Plus le conflit s'allonge et plus menace aérienne allemande régresse. De ce fait, le matériel américain et l'emploi de celui-ci par les Alliées et foncièrement différent de ce qui est fait par l'armée allemande sur les fronts de l'Est et de l'Ouest. Sat, 15 Jun 2013 10:33:32 GMT 415614 De la défense contre-avions à la défense sol-air : acte de la journée d'études organisée le 28 mai 2010 à l'Ecole de l'artillerie à Draguignan http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131915-de-la-defense-contre-avions-a-la-defense-sol-air-acte-de-la-journee-d-etudes-organisee-le-28-mai-2010-a-l-ecole-de-l-artillerie-.htm#415613 Le musée de l'Artillerie retrace à travers ses collections l'histoire de l'artillerie de ses débuts à aujourd'hui mais surtout celle des XIXe et XXe siècles. Le musée est un lieu de conservation, de restauration et de mise en valeur du patrimoine militaire français. Le musée est aussi un lieu d'études. Le 28 mai 2010, une dizaine de militaires et d'universitaires s'intéressant à l'histoire de l'artillerie s'est réunie au musée, pour une journée de travail consacrée plus particulièrement à l'artillerie sol-air. Si les premiers tirs contre un plus léger que l'air ont eu lieu lors de la bataille de Fleurus, c'est durant la Grande Guerre que s'est développé, en même temps que l'aviation, le tir contre avions. Durant tout le XXe siècle, les techniques de tir, de réglage et de recherches des aéronefs ont été développées en parallèle avec les progrès techniques des avions. Aujourd'hui, l'artillerie sol-air n'a plus la même place dans ces dispositifs de défense et en même temps l'ensemble de l'artillerie est impliquée dans l'utilisation de l'espace aérien. Il ne s'agit plus uniquement d'une défense contre les avions mais d'une prise en compte générale de l'espace aérien avec, en particulier, les éléments de l'armée de l'Air. Cet ouvrage, fait un point de situation sur les connaissances historiques et actuelles sur ce sujet. Les auteurs Gilles Aubagnac Benoit Bodart Claude Carlier Antoine Champeaux Philippe Dentinger Paul Gaujac Pierre Guedin Richard Maisonnave Pierre Saint-Pôl Philippe Richardot Sat, 15 Jun 2013 10:32:20 GMT 415613 Chine, Iran, Russie : un nouvel empire mongol ? : quête du leadership et cyberconflictualités, une recomposition géopolitique en Asie centrale http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131741-chine-iran-russie-un-nouvel-empire-mongol--quete-du-leadership-et-cyberconflictualites-une-recomposition-geopolitique-en-asie-ce.htm#415610 Introduction Dans un dossier futuriste consacré à l'Europe en l'an 2000, le journal Y Illustration publiait en 1900 une gravure étrange montrant la cavalerie chinoise déferlant sur les plaines d'Europe. En réalité, la Chine pourrait fédérer demain de façon beaucoup plus pacifique le continent dont elle forme l'extrémité en nouant une alliance stratégique avec l'Iran tout en bénéficiant du soutien énergétique russe. À l'évidence, l'Iran, la Chine comme la Russie se présentent comme trois pôles de résistance à la mondialisation océanique. Le rapprochement entre ces vieilles civilisations signe-t-il pour autant la naissance d'un nouvel empire mongol au coeur de l'Asie centrale ? Pour de multiples raisons, la Chine, l'Iran et la Russie ne risquent guère de reconstituer l'antique empire mongol qui les a fédérés hier. A l'inverse du XIIIe siècle, ces trois civilisations encerclent en effet aujourd'hui comme une île la civilisation turque qui les rassemblait jadis : la Chine poursuit sa politique de confinement des minorités turcophones au Xinjiang, la Russie a du mal à contrôler les peuples altaïques du Caucase. L'Iran, de son côté voit en la Turquie une puissance régionale rivale. En second lieu, ces trois pays souffrent d'une faiblesse démographique structurelle qui les empêchera d'exercer la puissance à long terme. Malgré ces faiblesses, ces États peuvent puiser dans leurs cultures une exceptionnelle capacité d'innovation. L'empire mongol pourrait par conséquent renaître aujourd'hui sous la forme d'une alliance très pragmatique entre trois puissances ayant intérêt à se prêter mutuellement appui. La cristallisation d'une telle alliance est la hantise des États-Unis dont le jeu consiste précisément à maintenir ces États divisés. Malgré ces tentatives, une alliance est née. En 2001, la Chine et la Russie fondent l'organisation de coopération de Shanghai dont l'un des objectifs principaux consiste à contrer l'influence américaine en Asie centrale. Le Tadjikistan fait partie des membres fondateurs. Il est rejoint par l'Iran en 2005 puis l'Afghanistan en 2012. Cela signifie que l'ensemble du monde persanophone fait désormais partie dans l'alliance. Rassemblant 1,5 milliards d'habitants sur 26 millions de kilomètres carrés, l'organisation de coopération de Shanghai dispose de 50 % de l'uranium et de 40 % du charbon mondial. C'est dans ce cadre qu'ont été menées des manoeuvres militaires communes ainsi que des échanges dans le domaine de la médecine et des nanotechnologies. Cette collusion entre l'Iran, la Chine et la Russie reste toutefois discrète pour des raisons propres à leurs cultures réciproques. Celle-ci ne transparait finalement qu'au détour de conflits périphériques comme ceux de Syrie ou de Corée du nord. Le nouvel empire mongol, dont cet essai se propose d'esquisser les contours, ne saurait donc être perçu comme un angle mort dans la marche inéluctable vers une mondialisation pacificatrice : fondé sur la vieille alliance entre les civilisations persane et chinoise, cette alliance s'inscrit dans une généalogie commune, s'appuie sur des intérêts géopolitiques partagés et surtout diffuse une vision du monde allant à rebours de nos propres stéréotypes. Il importe, par conséquent de prendre la pleine mesure d'une conjonction d'intérêts constituant une clef de compréhension, souvent incomprise, du monde de demain. Sat, 15 Jun 2013 10:29:03 GMT 415610 Quel Tour pour demain ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131967-quel-tour-pour-demain.htm#415609 Extrait de l'introduction Le Centour Le Tour de France 2013 ne sera pas un Tour comme les autres... Il sera le «Centour». Le centième Tour. Après ce passage à une notoriété séculaire, quel sera son destin ? Aujourd'hui, il faut cesser l'hypocrisie entretenue et précieusement rentabilisée et se poser loyalement la question : notre Tour de France, qu'est-il devenu et quel est son avenir ? A-t-il même un avenir ? Il y a cent façons de raconter l'Histoire du Tour et encore plus de l'interpréter. Elles sont toutes aussi valables les unes que les autres, suivant l'angle choisi. Notre seul objectif est d'ajouter notre version à une longue liste, en relatant ce que nous en savons et en avons vécu comme témoin, parfois dans l'intimité de ses responsables, en particulier de ses «reconstructeurs» et «relanceurs» de l'après-guerre : Jacques Goddet et Félix Lévitan. Pour simplifier et aussi par souci de rester dans l'intimité de ce que j'ai pu vivre (et surtout apprendre) auprès d'eux, j'abandonne la politesse du «vous» pour adopter le «je», qui, aussi haïssable soit-il, est plus proche des vérités ressenties auprès de ces deux hommes, qui ont marqué leur temps et reconstruit une oeuvre, mêmes s'ils l'ont terminée en se déchirant. Il faut rappeler pourquoi et comment. Parce que c'est aussi un point essentiel de l'histoire du Tour. Nous ouvrons cette vision assez personnelle du Tour tel que nous l'avons vécu et ressenti par une approche inattendue parce que volontairement «contradictoire» pied de nez à la bienséance, qui veut qu'une préface fasse l'éloge de l'ouvrage qu'elle présente. Pour une fois, elle en prend le contre-pied, elle le conteste, elle ose le critiquer en alignant d'autres arguments... Originalité ? Fantaisie ? Provocation ? Non, simple souci de rechercher une vérité discutée, à défaut d'être partagée, dans un échange respectueux. Je sais que Jean-Marie Leblanc - ici mon amical contradicteur - est entièrement de bonne foi et que ses convictions sont étayées, comme il sait que je le suis aussi et que les miennes ne le sont pas moins. Nos convictions et nos actions se sont assez souvent rencontrées pour se permettre de s'affronter loyalement. C'est le jeu démocratique élémentaire que malheureusement les politiques veulent ignorer. Mais les sportifs, bien nés, bien conçus dans leurs convictions et leur éducation, doivent à tout moment pratiquer ce que Nelson Paillou, l'inoubliable président du Comité national Olympique et sportif français, appelait si bien «le respect de l'autre...» Un avis contraire n'est pas forcément un avis hostile, c'est un avis qui s'ajoute, donc utile à nourrir précisément la démocratie que nous revendiquons. Sat, 15 Jun 2013 10:26:43 GMT 415609 Baux commerciaux 2013-2014 : juridique, fiscal http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131948-baux-commerciaux-2013-2014-juridique-fiscal.htm#415604 Avant-propos Qu'il s'agisse d'une boutique en centre-ville, d'un immeuble de bureaux ou d'un magasin situé dans un centre commercial, la pratique des baux commerciaux recouvre des réalités fort diverses et met en jeu des intérêts contradictoires. Les baux commerciaux sont régis non seulement par un statut spécifique, issu du décret du 30 septembre 1953 et désormais codifié dans le Code de commerce, mais également par le droit commun du louage qui laisse une large place à la liberté contractuelle. La rédaction des baux constitue donc une étape vitale : les clauses sont rédigées différemment selon que l'on négocie du côté du bailleur ou du locataire ; les particularités des lieux loués (immeuble entier, lots de copropriété, IGH, installations classées, boutiques, bureaux, immeuble construit ou à construire, etc.) doivent également être prises en compte pour rédiger le bail. Les différentes rubriques du présent ouvrage illustrent cette réalité puisque sont régulièrement rappelées l'application du droit commun au bail commercial et la faculté pour les parties de l'écarter totalement ou partiellement ; on y retrouvera de très nombreux exemples de clauses (éventuellement contradictoires) issues de la pratique et des décisions jurisprudentielles. La particularité de ce Mémento est d'être organisé de façon thématique : 27 rubriques classées par ordre alphabétique qui couvrent chacune un aspect de la pratique des baux commerciaux dans sa globalité. Comme dans tous les Mémentos Francis Lefebvre, la consultation est facilitée par : - l'emploi de paragraphes numérotés en marge, auxquels sont faits tous les renvois (notamment ceux de la table alphabétique et du sommaire analytique) ; - un système de mots-repères en caractères gras ; - une différenciation typographique, certains passages étant imprimés en petits caractères ; - une table alphabétique et un sommaire analytique très détaillés figurent à la fin de l'ouvrage. A jour au 1er mars 2013, cette quatrième édition tient compte de tous les textes législatifs et réglementaires parus jusqu'à cette date, ainsi que des décisions de jurisprudence les plus importantes. Sat, 15 Jun 2013 10:23:34 GMT 415604 Baux commerciaux 2013-2014 : juridique, fiscal http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131948-baux-commerciaux-2013-2014-juridique-fiscal.htm#415603 Votre guide juridique et fiscal de toutes les étapes de la vie du bail Le Mémento Baux commerciaux présente tout ce que le bailleur, le locataire ou leurs conseils doivent savoir pour : - rédiger un bail commercial, - éviter les litiges en cours de bail, ou leur faire face, - mettre fin au bail en respectant toutes les étapes. Ce Mémento juridique et fiscal don... Votre guide juridique et fiscal de toutes les étapes de la vie du bail ° Un guide à la fois juridique et fiscal. ° Toutes les spécificités du bail commercial sont étudiées en détail et illustrées par de très nombreuses décisions de jurisprudence. ° Des réponses précises à toutes les questions que se posent les parties sur les conséquences, notamment financières, qu'impliquent le bail. Sat, 15 Jun 2013 10:23:34 GMT 415603 MUD human sculpture http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131911-mud-human-sculpture.htm#415600 Extrait de l'introduction On me demande souvent : «Comment t'est venue l'idée ?...». En fait, je ne sais pas vraiment, c'est plus une envie qu'une idée, plus un plaisir qu'un choix de thématique... Bien sûr, quand je regarde le travail aujourd'hui et ses milliers d'images, on peut répondre que j'aime cette vision des matières et l'onctuosité de la boue, que c'est un dépassement de moi par procuration et que, à travers les modèles et les rencontres, c'est une recherche d'esthétisme dans un domaine original et transgressif, ou bien alors la culture de la performance et de l'anti-normalité... Il y a aussi le volet fétichiste ; cette pulsion qui fait que mes goûts et mes envies, et pas forcément sur le registre sexuel, vont tendre vers telle activité, telle forme de plaisir, telle recherche de sensation ou d'émotion... Aujourd'hui, si je dois présenter cet ouvrage, je pourrais dire qu'il est le fruit d'une somme de sentiments et de recherches. Recherches de la performance, de l'esthétique, du fantasme et cela à travers les photographies bien sûr. La photo étant le vecteur initial... nous sommes photographes et nous sommes tenaillés par cet enchantement de l'image fixe, sa faculté de retenir dans ce centième de seconde l'indicible moment magique où tout s'exprime, furtif et subtil; une micro seconde d'éternité invisible à l'oeil nu... Tout dans ce travail est venu nourrir l'envie et la finalité; la grâce et l'équilibre de la danse, le goût de l'effort et du sport, la séduction et les courbes féminines, mais aussi le théâtre, la sculpture, le cirque, le cinéma et encore la peinture avec ses compositions au cordeau. Toutes ces richesses viennent inconsciemment aboutir de l'autre coté de l'objectif pour quelques centièmes d'éternité. Et puis il y a la rencontre... parfois le photographe rencontre une lumière, une couleur, un lieu, une émotion visuelle ou un parfum mais c'est avant tout aujourd'hui une rencontre humaine et féminine. Avec son sourire, son regard, ses qualités et ses défauts, c'est une vraie femme qui vient avec ses peurs, ses doutes et ne laisse rien derrière, ni son passé, ni ses joies, ni ses douleurs. Tout entre dans nos photos, tout y est invité dans cette sarabande de fantasmes et de séduction. «Comment t'est venue cette idée, pourquoi la boue ?...» Eh bien pour tout cela. Notre monde, mes vies, mes envies de vivre et encore plus d'exister, mon passé à moi aussi avec ses cortèges de fantômes, mes choix de vie à toujours vouloir avancer vers d'autres choses et tendre constamment vers la magie de créer. Ce travail a commencé il y a une dizaine d'années, plus par jeu et sans savoir où cela nous mènerait. Étant photographes de métier, tous les deux, notre palette d'inspiration est large et les sujets divers; noir et blanc, couleur, reportages sociaux ou thématiques de voyages, ces premières photos, à l'époque, constituaient une parenthèse pour le plaisir, simplement autre chose qui n'avait jamais été fait et c'est Foxy qui fut le premier modèle. Petit à petit, le travail est monté en puissance, les linéaments se dessinèrent et le plaisir de l'image était sans cesse renouvelé. La thématique a ainsi pris sa forme, ses contours, ses reliefs, comme un cuisinier élaborant une sauce, arrive à faire venir une texture et une saveur. Human sculpture est aussi un mélange de saveurs mais ces dernières sont des formes, des regards, des reflets et des couleurs aussi subtils qu'une partition de Paganini pour violon, avec parfois la même difficulté de mise en musique. Sculptures vivantes, émotions de velours au service de l'image, véritable concerto, magnifique et éphémère à la fois. C'est une lave chaude qui coule et se patine, une vision qui s'anime et un miracle qui prend forme et vie; le miracle qu'est l'image captée, et l'équilibre s'installe dans le cadre précis du viseur... l'animal est shooté, une balle, une seule... Sat, 15 Jun 2013 10:20:20 GMT 415600 La femme à la clé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131901-la-femme-a-la-cle.htm#415597 Marche funèbre C'était une douce soirée de printemps. On pouvait se passer de coupe-vent et de pulls, les nouer autour de la taille. Nous chantions en cette fin de journée, comme la veille et l'avant-veille. Mais l'impression de nouveauté avait disparu et rien ne laissait présager un incident particulier. «Nous ne sommes pas près de rentrer chez nous, la route est longue, la route est longue...» «Le petit pot de graisse sur la table j'ai posé...» «Et hop, les garçons ça ne vaut rien, hop, les garçons ça ne vaut rien. Et les filles, ça ne connaît rien au foot...» Les garçons avaient mêlé leurs voix à celles des filles, pas seulement les garçons de notre classe mais tous ceux des écoles voisines et même de plus loin, pour chanter que les filles, ça ne vaut rien. Et que ça ne connaît rien au foot. Nous hurlions ces curieuses paroles comme si nous étions sur le sentier de la guerre. Le lendemain, quand serait décernée la médaille de la Marche de quatre jours, il fallait absolument avoir la voix cassée. Plus que cette médaille, l'extinction de voix était la preuve qu'on avait été de la partie. Nous chantions pour ne pas perdre courage. «On y est presque, on y est presque, mais pas encore tout à fait...» Nous chantions pour continuer d'avancer d'un bon pas. Aucun d'entre nous n'avait l'habitude de parcourir autant de kilomètres d'affilée, sans interruption, sans pique-nique, sans mère auprès de qui se plaindre que la route était longue. De temps en temps, quelqu'un jouait un mauvais tour. Un garçon tirait en passant sur une branche de jasmin qui dépassait d'un jardin et avait alors droit aux remontrances du directeur de l'école. Un autre arrachait la veste des épaules d'une fille devant lui et lançait le vêtement à un camarade de classe qui le jetait en l'air, dans un arbre. La jeune fille pleurait, le garçon devait marcher pendant le reste du parcours à l'arrière, à côté d'un père ou d'une mère qu'il ne connaissait pas. En guise de punition. C'était amusant, c'était divertissant, sauf quand on était le garçon en question ou que la veste dans l'arbre était la vôtre. Parfois, le parcours passait par hasard dans une rue où habitait un camarade de classe, les parents sortaient de chez eux et levaient le pouce en signe d'encouragement. Je bombais alors le torse, remplie de fierté, et marchais spontanément le dos plus droit. Quand nous traversions un quartier neuf, aux maisons alignées et aux jardinets soignés, la promenade nous paraissait à nouveau d'une longueur insupportable et j'avais l'impression que mes pieds adhéraient à l'asphalte. Mais nous longions des champs et des bois inconnus, ou que j'avais vus seulement en voiture. À pied, sous les rayons du soleil couchant, tout paraissait différent, une lumière limonade, et j'étais surprise qu'il existât, si près de la maison, un monde que j'ignorais. Sat, 15 Jun 2013 10:17:08 GMT 415597 Sombre mardi : le jour où les vieilles dames parlent aux morts http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131899-sombre-mardi-le-jour-ou-les-vieilles-dames-parlent-aux-morts.htm#415594 Maggie Brennan pressait le pas le long de Deptford Church Street. Elle parlait au téléphone tout en consultant un dossier et en cherchant l'adresse sur le plan de la ville. C'était le deuxième jour de la semaine et elle avait déjà deux journées de travail en retard sur son programme. Et ceci sans compter les nombreux cas à traiter qui lui étaient échus par la faute d'une collègue, désormais en congé maladie pour une durée indéterminée. - Non, répondit Maggie dans l'appareil. (Elle consulta sa montre.) J'essaierai de vous rejoindre avant que vous ayez terminé. Elle remit le portable dans sa poche. Elle songeait à la visite qu'elle venait de faire. Un petit de trois ans, présentant des contusions. Des contusions suspectes, avait avancé le médecin des urgences. Maggie avait parlé à la mère, examiné l'enfant, inspecté l'appartement où ils vivaient. Un endroit affreux, humide, froid, mais ne présentant a priori pas de danger. La mère avait dit qu'elle n'avait pas de petit ami, et Maggie avait vérifié dans la salle de bains : pas de rasoir. Elle avait soutenu mordicus qu'il était tombé dans les escaliers. C'est ce que racontaient les gens quand ils frappaient leurs enfants, bien qu'il arrive effectivement qu'un enfant de trois ans dévale l'escalier. Elle n'avait passé que dix minutes sur place, mais y rester dix heures n'aurait guère fait de différence. Si elle ôtait l'enfant à sa mère, les poursuites judiciaires s'achèveraient sans doute par un non-lieu et elle-même recevrait un blâme. Si elle n'éloignait pas l'enfant et qu'on le retrouvait mort, il y aurait une enquête : elle serait virée, et peut-être poursuivie en justice. Aussi avait-elle classé le dossier sans suite. Pas de raison de se faire de souci dans l'immédiat. Il n'arriverait sans doute pas grand-chose. Elle examina le plan de plus près. Elle avait les mains gelées, faute d'avoir pensé à prendre ses gants. Ses pieds étaient humides dans ses chaussures de mauvaise qualité. Elle s'était déjà rendue dans ce foyer auparavant, mais n'arrivait jamais à se rappeler où il se trouvait. Howard Street était une petite impasse, planquée quelque part vers le fleuve. Elle dut mettre ses lunettes et faire courir son doigt sur la carte avant de la localiser. Oui, là, à quelques minutes. Elle quitta la rue principale et tomba inopinément sur un cimetière. Elle s'appuya contre le mur et examina le dossier de la femme à laquelle elle allait rendre visite. Il contenait trois fois rien. Michelle Doyce. Née en 1959. Un bon de sortie d'hôpital, dont on avait adressé une copie à l'attention des services sociaux. Un formulaire de placement, une demande d'évaluation. Maggie feuilleta les documents en vitesse : pas de parent proche. Les raisons de son hospitalisation n'étaient pas mentionnées, même si le nom de l'établissement lui indiquait qu'il s'agissait d'un problème d'ordre psychologique. Elle devinait les résultats du bilan à l'avance : désespoir absolu d'une paumée d'âge moyen qui aurait besoin d'un toit sur sa tête et que quelqu'un passe de temps à autre pour éviter qu'elle ne finisse à la rue. Maggie consulta sa montre. Il ne serait pas possible de procéder à une évaluation complète aujourd'hui. Tout au plus pouvait-elle jeter un coup d'oeil pour s'assurer que Michelle ne courait pas de risque immédiat et qu'elle se nourrissait : les vérifications standard. Sat, 15 Jun 2013 09:47:17 GMT 415594 Réformes fiscales 2013 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131950-reformes-fiscales-2013.htm#415591 Avant-propos Au cours des derniers mois, l'actualité a été particulièrement riche tant en matière de fiscalité des entreprises que de fiscalité des particuliers. Il nous a donc paru utile de regrouper au sein d'un même ouvrage les réformes les plus significatives dans ces deux domaines (crédit d'impôt emploi-compétitivité, plafonnement des charges financières des sociétés, réforme du régime des revenus mobiliers, des plus-values mobilières, de l'ISF...). L'approche retenue est résolument pratique : aperçu en un «coup d'oeil» des points essentiels de chaque réforme, puis exposé clair et détaillé des nouvelles règles assorti de nombreux exemples chiffrés et de conseils. Autant d'éléments qui font de cet ouvrage un outil indispensable aux redevables et à leurs conseils soucieux de prendre connaissance rapidement des principaux changements et de mesurer leurs impacts. * L'essentiel en un coup d'oeil » Un crédit d'impôt compétitivité - emploi est créé Les entreprises peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt calculé à partir des rémunérations versées à leurs salariés à compter du 1er janvier 2013. Bénéficiaires : toutes les entreprises soumises à NS ou relevant de l'IR, dès lors qu'elles relèvent d'un régime réel pour l'imposition de leurs bénéfices. Assiette du crédit d'impôt : rémunérations n'excédant pas deux fois et demie le Smic versées au cours de l'année civile et déductibles du résultat imposable. Montant de l'avantage : 4 % du montant des rémunérations éligibles versées en 2013, 6 % du montant de celles versées en 2014 et les années suivantes. Utilisation du crédit d'impôt : imputation sur l'IR ou l'IS puis restitution de la fraction non imputée au terme d'un délai de trois ans ; restitution immédiate pour les PME au sens communautaire, les jeunes entreprises innovantes, certaines entreprises nouvelles et les entreprises en difficulté. » Le crédit d'impôt peut être «préfinancé» dès 2013 Les entreprises qui ne souhaitent pas attendre la liquidation de l'impôt pour imputer leur crédit d'impôt peuvent, dès l'année au cours de laquelle elles engagent les dépenses éligibles, céder ou mobiliser une créance future représentative de ce crédit d'impôt, sans avoir à estimer préalablement le montant de l'impôt dont elles seront redevables. » Des obligations déclaratives sont prévues Les entreprises qui souhaitent bénéficier du crédit d'impôt sont tenues à des obligations déclaratives auprès des organismes collecteurs des cotisations de sécurité sociale et de l'administration fiscale. » L'avantage doit être utilisé pour améliorer la compétitivité Le crédit d'impôt a pour objet le financement de l'amélioration de la compétitivité de l'entreprise, à travers notamment des efforts en matière d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation, etc. Il ne doit pas être utilisé pour augmenter les rémunérations des dirigeants ou financer une hausse des dividendes. L'utilisation conforme à cet objectif doit être retracée dans les comptes. Mais ces dispositions ne conditionnent pas l'octroi du crédit d'impôt. Sat, 15 Jun 2013 09:43:14 GMT 415591 Spécial jeux : 70 énigmes à résoudre en s'amusant http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132031-special-jeux-70-enigmes-a-resoudre-en-s-amusant.htm#415589 Exercices d'observation, jeux des différences, rébus, messages cryptés, portraits robots, mots-mystères, etc. Autant d'énigmes à résoudre, à son rythme, pour s'amuser intelligemment le temps des vacances. Un hors-série de la collection "C'est toi le détective". Pronto est né à Dijon en 1960. Après des études d'arts, il se tourne vers l'illustration, le graphisme et la maquette. Il partage son temps entre Paris et le Lubéron. Il est l'auteur-illustrateur de la collection "C'est toi le détective !" publié par Actes Sud. Il a également illustré une vingtaine d'ouvrages publiés principalement chez Milan, Nathan et Albin Michel jeunesse. Sat, 15 Jun 2013 12:51:03 GMT 415589 Lenoir et Blanc en voient de toutes les couleurs : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132030-lenoir-et-blanc-en-voient-de-toutes-les-couleurs-40-enigmes-a-resoudre.htm#415694 L'AGENCE LENOIR ET BLANC Ça chauffe à l'agence de détectives Lenoir et Blanc ! Edgar Lenoir et Amandine Blanc ne savent plus où donner de la tête. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ces deux fins limiers s'emploient à traquer les mauvais sujets. Leur flair fait frémir jusqu'aux bandits les plus endurcis. Aucun détail suspect ne leur échappe, aucune piste ne résiste à leur acharnement. L'ouïe fine d'Amandine et le regard perçant d'Edgar finissent par élucider les mystères les plus obscurs. À vous d'accompagner les deux détectives sur le terrain pour enquêter avec eux ! Vous aurez fort à faire, car les quarante énigmes présentées ici demanderont toute votre vigilance et votre discernement le plus aigu. Aidez Edgar et Amandine à déjouer les ruses des coupables, à fendre leurs tissus de mensonges, et ne vous laissez pas piéger par les faux-semblants. Suivez l'action et ouvrez l'oeil pour répondre à la question qui vous est posée à la fin de chaque énigme. Vous pourrez vérifier votre solution en vous reportant à la fin du livre où elle vous est donnée. N'oubliez pas de compter vos points, surtout si vous jouez à plusieurs ! Et maintenant, plus un instant à perdre ! L'agence Lenoir et Blanc fait appel à vous. Edgar et Amandine vous emmènent avec eux. UN FANTÔME EN PLEIN JOUR ! Mme Mollet est encore sous le choc. D'une voix tremblante, elle raconte à Amandine ce qui vient de lui arriver : - À 10 heures 55 précises, je sors de ma cuisine. Et que vois-je dans mon couloir ? Une silhouette entièrement recouverte d'un drap blanc qui fonce vers la porte d'entrée, qui se prend les pieds dans le tapis, se cogne la tête contre le chambranle, et s'enfuit dans la cage d'escalier. Ma première frayeur passée, je ne m'attendais pas à ce que j'allais découvrir. Mon bulletin de loto avait disparu. Avec cinq bons numéros ! Pour Amandine, il n'y pas de doute. Le fantôme est un des trois autres locataires. Elle les convoque aussitôt. Où se trouvaient-ils à 10 heures 55 ? Voici leurs déclarations. Mme Coudet : J'étais en train de préparer des îles flottantes, j'attends mes petits-enfants pour déjeuner. Ils vont se régaler. M. Debrosse : Je rentre tout juste de mes courses. Pauvre Mme Mollet, quelle histoire épouvantable ! M. Grangeux : J'ai fait la grasse matinée, je viens à peine de me lever. Je me suis dépêché de prendre ma douche pour venir répondre à votre question, alors veuillez excuser ma tenue. QUESTION Parmi les trois voisins de Mme Mollet, quelle est la personne qui ment de toute évidence ? Sat, 15 Jun 2013 12:42:26 GMT 415694 Lenoir et Blanc en voient de toutes les couleurs : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132030-lenoir-et-blanc-en-voient-de-toutes-les-couleurs-40-enigmes-a-resoudre.htm#415588 40 ÉNIGMES À RÉSOUDRE EN S'AMUSANT ! Ça chauffe à l'agence Lenoir et Blanc ! Vols de bijoux ou d'animaux rares, fausse monnaie, chantage, les malfaiteurs ont plus d'un tour dans leur sac. À toi d'enquêter sur le terrain avec nos deux détectives, à la recherche du moindre indice... Sat, 15 Jun 2013 12:40:08 GMT 415588 Lenoir et Blanc en voient des vertes et des pas mûres : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132029-lenoir-et-blanc-en-voient-des-vertes-et-des-pas-mres-40-enigmes-a-resoudre.htm#415715 L'AGENCE LENOIR ET BLANC C'est l'effervescence à l'agence de détectives Lenoir et Blanc ! À leur retour de vacances, Edgar Lenoir et Amandine Blanc trouvent leur boîte à lettres engorgée, leur répondeur téléphonique saturé et une longue liste de courriels. Nos détectives ont du pain sur la planche car, pendant leur absence, les malfrats n'ont pas chômé ! Vous allez accompagner Edgar et Amandine dans leurs enquêtes et les aider à traquer les coupables. Attention ! Les mauvais sujets ont plus d'un tour dans leur sac. Ils essayeront sûrement de vous embobiner. Examinez les déclarations des suspects avec le plus grand soin et scrutez les images jusque dans le moindre détail pour trouver l'indice qui vous mettra sur la bonne voie. Edgar et Amandine vous proposent quarante nouvelles énigmes à résoudre en leur compagnie. Pour vérifier vos solutions, il vous suffira de vous reporter à la fin du livre. Vous êtes prêts à partir ? Alors, tournez la page et ouvrez l'oeil ! UNE MOUSTACHE QUI FAIT TACHE En ouvrant ce matin la porte de son bureau, Mme la mairesse Marion Lapeyre a failli tomber à la renverse. Au cours de la nuit, une main inconnue a barbouillé le pompeux portrait qu'elle a fait faire d'elle-même en lui ajoutant une moustache disgracieuse. Outrée, elle téléphone à l'agence Lenoir et Blanc. Amandine arrive sur les lieux du délit, contemple l'effigie de la mairesse moustachue et murmure : - C'est donc ça qu'il a voulu dire ! Laissant Marion Lapeyre comme deux ronds de flan, elle traverse la ville au pas de course et sous une pluie battante. Peu après huit heures, elle sonne chez Hugues Ribouille. Ce dernier est le malheureux perdant des élections municipales et l'adversaire de toujours de la mairesse Lapeyre. Il a déclaré la veille en public qu'il ferait tout pour gâcher à la mairesse le plaisir de contempler son propre portrait, scandaleusement payé avec l'argent de la commune. Amandine fait part à Ribouille de ses soupçons. Il s'insurge et nie farouchement avoir défiguré le tableau. - J'ai passé toute la nuit paisiblement dans mon lit, mademoiselle, jusqu'à ce que votre coup de sonnette vienne me tirer de mes rêves. Malgré le désordre qui règne dans l'appartement, Amandine n'a aucun mal à constater qu'Hugues Ribouille lui a menti. Qu'est-ce qui trahit le rival de la mairesse ? Sat, 15 Jun 2013 13:04:30 GMT 415715 Lenoir et Blanc en voient des vertes et des pas mûres : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132029-lenoir-et-blanc-en-voient-des-vertes-et-des-pas-mres-40-enigmes-a-resoudre.htm#415587 ÉNIGMES À RÉSOUDRE EN S'AMUSANT ! À leur retour de vacances, Edgar Lenoir et Amandine Blanc ont du pain sur la planche car pendant leur absence, les malfrats n'ont pas chômé ! À toi de faire preuve d'autant de perspicacité et de sens de l'observation que les deux détectives pour traquer le moindre indice. Sat, 15 Jun 2013 13:03:47 GMT 415587 Lenoir et Blanc font rire jaune : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132028-lenoir-et-blanc-font-rire-jaune-40-enigmes-a-resoudre.htm#415703 L'AGENCE LENOIR ET BLANC Une fois de plus, vous allez faire équipe avec les détectives Edgar Lenoir et Amandine Blanc et tenter d'élucider des énigmes truffées de mystères, en suivant des pistes parsemées de chausse-trappes et de faux-semblants. Cette fois-ci, trois grandes enquêtes vous attendent. Elles s'annoncent coriaces et réclameront toute votre attention. Certaines apparences peuvent être trompeuses, certaines déclarations mensongères. Dites-vous bien que vos adversaires ne sont pas tombés de la dernière pluie et laissez-vous guider par votre sens de l'observation. Au moindre doute, n'hésitez pas à revenir en arrière : une remarque qui semble anodine, un détail à peine perceptible peuvent soudain faire éclater la vérité. Alors, lisez attentivement et scrutez les images de fond en comble pour trouver la solution. L'agence Lenoir et Blanc vous ouvre ses nouveaux dossiers. Après chaque question, prenez le temps de réfléchir, puis inscrivez votre réponse en bas de la page. Vous pourrez la vérifier à la page suivante. Edgar et Amandine vous attendent. À vous de jouer maintenant ! LE DIAMANT BLEU DE LA GRANDE TSARINE Pierre Ponce, le directeur du prestigieux musée de minéralogie de Mirmoisse-Cayou, est aux anges. Le diamant bleu de la grande tsarine est arrivé de Saint-Pétersbourg. Juste à temps pour qu'il puisse figurer dans l'exposition «Merveilles de pierres vieilles» qui sera inaugurée ce soir même. Le fabuleux diamant bleu en constituera la pièce maîtresse. Un admirateur l'avait jadis offert à Catherine la Grande, la belle souveraine de Russie. Elle avait voulu porter le diamant en pendentif. Impossible. Le poids de la pierre la fatiguait, son éclat lui troublait la vue. Alors, la tsarine s'était résignée à l'enfermer dans un écrin secret. Il avait été retrouvé, deux siècles plus tard, sans rien avoir perdu de sa splendeur éblouissante. Sat, 15 Jun 2013 12:54:40 GMT 415703 Lenoir et Blanc font rire jaune : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132028-lenoir-et-blanc-font-rire-jaune-40-enigmes-a-resoudre.htm#415586 40 ÉNIGMES À RÉSOUDRE EN S'AMUSANT ! Le vol d'un diamant, la disparition du singe Futfut et les menaces sur l'avenir d'un robot anti-cambriolages... Les détectives Lenoir et Blanc t'ouvrent leurs nouveaux dossiers. À toi de faire preuve d'autant de perspicacité et de sens de l'observation que nos fins limiers pour traquer le moindre indice. Sat, 15 Jun 2013 12:54:03 GMT 415586 Lenoir et Blanc ne sont pas des bleus : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132027-lenoir-et-blanc-ne-sont-pas-des-bleus-40-enigmes-a-resoudre.htm#415697 L'AGENCE LENOIR ET BLANC Ça chauffe à l'agence de détectives Lenoir et Blanc ! Edgar Lenoir et Amandine Blanc se trouvent aux prises avec trois dossiers brûlants. Pour mener l'enquête et résoudre les énigmes, ils font appel à vous. Mais attention, rien n'est simple ! Les apparences sont trompeuses, les fausses pistes fourmillent, et les malfrats ont plus d'un tour dans leur sac. À vous de percer les mensonges et de repérer les indices qui feront tomber les coupables. Alors, furetez dans les images et lisez avec soin ce que disent les personnages. N'hésitez pas à revenir en arrière : un petit détail peut soudain vous permettre de faire un grand pas en avant. Et surtout, faites marcher à fond les outils les plus précieux dont dispose un détective : le sens de l'observation et une bonne mémoire. Après chaque question, prenez le temps de réfléchir puis notez votre réponse. Pour vérifier si vous avez vu juste, recherchez la solution qui figure à la fin du livre. À vous de jouer maintenant ! Il y a fort à faire et Amandine et Edgar comptent sur vous. LE RÊVE DE RODOLFO SERRE Depuis sa plus précoce incarcération, Rodolfo Serre ne pensait qu'à s'évader. Il rêvait du grand large, des plages de sable fin ourlées des eaux turquoise des mers du Sud. Ah ! pouvoir se prélasser à l'ombre d'un cocotier, les doigts de pieds en éventail, et se faire bercer par le clapotis des vagues, Rodolfo était prêt à tout pour réaliser son rêve. Dans l'atelier de son vieux complice, Loulou Ptoux, il avait ainsi installé une planche à fabriquer des faux billets. Quand la police l'avait arrêté, la planche était encore chaude mais les billets s'étaient évaporés. Rodolfo retourna en prison tandis que Loulou Ptoux fut relâché, faute de preuves. Puis, coup de tonnerre ! La veille du jour où le directeur de la prison, Jérémie Des Barreaux, allait fêter en grande pompe son départ à la retraite, Rodolfo se fit la belle de bon matin. Des Barreaux fut plongé dans le désarroi, toute sa longue et prestigieuse carrière était soudain remise en jeu ! Il décida alors d'appeler discrètement les Lenoir et Blanc à sa rescousse. - Il me faut ce Serre d'ici demain. Mais surtout, pas de vagues ! Son évasion ne doit pas se savoir. Il y va de ma réputation, vous comprenez ? Edgar et Amandine comprirent parfaitement - tout comme vous avez compris. Allez-vous réussir à mettre la main sur le faussaire en cavale et à sauver Des Barreaux, le directeur ? Sat, 15 Jun 2013 12:45:35 GMT 415697 Lenoir et Blanc ne sont pas des bleus : 40 énigmes à résoudre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132027-lenoir-et-blanc-ne-sont-pas-des-bleus-40-enigmes-a-resoudre.htm#415585 40 ÉNIGMES À RÉSOUDRE EN S'AMUSANT ! C'est de nouveau l'effervescence dans l'agence Lenoir et Blanc. L'évasion du malfrat Rodolfo Serre, le sabotage du cirque Honflex et le vol du trijolet du professeur Samson Diapason. Que de mystères ! À toi de jouer et d'être aussi perspicace que nos détectives. Sat, 15 Jun 2013 12:43:41 GMT 415585 Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine : quelques analogies historiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-127310-le-declin-la-crise-de-l-union-europeenne-et-la-chute-de-la-republique-romaine-quelques-analogies-historiques.htm#415579 L'historien belge David Engels dresse un parallèle entre la crise des Vingt-Sept et la fin de la République romaine. Les grandes fresques comparatives sur la fin des civilisations furent un genre florissant, comme en témoigne l'impact dans l'imaginaire européen de l'Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, d'Edward Gibbon. Tombé en désuétude, l'exercice refleurit sous la plume d'un jeune historien belge, David Engels, titulaire de la chaire d'histoire romaine à l'Université libre de Bruxelles, qui dresse un éclairant parallèle entre la Rome de la fin de la République - l'époque de Sylla, Pompée, César, Auguste - et l'UE... Dans un chapitre final, il se démet de son costume d'historien pour revêtir celui du prospectiviste et du polémiste inquiet d'un possible «revirement autoritaire» face à la demande croissante d'un pouvoir fort. Sat, 15 Jun 2013 01:22:01 GMT 415579 Le mythe de l'islamisation : essai sur une obsession collective http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-123669-le-mythe-de-l-islamisation-essai-sur-une-obsession-collective.htm#415574 Il est propice de lire l'essai de Raphaël Liogier sur «le mythe de l'islamisation» au moment où le meurtre sauvage du soldat britannique, comme l'agression du militaire français, ont réveillé les peurs de l'islamisme en Europe. Sous-titré «essai sur une obsession collective», ce pamphlet est brillant, incisif, souvent convaincant sur cette phobie de l'islam qui traverse le Vieux Continent, et particulièrement la France. Sat, 15 Jun 2013 01:11:31 GMT 415574 Meditation du coeur : le Pathana yoga http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132349-meditation-du-coeur-le-pathana-yoga.htm#415573 Ce petit livre rassemblemon parcours de trente années de quête mystique. Ces textes simples nourrissant le coeur de silence proposent un petit traité universel d'éveil de la conscience. C'est la voie du Pathana Yoga. L'appel vers l'Inde, sans raison précise, en 1979. Découverte d'un autremonde, d'une autre planète. Un deuxième voyage en 1981, et la rencontre totalement inattendue avecMère, dans un tout petit ashramtraditionnel, en Orissa. Une autre vie pour engendrer une nouvelle naissance. Plusieurs séjours prolongés se succéderont. La sadhana se poursuit. La conscience subit unemutation. Trente années de vie simple, ordinaire, discrète, jusqu'à comprendre que cela pouvait aider d'autres personnes à cheminer. Les ateliers Vivance se mettent en place. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415573 Ecrits libertaires http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132348-ecrits-libertaires.htm#415572 1913-1960 - Le père d'Albert Camus travaillait dans un domaine viticole, près de Mondovi, pour un négociant de vins d'Alger. C'est dans ce département de Constantine que l'écrivain voit le jour en novembre 1913. Un an plus tard, Lucien Camus meurt à la bataille de la Marne et la famille s'installe à Alger. Albert y fait ses études, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier. Il commence à écrire très jeune et ses premiers textes paraissent dans la revue Sud (1932). Après le bac, il obtient un diplôme d'études supérieures en Lettres, section philosophie, mais la tuberculose l'empêche de passer l'agrégation. En 1935, il commence à écrire L'Envers et l'Endroit qui sera publié deux ans plus tard. A Alger, il fonde le Théâtre du Travail qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Equipe : entretemps, il a quitté le parti communiste auquel il adhérait. Il entre au journal du Front Populaire, créé par Pascal Pia : son enquête "Misère de la Kabylie" aura une action retentissante. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal et s'arrange pour que Camus ne trouve plus de travail. Il s'installe à Paris et travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat quand P. Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. La rupture avec Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps Modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être "délibérément statique". En 1956, à Alger, il lance son "Appel pour la trêve civile", alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1957.Le 4 janvier 1960, au Petit-Villeblevin, Camus trouve la mort en voiture. Il est enterré à Lourmarin où il avait acheté une maison. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415572 Du coeur à l'établi http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132346-du-coeur-a-l-etabli.htm#415571 Manu Camacho n'a pas l'habitude des émotions fortes. Sa vie, il la mène tranquillement, à réparer des guitares pour son gros patron bavard, à dormir une ou deux fois par semaine chez son amie Lou ou à faire du vélo comme si sa vie en dépendait. C'est bien malgré lui qu'il fait la rencontre de Paré, l'homme par qui tous les problèmes arrivent. Un grand imbécile irresponsable, inconséquent et. attachant. En un temps record, Paré entraîne Manu et Lou sur la piste de sa malchance, au travers de passages à tabac, d'histoires de drogue et de soirées bien arrosées. Au courant d'un été, Manu fera le constat qu'il n'est pas si mal après tout de se mouiller et de sauter tête première pour changer l'ordre des choses. Il lui faudra seulement accepter que les changements qui s'opèrent ne naissent pas toujours de sa propre volonté. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415571 Washington noir http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132345-washington-noir.htm#415570 Washington, D.C. : le lieu évoque aussitôt les arcanes du pouvoir américains, la Maison blanche, le Capitole. Mais c'est aussi une ville à part des États-Unis, au taux de criminalité record. George Pelecanos et quinze autres plumes - des auteurs de noir, mais aussi un policier, un ancien taulard, un acteur... - nous font découvrir leur Washington, où se croisent drogués et prostituées, gangsters et flics de base, mais aussi politiciens et journalistes. Auteurs : Robert Andrews, Jim Beane, Ruben Castaneda, Richard Currey, Jim Fusilli, James Grady, Jennifer Howard, Lester Irby, Kenji Jasper, Norman Kelley, Laura Lippman, Jim Patton, George Pelecanos, Quintin Peterson, David Slater, Robert Wisdom. " Une anthologie qui offre une vision saisissante des coins les plus sombres de notre paysage urbain. " Washington Post George Pelecanos est né à Washington en 1957. Il est l'auteur de nombreux romans noirs dont il situe les intrigues dans les rues de sa ville natale, en particulier dans sa série du «D.C. Quartet», mais aussi les enquêtes de ses privés Nick Stefanos, Derek Strange et Terry Quinn. Il a aussi travaillé en tant que scénariste et producteur pour la célèbre série The Wire. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415570 Asile de nuit http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132342-asile-de-nuit.htm#415569 Charlotte, Sylvie, Natasha, Océane et Alice attendent assises sur leur tabouret derrière l'une des façades closes et éclairées au néon des maisons nocturnes. Elles sont là depuis hier, depuis dix jours, depuis dix ans. Petits bouts de femmes, femmes battues, émancipées, adultères, bafouées, pubères, entretenues, mangeuses d'hommes, de mauvaises moeurs, de petite vertues. Les expressions ne manquent pas quand on est dans le fossé. Alice attend, sait qu'on la regarde en permanence. Elle n'est plus qu'un vecteur d'évènements. Parfois elle saute de son tabouret et traverse les rues croisant des vies empilées qu'elle ne rencontre jamais vraiment. Elle connait sa chute, elle voit le mur vers lequel elle court, elle sent sa perte. Elle marche et continue, la tête rongée par l'alcool ressassant des slogans qui n'ont jamais aboutis, faute d'oreille. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415569 J'haïs les vieux http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132341-j-hais-les-vieux.htm#415568 Armand Lafleur est un vieux chanteur de charmes qui vit maintenant dans l'ignorance et l'oubli, dans son foyer pour personnes âgées autonomes. Un beau soir, alors qu'il regarde une série policière sur son écran plat de 50'', deux jeunes trentenaires frappent à sa porte pour l'inviter à remettre un prix dans un grand gala, le soir même, sur une des scènes de la Place des Arts. Une limousine l'attend en bas et un tuxedo dans une loge là-bas. Armand Lafleur se rend compte que non seulement il a simplement servi de faire valoir de dernière minute, mais qu'il devra remettre un prix à sa pire ennemi, une vieille folle qui habite le même immeuble que lui et qui vient de faire paraître, sur le tard, un dernier disque de ses grands succès. Écoeuré, Armand modifie le résultat et accorde le prix à une jeune artiste qui rejoindra le vieux dans son appartement, après la cérémonie, pour le remercier comme il se doit... Pendant qu'elle livrera ses remerciements un peu spéciaux à Armand, personne n'entendra la vieille chanteuse se glisser dans la chambre d'Armand et étrangler la fausse récipiendaire. Une fois le fait accompli, les deux vieux doivent se débarasser du corps de la jeune chanteuse... Mais c'est du Barcelo, pour en savoir plus, faut lire ! Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415568 Universel coiffure http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132340-universel-coiffure.htm#415567 «Sur la planète de Ti-Luc et Jean-Pierre, avoir une belle coiffure était un droit humain fondamental.». Enlevée à Saint-Lin-Laurentides par deux psychopathes soidisant extraterrestres, la coiffeuse Sylvie Chénier se voit forcée d'annoncer aux Québécois que le bonheur passe par une belle coupe de cheveux. Cette révélation chamboulera la vie de Sylvie et celle du Québec au complet. Meurtres, attentats et soulèvements populaires se succèdent, ponctués par une grosse colère de Jean-Luc Mongrain, la création d'une Commission Bouchard- Taylor sur les exigences raisonnables en matière de coiffure et un incident diplomatique au terme duquel les Iraniens menacent de faire sauter la planète. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415567 L'école des glycines http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132334-l-ecole-des-glycines.htm#415563 Septembre 1962. François et Lise, deux jeunes enseignants, vont faire leur première rentrée scolaire dans la petite école rurale de Saint-Maurice, lui comme directeur, elle en tant qu'adjointe. Amis de toujours, les événements d'Algérie ont fini par les éloigner. Leurs fredaines d'écoliers appartiennent désormais au passé et leurs vies sentimentales ont pris des chemins différents. Mais voilà qu'ils se retrouvent affectés dans la même école, celle de leur enfance ! Pourtant, ni l'un, ni l'autre ne l'a cherché. A leur insu, leurs parents, qui souhaitaient les marier à tout prix, ont fait jouer leurs relations. Très vite, ils donnent l'impression de s'entendre à merveille et de former un duo d'exception. Mais ils savent qu'enseigner là où ils ont grandi ne sera pas simple. Tout faux pas leur est interdit, même de se retrouver occasionnellement l'un chez l'autre, et le moindre petit détail, sortant de l'ordinaire, peut prendre des proportions à la fois démesurées et ridicules. Dès les premières semaines, sans aucune préparation, ils seront confrontés à l'école de la vie. Ils connaîtront les affres de la jalousie, les coups fourrés, les suspicions, les réprobations, sans compter les manipulations. Parviendront-ils toutefois à se construire un avenir commun ? Une histoire qui évoquera à chacun les moments forts, inoubliables, des années passées sur les bancs de l'école. Un roman savoureux et intense signé par un ancien instituteur en milieu rural. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415563 Mariés par testament http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132333-maries-par-testament.htm#415562 Fille unique d'un notaire, Jeanne se passionne très tôt pour le métier de son père. Ce dernier lui apprend l'art de manier la plume et elle devient sa greffière. Les années passent, sa vocation grandit. Elle entend bien marcher sur les traces paternelles. Mais la coutume interdit à une femme d'exercer une profession destinée à un homme. Qu'à cela ne tienne ! Elle épousera un notaire auprès duquel elle pourra mettre à profit son savoir. A l'âge de quinze ans, elle rencontre un jeune tabellion, Michel Aumaître dont elle tombe éperdument amoureuse. Son père se réjouit de ce futur gendre qui reprendra son étude. Le bonheur de Jeanne est absolu mais fugace : son père, le seul à connaître le secret de son coeur, meurt accidentellement. Comment peut-elle désormais envisager le destin qu'il lui réservait sans son soutien et sa présence ? Lui seul avait le pouvoir d'imposer le mari qu'il avait décidé pour sa fille. Au XVIIième siécle, une femme n'est pas libre de disposer de sa personne ni de s'unir avec celui qui fait battre son coeur. Prise dans une violente tourmente familiale, Jeanne devra obéir, se soumettre, s'incliner devant l'homme qu'on lui aura choisi et devenir une épouse accomplie, enfouissant au plus profond d'elle-même les rêves qu'elle avait jadis conçus. Un talent de romancière, un art de la reconstitution historique appuyé sur une documentation rigoureuse, Judith Rapet nous offre un remarquable roman écrit à la gloire de ces femmes qui eurent plus de courage que de libertés. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415562 Bijoux en papier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132330-bijoux-en-papier.htm#415561 35 réalisations à bel effet à partir de différentes techniques et qualités de papier : boucles d'oreilles, bracelets, colliers, broches Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415561 Chapeaux et serre-tête ; 30 modèles à confectionner http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132329-chapeaux-et-serre-tete-30-modeles-a-confectionner.htm#415560 30 modèles à créer ou customiser pour toutes occasions : fêtes, mariages. Couture, broderie, peinture, accessoirisation aux rubans. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415560 Amédine ; les trésors d'une vie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132322-amedine-les-tresors-d-une-vie.htm#415556 A travers le récit d'Amédine placée en 1950 à l'hospice de Lisieux pour y vivre les dernières années de sa vie, c'est une entrée dans l'univers de cette institution, qui véhicule une peur de la mort et une image de la vieillesse peu montrable. Le témoignage d'Amédine contredit cette sombre vision. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415556 Retraite de consécration à la Sainte trinité par Marie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132321-retraite-de-consecration-a-la-sainte-trinite-par-marie.htm#415555 La Communion Marie Reine de la Paix propose à travers ce livre une démarche de consécration à la Sainte Trinité par Marie au cours d'une retraite de 33 jours. Différents messages de la Vierge sont médités comme un écho de la Parole de Dieu, de la tradition des Pères et du Magistère de l'Eglise, selon la spiritualité de St Louis-Marie Grignion de Montfort Ce livre nous invite à choisir Marie comme notre Mère selon l'invitation même du Christ du haut de sa Croix : «Voici ta Mère» (Jn 19, 27) et à devenir de véritables «apôtres de Marie». Il s'agit concrètement d'offrir pleinement nos vies au Christ en lui ouvrant tous les domaines de nos vies. Ainsi, en partant de ce qui nous est le plus extérieur pour aller vers les dimensions les plus profondes de notre être, nos vies sont purifiées et fécondées par la grâce de Dieu, revisitées par l'amour de Dieu et sa lumière. Un moyen magnifique de renouveler nos promesses baptismales, pour avec Marie, continuer notre chemin de sainteté. Depuis 1994, ce livre a été traduit dans une vingtaine de langues et répandu sur les cinq continents. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415555 Beyblade metal fury t.8 ; ensemble contre le soleil noir ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132320-beyblade-metal-fury-t8-ensemble-contre-le-soleil-noir.htm#415554 Une aventure de plus avec Gingka et ses amis à la recherche des autres Bladers Légendaires. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415554 Beyblade metal fury t.7 ; le royaume perdu du roi Hades http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132319-beyblade-metal-fury-t7-le-royaume-perdu-du-roi-hades.htm#415553 Une aventure de plus avec Gingka et ses amis partis à la recherche des autres Bladers Légendaires. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415553 Donne-moi ton coeur http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132315-donne-moi-ton-coeur.htm#415552 Lucinda, une jeune et jolie femme d'environ 25 ans, disparaît au cours de son jogging matinal. Peu de temps après, on retrouve le cadavre de Katie, 16 ans, sur un terrain vague. Elle a la cage thoracique ouverte. Son coeur a été prélevé. Le sergent Michael McCabe, qui a quitté la police de New York pour celle de Portland - ville a priori tranquille du Maine -, et son équipière Maggie Savage orientent leur enquête vers les chirurgiens cardiaques de la région, seuls capables d'avoir opéré de la sorte. Pourtant, ils semblent foncer droit dans le mur. Jusqu'à ce qu'ils apprennent l'existence d'une série de meurtres similaires, commis quelques années plus tôt en Floride. L'enquête est relancée. Mais le temps leur est compté s'ils veulent retrouver Lucinda vivante... De facture classique, ce premier roman de James Hayman frappe par la qualité de la narration et des personnages, à la psychologie fouillée. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415552 Ma vie n'a pas commencé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132309-ma-vie-n-a-pas-commence.htm#415550 Au début des années 1960, à contre-courant de la vague yéyé qui déferlait, Leny Escudero a fait irruption dans les transistors avec ses chansons passionnées et romantiques. En particulier avec Pour une amourette, qui va faire le tour du monde et que va reprendre Sarah Vaughan : Pour une amourette/Qui m'avait souri/Je me suis fait honnête/J'ai changé ma vie. Personne ne s'y attendait, même pas lui ! C'est un époustouflant feuilleton à épisodes multiples qui, entre rires et larmes, emprunte à la fois à l'émotion d'un Jules Vallès et aux fresques enlevées d'Alexandre Dumas père. Un ton unique. Chez Leny Escudero, la maîtrise du verbe signe le début de l'émancipation. Parlée ou écrite, sa langue est chantante. Elle est à son image : directe et combative. Ce raconteur est un artiste de la liberté. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415550 G. Lenôtre ; le grand historien de la petite histoire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132304-g-lenotre-le-grand-historien-de-la-petite-histoire.htm#415548 "Le grand historien de la petite histoire" est présenté par Adrien Goetz, Franck Ferrand, Michel Crépu, Bruno Fuligni, Philippe Charlier, Frédéric Lenormand, Guy Stavrides, Thierry Lentz, Emmanuel de Waresquiel, Clémentine Portier-Kaltenbach et Michel de Grèce. Né en 1855 près de Metz, mort en 1935, Théodore Gosselin Lenotre, historien dramaturge, spécialiste de Versailles, des guerres de Vendée et surtout de l'histoire de Paris, compte aujourd'hui encore de nombreux inconditionnels. Non seulement ses admirateurs connaissent bien ses livres, en particulier les six volumes de Vieilles maisons, vieux papiers mais il y existe entre eux une sorte de compétition amicale : c'est à celui qui possédera le plus grand nombre d'exemplaires sur la centaine d'ouvrages écrits par le «Maître». On lit, on collectionne Lenotre, mais surtout on l'aime ! Nul ne l'évoque en effet sans une sorte de jubilation teintée d'affection : comme s'il avait été pour chacun de ses lecteurs, une sorte de «grand-père supplétif» dont les récits imagés et vivants avaient ensoleillé la jeunesse. Son érudition, son talent inné pour faire revivre sous sa plume les grands et petits épisodes et personnages de notre histoire, sa bonhomie, son humour, sa physionomie même, lui confèrent une place particulière au Panthéon des conteurs ; il fait partie de ces merveilleux «passeurs» auxquels nombre d'entre nous doivent d'avoir aimé l'histoire. En hommage à ce maître affectionné, dix auteurs ont chacun choisi et commenté avec passion un texte tiré de l'un de ses livres. Les cosignataires du recueil ainsi constitué sont Adrien Goetz, Franck Ferrand, Michel Crépu, Bruno Fuligni, Philippe Charlier, Frédéric Lenormand, Guy Stavrides, Thierry Lentz, Emmanuel de Waresquiel, Clémentine Portier-Kaltenbach et Michel de Grèce. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415548 Le signe ; le suaire de Turin et le secret de la résurrection http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132303-le-signe-le-suaire-de-turin-et-le-secret-de-la-resurrection.htm#415547 On explique traditionnellement la naissance du christianisme par le miracle de la Résurrection. Après sa mort, Jésus apparaît à ses disciples pour leur dire de diffuser l'Évangile. En l'espace de quelques générations, le christianisme se répand au Moyen-Orient et dans toute l'Europe. Aujourd'hui, cette explication semble de plus en plus invraisemblable, et même de nombreux chrétiens ne peuvent se résoudre à croire à une résurrection littérale. Mais cela a mis les historiens dans l'incapacité de rendre compte du succès remarquable du christianisme. Si les disciples n'ont pas réellement vu Jésus ressuscité, comment furent-ils convaincus qu'il était le Messie qu'ils attendaient ? Thomas de Wesselow a consacré sept ans à trouver la réponse à cette énigme. En examinant d'un regard neuf une source historique familière, mais mal comprise et en renouvelant l'interprétation de nombreux passages de la Bible, il montre que la solution était patente depuis plus d'un siècle. Sun, 16 Jun 2013 00:07:02 GMT 415547 La Torah commentée pour notre temps. Volume 1, La Genèse http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132295-la-torah-commentee-pour-notre-temps-volume-1-la-genese.htm#415545 La Torah, première partie de la Bible (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), est un texte fondateur de notre civilisation. On y trouve des idées qui ont révolutionné le monde, des préceptes qui fondent le rapport à l'autre, des récits qui ont inspiré l'art dans toutes ses expressions et les grandes valeurs de la société occidentale. La Torah est d'emblée interprétation. Elle contient différentes versions d'un même récit, des lois qui, parfois, se contredisent, des personnages qui s'affrontent. Commentée dans le Talmud, appelé «Torah orale», elle l'a aussi été à tous les siècles jusqu'à nos jours. Exégètes, philosophes, penseurs, écrivains ont proposé des interprétations différentes, voire opposées. Qui a raison ? Qui détient la vérité ? La question reste ouverte. La Torah commentée pour notre temps associe des commentaires anciens et modernes, critiques ou traditionnels (Hillel, Shammaï, Rashi, Abravanel, N. Sarna, N. Leibowitz...). Cet ouvrage monumental tente de répondre aux questions contemporaines en faisant dialoguer les commentateurs à travers les siècles. Le texte, organisé selon les versets de la semaine, est accessible à tous : jeunes et adultes, amateurs ou éclairés, juifs ou non, croyants ou incroyants. Cette édition en langue française d'un commentaire moderne et systématique de la Torah manquait dans le corpus de la littérature juive actuelle, que ce soit pour l'étude, l'approfondissement de sa vie spirituelle ou le simple plaisir d'être guidé dans la découverte d'une pensée en perpétuelle recherche d'un sens donné à la vie. Harvey J. Fields est professeur d'université, historien et écrivain. Ses articles sont parus dans de nombreux journaux et magazines aux États-Unis. Diplômé de l'université de Californie et docteur en histoire de la diplomatie de l'université Rutgers, il est rabbin émérite de la synagogue de Wilshire Boulevard à Los Angeles, en Californie. Wed, 19 Jun 2013 09:58:45 GMT 415545 Au jardin avec Le Nôtre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132290-au-jardin-avec-le-notre.htm#415542 Des jeux autour du jardinier du roi Louis XIV, qui a créé notamment les jardins de Chantilly, de Saint-Cloud, de Saint-Germain-en-Laye, de Vaux-le-Vicomte et de Versailles. Les différentes activités permettent de s'amuser avec les paysages, les formes, les couleurs, l'eau et les saisons, au fil des labyrinthes, des compositions géométriques, des chemins et des fontaines. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415542 Les animaux malades de la peste http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132289-les-animaux-malades-de-la-peste.htm#415541 Si la peste fait rage, c'est que l'un d'entre nous est coupable. Mais qui ? Le puissant lion ou l'âne modeste ? Magistral et universel, Jean de la Fontaine peint la comédie d'animaux très humains. Olivier Morel, artiste époustouflant, ravive la modernité de cette fable grâce à ses gravures explosives. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415541 Les mille et une définitions du théâtre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132288-les-mille-et-une-definitions-du-theatre.htm#415540 «Le théâtre est le bouton qui attache le ciel à la terre.» Dans un livre à la fois recueil d'aphorismes, anthologie poétique et méditation théorique, Olivier Py nous offre ses Mille et Une Définitions du théâtre. Métaphores, allégories ou anecdotes historiques nous font voyager à travers tous les théâtres, des Grecs à nos jours, souvent guidés par la figure de Hamlet. Avec des accents lyriques et jubilatoires, il fait de cet art la forme de pensée la plus urgente de son temps, un art d'être au monde. Après avoir fait hypokhâgne et khâgne, Olivier Py est entré à l'Ecole de la rue Blanche, puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Il a aussi suivi des études de théologie à l'Institut catholique. Metteur en scène et comédien, Olivier Py dirige le Centre dramatique national d'Orléans de 1998 à 2006 et l'Odéon-Théâtre de l'Europe à Paris de 2007 à 2012. Il prendra la direction du festival d'Avignon en 2013. Chez Actes Sud-Papiers, il a publié plusieurs pièces de théâtre – La Servante (1995 et 2000), Le Visage d'Orphée (1997), L'Apocalypse joyeuse (2000), L'Exaltation du labyrinthe (2001), Jeunesse (2003), Le Vase de parfums suivi de Faust nocturne (2004), Les Vainqueurs (2005), Illusions comiques (2006), Les Enfants de Saturne (2007), La Vraie Fiancée (2009) – et deux textes théoriques – Epître aux jeunes acteurs pour que soit rendue la Parole à la Parole (2000) et Discours du nouveau directeur de l'Odéon (2007). Tout son théâtre est également publié dans la collection Babel : Théâtre complet I (n°886, 2008), Théâtre complet II (n°939, 2009), Théâtre complet III (n°1052, 2011). Olivier Py est aussi l'auteur d'un roman paru chez Actes Sud : Paradis de tristesse (2002 ; Babel n° 698). Lors du Festival d'Avignon 1996, on a aussi pu découvrir son personnage de cabaret, “Miss Knife”. Ses talents vocaux ont fait l'objet d'un spectacle recréé au Café de la Danse à Paris en 2004, Les Ballades de Miss Knife, disponible en CD chez Actes Sud (distribution Naïve). En septembre 2012 il quittera la direction du Théâtre de l'Odéon pour celle du Festival d'Avignon. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415540 Carnets d'Avignon ; planches 2008/2012 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132287-carnets-d-avignon-planches-2008-2012.htm#415539 C'est chaque fois la même chose : le bonheur et la frustration. Trop de tout au Festival d'Avignon, trop de belles choses, de belles rencontres, de belles personnes, trop d'agacement, de chaleur, de bruits, de choix à faire. Le sentiment qu'on n'en aura jamais fait le tour. Et au bout du compte, on repart toujours avec une image, celle d'un moment sublime dans un spectacle, d'un ciel étoilé dans la Cour d'honneur, de son actrice préférée à une terrasse, ou de son acteur aussi bien sûr, et même son metteur en scène, d'un débat passionné, d'un échange spontané avec des spectateurs. Comment conserver tout cela ? Des photos ? Tout le monde en fait et il y en a tellement dans notre vie de tous les jours... Quel médium choisir alors ? Hortense Archambault et Vincent Baudriller, directeurs du Festival d'Avignon de 2004 à 2013 ont eu l'idée géniale de demander à François Olislaeger de dessiner le Festival pour le blog officiel. Avec du papier et un crayon on peut aller partout, dessiner en silence, voir ce que nous n'avons pas vu mais aussi retrouver l'émotion que nous avons partagée. Spectateur privilégié, François Olislaeger découvre la programmation et, au jour le jour, le regard pointu, nous fait part dans son langage, de ses émotions et de ses observations, capte le théâtre dans son souffle premier avec humour, poésie et subtilité. Le théâtre qui est une affaire contingente, éphémère, fragile. «Je crois plus fort que jamais qu'un spectacle est comme un livre, disait Odile Quirot, il peut avoir un écho au-delà des spectateurs qui y ont assisté, selon une étrange circulation des idées et de l'énergie.» Le pari d'Hortense Archambault et Vincent Baudriller, est gagné - avec François Olislaeger on refait, vraiment, le voyage d'Avignon, ce Théâtre des théâtres, on découvre, on se souvient. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415539 Michelangelo Pistoletto : année 1, le paradis sur terre http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132286-michelangelo-pistoletto-annee-1-le-paradis-sur-terre.htm#415538 Entre le 24 avril et le 3 septembre 2013, Michelangelo Pistoletto est le "grand invité" du musée du Louvre. L'ouvrage Michelangelo Pistoletto. Année 1 - Le Paradis sur Terre est bien plus qu'un catalogue. Présentant les oeuvres confrontées avec quelques-uns des plus grandes qui recèle le Louvre, il est l'occasion d'une rétrospective de l'oeuvre entière de l'artiste. Il est accompagné d'un DVD montrant les happenings, les flashmobs et les divers événements associés au Rebirth-day qui aura eu lieu le 21 décembre 2012 dans le monde entier, et notamment sur le parvis du Louvre. Wed, 19 Jun 2013 09:42:35 GMT 415538 Logistique http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132285-logistique.htm#415537 Un ouvrage synthétique et concret, avec un glossaire comprenant tous les mots clés de la logistique La logistique est la fonction organisant les circuits de matières au moindre coût, autrement dit, l'art de livrer le bon produit au bon endroit et au bon moment. Cet ouvrage présente l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour mener à bien une fonction logistique dans une entreprise. Cette nouvelle édition intègre les répercussions logistiques des dernières évolutions technologiques (plate-forme numérique) et économiques (mondialisation des fl ux), ainsi qu'un chapitre entièrement nouveau sur les outils informatiques pour la logistique. Ce livre s'adresse : Aux étudiants des fi lières logistiques, gestion et économie (IUT, BTS, écoles de commerce) aux étudiants en fi lières scientifi ques (informatique, mathématiques appliquées, écoles d'ingénieurs) aux professionnels (logisticiens, gestionnaires, ingénieurs, directeurs de production) Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415537 Du côté de chez Yann ; traversée littéraire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132284-du-cote-de-chez-yann-traversee-litteraire.htm#415536 Prix Goncourt 1985 avec Les Noces barbares, Yann Queffélec est l'auteur d'une quinzaine de romans dont Ma première femme (Fayard, 2005), La Dégustation (Fayard, 2005) et L'Amante (Fayard, 2006). Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415536 Vertiges http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132283-vertiges.htm#415535 Au seuil d'une séparation qu'il sait de plus en plus inévitable, Augustin observe la femme qu'il aime et avec laquelle il pensait avoir définitivement reconstruit sa vie. Meurtri, déchiré, il est néanmoins tendu par ce désir plus fort que lui de comprendre, et ne peut détacher son esprit des images qu'il convoque pour tenter d'analyser les raisons d'une telle délitescence. Au visage d'Esther se substitue bientôt celui de Cécile, la première femme avec laquelle il a vécu, premier amour fracassé lui aussi, au terme de longues années de vie commune. Tandis qu'il s'interroge sur la répétition de ces échecs amoureux, les souvenirs d'enfance remontent à la surface, toujours obsédants. Rejeté par sa mère dès son plus jeune âge, il se demande de quelle façon répondre à l'attente et au désir des femmes qu'il rencontre ; comment parvenir à fonder une famille quand la sienne, enfant, n'a cessé de se disloquer ; comment surmonter le vertige que provoque chez lui l'évocation du sentiment amoureux. Car le sujet est vaste et chaque question en appelle une autre, en forme de méditation profonde et douloureuse. Comment un être croisé par hasard peut-il provoquer chez soi une telle sidération ? Par quel miracle une attirance aussi violente s'avère-t-elle réciproque ? Comment ne pas être ébloui par le plaisir que se donnent deux corps qui s'offrent et qui s'accordent ? Comment réussir à maintenir pendant de longues années cette effervescence magnifique face aux contingences du quotidien ? Que sait-on de cet être dont on croit partager le plus secret de son existence ? Comment affronter ce gouffre qui s'ouvre sous vos pieds quand la confiance mutuelle paraît se fissurer ? À toutes ces questions dévastatrices, Lionel Duroy oppose son implacable obsession de trouver les mots pour le dire. Écrire pour survivre. Écrire pour vivre. " Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ", disait Niesztche, Lionel Duroy préfère penser que tout ce qui ne tue pas permet de vivre plus intensément. Depuis des années, livre après livre, Lionel Duroy tente de démêler l'imbroglio d'informations, de sensations, d'émotions qui construisent l'histoire d'une vie. Parfois très crûment, il creuse le sillon de la psychanalyse, l'applique à l'histoire d'un homme qui se bat contre lui-même et contre l'empreinte indélébile laissée par une enfance dénuée d'amour maternel. S'il est facile de retrouver les thèmes chers à l'auteur, tous les personnages ont ici changé de nom, de prénom, de décor et d'univers. Lionel Duroy renoue ainsi à la fois avec la veine autobiographique - par l'ampleur du projet qu'il poursuit -, mais aussi et surtout avec la veine purement romanesque alliée à ce style parfaitement maîtrisé qui est le sien. Lionel Duroy est l'auteur d'une douzaine de livres dont Écrire, Le Cahier de Turin, Des hommes éblouissants, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés pour le grand écran. En 2010, le succès de son roman Le Chagrin lui apporte une reconnaissance à la mesure de son talent. Depuis il a publié Colères et L'Hiver des hommes, deux nouveaux succès de librairie. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415535 Le meilleur médicament, c'est vous ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132281-le-meilleur-medicament-c-est-vous.htm#415534 «En écrivant cet ouvrage, j'ai voulu vous donner l'ordonnance que je n'aurais jamais osé rédiger en consultation et vous confier la méthode pour être en meilleure santé, et guérir par vous-même ! Le cerveau et le corps humain disposent de pouvoirs puissants, qui ne sont pratiquement jamais utilisés. Il suffit de les activer pour soigner un nombre considérable de symptômes et de maladies. L'effet est double : en corrigeant la cause et non l'effet, on diminue les récidives et on construit un vrai barrage contre les maladies. Nous possédons, au fond de nous, nos propres médicaments pour nous soigner. Nous sommes notre propre médecine, vous allez le découvrir ! Il est essentiel d'adopter une démarche active. Ne pas se comporter en assisté par rapport à sa santé, mais en entrepreneur actif. Dans ce livre, je vais vous donner les clés pour reprendre votre santé en mains et consolider tous les domaines qui la composent : alimentation, poids, allergies, sommeil, transit, sexualité, vieillissement.» Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415534 Absolution http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132280-absolution.htm#415533 Clare Wade, icône du microcosme littéraire blanc et de gauche de Cape Town, est contactée par Sam Leroux, un jeune universitaire qui souhaite retracer sa carrière dans une biographie. Depuis la fin de l'apartheid, un travail de mémoire est mené pour aider le pays à se reconstruire. C'est le rôle du TRC (Truth and Reconciliation Commission). Parallèlement aux entretiens qu'elle donne à Sam, Clare enquête, grâce aux archives de cette commission, sur la disparition de sa fille, Laura, qui a rejoint la lutte armée en 1989, alors qu'une guérilla sanglante déchirait le pays. Au fil de ses recherches, Clare s'interroge sur les motivations de sa fille, auteure probable d'attentats à la bombe ayant fait de nombreuses victimes, tandis que le travail de Sam dévoile des liens inavouables entre Clare et l'ancien régime d'apartheid. Mais Sam lui-même est loin d'avoir tout dit à Clare sur les événements qui le relient à Laura. Entre ambivalence et faux-semblants, Sam et Clare vont peu à peu s'apprivoiser et revisiter chacun leur passé pour tenter de donner sens aux drames de leurs vies. Si tous les personnages d'Absolution ont en commun des secrets lancinants, tous ont aussi une soif inextinguible de vérité. Sauf que la mémoire est parfois traîtresse, et que la vérité objective n'existe pas. Fascinante prouesse littéraire, ce roman est construit comme une boule à facettes, où différentes versions des mêmes événements révèlent tour à tour un aspect d'une vérité toujours changeante. Qu'il s'agisse de Clare, de Sam, ou de Laura (dont sa mère a conservé le journal intime), chacun n'a accès qu'à un seul versant de l'histoire qui les relie les uns aux autres et que l'auteur nous laisse le soin de recomposer. Multipliant le nombre de sources (carnets, fictions écrites par Clare, interviews, et comptes-rendus de la commission Vérité et Réconciliation), Patrick Flanery construit un récit d'une complexité diabolique dont le sens général s'éclaire au fur et à mesure, pour exploser dans un feu d'artifice de révélations finales. Et comme les protagonistes principaux sont aussi écrivains, la lisière entre l'imaginaire, la fiction et le réel n'en est que plus ténue. Outre cette brillante construction, la force de ce premier roman réside dans la tension dramatique exceptionnelle qui le traverse, à la mesure des enjeux politiques et personnels auxquels les personnages sont confrontés. Entre atmosphère kafkaïenne - quant il s'agit de décrire l'absurdité et la cruauté de la logique totalitaire - et climat d'insécurité permanente - quand la vie quotidienne est sans cesse menacée par la misère environnante -, Absolution épouse les codes du thriller, ménage un suspense infernal et pousse l'angoisse à son paroxysme. Interrogeant à la fois les notions de culpabilité, de bien et de mal, mais aussi les limites de la démocratie et de la liberté pour laquelle certains payent de leur vie, ce récit dévoile toute la complexité de la société sud-africaine contemporaine. Mais au bout du compte, Absolution est un hommage à la littérature, seule capable de relier l'histoire individuelle à l'histoire collective. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415533 Bienvenue bébé ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132278-bienvenue-bebe.htm#415532 Un cadeau de naissance avec une boite à musique et un adorable livre cartonné sur les bébés animaux. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415532 Les lézards attaquent ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132267-les-lezards-attaquent.htm#415531 FÉLICITATIONS, FORME DE VIE INFERIEURE ! Quelle journée historique pour vous ! C'est merveilleux ! Vous étiez sur votre petite planète Terre, à vous agiter sans raison, comme le minable résidu de vermine que vous êtes, et d'un coup, voilà que vous allez jouer un rôle vital dans les projets de domination galactique de la Colonie de Lézards de Gherreptix ! La vie tranquille de Lance est bouleversée la nuit où une météorite s'écrase dans son jardin. Dès lors, le chef des lézards de l'espace prend le contrôle de son corps, bien décidé à anéantir toute forme de vie sur Terre. Propulsé dans un monde virtuel, Lance pourra-t-il reprendre possession de son corps et sauver la planète ? Mark Griffiths Mark Griffiths a grandi dans le nord du Pays de Galles et a étudié la philosophie. Il écrit pour la radio, la télévision (la BBC) et la scène. Il est également l'auteur de plusieurs pièces de théâtre originales. Les lézards attaquent ! est son premier roman. Wed, 19 Jun 2013 15:29:00 GMT 415531 Made in New York http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132256-made-in-new-york.htm#415530 Major de l'Ecole supérieure de Cuisine, Jean-Fançois Mallet a travaillé avec les plus grands chefs. Aujourd'hui photographe gastronomique et de voyage, il aborde la gastronomie avec la maîtrise d'un grand reporter. Il a publié de nombreux ouvrages chez Aubanel, dont La France qui mange, Thés et mets, Le Vrai Goût de l'Italie, du Viêtnam, du Liban, du Mali, de New York (2008).Après des études d'ethnologie, Emmanuelle Jary est devenue journaliste pour la presse magazine spécialisée dans la gastronomie et le voyage. Elle est l'auteur de plusieurs livres dont Les Chemins du goût (Aubanel, 2004), Délicieux petits restes (Solar, 2005) et Le Vrai Goût de l'Italie (Aubanel, 2007). Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415530 Made in Bretagne http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132255-made-in-bretagne.htm#415529 30 recettes salées et sucrées qui mettent à l'honneur tous les produits mythiques bretons : crustacés, poissons, beurre salé, galettes... - 15 recettes salées : galettes saucisse, homard à l'armoricaine, huitres chaudes au sabayon d'hydromel, carré d'agneau et coco de Paimpol... - 15 recettes sucrées : caramel au beurre salé, crêpes aux pommes flambées, kouign amann, scones au lait ribot, far breton... Toutes les recettes sont très joliment illustrées avec ici ou là des photos d'ambiance qui nous transportent immédiatement en terre bretonne. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415529 Réinventer le sacré : une nouvelle vision de la science, de la raison et de la religion http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132079-reinventer-le-sacre-une-nouvelle-vision-de-la-science-de-la-raison-et-de-la-religion.htm#414510 Stuart Kauffman tente de définir, dans ce livre provocateur, un terrain d'entente entre la religion et la science, en redéfinissant Dieu, non pas comme un Créateur surnaturel, mais comme la créativité naturelle et incessante existant dans l'univers. Pour renforcer l'idée de cette nature sans cesse créative et imprévisible, Kauffman tire des exemples de la biosphère, de la neurobiologie et de l'économie. De même, lors de discussions détaillées, Kauffman soulève d'importantes questions quant à la possibilité d'auto-organisation des systèmes naturels. A première vue, ses hypothèses pourraient plutôt justifier l'athéisme, puisqu'elles rendent inutile l'hypothèse d'un créateur capable de justifier la haute improbabilité du vivant. En revanche, selon l'auteur, les théories de l'auto-organisation réhabilitent une certaine idée de Dieu, un concept à son avis encore fécond pour représenter l'extraordinaire créativité de l'univers lui-même. Stuart Kauffman est le directeur fondateur de l'Institute for Biocomplexity and Informatics et professeur à l'université de Calgary. Il a notamment publié The Origins of Order. At Home in the Universe et Investigations. Il vit à Calgary, au Canada. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 414510 Mystères et significations du Temple maçonnique http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132078-mysteres-et-significations-du-temple-maconnique.htm#414509 Patrick Geay fait appel à l'hermétisme et à l'ésotérisme des trois grandes religions monothéistes pour restaurer les fondements traditionnels de la franc-maçonnerie. L'auteur consacre une partie importante de l'ouvrage à la structure cosmique du temple, le temple maçonnique étant une image du corps de l'Homme Universel. Au sein de cet espace sacré, la quête du secret de l'apprenti, du compagnon puis du maître, qui rejoint l'axe du centre, autorise cette transfiguration dans la lumière que le récipiendaire pressentait dans le cabinet de réflexion. Patrick Geay est docteur en philosophie. Sa thèse, Hermès trahi, est publiée chez L'Harmattan, directeur de La Règle d'Abraham (Éditions Arche), il est aussi l'auteur d'un essai sur la Révolution française. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 414509 Construire un four à pain : dans la maison ou dans le jardin http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132075-construire-un-four-a-pain-dans-la-maison-ou-dans-le-jardin.htm#415691 Avant-propos de Jana Spitzer et Reiner Dittrich Un parfum subtil flotte dans l'air. Cela sent la pâte fraîche et le pain. Une fumée légère monte au-dessus du jardin. Petits et grands se sont rassemblés dans une maisonnette couverte d'un toit. Celle-ci est trop petite pour y habiter, mais assez grande pour qu'on la remarque. Visiblement, les personnes devant la maisonnette sont heureuses d'être réunis. Ils mastiquent et rient... Ces dernières années, des fours à bois sont apparus dans de nombreux endroits, dans les maisons comme dans les jardins. Ils sont de formes très diverses : de la petite termitière à la maison de conte de fée, du petit coin discret avec cheminée cachée à la voyante sculpture de dinosaure. Qu'est-ce qu'un four à bois a de si fascinant ? Est-ce simplement la joie de construire quelque chose de ses mains et de le partager avec les amis ? Ou bien y a-t-il autre chose ? Le four à bois se fait peu à peu une place dans les activités collectives, comme le montre le nombre croissant de passionnés. Si, au début, cela ne concernait que quelques originaux, de nombreux propriétaires de maisons et de jardins l'ont depuis découvert, et même des écoles. Peut-être est-ce un signe d'une demande croissante d'autonomie vis-à-vis de la consommation de masse, d'un retour aux origines et à un mode de vie différent. Cuire sans gaz ni électricité est de plus en plus à la mode. Sur internet, on échange plans et recettes. On trouve de très nombreux exemples sur internet et dans la presse, mais aussi quelques non-sens constructifs. Le présent livre veut vous donner envie et conseils pour construire un four à bois, en donnant la priorité aux matériaux naturels comme la terre crue, le bois et la paille, qu'on trouve partout et qui sont bon marché. Le livre est illustré de nombreuses photos et dessins pour stimuler l'imagination. Nous espérons qu'il vous donnera l'envie d'en faire autant ! La joyeuse assemblée devant le four est contente; tout le monde a mangé et bu. Il y avait entre autres du pain frais, et il en reste encore un peu. Qu'en faire ? Nous vivons dans une société de surabondance. Dans quelques jours, le pain sera rassis, faudra-t-il le jeter ? Non, il y a mieux à faire, découvrez-le par vous-même... Dans les derniers chapitres, le lecteur sera invité à un voyage autour du monde. À quoi ressemblent ailleurs les fours à bois traditionnels ? Que mangent les gens dans les contrées lointaines ? De retour à notre point de départ, nous regarderons notre pain d'une autre façon. Il y a tant de recettes passionnantes avec du vieux pain. Avez-vous déjà bu du pain ? Les auteurs souhaitent exprimer leur gratitude pour tous les contributions et conseils parfois très personnels qui font de ce livre une véritable malle au trésor. Beaucoup de photos ont été fournies par les constructeurs des fours. Sat, 15 Jun 2013 12:38:32 GMT 415691 Construire un four à pain : dans la maison ou dans le jardin http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132075-construire-un-four-a-pain-dans-la-maison-ou-dans-le-jardin.htm#414506 Comment concevoir et construire un four à pain, que ce soit dans un jardin, sur une terrasse ou dans la maison ? Vous trouverez dans ce livre : → Toutes les étapes de la réalisation d'un four à pain, pas à pas. → Les matériaux naturels (terre crue, bois et paille), facilement disponibles et bon marché. → De nombreuses photos illustrant la variété des formes possibles. → Des recettes de pains et plats du monde entier à réaliser dans votre four à pain. Sat, 15 Jun 2013 12:37:39 GMT 414506 Créer ses cosmétiques et parfums bio : 30 recettes faciles et gourmandes à base d'huiles essentielles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132074-creer-ses-cosmetiques-et-parfums-bio-30-recettes-faciles-et-gourmandes-a-base-d-huiles-essentielles.htm#415663 Introduction Il me semble incontournable à ce jour de bien connaître et donc d'apprécier à leur juste valeur les ingrédients d'origine naturelle, végétale ou minérale, à la source de tous produits de beauté et de bien-être. Créer sa propre gamme de cosmétiques et de parfums naturelle bio, n'est-ce pas la meilleure façon ? Mes recettes sont simples, mais efficaces avec tout au plus 6 huiles essentielles dans les cosmétiques et 7 dans les parfums. Si elles allient des ingrédients d'origine naturelle, biologique, écologique, et sauvage avec le respect d'un développement durable et équitable... le tour du monde des matières premières peut se retrouver agréablement dans vos produits de beauté et de bien-être. J'ai tenu compte de la disponibilité des huiles essentielles et évité volontairement d'utiliser celles qui sont issues d'arbres : - surexploités telle l'huile de bois de rose (Aniba rosaeodora) en Amazonie - braconnes telle celle de santal blanc (Santalum album) en Inde, - touchés par la déforestation, la surexploitation et le commerce illégal telle l'huile de bois de oud, issue de différentes espèces [Aquila-ria malaccensis,...), dont 8 sont déjà près de l'extinction, - ou devenus rares en Afrique et en Arabie comme l'huile de l'arbre à myrrhe (Commiphora molmol), dont on entaille l'écorce profonde pour en extraire les larmes de sa résine. Bien reconnaître l'odeur des huiles essentielles peut être simple et ludique grâce aux familles olfactives. Dans cette gamme, vous pouvez passer d'une odeur à l'autre facilement, comme si vous changiez de pinceau pour votre... tableau de peintre. Quoi de plus agréable et sain pour le corps et l'esprit que de donner une couleur olfactive 100 % naturelle à vos produits de beauté et de bien-être ? Je me suis attachée à sélectionner des ingrédients prioritairement issus : - d'un commerce équitable, basé sur le soutien des populations et des activités locales, dans les pays du Sud (Afrique, Amérique du Sud...), sur un mode de production traditionnelle et durable, respectueuse de la plante et de la biodiversité. - de laboratoires qui savent garantir une politique de développement durable. J'ai par exemple sélectionné des ingrédients issus de : - l'huile de babassu sauvage du Brésil (pour les gels douche...), et de - l'huile de palme bio de Colombie (dans le déodorant, le savon...), à partir de palmicultures raisonnées et durables, sans déforestation; le palmier à huile (Elaeis guineensis) de filière non bio fait l'objet de culture intensive à Bornéo et à Sumatra (Indonésie), au détriment de la forêt. Il réduit comme une peau de chagrin l'habitat des grands singes arboricoles (gibbons, orangs-outans...) de cette partie du monde que j'ai vu à plusieurs reprises en proie aux flammes... pour faire place à cette monoculture. Sat, 15 Jun 2013 11:45:50 GMT 415663 Créer ses cosmétiques et parfums bio : 30 recettes faciles et gourmandes à base d'huiles essentielles http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132074-creer-ses-cosmetiques-et-parfums-bio-30-recettes-faciles-et-gourmandes-a-base-d-huiles-essentielles.htm#414505 Faites vous-même vos cosmétiques et vos parfums dans une gamme gourmande, à base d'ingrédients bio et d'huiles essentielles. Les 30 recettes inédites et tendance de ce livre sont simples, faciles, rapides à réaliser et vous coûteront deux à trois fois moins chers que les produits du commerce. - des cosmétiques : gloss, stick à lèvres, savons, huiles et sérums pour la peau et les cheveux, laits pour le corps, gommages, massages... - des parfums pour Elle et Lui hespéridés, floraux, chyprés ou ambrés... spécialement créés avec un nez de Grasse. Elles sont conçues pour débutants ou pour confirmés en quête de nouvelles idées. Sat, 15 Jun 2013 11:42:06 GMT 414505 Jamais vue http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132060-jamais-vue.htm#415727 Quatre semaines plus tôt. Dans sa vie, la plupart des bonnes choses lui étaient arrivées naturellement. Non parce qu'elle les avait réclamées ou cherchées. Ni parce qu'elle les avait provoquées. Mais parce qu'elle avait croisé leur route. La grande question philosophique de savoir si les événements sont déterminés par la chance, le hasard, le destin ou encore par une intuition inconsciente la dépassait. Sa seule certitude était que, globalement, la vie lui avait souri. Si elle s'était orientée vers un master en beaux-arts, c'était parce qu'un de ses cours sur l'art de la Renaissance italienne ne lui permettait pas de valider son cursus d'histoire. Si, après la fac, elle était revenue à Manhattan, c'était pour suivre son petit ami de l'époque. Si elle avait trouvé son appartement actuel, c'était parce qu'un soir, dans un bar, elle avait entendu son voisin raconter qu'il était muté à Los Angeles et qu'il allait devoir résilier son bail. De même, l'opportunité que Drew Campbell lui avait apportée sur un plateau était arrivée non seulement au moment où elle en avait eu le plus besoin, mais aussi de la manière dont elle devait arriver - naturellement, idéalement. La galerie se trouvait dans le Fuller Building, l'un de ses préférés à Manhattan. Avant d'y pénétrer, elle s'était attardée à admirer les motifs art déco de la façade et de l'intérieur du bâtiment. Ce vernissage était la première apparition publique de l'artiste depuis dix ans et Alice s'était attendue à trouver une galerie noire de monde. Or elle était entrée dans un espace pratiquement vide qu'elle avait pu arpenter librement, son verre à la main, pour contempler les toiles dont les formes abstraites et aériennes semblaient prêtes à jaillir du mur et à s'envoler vers le ciel. Elle l'avait remarqué avant même qu'il ne l'approche. Il feuilletait la liste de tarifs du catalogue devant une des plus grandes toiles de l'exposition, une scène de carnaval à l'huile. Il avait un visage sévère sous une barbe de plusieurs jours, à la fois séduisant et décalé dans cette galerie luxueuse, même si sa tenue était tout à fait appropriée dans ce lieu. Alice l'avait observé pendant qu'il s'adressait à la propriétaire de la galerie, une femme émaciée au chignon noir, et elle s'était brièvement demandé combien coûtait cette toile. Quand l'inconnu avait posé son regard sur elle, elle avait éprouvé un petit pincement de plaisir et s'était sentie galvanisée. Assez pour se diriger vers lui. Elle venait de s'arrêter au milieu de la galerie devant un assemblage de triangles abstraits quand il l'avait rejointe. - Vous ne trouvez pas que c'est une honte qu'il y ait si peu de monde ? Drew Campbell. Il lui avait tendu la main. Alice l'avait saisie, s'était présentée à son tour. - Alors, Alice, quelles sont vos théories sur cette assistance lugubre ? - Je suis très surprise. Ce soir, une galerie de Chelsea fait le plein pour un punk tout juste sorti de l'école et qui gribouille des célébrités. Alors qu'ici, pour un artiste digne de Jackson Pollock, le bar a des allures de boîte de nuit mormone. Sat, 15 Jun 2013 13:15:30 GMT 415727 Jamais vue http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132060-jamais-vue.htm#414495 Sans emploi depuis plusieurs mois, Alice se voit offrir par Drew Campbell, un poste de rêve : directrice d'une galerie d'art à Manhattan ! La chance lui sourit enfin. Au lendemain de sa première exposition qui fait scandale, elle retrouve sa galerie entièrement vide à l'exception du cadavre de son patron... Selon la police son employeur ne s'est jamais appelé Campbell. Alice est la première suspecte d'autant qu'une photo d'elle en train d'embrasser cet homme - ce qui n'est jamais arrivé - semble l'accuser sans doute possible... Alafair Burke est la fille de l'auteur de romans policiers James Lee Burke. Ancienne adjointe du procureur de Portland, elle enseigne actuellement le droit à l'Hofstra Law School à Long Island. «Alafair Burke est un des meilleurs jeunes auteurs de polars d'aujourd'hui.» Dennis LEHANE, auteur de Shutter Island Sat, 15 Jun 2013 13:14:33 GMT 414495 L'art-chimie : enquête dans le laboratoire des artistes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132086-l-art-chimie-enquete-dans-le-laboratoire-des-artistes.htm#415590 Entre l'atelier de l'artiste et le laboratoire du chimiste, il y a des ressemblances, même si le peintre n'a pas toujours recours à des théories complexes pour réaliser le liant qui lui permet d'appliquer la couleur dont il rêve. L'histoire de l'art l'a prouvé : dans leurs pratiques artistiques, les créateurs ont souvent inventé des moyens sophistiqués pour parvenir à leurs fins. Pour autant, avec le temps, il n'est pas toujours facile de reconstituer leurs cheminements et les différentes étapes de leurs réalisations. Aujourd'hui, plusieurs spécialités scientifiques permettent d'étonnantes investigations dans ces ateliers de la création. Depuis l'invention de la chimie proprement dite, au XVIIIe siècle, la science n'a cessé d'apporter à l'historien de l'art comme à l'archéologue des outils pour mieux décrypter les oeuvres, les authentifier, et aider aussi l'artiste à trouver de nouvelles matières. Des peintures pariétales de Lascaux à celles de Léonard de Vinci, sans oublier les fards de l'ancienne Égypte, qui alliaient le divin et le médical, ce livre propose plusieurs pistes pour passer du visible à l'invisible. Il fait aussi état des investigations scientifiques les plus modernes. Ainsi, la composition chimique de certains blancs permet aujourd'hui de dénoncer le faussaire maladroit ou malchanceux. Guidant le lecteur du Paléolithique à nos années 2000, cet ouvrage nous plonge au coeur d'un dialogue essentiel entre la Science et l'Art. Chimiste, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, Philippe Walter est directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale à Paris. Journaliste, auteur, François Cardinali a été rédacteur en chef de plusieurs magazines. Sat, 15 Jun 2013 12:04:38 GMT 415590 Exilés fiscaux : tabous, fantasmes et vérités http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132034-exiles-fiscaux-tabous-fantasmes-et-verites.htm#415666 Extrait de l'introduction «Gégé» (Depardieu), Bernard (Arnault), Alain (Afflelou) et les autres... Les effets d'annonce se suivent. Mathieu Kassovitz et Richard Virenque rejoindraient le mouvement. Des marchands d'art ouvrent des succursales de leurs maisons de vente à l'étranger. Comme un premier pas ? Et maintenant, à qui le tour ? Offusqué par le mot «minable» du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le grand Gérard renonce à son passeport français avec pertes et fracas, et, deuxième coup de théâtre, obtient sur-le-champ la citoyenneté russe de Poutine même. L'annonce du départ supposé de Bernard Arnault, en septembre 2012, est saluée dans Libération par un «Casse-toi riche con !» désormais célèbre. En réalité, le patron de LVMH, première fortune de France, sollicitait la nationalité belge, qui lui a été refusée deux fois. Mais c'est à cette occasion que l'on a appris qu'il avait créé en Belgique, dès 2008, sa fondation, une façon de préparer la transmission d'une partie de son empire à ses héritiers, puisque les droits de succession sont moindres. En janvier 2013, Alain Afflelou quitte Paris pour Londres, sur la pointe des pieds mais, à ce sujet, tout finit par se savoir. En février 2013, ce n'est pas un déménagement mais la délocalisation de la société de l'animateur Arthur au Luxembourg qui fait couler de l'encre. L'exil dit «fiscal» fait la une de l'actualité, délie les langues aux comptoirs de bars et dans les repas de famille. Mais ces Français qui partent, qu'ont-ils en commun ? On commente pêle-mêle exil fiscal, évasion fiscale, fraude fiscale et paradis fiscal, sans faire le distinguo, sans mesurer les enjeux, sans comprendre les intérêts, l'entorse au droit ou pas, l'atteinte ou non à la «solidarité nationale». L'actualité illustre parfaitement cette confusion, avec «l'affaire Cahuzac», sur laquelle toute la lumière reste à faire. Reste que, dans les heures qui suivent le communiqué de presse sur l'existence possible d'un compte en Suisse, des voix se sont élevées pour lui en faire grief : «Il avait un compte à l'étranger !» Or le problème n'est pas là. Un compte bancaire à l'étranger n'est illégal que s'il n'a pas été déclaré à l'administration fiscale en France et si l'argent a été versé directement, sans passer par la case départ - et la ponction des impôts. Il s'agit alors d'évasion, même si le terme est inapproprié puisque cet argent laisse des traces, et en outre de fraude fiscale. Quant aux paradis fiscaux, c'est précisément parce que la Suisse n'en est pas que l'argent a été transféré à Singapour en 2009. Cette année-là, en effet, la Suisse s'est engagée par une nouvelle convention fiscale à coopérer avec la justice française, ce qui semblait à l'époque moins établi avec Singapour. Le terme de «paradis fiscal» n'est toutefois pas approprié pour qualifier cet État, où toute transaction financière fait l'objet d'une procédure de dépôt, tandis que les îles Caïmans, dont in fine il a aussi été question dans ce contexte, permettent les transactions en toute opacité. Les mouvements d'argent, en l'occurrence, devront être précisés, mais les commentaires des observateurs montrent que l'on amalgame à tort des notions bien distinctes. Pour en venir à l'exil fiscal qui nous occupe, il est précisément le fait de ceux qui ont souhaité partir vivre et entreprendre ailleurs, parfois pour ne pas frauder ! Sat, 15 Jun 2013 11:48:26 GMT 415666 Exilés fiscaux : tabous, fantasmes et vérités http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132034-exiles-fiscaux-tabous-fantasmes-et-verites.htm#414480 Bienvenue dans le monde complexe et secret des riches ! Attention, rien à voir entre un Depardieu, «exilé fiscal» installé en Belgique, et un Cahuzac qui, avec un compte non déclaré à l'étranger, relève de «l'évasion fiscale», pénalement répréhensible. Nombreux sont les retraités très aisés, chefs d'entreprise, professions libérales, sportifs ou stars du show-business qui ont déjà choisi de résider ailleurs pour échapper à l'impôt sur la fortune, à la taxe sur les plus-values ou à des droits de succession élevés. Combien sont-ils vraiment ? Qui sont-ils ? Comment vivent-ils cette situation ? Suisse, Belgique, Luxembourg, Monaco, Maroc, île Maurice, ces pays sont-ils vraiment des paradis fiscaux ? L'annonce de François Hollande sur une taxe exceptionnelle de 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros a eu une conséquence immédiate : relancer vigoureusement le désir d'exil fiscal. L'auteure, avocate fiscaliste, a enquêté pour comprendre et tenter de mesurer ce phénomène. Si ceux qui ont de l'argent quittent la France, si les cadres supérieurs vont vendre leurs compétences ailleurs, tous les Français en pâtiront, pas seulement les caisses de l'État. Manon Sieraczek-Laporte, qui a aidé à rapatrier les capitaux dans le cadre de la «cellule de dégrisement» mise en place sous Nicolas Sarkozy, propose d'autres pistes pour freiner un mouvement qui semble prendre une ampleur jamais atteinte dans notre pays. Manon Sieraczek-Laporte est avocate fiscaliste spécialisée dans le contentieux fiscal. Elle a notamment collaboré au livre de référence Le Contrôle fiscal (avec Olivier Fouquet, Lamy, 2010). Sat, 15 Jun 2013 11:47:12 GMT 414480 Mon premier cahier de vacances avec Crocolou http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132021-mon-premier-cahier-de-vacances-avec-crocolou.htm#414476 AU BORD DE LA MER, À LA CAMPAGNE ET À LA MONTAGNE, PARS EN VACANCES AVEC Crocolou ! Des autocollants, des histoires à raconter, des coloriages, des animaux à compter, des labyrinthes, autant d'activités pour jouer avec les formes et les couleurs, les chiffres et les lettres ! Sat, 15 Jun 2013 12:23:07 GMT 414476 Historiettes, anecdotes et bons mots http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132020-historiettes-anecdotes-et-bons-mots.htm#414475 Faisant suite au Livre de l'humour arabe, cet ouvrage offre aux lecteurs un nouveau moment d'agrément et de dépaysement. À travers ces dizaines d'historiettes qui mêlent le hazl (plaisant) au jidd (sérieux), selon la tradition de Yadab (la culture générale indispensable à l'honnête homme), ils découvriront des aspects étonnants des sociétés arabes médiévales. En tournant les pages, ils riront aux mésaventures des pique-assiettes, des avares et des arrivistes de toute sorte, ces derniers prêts à subir les pires avanies pour étancher leur soif de pouvoir et de richesse. Ils verront à quel point les cours des califes omeyades et abbassides, où le vin coulait à flots, s'étaient affranchies des interdits de la religion et de la morale. Les bons mots et les répliques mordantes parsèment ce parcours et illustrent l'objectif de ce genre littéraire caractéristique de la prose arabe : instruire en divertissant. Jean-Jacques Schmidt, traducteur de l'arabe, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Dictionnaire technologique français-arabe (Maison du dictionnaire, 1986), Le Grand Livre des proverbes arabes (Presses du Châtelet, 2001), L'Arabe sans peine (Assimil, 2006), Le Français pour les arabophones (Assimil, 2011)et Le Livre de l'humour arabe (Actes Sud ; Babel n° 1167, 2013). Sat, 15 Jun 2013 11:50:12 GMT 414475 Mes carnets d'Ethiopie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132016-mes-carnets-d-ethiopie.htm#414472 L'Éthiopie, pays de mythes et de rêves, enraciné dans son histoire et ses légendes : la reine de Saba, l'arche d'Alliance, le prêtre Jean, le Roi des Rois, et bien d'autres encore... Paysages époustouflants de plateaux à trois mille mètres d'altitude, cultivés jusqu'au moindre arpent, creusés de vallées profondes où coulent le Nil Bleu et l'Awash, dépressions écrasées de soleil d'où remontent les caravanes chargées de sel. En bus, en camion, à pied, en ferry, Corinne et Laurent Mérer parcourent cet immense pays peuplé de quarante millions de chrétiens et presque autant de musulmans. Ceux-ci tentent ensemble d'arracher leur subsistance à une terre douloureuse, marquée par la guerre et la famine, mais aussi l'espoir, la joie de vivre et la foi dans l'avenir. Mais pourquoi voyage-t-on ? Un hymne à l'amour durable et à la beauté du monde... Corinne et Laurent Mérer sont mariés depuis quarante-deux ans. Après des vies professionnelles riches et variées, Corinne professeur et Laurent marin, ils voyagent sac au dos plusieurs mois par an sur les routes du monde. Laurent a publié six livres, récits, romans et essais, tous couronnés par des prix littéraires, dont un grand prix de l'Académie française et le grand prix des écrivains de langue française. Sat, 15 Jun 2013 13:11:35 GMT 414472 Le jeu : niveau 1 : oserez-vous entrer ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132015-le-jeu-niveau-1-oserez-vous-entrer.htm#414471 Henrik Pettersson, dit HP, la trentaine, vit de petits larcins en marge de la société suédoise. Lorsqu'il trouve dans le métro un portable dernier cri, son premier réflexe est de le revendre. Mais l'appareil affiche obstinément un message : «Tu veux jouer ?» En cliquant sur OUI, Henrik ne se doute pas que ce «jeu» aux apparences innocentes va l'entraîner dans une escalade dont l'enjeu ultime pourrait bien être sa propre vie... Rebecca Normén est l'exacte opposée de HP : sérieuse et rationnelle, elle a récemment été promue garde du corps. Tout irait pour le mieux dans sa vie si elle ne trouvait pas régulièrement des petits mots menaçants dans son casier. L'expéditeur en sait beaucoup trop long sur son passé. Mais que cherche-t-il ? À jouer avec elle ? Les mondes de HP et de Rebecca vont se rapprocher de manière inexorable. Mais si la réalité n'est qu'un jeu, qu'est-ce qui est encore réel ? Anders de la Motte est un ancien officier de police, puis directeur de la sécurité d'une société spécialisée en technologies de l'information, aujourd'hui consultant pour la sécurité internationale. Il débute sa carrière d'écrivain avec Le Jeu, lauréat du prix du premier roman décerné par l'Académie suédoise des auteurs policiers. Anders de la Motte vit dans la proche banlieue de Malmö avec sa famille. DANS LA PRESSE «Intelligent et fascinant.» HAMBURGER MORGENPOST(ALLEMAGNE) «Avec ce jeune romancier, Anders de La Motte, et son premier roman Le Jeu, un nouveau type de protagoniste est né. L'intrigue est si bien construite, si efficace, qu'elle vous captive de la première à la dernière page.. POLITIKEN (DANEMARK) «Un thriller haletant et surprenant construit comme un puzzle.» SYDSVENSKAN (SUÈDE) «Une langue inimitable, un suspense qui vu crescendo et une intrigue à couper le souffle.» BORÅS TIDNING (SUÈDE) Sun, 16 Jun 2013 15:00:29 GMT 414471 Muette http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132011-muette.htm#414467 «La nuit, déjà, et Muette écoute vibrer les insectes, glissée jusqu'au nez dans son sac de couchage. Elle a chaud mais ne peut se résoudre à se découvrir. Dehors, dans le grand monde, des gens courent à sa recherche, elle n'a plus de doute à ce sujet. Elle y est. Elle a grand ouvert les portes de sa vie.» Par sa maîtrise de la langue au plus près des émotions, des impulsions et des souvenirs d'une jeune fugueuse, Eric Pessan, l'auteur d'Incident de personne, compose un roman envoûtant et d'une rare justesse pour évoquer la mue mystérieuse de l'adolescence. L'AUTEUR Né à Bordeaux en 1970, Eric Pessan a touché à peu près à tout en ce qui concerne l'écriture. Il a publié des pièces de théâtre, des nouvelles, des recueils de poésie, des livres jeunesse et des livres d'artistes. Il a aussi publié six romans : L'effacement du monde (2001), Chambre avec gisant (2002), Les Géocroiseurs (2004), Une très vilaine chose (2006), Cela n'arrivera jamais (2007). Il écrit également des fictions radiophoniques. Son dernier roman Incident de personne est paru chez Albin Michel en 2010. Eric Pessan vit dans le vignoble nantais. Il anime de nombreux ateliers d'écriture, participe régulièrement à des créations théâtrales et artistiques et collabore à plusieurs revues littéraires. Sat, 15 Jun 2013 13:06:11 GMT 414467 Quel Tour pour demain ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131967-quel-tour-pour-demain.htm#414387 «Le Tour de France 2013 ne sera pas un Tour comme les autres... Il sera le «Centour». Le centième Tour. Après ce passage à une notoriété séculaire, quel sera son destin ? Aujourd'hui, il faut cesser l'hypocrisie entretenue et précieusement rentabilisée et se poser loyalement la question : notre Tour de France, qu'est-il devenu et quel est son avenir ? A-t-il même un avenir ?» Dans sa préface Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France entre 1989 et 2006, s'adresse directement à celui en qui il voit «une conscience qui a toujours voué au journalisme et au cyclisme une tendresse mélangée» : «Cher Jacques, comme vous la persistance du dopage m'atterre et les dérives médiatiques me désolent. [...] Je suis sûr que vous cherchiez surtout [avec ce livre] à faire partager une inquiétude, à susciter le débat, à tisonner dans les arguments des uns et des autres. À faire réagir. Vous y avez réussi !» Jacques Marchand, journaliste puis historien du sport, est né en 1921. Il fut chargé par Jacques Goddet d'organiser dès 1961 le Tour de l'Avenir, épreuve destinée à ouvrir l'horizon du cyclisme au-delà du Vieux Continent. Entré au journal L'Équipe en 1955, il fut durant quinze ans la «Voix du Tour» sur Radio-Tour et contribua, en 1958, à la naissance de l'Union syndicale des Journalistes sportifs (USJSF). Il est aussi le créateur de Sport-Com à l'INSEP, filiale du Centre de formation des journalistes pour les sportifs de haut niveau. Sat, 15 Jun 2013 10:25:36 GMT 414387 Réformes fiscales 2013 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131950-reformes-fiscales-2013.htm#414373 Un grand nombre de réformes : parmi elles, quatorze mesures essentielles qu'il faut impérativement avoir en tête et maîtriser. Les voici regroupées au sein d'un ouvrage résolument pratique, à jour des premiers commentaires administratifs. Fiscalité des entreprises ° Crédit d'impôt compétitivité-emploi ° Plafonnement des charges financières ° Cessions de titres de participation ° Aides interentreprises ° Déficits ° Crédit d'impôt recherche ° Contribution sur les revenus distribués ° Transfert de siège ou d'établissement à l'étranger Fiscalité des particuliers ° Réforme du régime des revenus mobiliers ° Cessions de valeurs mobilières ° Taxe sur les plus-values immobilières ° Stock-options et actions gratuites ° Dispositif «Duflot» ° Réforme de l'ISP Sat, 15 Jun 2013 09:41:54 GMT 414373 Au-delà des jeux de pouvoir : se connaître, se construire, agir http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131945-au-dela-des-jeux-de-pouvoir-se-connaitre-se-construire-agir.htm#415633 Extrait de la préface de Marc Vella L'équation du miroir «L'Homme ne s'aime pas, il a peur de sa puissance et de sa lumière.», avait dit Nelson Mandela en 1994, lors de son investiture à la présidence de l'Afrique du Sud, citant l'écrit plein de justesse de Marianne Williamson. Alors par voie de conséquence, comme l'Homme se déconsidère, il déconsidère l'autre, comme il se condamne, il condamne l'autre, comme il se démolit, il démolit l'autre. Comme il se consume par ses rancoeurs et ses culpabilités, avec celles-ci, il consume l'autre... C'est l'imparable équation du miroir qui nous amène aussi à constater, à l'image de l'intériorité humaine, que le monde brûle... L'Homme résiste et doute de ce qui pourtant le relie au sens de tout ce qui est : l'amour. La raison vient du fait que, bien souvent, la vie le bouscule, le heurte, le blesse, le terrasse, pour finir inévitablement par le tuer. Cela génère dans sa vie une insécurité existentielle quasi permanente. De cet état de fait indiscutable, l'Homme doute. Qu'a-t-il trouvé pour se rassurer ? La croyance et les jeux de pouvoir. Pour ne plus douter, l'Homme a eu et a besoin encore de croire. Hélas, la croyance sépare, le «religare» du religieux ne relie pas, il divise jusqu'au conflit. Quant aux jeux de pouvoir, ceux-ci se font toujours au détriment des simples, des faibles et des humbles... Là encore, cela divise les Hommes jusqu'au conflit. Avec le temps, pouvoirs et croyances se sont intriqués au point d'aggraver l'insécurité existentielle que ceux-ci étaient censés éradiquer. Du coup, l'Homme ne sait plus à quel saint se vouer, il ne saisit plus le sens de l'existence. Alors, est-ce pour s'étourdir ou pour s'apaiser, il part en quête de jouissance. Hélas, celle-ci reste bien souvent au niveau de la sensation primaire, nourrissant des besoins basiques : sexe, vitesse, luxe... Cela dit, cette quête est juste, car dans la musique du mot, la jouissance, signifie ouïr le sens... C'est-à-dire, entendre et comprendre le sens du monde. Mais au lieu de magnifier cette quête, il la diabolise. Au lieu de cultiver la joie en conscience qu'elle engendre, il cultive les appâts rances - (apparences). L'Homme ne peut pas s'accorder la pleine puissance car il en a peur, nous l'avons vu plus haut. Malheur à celle ou celui qui oserait être plus que de mesure. Les Talibans ne sont pas qu'en Afghanistan. Il existe des lapidations verbales et des regards acides qui sont tout aussi dévastateurs que des jets de pierre. Être soi implique un courage et une force que seuls les Titans possèdent. Se libérer du regard des autres, celui que l'on se porte à soi-même, se dégager des emprises familiales, s'affranchir de son éducation, dénouer des noeuds secrets enfouis dans sa trame intime, tout cela sont des épreuves qui sont loin d'être simples. En même temps, là demeure toute l'aventure, je devrais plutôt dire l'odyssée de notre vie. Sat, 15 Jun 2013 11:00:58 GMT 415633 Au-delà des jeux de pouvoir : se connaître, se construire, agir http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131945-au-dela-des-jeux-de-pouvoir-se-connaitre-se-construire-agir.htm#414370 Pour une gestion saine et harmonieuse de ses relations : familles, entreprises, associations... Trop souvent nous sommes dominés par la peur de l'autre et nous nous efforçons, parfois inconsciemment, de l'invalider et de l'affaiblir pour survivre. Il est impératif d'identifier ces stratégies lorsque nous les utilisons ou lorsqu'on les utilise contre nous ! Aussi s'agit-il de comprendre notre fonctionnement et celui des autres pour gérer nos relations dans le respect et l'harmonie. Ce livre se propose de vous aider à vous connaître, vous construire et agir dans votre vie de façon lucide et bienveillante. Dominique Vincent étaie ses propos sur sa pratique de la thérapie individuelle et de groupe, en particulier sur celle du «Jeu du Roi», méthode de formation qu'il a mise au point. Partant de son expérience de thérapeute et de formateur, il emmène le lecteur dans un voyage de découverte des composantes de sa personnalité, en passant par les théories de Freud, de Jung et de Mindell, ou encore par les principes du Taoïsme et des arts martiaux. C'est ensuite qu'il analyse les relations dominants-dominés pour en comprendre les mécanismes pervers et les transformer en relations de coopération et d'enrichissement mutuel. Vous trouverez dans ce livre des clés de compréhension des jeux de pouvoir et de nombreux outils pratiques. Dominique Vincent, thérapeute, superviseur de psychologues et de psychothérapeutes, anime des groupes de développement personnel et de formation depuis quarante ans. Il a séjourné plusieurs années en Asie - Inde et Liban - et au Canada. Il crée un pont entre la psychologie occidentale et les grandes traditions spirituelles, Taoïsme, Vedanta, Zen, Yoga et Chamanisme. Sat, 15 Jun 2013 11:00:05 GMT 414370 Pharaon http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131912-pharaon.htm#414356 Égypte, 1351 av. J.-C. Akhenaton règne sans conteste sur l'empire... jusqu'à ce qu'il disparaisse mystérieusement dans le désert et, avec lui, son (^héritage, englouti par les sables. Soudan, 1885 apr. J.-C. L'Empire britannique lance une expédition pour sauver les troupes du général Gordon, barricadées dans Khartoum assiégé. i sur les rives du Nil, un soldat fait une découverte incroyable : un temple qui semble dédié à un dieu nourri par des sacrifices humains... Pyramides de Gizeh, de nos jours. L'archéologue-plongeur Jack % Howard et son équipe fouillent l'un des plus impressionnants sites sous-marins jamais découverts. Vont-ils réussir à percer le secret du légendaire pharaon et de son trésor ? Le début d'une formidable aventure au coeur d'un monde vieux de 3000 ans, avec, à la clé, des révélations qui pourraient changer le cours de l'histoire. «Qu'obtient-on en croisant Indiana Jones et Dan Brown ? Réponse : David Gibbins.» Daily Mirror David Gibbins, docteur en archéologie, est professeur à Cambridge. Il est l'auteur à succès d'Atlantis, du Chandelier d'or, du Dernier Évangile, de Tigres de guerre, du Masque de Troie, et des Dieux d'Atlantis, tous repris chez Pocket. Sat, 15 Jun 2013 11:34:08 GMT 414356 MUD human sculpture http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131911-mud-human-sculpture.htm#414355 Ce travail photographique d'Alain et Josyane Cassaigne est une démarche originale et artistique, fruit d'une triple rencontre entre la performance (au sens artistique), la photographie contemporaine et le fantasme de la boue. Ce livre nous dévoile plusieurs années de travail dans différents lieux vaseux à capter l'instant subtil de l'équilibre de l'expression corporelle avec cette matière à la fois séduisante et sensuelle qu'inhospitalière. Les modèles sont ainsi transformés en statues vivantes à travers des images tantôt inquiétantes, graphiques ou provocantes mais qui ne laissent jamais indifférents. Les performances sont extrêmes et le fétichisme de la matière est porté au sommet à travers des cadrages rigoureux, intègres et sensibles. Les modèles, seuls ou en duo, souvent dénudés, parfois enlacés goûtent au plaisir de la transgression, se fondent, s'immergent dans ce décor baroque et unique où se rejoignent comme des fantômes les ombres de nos désirs et de nos sensations animales. Josyane et Alain Cassaigne sont photographes professionnels free-lance depuis une douzaine d'années. Ils ont collaboré sous une même signature à plusieurs revues et ils se réalisent dans leurs ouvrages aux thématiques d'auteurs sur le long terme. Ils ont à leur actif de nombreuses expositions noir et blanc ou couleurs, dans des domaines aussi variés que le voyage, le social ou l'humain. Attachés aux rencontres pétries par le hasard et leurs errances, recherchant constamment cet attachement à la sensibilité humaine, à l'écriture de la lumière, ils fonctionnent par coups de coeur, voire défi, pour vivre l'intime interprétation de leurs émotions et de leur vécu. Tue, 18 Jun 2013 22:47:29 GMT 414355 La femme à la clé http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131901-la-femme-a-la-cle.htm#414349 «Femme, 59 ans, d'apparence maternelle, hanches larges, voix agréable, vient vous border et vous faire la lecture avant que vous vous endormiez. Discrétion assurée. Intentions sexuelles totalement exclues.». Voilà l'annonce que rédige Nettie avec humour et détermination, lorsque la recherche d'un travail devient inévitable. Quelques mois après la perte de son mari, décédé d'une crise cardiaque, la question de la reconstruction se pose. Femme au foyer, Nettie n'a pas d'expérience professionnelle à faire valoir, elle se tourne alors vers sa passion : la lecture. Petit à petit, elle se forge une clientèle hétéroclite, hommes et femmes, enfants et adultes, qui tous recherchent le plaisir d'entendre une histoire avant de s'endormir. Mais avant de se lancer dans cette entreprise, elle n'avait pas envisagé l'intimé de la relation qu'elle construirait avec ses clients. Malgré elle, elle devient confidente, amie, conseillère. Son projet inattendu aura des retombées surprenantes et lui redonnera goût à la vie. On s'attache à cette femme blessée par la vie qui, grâce aux livres, prodigue et reçoit affection et tendresse. Il y a du Tracy Chevalier dans l'univers subtil de Vonne van der Meer et son écriture élégante et douce. L'AUTEUR Née aux Pays-Bas en 1952, Vonne van der Meer a publié son premier roman en 1987. Elle a rencontré un grand succès avec sa trilogie parue aux Éditions Heloïse d'Ormesson autour de La Maison dans les dunes. UNE PRESSE UNANIME Le Bateau du soir et La Maison dans les dunes : On en sort tout enchanté du voyage, et tout prêt à louer pour cet été une maison dans les dunes ou dans les frimas. - Dominique Bona, Version Femina Vonne van der Meer possède le don de capturer ces petits instants du jour, qu'elle restitue de fort jolie manière à travers six savoureux tableaux. - Dominique Grosfils, Psychologie Une histoire simple et magique comme ces coquillages qu'elle rapporte sur la plage à la fin de la saison. - Alexis Liebaert, Marianne Née aux Pays-Bas en 1952, Vonne van der Meer a publié son premier roman en 1987. Elle a rencontré un grand succès avec sa trilogie parue aux Éditions Héloïse d'Ormesson autour de La Maison dans les dunes. Sat, 15 Jun 2013 10:16:12 GMT 414349 Sombre mardi : le jour où les vieilles dames parlent aux morts http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131899-sombre-mardi-le-jour-ou-les-vieilles-dames-parlent-aux-morts.htm#414348 Un homme nu, assis dans un fauteuil, une pâtisserie à la main... et pourtant bien mort. Voilà la découverte que fait l'assistante sociale chez une de ses patientes, Michelle Doyce. Celle-ci, pourtant, ne peut dire aux policiers d'où vient cet homme, ni qui il est. Face à ce mystère, l'inspecteur Karlsson fait appel à la psychothérapeute Frieda Klein et à son incomparable capacité à sonder l'âme humaine. Car pour découvrir le meurtrier, il faut d'abord connaître la victime... Un criminel pris à son propre jeu, un témoin clé qui a perdu la tête et une psy qui enquête tout en ayant le sentiment d'être épiée : non, rien dans cette affaire n'est à sa place. La pièce maîtresse manque encore au puzzle... Sous le pseudonyme de Nicci French se cache un couple de journalistes, Nicci Gerrard et Sean French. Tous deux ont étudié la littérature anglaise à Oxford. Ils se croisent en 1989, et décident de partager leur vie et leur écriture. Ils ont écrit une dizaine de romans à quatre mains, un travail singulier qu'ils définissent comme «une folie à deux». DANS LA PRESSE : «Avec Sombre mardi, on retrouve tout ce qui rend les livres du duo Nicci French tellement irrésistibles : une peinture à l'acide de la société britannique moderne, et une crainte constante pour la vie des protagonistes, qui ne relâche jamais le lecteur.» The Independent «Une nouvelle série policière brillamment orchestrée.» Daily Mirror Sat, 15 Jun 2013 09:46:25 GMT 414348 L'amour bestial http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131616-l-amour-bestial.htm#413874 LES ORIGINAUX L'os du chien... pénien ! J'ai chez mi ce qu'il est convenu d'appeler un chien, yorkshire-terrier de quatre kilos neuf cents. D'ordinaire, les gens qui se promènent avec ce genre de dog trottinant en laisse avec classe, tiré à quatre épingles sans un poil qui dépasse - ni même une queue -, ont l'air très distingué. Moi pas ! Parce que le mien - la mienne, c'est une fille, Canelle - oui, avec un seul n, elle y tient, coquetterie canine... - a l'air de se moquer royalement des apparences. En plus, elle a échappé à la caudectomie : oui, un york à queue, extravagance qui lui vaut un succès fou, l'espèce étant sans doute en voie de disparition. Pour le reste, Canelle est une chienne comme les autres. Deux fois l'an, elle a ses chaleurs et attire tous les mâles du quartier. Les malheureux n'ont aucune chance, son coeur est pris ! Par Pollux, le voisin du dessous, york lui aussi, pas très beau et en surpoids. Chaque fois que leurs regards se croisent, ils sont l'un et l'autre comme deux aimants, se reniflant le derrière, puis s'écartant pour mieux se retrouver. Même si cet amour en reste au stade purement platonique - et que Canelle se contente de se soulager physiquement en «polluxant» de temps en temps sa couverture polaire... -, ce petit voisin est le seul chien qui trouve grâce à ses yeux. Tous les autres la font fuir. Que voulez-vous ? «Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point», disait Biaise Pascal. Bon, pour entrer dans le vif du sujet, dès l'âge d'un an, une chienne est en chaleur tous les six mois pendant environ trois semaines - seulement une fois l'an chez sa cousine louve. Si ça colle avec un toutou, après deux mois de gestation, elle mettra au monde plusieurs chiots. Mais avant cette séquence émotion, il y a celle, plus délicate, de l'accouplement. Pas une mince affaire, le mâle étant plutôt long à la détente. Même si le rapport est vigoureux au départ, il peut facilement s'éterniser d'un quart d'heure à une demi-heure à cause d'un curieux verrouillage. En effet, les amoureux se retrouvent coincés après la saillie. Pourquoi ? Raison anatomique : le pénis du chien comporte un os lui donnant de la rigidité, des tissus érectiles se gorgeant de sang lors de l'érection, et deux bulbes érectiles en arrière. Ah, c'est là que ça coince. Cette paire gonfle. Mieux vaut laisser le couple patienter, le temps que l'affaire désenfle, plutôt que de tenter de les séparer et de risquer de provoquer une fracture de l'os pénien du mâle... Oh ! ne riez pas ! Il peut vous arriver le même genre de déconvenue, ou presque. Le faux pas du coït, vous connaissez ? Petit rappel sur le pénis de l'homme : pas d'os, juste trois corps érectiles cylindriques - deux caverneux côte à côte, un spongieux dessous - qui gonflent pendant l'érection avec l'afflux sanguin. Garde-à-vous d'accord, mais en cas d'ébats acrobatiques mal réceptionnés, les corps caverneux peuvent se déchirer et, avec eux, l'albuginée, membrane fibreuse qui les recouvre ! Aïe, aïe, aïe : bruit de craquement, grosse douleur, adieu l'érection, bonjour l'aubergine... Car le sang se répand sous la peau. C'est la fameuse... fracture du pénis, en réalité une déchirure : un coup à consulter le médecin sans tarder ! Quant à rester coincés comme les chiens, même chose, ça peut arriver aux humains. Il s'agit du syndrome du pénis captif, assez rare, certes. Une contraction très puissante au niveau du vagin de la dame et la verge du monsieur s'y trouve prisonnière ! Faut-il pour autant crier au feu à deux sur la civière des pompiers et terminer la nuit aux urgences ? Peut-être pas. Il se murmure qu'un toucher rectal relaxerait tout le monde ! Attention, c'est tout à fait scientifique : le muscle impliqué ici est le releveur de l'anus. Faisant partie du périnée, il enserre en deux boucles le vagin devant et l'anus derrière. En gros, faire diversion à l'arrière provoquerait un relâchement à l'avant. C'est noté ? Sat, 15 Jun 2013 12:48:38 GMT 413874 Contrecoup http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132219-contrecoup.htm#415648 Ce n'est pas la première fois que Rachel Cusk se raconte. En 2001, A Life's Work : On Becoming a Mother (non traduit) explorait déjà la question de la maternité, expérience vécue à l'appui. Dans une production romanesque de haute tenue, on pourrait craindre de devoir ranger ces deux volumes au rayon «développement personnel» - en l'occurrence, le bandeau rose affichant «Sur le mariage et la séparation» n'aide pas beaucoup. Contrecoup a pourtant toute sa place près d'Arlington Park et d'Egypt Farm (l'Olivier, 2007 et 2008) car, si ce n'est pas un roman, le texte n'en est pas moins nourri de fictions qui sont autant d'antidotes à la réalité du quotidien. Le quotidien d'une romancière qui, de toute façon, n'a pas la banalité du nôtre... Ecrire, on comprend en transparence qu'elle n'y arrivait plus, qu'il n'était pas possible d'écrire un autre livre que celui-ci, que pour retrouver la troisième personne de ses romans, il fallait en passer par la première. Et alors qu'on croit l'affaire réglée, changement de cap pour le superbe dernier chapitre, victoire sur soi-même et récompense pour le lecteur. Contrecoup, livre de rupture, oeuvre de transition. Sat, 15 Jun 2013 11:23:44 GMT 415648 La cage d'acier : Max Weber et le marxisme wébérien http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-128611-la-cage-d-acier-max-weber-et-le-marxisme-weberien.htm#415652 Dans La Cage d'acier, le philosophe Michael Löwy entend ainsi revenir sur la traditionnelle opposition entre Marx et Weber. Car L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme (traduit en français en 1964, puis 2003, chez Gallimard) a longtemps fait figure de réplique imparable au Capital de Marx en décelant une source exclusivement religieuse du capitalisme dans les comportements ascétiques propres aux sectes calvinistes et puritaines. Or, dans la foulée du philosophe Karl Löwith (...), Michael Löwy juge cette polarité simpliste. Non seulement la figure de Marx a obsédé Weber tout au long de son parcours scientifique, mais il existe entre Marx le révolutionnaire et Weber le libéral, certaines " affinités électives ". Sat, 15 Jun 2013 11:31:44 GMT 415652 Le choc : après Cahuzac ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131747-le-choc-apres-cahuzac.htm#413555 Le «choc Cahuzac» du 2 avril 2013 a ébranlé toute la France. Ce jour-là, des millions de citoyens ont découvert, abasourdis, une insupportable vérité. Le chef du Budget fraudait le Budget. Le ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale trichait. Le ministre de la rigueur l'appliquait aux autres mais pas à lui. Le défenseur intransigeant de la «règle d'or» planquait son or. L'homme qui jouait le «père la morale» n'avait aucune morale. Devant un choc pareil, des millions de citoyens se sont sentis trahis. Comment supporter que cela arrive dans un gouvernement dont on attendait le changement ? Comment accepter que les promesses électorales se fracassent alors que la fraude fiscale n'est pas combattue ? Le «choc Cahuzac» est un choc tous azimuts. Un choc institutionnel, un choc moral, un choc de transparence, un choc politique, un choc social, un choc pour la gauche, un choc pour l'Europe, un choc pour le quinquennat. Ce choc a cristallisé les mécontentements sociaux, électrisé de légitimes colères, ébranlé le gouvernement. Il est impossible pour François Hollande et Jean-Marc Ayrault de continuer à gouverner comme avant. Maintenant à gauche, le social au coeur ! Les auteurs Gérard Filoche, inspecteur du travail pendant trente ans et militant à la CGT, est membre du bureau national du Parti socialiste, du conseil scientifique d'Attac, de la Fondation Copernic et rédacteur en chef de la revue Démocratie & Socialisme. Jean-François Claudon est professeur agrégé d'histoire. Syndicaliste au SNES-FSU, il est militant au Parti socialiste et membre du comité de rédaction de la revue Démocratie & Socialisme. Cyril Gispert est professeur agrégé de sciences économiques et sociales. Syndiqué à l'UNSA, il est militant au Parti socialiste et membre du comité de rédaction de la revue Démocratie & Socialisme. Sat, 15 Jun 2013 11:31:36 GMT 413555 Dans le feu de l'action : pompier à vie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131745-dans-le-feu-de-l-action-pompier-a-vie.htm#413558 Il faut savoir garder la tête froide pour aller décrocher des pendus, relever des cadavres qui pourrissent, repêcher des noyés décomposés, trier des corps déchiquetés dans l'amas de ferraille de voitures accidentées, affronter la fournaise d'un feu de garrigue ou d'un feu de bateau. Une vie au service des autres, c'est la voie que s'est choisie Jérôme Perrin depuis son entrée chez les marins-pompiers, il y a 40 ans. Marqué pour toujours par cette carrière faite d'abnégation et d'altruisme, l'auteur démontre que l'on reste pompier toute sa vie durant. Sous forme de chroniques, il raconte ses missions les plus marquantes et les épreuves qui ont fait voler sa famille en éclats. Malgré cela, Jérôme Perrin témoigne de son attachement indéfectible à un métier auquel il a tout donné. Jérôme Perrin a passé 40 ans au sein des marins-pompiers de Marseille. Nommé chef de poste en milieu de carrière, il est devenu «gouverneur» de la célèbre île du Frioul, chère aux Marseillais. Sat, 15 Jun 2013 11:15:26 GMT 413558 Louise de New York ; la détective http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132291-louise-de-new-york-la-detective.htm#415543 Louise est vieille et moche mais c'est une grande détective. Elle a déjà résolu l'affaire du chien perdu de Môssieur Thomas ou encore celle du collier de Madame Madame. Aujourd'hui, tout le quartier est plongé dans le noir. Avec son chat Clairon, elle mène l'enquête au coeur de New York. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415543 Article 122-1 : et si ce crime était le vôtre ? http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132153-article-122-1-et-si-ce-crime-etait-le-votre.htm#415527 Signe particulier du cadavre carbonisé découvert dans les catacombes : l'ablation du coeur. Pour Estelle Lacroix, capitaine de police au 36, quai des Orfèvres, pas de doute, c'est la signature de Mygale, un tueur en série qui avait disparu depuis longtemps... On en redemande ! Fri, 14 Jun 2013 17:01:02 GMT 415527 Guet-apens http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131818-guet-apens.htm#415524 Ce deuxième roman de Sam Hawken confirme son talent noir et sobre : pas de grandes phrases, pas de descriptions gore, des personnages nullement stéréotypés et une intrigue très tenue qui éclaire bien la réalité des narcos. L'auteur est condamné à récidiver dans le genre ! Fri, 14 Jun 2013 16:55:46 GMT 415524 Le deuxième voeu http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130385-le-deuxieme-voeu.htm#415521 Quelle atmosphère ! Tel un Simenon chilien, Diaz-Eterovic nous fait vivre au rythme du petit peuple de Santiago, avec une prédilection pour les tenanciers et les paumés d'une cité qui n'a rien à envier - côté rudesse - aux métropoles du continent. Son personnage de Heredia, désabusé au grand coeur, en prise avec son propre destin, fait mouche encore une fois. Fri, 14 Jun 2013 16:51:46 GMT 415521 L'âge du doute : une enquête du commissaire Montalbano http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-126037-l-age-du-doute-une-enquete-du-commissaire-montalbano.htm#415520 Un scénario bien ficelé, comme d'habitude. Et une langue fleurie, truculent cocktail d'italien officiel et de dialecte sicilien que le traducteur s'est efforcé de réinventer, dans un français camilléresque à souhait. Fri, 14 Jun 2013 16:50:17 GMT 415520 Le matériel du tueur http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130220-le-materiel-du-tueur.htm#415516 Du lourd, du costaud, du brutal, de la qualité. Un des meilleurs polars du moment. Et la différence avec le tout-venant se fait dès le premier chapitre : un style, une langue, une certaine poésie dans la virgule ; bravo au traducteur, Serge Quadruppani... Ce qui compte ici, c'est la musique de la phrase, la surprise de la narration, la plongée dans une ambiance poétique et noire. Le plaisir de lire, tout simplement. Fri, 14 Jun 2013 16:42:51 GMT 415516 Têtes de Maures http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-129730-tetes-de-maures.htm#415515 Une opération massive de ratissage ordonnée par Laval en 1931 empoisonne, aujourd'hui encore, la mémoire corse. Un nouveau roman de Didier Daeninckx... Transplantant ce demi-sel parisien dans le milieu du banditisme corse, Didier
Daeninckx ne fait pas seulement un effet - réussi - de pittoresque. Il crée un décalage, un décentrement où le porte-parole de l'élément étranger, du naïf lecteur cherchant à pénétrer le maquis des rivalités claniques, des haines immémoriales et des intérêts mafieux très contemporains, n'est ni le classique policier ou journaliste, mais un petit truand, lui-même rompu aux jeux du silence et de la loi, et, qui plus est, un « Maure ». En résulte un des meilleurs récits de l'auteur, rythmé par les extraits de presse qui annoncent un mort par jour depuis que Melvin Dahmani a posé le pied sur l'île de Beauté. Pourquoi était-il, après onze ans, dans l'agenda de Lysia  ? Qui l'a tuée  ? Qui a abattu l'homme qui cherchait à lui parler  ? Quel est l'objet de cette guerre impitoyable  ? Les énigmes gigognes s'enchâssent, dominées par 
LA question  : quel rapport avec ce qui s'est passé en 1931  ?... Fri, 14 Jun 2013 16:39:23 GMT 415515 Des noeuds d'acier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-129384-des-noeuds-d-acier.htm#415514 Un homme violent, massacreur de son propre frère, est réduit en esclavage par deux frères dans une maison isolée. Sandrine Collette fait une irruption remarquée dans le monde du roman policier français... Le roman noir est en général urbain, et rares sont les auteurs qui nous plongent au coeur d'une nature sauvage, comme oubliée de tous et de la civilisation. Sandrine Collette a su, avec une sensibilité rare, par touches, brosser l'escalade de la terreur, l'imagination sans cesse renouvelée des humiliations, la haine, l'envie, accumulées depuis des décennies au coeur des tourmenteurs et la lente descente aux enfers d'un personnage qui, ne croyant plus à rien au début de l'histoire, finira par ressembler à celui qui le hante, le frère haï et infirme. Fri, 14 Jun 2013 16:08:42 GMT 415514 Ne lâche pas ma main http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-128930-ne-lache-pas-ma-main.htm#415513 Soupçonné à tort du meurtre de sa femme, un père fuit, avec sa fille, des poursuivants impitoyables. Édité d'abord chez un petit éditeur normand, Michel Bussi a brûlé les étapes et tient aujourd'hui une place singulière dans le polar français. C'est qu'il aime tout bêtement raconter des histoires, dosant savamment suspense et analyse psychologique, attachant un soin particulier à l'atmosphère et concoctant des intrigues complexes sans recourir aux ficelles qui encombrent maints romans actuels. Fri, 14 Jun 2013 16:06:47 GMT 415513 Geobook, escapades autour du monde : du long week-end au court séjour, bien choisir son voyage http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132245-geobook-escapades-autour-du-monde-du-long-week-end-au-court-sejour-bien-choisir-son-voyage.htm#415509 Dans la lignée du best-seller GEOBOOK 110 pays 6 000 idées, dans un format plus pratique et à un prix plus petit, GEOBOOK Escapades autour du monde ravira tous les amateurs de courts séjours et de longs week-ends. Les comportements des voyageurs changent et GEOBOOK s'adapte ! Depuis quelques années les courts-séjours et les «escapades» deviennent monnaie courante et les possibilités de voyage sont toujours plus accessibles et innombrables, bien choisir son voyage n'a jamais été aussi important. Comme les autres GEOBOOK, ce guide d'un genre nouveau répond à toutes vos questions pour vous aider à faire votre choix : où aller ? quand partir ? que voir ? que faire ? Distance, durée des trajets, informations pratiques, il présente chaque destination avec précision et permet de combiner les exigences et la curiosité de tous, qu'il s'agisse d'un couple, d'une famille ou d'un groupe d'amis, pour des vacances réussies, tout en vous proposant des circuits adaptés à un séjour de courte durée. De Venise aux fjords de Norvège en passant par San Francisco ou par les villes impériales du Maroc, de la côte amalfitaine au Rajasthan en passant par Zanzibar ou Ibiza... quelle que soit votre destination de rêve, ce GEOBOOK vous indique la manière de la découvrir au mieux en quelques jours. Merveilles touristiques ou endroits secrets, moment de détente sur la plage ou activités sportives, découverte des spécialités locales ou chasse aux dernières tendances... autant de propositions qui séduiront chacun selon sa sensibilité. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415509 Dix récits historiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131996-dix-recits-historiques.htm#415502 LA MIRMILLONNE DÉJÀ, elle s'était relevée, tendue sur ses jarrets, prête à bondir sur son adversaire qu'elle semblait attendre, tout en l'invitant à attaquer de nouveau. Devant elle, le rétiaire reste indécis, comme décontenancé. C'est pourtant un combattant de grande valeur : douze fois, il a enfermé son adversaire dans son filet, plus inoffensif qu'un poisson fraîchement péché, n'attendant que le pouce baissé du maître de cérémonie pour transpercer ensuite le vaincu de son trident. Quand on lui a dit qu'il combattrait ce matin-là un mirmillon «pour l'exercice», il a cru que l'on se moquait de lui. Puis, il s'est dit que ce devait être une force de la nature, peut-être même un de ces géants que l'on dit vivant à l'extrémité orientale du monde connu... Une immense fierté a alors gonflé son coeur et galvanisé ses muscles. Et voilà qu'on lui opposait une créature gracile, certes dotée d'une musculature longiligne et d'une souplesse de panthère, mais sans rien de commun avec les brutes phénoménales dont les légendes peuplent les terres inconnues et ténébreuses de l'Est... ! Une fille ! Nul ne pouvait s'y tromper : ces jambes galbées, ces épaules étroites, ces hanches arrondies et souples ne pouvaient pas appartenir à un homme, même adolescent. Jusqu'aux protections - mamelons d'airain qui caparaçonnaient une poitrine indéniablement féminine, cnémides un peu trop étroites, casque digne d'une statue de Minerve - qui dénonçaient sans vergogne le sexe du jeune et agile mirmillon, sans paraître entraver outre mesure ses mouvements offensifs et défensifs... Une mirmillonne ! Éphoros - tel était le nom du rétiaire - ne s'était jusqu'ici battu que par automatisme, utilisant seulement ses réflexes conditionnés par tant d'âpres combats. C'était l'un de ces mêmes contrecoups qui avait envoyé la combattante rouler au sol. Ephoros ne semblait pas y avoir mis toute sa pugnacité. Et voilà qu'elle se relevait, défiant du regard et de la pointe du glaive le héros aux douze victoires ! Éphoros se sentait tout à coup comme paralysé. Était-il devenu sensible à la pitié, lui, la brute implacable dont tant de femmes respectables avaient souhaité recevoir en elle la semence, afin d'engendrer elles-mêmes un héros de légende ? Un appel lui fit lever la tête : - Éphoros ! Serais-tu devenu lâche ? Démolis-moi ce petit paquet de nerfs ou bien tu serviras comme nettoyeur d'arène ! Fri, 14 Jun 2013 15:41:09 GMT 415502 Le jeu continue après ta mort : les carnets secrets de Thout' Nielsporte, prince des jeux en ligne http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-128872-le-jeu-continue-apres-ta-mort-les-carnets-secrets-de-thout-nielsporte-prince-des-jeux-en-ligne.htm#415494 PREMIÈRE PAGE DU PREMIER CARNET Je voudrais pas que des ignares écrivent ma vie à ma place. Je voudrais foutre le feu au monde et m'y réchauffer. Qu'il se souvienne de nous, de notre grandeur. Ne plus être ce monstre venu d'une autre planète qui va chercher sa nourriture la nuit et se terre des semaines entières dans un trou. Comme dans ce hangar aux tôles perforées par la pluie. Cette nuit la lune m'observe à travers les fentes du toit, je me sens moins seul. J'approche mes mains d'un rai de lumière. Toujours ces tatouages qui défilent, me dessinent des trucs étranges sur le corps : des bouts d'avatars, de façades, des logos. J'ai dit que je suis un monstre, un monstre traqué, effaré, à l'agonie. Je lance une brassée de livres dans la brouette pour ranimer le feu. Du matériel scolaire suédois du siècle dernier. Le hangar en est rempli. C'est ça qui m'a donné l'idée. L'idée d'y recoller les fragments de mes vies. Carnet sur les genoux, crayon en main, j'ai fermé les yeux et appuyé sur un clavier imaginaire. Le «G» est remonté de mon enfance avec le «Godzilla» que maman m'avait dessiné. Puis «A» comme «Araignée» ; «M» comme «Monstre» ; «E» comme «E. T.»... Ça donnait «GAME». Un mot a jailli en entier : «OVER». Et tout le reste a déboulé comme une rivière. GAME OVER Quand je suis sorti du coma, j étais en ligne, en train de voler, bras écartés, au sommet du ciel. Un truc énorme, qui ressemblait de haut à une pizza aux 365 parfums, me fixait depuis je sais pas combien de temps. C'était disons un tourbillon, une galaxie de jouets numériques agglutinés les uns aux autres, une espèce de galette online où flashaient des milliards de connexions multicolores. Et ça m'est revenu d'un coup : je survolais la Pangée. Fallait que je sois bien ouf pour ne pas reconnaître ma Pangée chérie. Mon bébé. Mon issue de secours. L'oeuvre de ma courte vie si vous voulez savoir. Ce nouveau monde tendrement appelé «Big Pizza» par le milliard de colons s'y connectant en moyenne chaque jour. Imaginez la Terre plate comme un fond de tarte. La Pangée l'aurait recouverte sans peine si elle avait été réelle. Elle était si vaste que la moindre nouveauté lancée dans l'univers virtuel se retrouvait tôt ou tard sous l'emprise de son aura gravitationnelle. Big Pizza finissait par l'avaler. Et la Pangée croissait à vue d'oeil, en équilibre sur le dos d'une tortue géante. Je blague. Pas de tortue bien sûr sous la Pangée, c'était un conte pour les noobs - pour les primo arrivants, les débutants de niveau zéro aux avatars aussi gauches et vulnérables que des larves sorties de leur oeuf. (...) Fri, 14 Jun 2013 15:33:16 GMT 415494 Les résistants : témoignages, 1940-1944 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131898-les-resistants-temoignages-1940-1944.htm#415491 Extrait de l'introduction Les historiens se méfient des témoins : ils ont tort. Sans eux, l'Histoire est sèche, froide et sans âme. Avec eux, elle jaillit des brumes du passé, comme un roman étincelant. L'Histoire des historiens est exacte, précise, rationnelle. Elle déchire le voile de la mémoire qui enjolive ou censure. Elle dissipe les légendes, elle éclaire les zones d'ombre, elle chasse les faux-semblants brandis pour les besoins d'une cause. Pour comprendre la Résistance, les historiens ont eu raison de suspecter les récits incertains des acteurs, de s'attacher aux documents, aux archives, d'exercer envers les témoignages une rigueur comparative. Mais en s'arrêtant à la méthode tatillonne de l'Université, ils manquent l'essentiel. L'historien s'approche laborieusement de la vérité comme un archéologue qui gratte des mottes de terre avec une brosse métallique, il dénude le glacial enchaînement des causes et des effets, sans lequel les récits restent trompeurs ou mystérieux. Le témoin communique l'irremplaçable expérience humaine. Il nous plonge au coeur de la vie, il rend présents les hommes du passé, il restitue la couleur, le bruit, l'odeur de l'événement, il transmet la peur, l'espoir, la fierté, la honte ou le découragement. Il n'est pas le notaire du fait brut, le raisonneur sur documents. Il est le romancier de l'action, qui la fait vivre avant de la faire comprendre, qui la fait comprendre parce qu'il la fait vivre. Les historiens savent que la saga de la France libre fut héroïque et dérisoire, que le général de Gaulle, isolé parmi les siens, condamné par les autorités de son pays, inconnu de son peuple, dut affronter non seulement les affres de la défaite et de la guerre, mais aussi et surtout le scepticisme de ses contemporains, la tragique faiblesse de ses troupes, l'intrigue sans cesse renaissante de ses concurrents. De savantes analyses ont été consacrées à cet amer paradoxe. Rien ne le dit mieux, pourtant, qu'un souvenir de Rémy, le chef du réseau Confrérie Notre-Dame venu voir de Gaulle à Londres. Le résistant est en avance et gravit les marches qui conduisent au bureau du Général encore vide pour l'attendre sur le palier. Soudain, il voit en contrebas monter un homme las, le dos courbé, le pas lourd, le visage baissé, dont la main s'agrippe à la rampe de l'escalier comme celle d'un naufragé à sa bouée de sauvetage. C'est de Gaulle. Il porte sur ses épaules affaissées toutes les vicissitudes de ce minuscule mouvement qui prétend représenter une nation tout entière et dont l'arme unique est un micro. Rémy s'avance, de Gaulle le voit. Dans la seconde, le Général se redresse, raide, impavide. «Et je le retrouve tel que je l'avais imaginé, se souvient Rémy, calme et froid, inébranlable, sûr de son bon droit, certain de la victoire en une heure où les coeurs et les têtes les plus solides chancellent.» En une scène, tout est dit : le drame du Général, son isolement, son espoir fragile et son implacable force d'âme. Contrairement à l'idée si souvent défendue, il n'y a pas de vraie histoire sans mémoire, pas de vérité sans émotion. C'est pourquoi cette anthologie des récits légués par les grands résistants français mérite dès aujourd'hui de figurer parmi les classiques de notre histoire. Elle décrit, elle incarne, elle fait vivre, comme dans un film ou un roman, l'oeuvre si célèbre et si mal connue de ces hommes rares qu'étaient les résistants. Sans leur expérience unique, sans leur souffrance et leurs espoirs transmis par la plume, on ne comprend rien de la France d'hier ni de celle d'aujourd'hui. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415491 Les nuits du Caire http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131384-les-nuits-du-caire.htm#415488 29 janvier 2011. Vingt heures. «Je suis né d'une ville enceinte de lumière qu'un fleuve têtu traverse lentement. Je suis né entre deux rives, femelles ^engrossées, qui bataillent le désert depuis la nuit des temps. C'est ici, par hasard, que la nature survit parmi les ombres vertes, vaguement disséminées. Par hasard aussi que le vent ensemence les cités palmeraies. Je suis né d'un limon inséminé de tout ; d'un pays à l'été infini et qui n'en finit pas. Les dieux l'ont parcouru un soir d'il y a longtemps, signant au pied des dunes leurs gestes démesurés. Depuis lors, Horus, Harmakhis, Maât et les autres sommeillent dans une vallée royale en allée du présent, tandis que leurs enfants, boueux, surnuméraires, cherchent désespérément le dernier lac sacré. C'est ici que tout se noue dans la sueur des mots, le croisement des regards, les langueurs anonymes. Ici que l'on apprend le vrai sens du mot destin, de l'écrit, du mektoub, l'autre pseudonyme de Dieu. Minuit et demi, écrivait le vieil homme dont la silhouette courbée hantait et hante encore les rues d'Alexandrie. Le temps a fui, depuis qu'à neuf heures j'ai allumé ma lampe et me suis installé ici. Je suis resté sans lire, sans parler. À qui parler, seul, dans cette maison ? Depuis qu'à neuf heures j'ai ravivé ma lampe, l'image de mon jeune corps m'est apparue et celle des chambres tièdes, parfumées, et celle des voluptés passées. J'ai revu des rues qui ont perdu leur visage, des femmes et des hommes qui ont cessé d'exister, des théâtres et des cafés défunts. Limage de mon jeune corps m'est apparue et m'a rappelé des souvenirs terribles : deuils de famille, séparations, sentiments des miens, volontés des morts dont on a fait si peu de cas. Minuit et demi. Comme le temps fuit ! Minuit et demi. Comme elles passent les années ! Lawrence Durrell n'est plus. Si la façade rococo de l'hôtel Cecil ouvre toujours sur la mer, ce n'est plus l'hôtel Cecil. Justine, Balthazar, Mountolive et Clea se sont dilués sous l'effet du soleil ; ils ont coulé dans l'asphalte. Le Caire vibre toujours sous les coups de boutoir du désert et toujours le vent soulève la chevelure calcaire du Mokattam, pulvérise des volutes de sable qui s'élèvent, tourbillonnent, virevoltent avant de saupoudrer les fenêtres, les terrasses, les ruelles, les minarets, les devantures, les cordes à linge, s'infiltrent partout ; poussière millénaire, combat perdu d'avance. Au pied des pyramides, depuis des heures et sous quarante degrés, un balayeur impavide balaye le sable qui recouvre la route. À peine quelques mètres dégagés, tout est à recommencer. Fatalité. Combat perdu d'avance. Qu'importe ! Telle est la volonté du Tout Puissant. Patience. Patience. Le peuple égyptien n'est fait que de patience. Demain, mon petit. Demain, mon fils. Sat, 15 Jun 2013 00:07:02 GMT 415488 Les nuits de Sibérie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131590-les-nuits-de-siberie.htm#415485 Un jour que dans un petit bar, tout de laque et de silence, nous nous entretenions à mi-voix de nos voyages, mon ami le pilote Estienne parla ainsi : «Vladivostok est une ville que les grands vagabonds traversent souvent, mais où ils ne s'arrêtent guère. Par quoi les retiendrait-elle ? Une fois que, venant du Japon, on a découvert sa rade, ornée de collines doucement ondulées, que l'on a admiré le travail du brise-glaces, monstre maladroit qui effondre la carapace du gel dans un sillon d'eau vierge et sombre, Vladivostok n'a plus d'attraits. Le Pacifique y vient mourir sous un ciel si brumeux que V on croit avec peine que le même océan berce Honolulu de vagues de corail et d'or. La ville est terne, sale, toute en longueur, étirée selon une rue interminable et boueuse, la Svetlanskaïa, d'où partent, en maigre éventail, des impasses et des culs-de-sac. Des immeubles sans style, construits vers la fin du siècle dernier, d'immenses casernes, sont flanqués d'un quartier japonais sans grâce et d'un quartier chinois sans mystère avec des maisons d'amour navrantes. Sur tout cela tantôt une misère mesquine, tantôt un laborieux mauvais goût. Comme tu le vois, c'est un de ces noeuds inévitables qu'imposent les longs itinéraires et que l'on ne songe qu'à quitter au plus vite. Or, le hasard voulut m'y laisser deux mois. Je faisais partie d'une escadrille expédiée de France quelques jours avant l'armistice et qui, après une folle traversée de l'Amérique, venait échouer par la force de l'inertie en un point du globe où elle n'avait plus rien à faire. L'aventure pourtant ne me déplaisait point. J'avais mon plein de cocktails, de palaces, de flirts, et j'ai un goût secret pour les villes militaires, sans ressources apparentes. La monotonie y donne aux habitudes le goût et l'exigence des vices. De plus, nous étions seulement à la fin de l'hiver 1919. Le bolchevisme n'avait pas mis encore de rubans roses. La mode était loin de se faire recevoir aux dîners des ambassadeurs du Kremlin. Nous ne savions rien de la Russie, nous n'en savons sans doute pas davantage aujourd'hui, mais Paris-Moscou comportait alors quelques difficultés qui ont disparu. Sur le vaste empire en convulsions d'étroites fenêtres s'ouvraient à des milliers de lieues l'une de l'autre : Arkhangelsk en mer Blanche, Odessa en mer Noire, et Vladivostok au bout de l'Asie, (...) Fri, 14 Jun 2013 15:23:12 GMT 415485 Un oui pour la vie ? : le mariage en littérature http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131881-un-oui-pour-la-vie--le-mariage-en-litterature.htm#415484 Elizabeth Bennet et M. Darcy, Emma et Charles Bovary, le prince et la princesse de Clèves... tous un jour se sont dit oui, «pour le meilleur et pour le pire», dit-on. De la demande en mariage, qu'elle soit très protocolaire ou pleine de fantaisie, au grand jour, ce petit recueil de textes vous entraînera dans ces moments intimes et rares vus par de grands écrivains. De La Fontaine à Daniel Pennac en passant par Guy de Maupassant, Albert Camus et Julian Barnes... Les plus belles pages de la littérature consacrées au mariage. Fri, 14 Jun 2013 15:20:33 GMT 415484 Dimanche chez les Minton http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131883-dimanche-chez-les-minton.htm#415483 Elizabeth Minton et son frère Henry, tous deux retraités, vivent une existence faite de rites et de répétition, dans la grande demeure familiale, au bord de l'océan. Henry est pragmatique et égoïste, tandis qu'Elizabeth, irrationnelle et rêveuse, métamorphose son quotidien par la force de son imagination. Cela suffira-t-il à lui procurer le vivifiant sentiment de libération auquel elle aspire ? Entre désespoir lancinant et humour féroce, Sylvia Plath explore avec une justesse qui fait mouche les faux-semblants des relations humaines. Ces nouvelles sont extraites du recueil Œuvres (collection Quarto, Éditions Gallimard). Fri, 14 Jun 2013 15:18:59 GMT 415483 Sur des aventures que je n'ai pas eues http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131880-sur-des-aventures-que-je-n-ai-pas-eues.htm#415482 «Sur des aventures que je n'ai pas eues» Histoire véritable Traduit du grec et annoté par Pierre Grimal Lucien, mû par le «désir de choses nouvelles», se lance dans une surprenante épopée aux confins du monde connu. Il rencontrera des femmes-vignes aussi enivrantes que des sirènes et de redoutables Cavaliers-Vautours. Avant d'être avalé par une baleine géante abritant des terres cultivées et d'étranges habitants, il participera à une guerre absurde entre habitants du Soleil et de la Lune, où s'affrontent Salades ailées, Lance-Puces et Bombardiers-d'ail... Lucien, en précurseur de Rabelais, Cyrano de Bergerac et Voltaire, se moque avec truculence des travers des hommes : un grand éclat de rire ! Ce texte est extrait du Folio Classique n° 415, qui réunit Daphnis et Chloé, de Longus, et l'Histoire véritable, de Lucien. Fri, 14 Jun 2013 15:16:44 GMT 415482 Ignace Denner http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131884-ignace-denner.htm#415481 Traduit de l'allemand par Loève-Veimars Édition établie et annotée par Pierre Brunel Fidèle garde-chasse du comte de Fach, Andrès défend la forêt contre les brigands au péril de sa vie. Dans cette contrée sauvage, la santé de Giorgina, sa ravissante épouse, s'étiole. Un soir de tempête, alors qu'elle est mourante, un mystérieux voyageur du nom d'Ignace Denner se présente comme un marchand égaré et demande l'hospitalité. Pour remercier ses hôtes, il administre à Giorgina une bien étrange potion qui lui rend sa vigueur... Ce visiteur au sourire inquiétant est-il un ange gardien ? Sa générosité pourrait-elle dissimuler de sombres desseins ? Un conte fantastique sombre et inquiétant, un captivant récit d'aventures au rythme enlevé. Ce texte est extrait du recueil Contes nocturnes (Folio Classique n° 5357). Fri, 14 Jun 2013 15:17:04 GMT 415481 L'île du jardin sacré http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131995-l-ile-du-jardin-sacre.htm#415478 QUI a entendu parler des Messagers de Yahvé ? Pratiquement personne - du moins, j'en suis sûre, personne autant que moi, Joanna Curnow, étudiante en agronomie à l'Université de Sydney (Australie). C'est pourtant sous un jour particulièrement attrayant que cette secte m'est apparue, plus précisément sous la forme de l'un de ses plus jeunes membres : Jonathan Hobart, un camarade d'études. Nous étions inscrits aux mêmes cours, aux mêmes séminaires de travaux dirigés. Vous me direz que c'est souvent comme ça que ça commence, une histoire d'amour - et je vous vois déjà frémir en pensant que cette histoire d'amour se double d'une histoire de «secte». Pourtant, je peux vous rassurer tout de suite dans les lignes qui vont suivre. Indéniablement, Jonathan appartenait à cette «secte». Il y était né et avait pour «gourous» ses propres parents et même ses grands-parents, des deux côtés. Pourtant, ce n'est pas du tout sous l'aspect d'un illuminé qu'il m'est apparu tout d'abord - plutôt sous celui d'un écorché vif, terriblement susceptible et capable de vives réactions, sans aller jusqu'à la violence systématique. Tout a commencé le jour de son exposé. Chacun de nous devait présenter, devant un auditoire composé de tous nos camarades et des plusieurs professeurs, un dossier sur un sujet d'agronomie que nous avions étudié sur le terrain lors d'un stage. Pour ma part, j'avais participé à l'expérience toute nouvelle d'une ferme aquacole, qui cultivait toutes sortes d'algues aux vertus médicinales, ainsi que des poissons et des crustacés ; j'avais d'ailleurs orienté mon exposé sur les perspectives médicinales de cette ferme, l'élevage des animaux marins m'ayant semblé un sujet trop connu, pour ne pas dire galvaudé, même dans tout le continent. Cette homéopathie par les plantes marines, peu de gens y croyaient, en vérité. Le sujet était donc original et devrait plaire au jury. Telles étaient sans doute les pensées de Jonathan Hobart lorsqu'il présenta le sien. Il s'attira tout d'abord quelques sourires en citant le titre de son exposé : le Jardin Sacré - avec les majuscules incorporées. Il s'étonna vivement de cette réaction de l'auditoire : il n'avait fait qu'orienter son sujet vers sa partie la plus intéressante, voire la plus novatrice, conformément aux directives de Mr. Rowney, notre directeur de séminaire. Ce dernier l'ayant invité à poursuivre sans plus de commentaires, tout en recommandant le silence à tous les auditeurs, Jonathan se lança donc bravement dans une diatribe qui tenait à la fois du panégyrique et du sermon. Fri, 14 Jun 2013 15:12:37 GMT 415478 L'île du jardin sacré http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131995-l-ile-du-jardin-sacre.htm#415477 L'île du jardin sacré Joanna, jeune étudiante à Sydney, tombe follement amoureuse de Jonathan, un de ses camarades plus ou moins rejeté par les autres car il appartient à un mouvement religieux : les Messagers de Yahvé, installés sur l'île de New Eden. Ceux-ci prônent un retour à la foi des premiers chrétiens, axé sur le respect de la nature. Joanna accepte d'intégrer la communauté mais se heurte à des traditions par trop contraignantes. Elle ne tarde pas à découvrir également que le Jardin Sacré de cette île cache un terrible secret... qui débouchera sur un drame. Comment va-t-elle l'affronter ? Les Faiseurs d'Anges Alain Pottier, styliste de génie, vient de créer une collection féminine qui a tout pour plaire, au point d'être plagiée et piratée par un couturier important, Ange Savorelli, durant les derniers jours de l'année en cours. Le styliste se laissera-t-il déposséder ? Jamais, et ce malgré les manoeuvres d'intimidation, qui vont jusqu'aux violences physiques, de son riche et peu scrupuleux concurrent. Il lui faudra l'aide de la séduisante Orlane Béranger, journaliste au Fureteur Icaunais, pour se dépêtrer de ce guêpier et rentrer dans ses droits. Ce sera d'autant plus difficile qu'Orlane elle-même semble compter autant d'adversaires que d'alliés au sein même de son propre journal... Fri, 14 Jun 2013 15:11:26 GMT 415477 Cherche doudou avec T'choupi : sur la plage http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131887-cherche-doudou-avec-t-choupi-sur-la-plage.htm#415476 Dès 1 an et demi Un nouveau livre animé T'choupi ! Mais où est donc passé le doudou de T'choupi ? Aide T'choupi à le retrouver au bord de la mer. Fri, 14 Jun 2013 15:09:29 GMT 415476 La princesse du gaz : espions, amours et corruption : enquête sur Ioulia Timochenko, ex-Premier ministre d'Ukraine http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131904-la-princesse-du-gaz-espions-amours-et-corruption-enquete-sur-ioulia-timochenko-ex-premier-ministre-d-ukraine.htm#415472 LUKJANOWO «Ici, on ne prend pas de photos. Je vous dirai où vous pourrez faire des photos et où vous ne pourrez pas !» Le message n'est pas désagréable, le ton pas même menaçant, mais qu'on ne s'y trompe pas : ici, le chef, c'est lui. Nous sommes à l'entrée de la maison d'arrêt de Lukjanowo, le seul établissement de sa catégorie à Kiev, métropole de 5 millions d'habitants. Environ 300 personnes y attendent leur procès, dit-on. Costaud, la quarantaine, l'homme a le visage impassible, glaçant, fermé. Je ne peux rien y lire. À cet instant, j'ai juste envie de le photographier. L'officier, sublime gardien du monde, devant le portail en fer. Et à droite, derrière lui, la fenêtre par laquelle le regard tombe sur la première cour de la prison. Un employé en uniforme est assis derrière une fenêtre avec des barreaux, et une fente dans la partie basse. «Pièce d'identité», dit-il. C'est sec, lapidaire, ça claque comme si un adjudant allemand venait d'aboyer. J'obéis. «Â vos ordres !» Visiblement, ça les amuse. La glace est rompue. J'observe l'homme noter au stylo mon nom et numéro de passeport dans un registre, puis en le poussant, fait passer par la fente le document rouge bordeaux, avec l'aigle fédéral. L'officier donne son accord d'un signe de tête, ouvre la grille. Au bout de quelques mètres, nous entrons dans un sas. Derrière, se tient une petite femme grassouillette, elle me fait signe de passer. Je dois vider mes poches et, surtout, il faut que je laisse mon téléphone. Je réponds que je n'en ai pas. Elle me regarde avec pitié, comme si j'étais un cul-de-jatte. Sa compassion est compréhensible, ici, mais inutile dans mon cas. À Kiev, si tu n'as pas de portable, tu n'existes pas. Non, je n'ai pas de portable sur moi, ni de cachet d'aspirine, comme celui qu'on a extirpé de ma poche à la prison de Berlin-Tegel, lorsque j'allais voir un détenu allemand. À la différence de Tegel, ici, il n'y a pas de fouille corporelle. Je suis autorisé à entrer dans le tunnel de verre. J'écarte les bras. Tout est en ordre. Ma seule arme, ce sont mes yeux. Plus tard, je comprendrai pourquoi on voulait absolument savoir si je transportais un téléphone. Quelques semaines auparavant, un journaliste local avait fait passer en fraude un portable dans l'établissement, avec l'aide d'un gardien, et un détenu avait pu transmettre des informations à l'extérieur. C'était longtemps après le passage de Timochenko, qui n'est restée en prison que jusqu'à fin décembre 2011, et cela n'avait rien à voir avec elle. Apparemment, les conditions de détention n'étaient pas des meilleures. En tout cas, il y avait eu beaucoup d'agitation dans la presse et auprès du public. Est-ce qu'après ça quelque chose a changé dans le système carcéral ? Je ne sais pas. Mais depuis, les portables doivent rester à l'extérieur. Des portes avec des grilles en fer s'ouvrent à un rythme assourdissant et se referment aussitôt, avec autant de fracas. Je trotte gentiment derrière le costaud en uniforme qui veut me donner des informations en salle de réunion. Sat, 15 Jun 2013 00:07:02 GMT 415472 Le je-sais-pas-pantoute http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131937-le-je-sais-pas-pantoute.htm#415464 Tes doigts de fou chiquenaudent le bout du monde de mon corps de bout de monde T'es froid jusque dans le fond du bas du ventre de ta mère qui s'ennuie De toi Ta grise mère-madame ménopausée-prématurée-sacrament s'ennuie de ton corps pas de poil comme avant comme quand c'était le temps d'être con juste pour dire Elle voudrait être une mère comme une mère qui court après le avant du beau temps de la vie jeune des années qui commençaient à te vieillir Elle aurait aimé redevenir ton bungalow comme si son ventre de mère engraissée était encore assez chaud-cannelle-cassonnade pour s'occuper de toi elle est corme de penser comme ça Ton corps de poil moi je le prends et je le mange et je le tartine sur mes joues polies aussi polies qu'une émission de télévision Ta mère n'a jamais compris Que tu étais un chanteur de saloperies un chanteur de pomme d'Adam de coeur de pomme de saloperie de prose qui fait mouiller Elle trouverait ça dégueulasse de voir que tu es un corps en poil en chandelle en fourrure de renard qui fait ce qu'il veut avec tout ce qu'il veut T'es fou parce que tu chiquenaudes Et tu le fais bien foutrement bien foutrement foutrement bien l'amour bien le toucher bien le je te tiens par les épaules et je te tiens par partout par la gorge quand c'est fou moins doux touche-à-tout Il y a ton père aussi là-dedans qui vient mettre son petit grain de sel de piscine de cour arrière mal raclée Ton père vient se mettre le nez dans ta tête de fils pour te dire allo l'enfant tu baises comme une maîtresse d'école Alors il n'a plus envie de te payer la vie la brosse les bords de pantalon les espressos les carnets en cuir les coupes de cheveux les films noir et blanc les nettoyages de dents Et les crab cakes Ton père est ennuyé devant ta face de je sais pas ce que j'ai la vie me fait peur je suis trop petit en dedans en dedans de mon corps de chien au pied assis sur ton cul de prince torscul propre de danseur nu On te l'a dit tu es beau t'as besoin de rien faire t'es beau ferme ta belle bouche en coeur ton coeur en coeur ta tête en coeur tes yeux en coeur T'énerves avec tes coeurs merde faudrait que tu te changes que tu te demandes si tu vaux quelque chose Même si ta mère te dit oui oui oui tu vaux toute la vie de la vie de n'importe qui Elle te ment elle te hait elle crache dans ton lit quand t'es en ville et que tu la laisses jusqu'à Noël deux mille jamais dans tellement de temps Fri, 14 Jun 2013 14:19:34 GMT 415464 Mémento patrimoine 2013-2014 : juridique, fiscal, financier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131949-memento-patrimoine-2013-2014-juridique-fiscal-financier.htm#415461 Régimes matrimoniaux : principes généraux Plan du chapitre A Statut impératif de base B Liberté de choix du régime matrimonial C Droit international privé Le régime matrimonial détermine la composition du patrimoine de chacun des époux et le cas échéant du patrimoine commun, en actif et passif. Il règle les pouvoirs de chacun d'eux sur son patrimoine propre et sur le patrimoine commun. Il est donc essentiel, dans le cadre du conseil patrimonial, d'en connaître les principes de fonctionnement. Tous les époux mariés depuis le 1er février 1966 sans contrat notarié préalable à leur mariage sont réputés avoir choisi le régime de la communauté d'acquêts, devenu régime légal (Loi 65-570 du 13-7-1965). Tous les époux mariés avant le 1er février 1966 sans contrat de mariage sont réputés avoir adopté le régime de la communauté de biens meubles et acquêts. Cependant, ces époux ont eu la possibilité, par simple déclaration notariée jusqu'au 31 décembre 1967, d'adopter le régime de la communauté réduite aux acquêts. a. Statut impératif de base Indépendamment de la diversité des régimes matrimoniaux, les époux sont soumis à un statut fondamental dit «régime primaire», d'ordre public, soucieux de l'indépendance des époux et d'un minimum de solidarité matérielle. Ce statut règle les pouvoirs des époux, ainsi que leurs droits et obligations. Dans le domaine du conseil patrimonial, il paraît utile de rappeler quelques dispositions fondamentales. 1. Pouvoirs des époux Comptes bancaires Quel que soit son régime matrimonial, chaque époux peut se faire ouvrir, sans le consentement de son conjoint, tout compte de dépôt de fonds et de dépôt de titres (C. civ. art. 221). Les banquiers et prestataires d'investissement n'ont pas à tenir compte du régime matrimonial de leurs clients pour l'ouverture et le fonctionnement desdits comptes. Le déposant est toujours réputé avoir la libre disposition des fonds et des titres en dépôt. Par exemple, n'encourt aucune responsabilité la banque qui accepte le dépôt par l'épouse séparée de biens, sur son compte personnel, du chèque représentant le prix de vente d'un bien indivis : l'épouse tire de l'article 221 du Code civil le pouvoir d'encaisser seule le montant du chèque sur son compte personnel, dès lors que le chèque a été endossé par chacun des époux et que ne sont alléguées ni appropriation frauduleuse du chèque par l'épouse ni connivence de la banque (Cass. corn. 21-11-2000 n» 1973 FS-P : RJDA 2/01 n° 220). Est au contraire condamnée la banque qui exécute, à la demande de l'épouse commune en biens, le transfert sur son compte personnel des parts de Sicav inscrites sur le compte titres ouvert au nom de son mari : si l'un quelconque des époux a le pouvoir d'administrer seul les biens communs, l'article 221 du Code civil réserve à chacun la faculté de se faire ouvrir un compte personnel sans le consentement de l'autre. Le banquier dépositaire ne doit donc, aux termes de l'article 1937 du même Code, restituer les fonds déposés qu'à celui au nom duquel le dépôt a été fait ou à celui qui a été indiqué pour les recevoir (Cass. 1e civ. 3-7-2001 n" 1241 F-PB : RJDA 1/02 n° 76). Est encore condamnée à indemniser le mari la banque qui a permis à l'épouse d'effectuer sans procuration plusieurs retraits de fonds communs sur le compte épargne de son mari (Cass. 1e civ. 8-7-2009 n° 08-17.300 : BPAT 5/09 inf. 179). Mais la banque est admise à exercer, une fois le mari indemnisé, les droits de celui-ci et à poursuivre l'épouse, qui n'avait pas le pouvoir de disposer des fonds déposés sur le compte de son mari (même arrêt). On note ici le souci d'assurer au sein du couple une certaine indépendance financière tout en admettant le recours de l'un contre l'autre nonobstant le caractère commun des fonds litigieux. {Précisions} La présomption de libre disposition des fonds et des titres continue de jouer en cas de dissolution du mariage par divorce ou décès. Pour y faire obstacle, l'autre époux ou ses héritiers peuvent faire opposition auprès des établissements dépositaires; jusque-là, le banquier est exonéré de toute responsabilité. Fri, 14 Jun 2013 14:15:19 GMT 415461 Mémento patrimoine 2013-2014 : juridique, fiscal, financier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131949-memento-patrimoine-2013-2014-juridique-fiscal-financier.htm#415460 Les clés pour une gestion patrimoniale réussie ° Une vision complète et fiable de tous les supports de placement, de tous les montages juridiques et fiscaux. ° Avec lui, vous êtes certain de trouver, pour chaque situation, la bonne option et d'arbitrer au mieux. Pluridisciplinaire, le Mémento Patrimoine analyse la constitution, la gestion et la transmission d'un patrimoine à travers : - son cadre juridique (régimes matrimoniaux, statut des incapables, démembrement de propriété, successions et libéralités, etc.) - ses aspects fiscaux (ISF, IR, droits de succession et de donation, etc.) et financiers (financement par l'emprunt...). Objectif, il décrit les avantages et inconvénients des principaux supports d'investissement privé : - Placements mobiliers ou financiers : actions, OPCVM, PEL, assurance-vie, or, chevaux, etc. - Placements dans l'immobilier locatif : immobilier de loisirs ou de services, parkings, anneaux d'amarrage, terres agricoles, etc Il vous accompagne à chaque étape : de l'investissement initial à la transmission aux proches. Pratique, vous pourrez vous appuyer sur ses dossiers thématiques (société civile, protection du conjoint survivant, divorce, etc.), ses prises de position motivées, ses tableaux et exemples chiffrés. Fri, 14 Jun 2013 14:15:19 GMT 415460 Oh, my dear ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131855-oh-my-dear.htm#415457 Comme ça, ça semblait assez simple. «Audrey, j'ai dit. Audrey, si on allait se balader ? - Par ce temps ? - Ça nous rafraîchira les idées...» j'ai répondu en tirant sur mes bottes. Elle a haussé les épaules : «Pourquoi pas ? - Parce que je vais te pousser de la fichue falaise, Audrey, voilà pourquoi pas.» Je l'ai pensé, mais je ne l'ai pas dit à haute voix, bien sûr. Elle m'a quand même jeté un regard bizarre. «Tu vis au bord de la mer depuis je ne sais pas combien d'années, c'est à peine si tu mets le pied dehors, et c'est maintenant que tu veux qu'on aille se promener. Tu ne te rends pas compte, mais il va pleuvoir comme vache qui pisse. - Dans ce cas je nous préparerai des grogs bien chauds quand on rentrera. Je ferai un feu. On ouvrira une bouteille de Champagne. On peut faire une troisième mi-temps, une soirée en amoureux. - Ah ! c'est ça que tu as derrière la tête. Eh bien, dis donc, ça fait longtemps.» Et elle a souri, espérant que je lui rendrais son sourire. A sa place, vous l'auriez espéré aussi, non ? Je devais donc renverser la vapeur. La mettre en rogne. «On peut dire ça comme ça. Ce serait peut-être plus juste de dire que je meurs de soif et que je suis coincé dans un désert, putain.» Son visage s'est figé. «Change de disque, Al. - Oui, eh bien, c'est toujours moi qui suis obligé de mendier, hein. Sérieusement, c'est quand, la dernière fois que tu l'as proposé, toi ? Je ne m'en souviens pas, et j'ai une meilleure mémoire que toi. Et encore, même quand tu le fais, c'est comme si tu te portais volontaire pour escalader l'Everest. Tu devrais sortir davantage, vivre un peu.» Ça, ça l'a fait partir au quart de tour. Elle a déchargé quelques rafales contre moi, les mots ont ricoché, cinglants, contre les murs. N'empêche, ça a marché. Elle est sortie en claquant la porte et elle est partie sur la route défoncée, au vu et au su de tous, arc-boutée contre le vent, avec son ciré jaune de garde-côtes qui lui fouettait les jambes. J'ai attendu deux minutes et je suis sorti par-derrière. Je savais où elle allait, c'est là qu'elle allait toujours : elle montait le sentier jusqu'au phare puis jusqu'au sommet de la falaise, et elle s'arrêtait là où le chemin plonge dans un petit renfoncement; on peut s'y poster, un peu à l'abri du vent, pour regarder Portland Bill, en face, et les vagues qui s'écrasent en dessous. Le point de vue est beau. J'y suis allé une ou deux fois, moi aussi. Fri, 14 Jun 2013 14:10:38 GMT 415457 Dorian Gray : Le portrait interdit http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131592-dorian-gray-le-portrait-interdit.htm#415454 La riche senteur des roses emplissait l'atelier, et lorsqu'une brise d'été agitait doucement les arbres du jardin, le lourd parfum du lilas et la fragrance plus délicate de l'églantier en fleur pénétraient tour à tour par la porte ouverte. Ce souffle léger imprégné de parfum vint chatouiller la nuque de Rosemary Hall, caressant ses fins cheveux. Cette nouvelle conscience de son corps lui paraissait étrange. Même peindre ne lui procurait plus les mêmes sensations. Ce n'était plus une simple question d'esprit et d'harmonisation, mais une expérience physique. Le pinceau humide était aussi sensible que sa main, et à chaque fois qu'il effleurait la toile, elle sentait son corps s'éveiller à la vie. Et puis il y avait ces rêves éveillés qu'elle faisait... Mais ceux-là, au moins, elle pouvait les chasser. C'était pire la nuit. Il ne s'agissait pas de cauchemars, bien au contraire, mais ces rêves-là la troublaient pourtant profondément. Chaque nuit, elle se réveillait en nage, fébrile, incapable de réfréner l'ondulation lascive de ses hanches, le drap roulé en boule et serré entre ses cuisses. Tout cela semblait si... réel. Comme s'il s'était vraiment trouvé là. Trempée de sueur, elle avait l'impression de sentir les baisers virils sur ses joues. Elle se demandait d'où lui venaient ces rêves, mais fuyait la réponse. Ce n'était pas le moment de se laisser emporter par le désir. La seule évocation du mot la fit rougir, avant qu'elle ne le refoule au plus profond de son subconscient. Rosemary, qui venait juste de fêter ses vingt ans, était parvenue à éluder les propositions de mariage. Même son père avait renoncé à aborder le sujet. Au moins, il était heureux de sa réussite en tant que peintre. Peu à peu, ses soupirants la délaissaient. Certains, parmi lesquels l'incorrigible Buckley Brinsmead, capitulaient après l'avoir poursuivie de leurs ardeurs pendant des années. Quel soulagement d'être seule, au calme, afin de pouvoir se consacrer à sa passion et mener une vie indépendante exclusivement centrée sur la création artistique ! Elle veillerait à s'en souvenir, pensa-t-elle tout en mordillant sa lèvre inférieure. Depuis le coin du divan où elle se prélassait sur des coussins de cuir, Helen Wotton, affichant l'expression impassible qui la caractérisait, observait Rosemary tout en fumant, selon son habitude, une cigarette opiacée. Reculant un peu pour qu'Helen puisse contempler le tableau posé sur le chevalet, Rosemary éprouva un vif soulagement dès qu'elle eut éloigné sa main de la toile. Elle avait besoin de prendre ses distances avec cet objet imposant et menaçant. Elle ressentit soudain une faim intense et se souvint qu'elle n'avait avalé que la moitié d'un biscuit de toute la journée. Comme il aurait été furieux d'apprendre que c'était tout ce qu'elle avait mangé... S'intéressait-il à elle ou cherchait-il simplement à être le maître de la situation ? Rosemary se reprocha d'y avoir pensé. Elle avait besoin de faire une pause ; son dos était tendu et noué, ses mains raides et engourdies. - Voilà donc le fameux chef-d'oeuvre ? Fri, 14 Jun 2013 14:07:58 GMT 415454 Madame Himself http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131944-madame-himself.htm#415451 «J'ai un souvenir très vif du sentiment d'énergie et de transformation qui m'envahit un matin au plus fort de l'hiver lorsque, devant le livre ouvert au soleil sur ma table de travail, je découvrais dans l'histoire errante de Hope Athernon une vie antérieure autorisant ma propre voix d'écriture.» C'est ce que note Susan Howe dans son «Personal Narrative», s'étant précédemment trouvée (dans le désert somnolent d'une bibliothèque) en proie aux sollicitations télépathiques de fantômes innombrables... J'ai été moi aussi un jour en proie aux sollicitations télépathiques de fantômes innombrables. A cette différence près que rien ne m'était plus étranger que cette désignation de Personal narrative puisque l'expérience que je vais ici relater relèverait plutôt à mes yeux d'une dépossession. Pour tenter de comprendre je dois retourner en arrière. Très en arrière. Quasi un demi-siècle. Je suis enfant. Petite fille chez les nonnes trinitaires, dans une institution religieuse où je me sens prisonnière, enfermée. Dans la Cité dite des Papes. Avignon. La ville, on pourra le vérifier, a son importance. Les livres me sauvent. Du désespoir, de l'enfermement. Et dans les livres, il y a les amazones. Je cherche dans les vers de l'Iliade toutes leurs apparitions. Chant II, chant III, chant VI. Secrètement je les note sur de petits papiers que je cache dans mes vêtements. Je dévore les dictionnaires de mythologie. Les nonnes découvrent mon goût pour cette horde et me mettent en garde, opposant au pluriel de leur indifférenciation sauvage la personne d'Andromaque, à leurs yeux seule héroïne exemplaire. Je découvrirai bien plus tard que ce modèle imposé porte en lui l'homme (andro) et la guerre (maque), et qu'il exécute plus un programme qu'il ne déploie un corps. Instinctivement je me détourne de l'épouse d'Hector et je m'entête à traquer ces fantômes qui me hantent véritablement et dont les récits fragmentés que je récolte ne font que consacrer la déréalisation. Sans le savoir, je comprends qu'Homère se contente d'insérer dans son récit un motif traditionnel où la horde amazonienne, tant par son caractère ethnique que sa pseudo-spécificité sexuelle, ne peut que s'apparenter aux monstres, ceux que les véritables héros sont appelés à détruire. Fri, 14 Jun 2013 14:05:46 GMT 415451 Madame Himself http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131944-madame-himself.htm#415450 En cinq tableaux précédés d'un éclairage Madame Himself pose (entre théâtre et poème tragicomique) la vieille question de l'assignation des corps et de leur enfermement. Tout en vérifiant que le goût de la crème fouettée n'est pas éternel, l'auteur se demande si un amour féroce pour les amazones peut avoir un rapport avec un double cancer du sein.... Fri, 14 Jun 2013 14:05:46 GMT 415450 Cinq contes fantastiques http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131943-cinq-contes-fantastiques.htm#415447 Vertige - et ce n'est pas l'oreille : l'illuminosité dans l'oeil. Un haut-le-coeur. À la vue de ce qui manque ici. Ou bien tout le corps est touché : l'oreille, et le ventre, le coeur. Clarté assourdie bleutée ne dotant plus d'ombre les formes du jardin, crépusculaire au plein du jour. Fait taire le chien, la volaille de la ferme au chien. Silence, nul cerne ombré derrière les formes dressées, althaea, noisetier posés sur l'herbe, éclairés sans plus, d'où vient cette clarté ? J'ai pris quatre photos : jardin déprivé de ce qui donne ici volume aux choses, la ferme au chien, ciel du village, le bois sur la colline. Photos développées, tirées, restituent précisément la désorientation du jour, de ce jour-là, j'étais à la fenêtre là-haut, cherchais trace sur l'herbe du grand luminaire au zénith. Lire un espace sur chaque bord du lieu actuel : deux tableaux y sont présents, l'un relève des marges du lieu actuel, l'autre d'un lieu lointain proposé comme description de verdure. Lieu, l'offrande - aurai-je jamais été là vraiment ? Monde du jour offert, m'y inclure, m'y loger, tous mes efforts pour m'y situer, ma situation s'inscrit dans ce travail, toujours vient un moment manquant le dernier terme, déclic à peine audible, mon corps flotte un peu. Fri, 14 Jun 2013 14:03:13 GMT 415447 Europe, n° 1010-1011. Constantin Cavafy http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131902-europe-n-1010-1011-constantin-cavafy.htm#415440 À LA BANQUE DE L'AVENIR... ... je placerai, moi, / très peu d'effets. C.P. Cavafy, «La Banque de l'Avenir», janvier 1897 Grec cosmopolite, imprégné des sensibilités de l'Orient, Constantin Cavafy (1863-1933) naquit et vécut à Alexandrie. Sa poésie, qui interroge la rencontre dramatique de l'individu avec le temps, exprime l'osmose des différentes cultures fondues dans l'humanisme ; elle réactive la langue grecque, mûre de trente siècles de pratique, et s'inspire beaucoup du monde hellénistique qui, depuis Alexandre le Grand, s'est déployé sur les trois continents de la Méditerranée orientale pour se prolonger au-delà de l'empire byzantin. À travers une expérience transparente et intense du présent, le passé ouvre ainsi la tradition littéraire européenne de la fin de siècle sur le monde à venir. Cavafy est lu aujourd'hui dans le monde entier. Son rayonnement posthume offre un exemple étonnant, puisqu'il n'a publié aucun livre de son vivant, préférant diffuser ses poèmes sur de rares feuilles volantes parfois réunies en plaquettes réservées à des destinataires choisis. Lui-même bilingue (scolarisé dans son enfance en Angleterre, le poète sera courtier à la bourse et fonctionnaire dans l'administration britannique), il refuse en 1923 de se faire éditer en anglais. Meurtri cette même année par le décès de son frère John, jusque-là son traducteur, blessé par l'hostilité des intellectuels athéniens et se trouvant indirectement contraint de contourner la Grèce, Cavafy est sans doute contrarié aussi par l'exclusion de ses poèmes érotiques d'inspiration homosexuelle dans le projet d'édition londonien. Mais peut-être considère-t-il par ailleurs, comme il en a avancé le prétexte, que son oeuvre n'est pas encore aboutie... La révélation de Cavafy, qui sort de ses tiroirs au tournant du siècle à peu près un poème par an, est donc lente et problématique. La belle édition alexandrine posthume de ses cent cinquante-quatre poèmes, qui paraît en 1935 à tirage limité, est vite épuisée dans un monde bientôt bouleversé par la guerre. Leur traduction anglaise par John Mavrogordato, professeur de grec à Oxford, paraît en 1951 chez Hogarth Press. Entre-temps, un réseau d'écrivains, parmi lesquels André Gide et Raymond Queneau, fait aboutir en 1958 chez Gallimard la traduction française de Yourcenar-Dimaras, précédée de quelques mois aux Belles Lettres par celle de Georges Papoutsakis, Grec d'Alexandrie, qui avait jadis collaboré avec Cavafy à ce propos. Ce n'est qu'en 1963 (trentenaire de la mort du poète), lors de la vente de ses archives à Athènes, que voit le jour sa première édition usuelle grecque, dont les brèves notices à la fin du volume font toujours penser aux précédents parisiens. Les traductions de Cavafy se multiplient dès lors dans le monde entier, souvent par le biais du français ou de l'anglais. L'instrumentalisation de son poème «En attendant les barbares» et les innombrables réécritures auxquelles il donne lieu pour des causes diverses ne réduisent pourtant pas la portée de cette allégorie, dont la forme dialoguée tient peut-être de l'antistrophe antique. Le monde postcolonial en quête d'une identité, l'Europe tourmentée par les conflits idéologiques, Wall Street assaillie par la menace terroriste ', s'interrogent toujours : viendront-ils ou seraient-ils déjà partis en laissant la peur gouverner à leur place... ? Ces barbares ressemblent, en fin de compte, à notre propre reflet dans le miroir, dont on préfère souvent faire abstraction. La réflexion politique de Cavafy, sur laquelle il avait lui-même suscité une étude dès 1926, attire bientôt l'attention. En 1946, dans la Grèce déchirée par la guerre civile, une conférence du poète diplomate Georges Séféris, Grec de Smyrne, reconnaît que les références historiques de l'Alexandrin font écho aux événements contemporains ; elle a lieu au British Council d'Athènes, dirigé par Rex Warner, auteur de la préface à la première édition londonienne de Cavafy. Le romancier marxiste Stratis Tsirkas, Grec d'Égypte, rapproche la Pax britannica de la Pax romana vue par le poète alexandrin qui propose ainsi une inversion drastique de perspective en redéfinissant l'Antiquité selon les termes de la modernité. Dès l'introduction à la première édition new-yorkaise de Cavafy en 1961, W.H. Auden insiste en effet sur l'ironie politique de ses vers. Considéré de son vivant par Nicos Kazantzakis comme la «fleur sans graine» d'un monde finissanL supposé reclus dans une tour d'ivoire, Cavafy parle cependant aux faibles et aux forts. Intégré en 1994 à la messe funèbre de Jacqueline Kennedy-Onassis (double veuve de deux dynasties «maudites» du XXe siècle), récité en 2004 par Sean Connery (James Bond célèbre à l'écran), son poème «Ithaque» observe la conscience moderne jusque dans les salons inaccessibles du pouvoir. Fri, 14 Jun 2013 13:22:11 GMT 415440 Europe, n° 1010-1011. Constantin Cavafy http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131902-europe-n-1010-1011-constantin-cavafy.htm#415439 Grec cosmopolite, imprégné des sensibilités de l'Orient, Constantin Cavafy (1863-1933) naquit et vécut à Alexandrie. Il aimait cette ville aux contrastes aigus, il subissait son emprise, il la recherchait même. Tout en interrogeant la rencontre dramatique de l'individu avec le temps, sa poésie exprime l'osmose des différentes cultures fondues dans l'humanisme. Elle réactive la langue grecque, mûre de trente siècles de pratique, et médite sur les vicissitudes du monde hellénistique qui, depuis Alexandre le Grand, s'est déployé sur les trois continents de la Méditerranée orientale pour se prolonger au-delà de l'empire byzantin. C'est à travers l'ample syncrétisme de ses réminiscences culturelles que Cavafy parvient à saisir la condition humaine au coeur de ses dilemmes. Mais tout autant que la subtilité de son sens historique, la discrétion lucide avec laquelle il traite sa propre expérience intime exerce une fascination durable. Sous le calme d'une sobriété impeccable érigée au rang de discipline de vie, sa poésie n'est dénuée ni de passion ni d'ironie corrosive. Sa dimension conceptuelle s'harmonise avec un lyrisme qui épouse la souplesse du raisonnement et de l'élocution familière. Cavafy est lu aujourd'hui dans le monde entier. Son rayonnement posthume offre un exemple étonnant, puisqu'il n'a publié aucun livre de son vivant, préférant diffuser ses poèmes sur de rares feuilles volantes parfois réunies en plaquettes réservées à des destinataires choisis. Il fallait beaucoup d'abnégation, beaucoup de confiance, pour abandonner ses feuillets imprimés entre des mains amies, certes, mais fugitives, au lieu de construire lui-même son mausolée de grand écrivain. CONSTANTIN CAVAFY Maria Tsoutsoura, Grégoire Xénopoulos, E.M. Forster, Gaston Zananiri, Napoléon Lapathiotis, W.H. Auden, Georges Séféris, Constantin Cavafy, Dominique Grandmont, Edmund Keeley, Kiki Dimoula, Thanassis Hatzopoulos, Constantin Giannaris, Stéphane Sawas, Anne-Rachel Hermetet, Lucile Amoux-Farnoux, Kadhim Jihad Hassan, Nassos Vayénas, Piotr Bilos, Marie Vrinat-Nikolov. LA GRÈCE AU COEUR Yannis Stavrakakis, Claude Mossé, Thanassis Hatzopoulos, Ersi Sotiropoulos, Tassos Kaloutsas, Nicos Panayotopoulos. CAHIER DE CRÉATION Takis Sinopoulos ° Aies Steger ° Letitja Ilea ° Vladimir Makanine. CHRONIQUES Fri, 14 Jun 2013 13:22:11 GMT 415439 Les venins de la cour http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131783-les-venins-de-la-cour.htm#415435 1) Qui êtes-vous ? ! Une femme écrivain passionnée par l'Histoire, et qui n'oublie jamais que la grande histoire dépend de la petite, et que les grands de ce monde sont avant tout des hommes ! 2) Quel est le thème central de ce livre ? L'affaire des poisons qui a ébranlé le trône de Louis XIV lorsqu'on a découvert que les poisons et autres philtres circulaient à la Cour. Une grande partie des dossiers ont alors été classés "secrets d'État" tant le scandale était grand ! Des années plus tard, le roi, sentant la mort venir, a brûlé toutes les archives "sensibles" pour que la postérité ne sache rien de cette horrible affaire. Manque de chance, Gabriel Nicolas de la Reynie, le policier zélé qui a enquêté sur tous ces crimes avait tout consigné ! 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? La dernière bien sûr ! Gabriel Nicolas de la Reynie. Un homme qui avait rendu cet oubli impossible et grâce à qui les siècles futurs devaient recueillir cet écho lointain du temps. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? N'importe quelle oeuvre de Lully ! Aucun autre musicien ne reflète autant le grand Siècle ! 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'amour de l'Histoire et du voyage dans le temps. Tout est historiquement vrai dans mes livres, mais on l'aborde par les voies romanesques, ce qui est bien plus agréable ! Fri, 14 Jun 2013 12:57:54 GMT 415435 Le trésor du père Maurin http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132242-le-tresor-du-pere-maurin.htm#415433 1) Qui êtes-vous ? ! Jean-Paul Gonzalvez, résidant en Espagne, artiste peintre et sculpteur amateur, ayant toujours eu le goût de l'écriture, mais seulement la disponibilité de le concrétiser au moment de la retraite. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Une famille provençale, dont la vie sera bouleversée par la guerre de 1940. Elle cachera un secret qui resurgira à l'occasion d'une enquête sur la disparition d'un trésor et un décès suspect, dix-huit ans plus tard. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «A l'idée de voir scintiller des pièces en or de l'époque de Cléopâtre, mon coeur battait la chamade. J'avais l'impression de vivre un rêve merveilleux.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Le générique du film "Jean de Florette", ou les quatre saisons de Vivaldi. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Un moment de connivence, de distraction, parfois de sourires. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415433 Le trésor du père Maurin http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132242-le-tresor-du-pere-maurin.htm#415432 1943-1944. En pleine seconde guerre mondiale, la France lutte pour sauver son indépendance des griffes des Allemands. Une histoire romanesque en Provence se transforme alors en tragédie suite à un événement dramatique et inattendu. Dix-huit ans plus tard et suite au vol d'un trésor, une famille apparemment sans soucis va être rattrapée par les secrets de son passé. Le scandale va alors la plonger dans une spirale médiatique infernale qui divisera la France entière... Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415432 Michto ou La haine crescendo http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132241-michto-ou-la-haine-crescendo.htm#415430 1) Qui êtes-vous ? ! Jeune auteur de 56 ans, ancien voyou, vieux baroudeur, ex drogué et alcoolique, mais encore de bons restes. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Autobiographie 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Je dormais dans le lit conjugal sans problème malgré mes sept mois et demi, à la joie de ma petite mère Arlette et au désarroi de mon vieux qui voulait une fille. Il me fit d'ailleurs payer cette frustration toute ma vie, sournoisement et violemment.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Rythm and blues & rock and roll, Rolling Stones (I can't get no Satisfaction) et Trust (Antisocial) et pourquoi pas un peu plus cool «Quelque chose de Tennessee» interprété par Johnny Hallyday. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Mon entourage, qui m'a conseillé d'écrire, estime apparemment que ma vie est suffisamment intéressante pour en laisser une trace. Je pense donc que certains lecteurs apprécieront de partager mes expériences. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415430 Michto ou La haine crescendo http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132241-michto-ou-la-haine-crescendo.htm#415429 Ceci n'est pas une fiction. C'est l'histoire vraie d'un homme qui n'a pas toujours eu une morale exemplaire. Quelques écrits, parfois un peu vulgaires, peuvent également être outrageants ou heurter les plus sensibles. La lecture de ce livre est donc fortement déconseillée aux plus jeunes. Nancy dans les années 50. Daniel, dit «Michto«, grandit livré à lui-même dans un quartier sensible avec un père violent et une mère absente. Très vite séduit par l'argent facile, les bastons, la drogue et les femmes, il devient au fil des ans un hors-la-loi que rien n'arrête. Quelques années plus tard, toujours profondément instable mais lassé de ses excès qui auraient pu lui coûter la vie, il décide de continuer ses aventures en multipliant les voyages à travers le Monde. Il va ainsi vivre de nombreuses expériences parfois extrêmes et dangereuses, mais souvent enrichissantes à tous points de vue. Pourtant, alors qu'il est tout proche du chemin de la rédemption, un événement injuste va le frapper brutalement, brisant ses rêves d'une vie normale. Dès lors, sa haine contre la société va se réveiller, et celle-ci ne fera qu'aller crescendo... Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415429 Le complot des nantis http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132240-le-complot-des-nantis.htm#415427 1) Qui êtes-vous ? ! Michel Pisano, ancien photo reporter... et écrivain (enfin j'essaye...). 2) Quel est le thème central de ce livre ? Un trafic d'armes et même un peu plus. Des nantis du régime soviétique ayant précédé la chute du mur de Berlin se démènent pour faire du fric. Et c'est pas facile ! 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Qu'est ce qu'il dirait pour sa défense ? Que deux cent cinquante mille dollars s'étaient fait la malle à cause d'un nom de Dieu de cerf ? Putain ! Ça faisait cher le kilo de barbaque !» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Une chanson des Rolling Stones. Ça bouge ! 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Mes droits d'auteur... s'ils sont vraiment conséquents cela va de soit. Plus sérieusement, l'envie de savoir ce qui va se passer à la page suivante. Eux à la lecture lorsque qu'ils ont le bouquin en main, et moi lorsque je me retrouve devant la page blanche. Et que je cherche des idées. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415427 Le complot des nantis http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132240-le-complot-des-nantis.htm#415426 Le colonel Buonasera et son adjoint soufflent sur leurs doigts. Dans la Russie de l'après communisme, cet hiver n'en finit plus et le thermomètre ne cesse de descendre. L'ex Union Soviétique, c'est grand... Dans ce pays exsangue qui se relève difficilement de soixante-dix ans de dictature, certains nantis ne se privent pas pour monnayer les maigres richesses qui subsistent. Les armes de guerre notamment... La demande est forte et rapporte vite. Mais ce n'est pas toujours aussi simple ! De Saint-Pétersbourg à Moscou en passant par Mourmansk, dans le vent glacial qui traverse le pays, chacun aura largement l'occasion de se créer des sueurs... froides. Glaciales, même. Après avoir quitté un pays qu'ils ont honteusement trahi, l'ambiance arrivera cependant à se réchauffer dans le climat beaucoup plus clément de Marseille. Réchauffer.. ? Bien plus que ça... Ça sentira même le cramé ! Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415426 Quitte à vivre ma mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132239-quitte-a-vivre-ma-mort.htm#415425 Roman inspiré de faits réels Autant prévenir les âmes sensibles et prudes, vous allez vous retrouver dans le monde des voyous. Vous serez également confrontés à la vulgarité du langage tzigane et argotique. Comme dans tout bon thriller qui se respecte, la violence est sanguinaire. Cambriolages, braquages et vendetta, sensations et frissons jusqu'à la mort, voilà ce qui vous attend... Tony Prazzelini est un homme marginal, gagnant sa vie de larcins et autres activités illicites. Après s'être racheté une conduite, sa vie bascule le jour où un homme exerçant de hautes fonctions dans sa ville décide de l'escroquer. Les lois ne l'aidant pas, Tony va dès lors se retrouver très fortement endetté, perdre sa femme, et être mis à la rue. Bien déterminé à se venger de ce personnage et de la justice qui l'auront entraîné dans une déchéance inextricable, il va alors monter un plan diabolique d'une violence inouïe. Et parce qu'il est animé par la haine de celui qui n'a plus rien à perdre, personne ne sortira indemne de cette entreprise suicidaire exécutée sans aucune pitié... Par l'auteur de "Michto ou la haine crescendo" Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415425 Quitte à vivre ma mort http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132239-quitte-a-vivre-ma-mort.htm#415423 1) Qui êtes-vous ? ! Jeune auteur de 56 ans, ancien voyou, vieux baroudeur, ex drogué et alcoolique, mais encore de bons restes. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Un roman basé sur des faits réels dans la catégorie des thrillers. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Aujourd'hui son avenir va dépendre de moi, et je suis bien déterminé à lui faire vivre l'enfer et ce, d'une façon qu'il ne peut même pas imaginer. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Hard Rock ACDC (Hightway to hell). 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Peut-être s'interrogeront-ils sur une partie de l'histoire basée sur des faits réels qui est en fait la suite de «Michto ou la haine crescendo» (IS Edition) ou sur la partie imaginée lors de l'écriture, mais j'attends des critiques sur ma façon de narration, savoir si la lecture a été facile par rapport au langage de la rue et des mots tziganes. J'attends aussi de savoir si le suspense est vraiment présent pour le lecteur car il était un de mes principaux objectifs. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415423 Rififi sur la Canebière http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132238-rififi-sur-la-canebiere.htm#415421 1) Qui êtes-vous ? ! Oumar El Foutiyou BA, un homme qui goûte aux plaisirs simples de la vie pour autant que la possibilité lui en soit donnée. J'ai vu le jour au Sénégal, un pays agréable à vivre, tolérant et qui peut se prévaloir de bénéficier d'une longue tradition d'ouverture. J'ai eu la chance d'avoir toujours connu le bonheur dans une famille originelle issue de la classe moyenne sénégalaise et ai bénéficié, dans un premier temps, de l'encadrement moral de mes deux parents, qui sont des instituteurs avec tout ce que cette profession comporte de rigueur et d'exigence d'excellence. J'ai pu aussi profiter de la complicité d'une fratrie férue de lecture, le tout dans une ambiance de quiétude qui ne m'a jamais fait défaut, d'ailleurs, que cela soit dans ce premier cercle ou, dans un second temps, au niveau matrimonial puisque ma famille acquisitive contribue fortement à ma stabilité sociale et à mon épanouissement professionnel. Cadre dans l'Administration sénégalaise, les divers postes que j'ai occupés m'ont donné l'occasion de développer une approche transversale, voire transactionnelle des questions de développement étudiées au travers de structures, procédures et ressources humaines en perpétuelle interaction. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Marseille, ville tumultueuse abritant deux mondes qui se côtoient sans presque jamais se toucher. Marseille qui s'offre au lecteur dans une dualité fascinante faite de sites merveilleux invitant à la découverte mais aussi d'une tradition de banditisme de haut vol inspiratrice d'une certaine crainte. Le jour, la cité Phocéenne et sa grande artère, la Canebière, sont irrigués par divers flux : masculins, d'abord, avec des citoyens tranquilles, amoureux de la pétanque et des courses ; féminins, ensuite, avec des beautés promptes au shopping, au lèche-vitrine et au jogging. Quant aux nuits de la cité Phocéenne, elles sont peuplées d'un monde interlope qui ne trouve vie que dans les cabarets, la drogue, prostitution, les rapts, les meurtres, etc. Cette catégorie sociale donne corps à cette oeuvre dont les héros sont une reine de la manipulation, véritable veuve noire, qui cherche à s'emparer de la 2ème usine nucléaire de France et un aveugle, au talent de prestidigitateur paré d'invisibilité, qui téléguide le trafic de drogue dans Marseille et son hinterland. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Chacun arpente le monde avec les chaussures qu'il a décidé de porter, non !» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Du Weather Report, incontestablement, tellement les nuits chaudes de Marseille me rappellent les entrainantes mélodies de Birdland qui coulent sous les doigts de fée de Zawinul, Pastorius et Shorter. Quoique, me reviennent à l'esprit les douces mélopées d'Ali Farka Touré, grand parmi les grands de ce monde, dont la profondeur musicale me replonge dans la beauté métisse des paysages sahéliens reflétée par le fleuve Niger dont les effusions amoureuses fécondent et adoucissent la dorure de la savane africaine connue pour sa munificence sans pareille. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Je considère la littérature comme étant une forme d'expression qui traverse les frontières, transcende les différences et permet de rapprocher les membres de cette vaste communauté d'humains qui ont besoin de partager leurs rêves, d'abolir les barrières, de faire basculer leurs divergences latentes ou déclarées. Tous ces éléments me fondent à vouloir communier avec ceux qui me lisent et qui découvrent les pensées qui m'agitent puisque je ne suis qu'un passant qui laisse parfois son regard curieux s'attarder sur les choses et les êtres. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415421 Rififi sur la Canebière http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132238-rififi-sur-la-canebiere.htm#415420 L'INVISIBLE DE LA LIGNE 2 Une nouvelle drogue circule à Marseille, dont le réseau est géré par un inconnu surnommé «L'Invisible». Celui-ci étend ses tentacules dans toute la cité phocéenne, qu'il plonge dans une terreur noire sur fond de règlements de comptes sanglants... Un inspecteur fraîchement parachuté dans la ville va dès lors tout mettre en oeuvre pour débusquer cet insaisissable parrain que personne n'a jamais vu... Ce récit réussit l'exploit d'être narré sans aucune conjonction de coordination ! LA VEUVE NOIRE EN TROMPE-L'OEIL Julie est une splendide jeune marseillaise mariée à un riche industriel, président de la deuxième entreprise française de retraitement d'uranium. S'ennuyant fermement dans cette vie réglée comme une horloge, elle va s'associer à son amant pour monter une mission diabolique, mais rien ne se passera comme prévu... Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415420 Genèse d'un tour du monde à vélo http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132237-genese-d-un-tour-du-monde-a-velo.htm#415418 1) Qui êtes-vous ? ! Je m'appelle Farid LEGOUIT, je suis adhérent de l'association «Pour le bonheur d'entendre», qui aide les malentendants. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Relever un défi imposé par la Région P.A.C.A, à savoir réaliser le tour de France à vélo avant d'effectuer un tout autre challenge : le tour du monde à vélo, au profit des personnes malentendantes qui ont besoin d'appareils auditifs. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «J'avais 20 ans au moment où j'ai été appareillé, cela m'a émerveillé, mais j'ai aussi ressenti un malaise, une sorte d'hypocrisie.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? «À bicyclette» de Yves Montand. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Mon amour pour la solidarité. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415418 Genèse d'un tour du monde à vélo http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132237-genese-d-un-tour-du-monde-a-velo.htm#415417 Farid LEGOUIT est né prématuré en 1984 à Creil en Picardie, atteint du handicap de la surdité. C'est seulement à l'âge de 19 ans qu'il a pu être équipé d'un appareil auditif, ce qui changea complètement sa vie. L'idée lui est alors venue d'offrir l'audition à tous ceux qui n'ont pas encore eu la chance de la connaître. Il proposa donc à l'association "Pour le bonheur d'entendre", dont il est un membre actif, de parcourir le monde à vélo et ainsi récolter des dons qui permettraient aux plus défavorisés de recouvrer l'ouïe. L'un de ses sponsors, intéressé par le projet, a alors décidé de le tester en lui suggérant un challenge : réaliser le tour de France à vélo afin de prouver sa capacité à entreprendre cette action humanitaire de grande envergure. Ce qu'il fit sans se faire attendre... ! Très rapidement, Farid LEGOUIT s'est donc mis à sillonner les routes de France, de Gap à Toulouse en passant par Paris et Bordeaux. C'est sur ces plus de deux mille kilomètres qu'il nous raconte ses aventures, ses rencontres, mais aussi ses souffrances physiques et mentales. Il détaille chaque coup de pédale, chaque ville et campagne traversées avec une sincérité rafraîchissante et un seul but en tête : ne jamais lâcher... Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415417 Guide de l'apprenti romancier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132235-guide-de-l-apprenti-romancier.htm#415416 Vous avez forcément eu un jour l'envie d'écrire une histoire, vécue ou imaginée. Mais ce n'est pas si simple sans méthode ! Le «Guide de l'apprenti romancier» vous donnera donc toutes les astuces indispensables pour rédiger pas à pas votre roman et ainsi accéder au but ultime de tout écrivain : voir son ouvrage publié. Organiser ses idées, créer une histoire, mettre en page son manuscrit et le soumettre à un éditeur, préparer sa promotion... Tels sont les ingrédients qui vous permettront d'optimiser vos chances de publier votre livre au format papier mais aussi numérique. Ce guide pratique, agrémenté de nombreux conseils, définitions et schémas simples, désigne aussi les pièges qui attendent les débutants et les erreurs à ne surtout pas commettre. Ainsi accompagné, vous éprouverez très rapidement le plaisir d'écrire et pourrez enfin partager vos histoires avec vos lecteurs ! Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415416 Guide de l'apprenti romancier http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-132235-guide-de-l-apprenti-romancier.htm#415412 1) Qui êtes-vous ? ! Professeur de médecine et chef de service, j'ai toujours écrit jusqu'à ma retraite des livres et des articles axés sur ma profession de spécialiste des maladies digestives. J'ai aimé orienter une équipe et enseigner les jeunes apprentis médecins de tous niveaux. La tête le ventre et le médecin À ma retraite, j'ai découvert que j'avais encore une recommandation à faire aux médecins : écouter le patient qui vient consulter. J'ai écrit le récit d'une patiente de la quarantaine qui raconte sa maladie, pas grave mais gênante et chronique, à un médecin qui prend le temps de l'écouter. Pour l'instant la médecine n'a rien fait de plus que lui donner un nom à sa maladie : «colopathie fonctionnelle» et de formuler des hypothèses sur sa causes, en majorité psychologiques. Elle va évoluer après ce qu'elle a eu l'occasion de dire. Passé englouti Pris au jeu du roman, j'ai voulu cette fois évoquer la nostalgie et la famille, amour et conflits. J'ai inventé l'histoire d'un homme de la soixantaine qui rencontre sa jeunesse (la petite fille de l'amie de ses 18 ans) et se trouve entraîné à retourner aux Salles-sur-Verdon dans le Var, le village de son enfance, à présent sous un lac de retenue hydroélectrique. Ses enfants qu'il a oublié de prévenir se trouvent devant une disparition inquiétante. Les Hommes en grippe Un peu écolo, j'ai abordé un sujet tabou : la planète se porterait mieux si nous étions moins nombreux à proliférer. J'ai imaginé un virus qui rendrait les hommes infertiles. Rassurés par leurs prouesses (puisqu'ils continuent à faire l'amour), ils accusent les femmes. Dans certains pays, ils n'en démordent pas malgré les résultats des laboratoires : leur sperme ne contient plus de semences, de spermatozoïdes. Très contagieuse, la maladie virale se répand sur toute la terre : l'infertilité des hommes est sa seule expression clinique. Les banques du sperme sont vidées en quelques jours. On commence à redouter l'extinction de l'humanité, façon dinosaures. Religieux et gourous annoncent la volonté divine. Les hommes, tous atteints par le virus et certains par la hargne des femmes, perdent beaucoup de leurs repères. Les héros font ce qu'ils peuvent au milieu de ces chamboulements. Guide de l'apprenti romancier J'ai fait l'apologie du roman dans lequel les pensées, l'imagination et les expériences de l'auteur passent encore mieux que dans une autobiographie. Ce livre aborde tous les détails qui vont de la rédaction à la diffusion : la chaîne du livre. Il faut une envie et un élan pour commencer à consacrer du temps : j'ai suggéré comment s'organiser et comment il faut écrire pour être lu : style et intrigue. La préparation et l'envoi du manuscrit à un éditeur sont soigneusement analysés, la probabilité d'être accepté annoncée sans complaisance. On peut aussi publier en autoédition et en édition à compte d'auteur. Internet est une voie de plus en plus fréquentée par les auteurs et ses lecteurs. J'encourage les auteurs à publier leurs ouvrages en ebooks. J'insiste sur la qualité nécessaire de l'écriture et de l'histoire pour que le livre retienne le lecteur. Malgré cela il ne faut pas rêver à faire fortune. Les auteurs, pour leur plus grande majorité, finissent par dépenser plus qu'ils ne gagnent d'argent. Enfin, je raconte comment un auteur peut aider à la promotion de son livre. À toutes les étapes, j'ai évoqué mon expérience et pris des exemples dans mes propres romans. 2) Quel est le thème central de ce livre ? C'est une incitation à écrire ce qui nous arrive et ce qu'on a imaginé. Le roman est la forme la plus réelle de la personnalité de l'auteur qui s'exprime au travers de plusieurs personnages. Il faut l'élan, l'envie, du temps et ne pas croire qu'on est bon à lire parce qu'on a aimé écrire. L'auteur se doit d'acquérir ce que j'appelle «le sens du lecteur», comme les commerçants devraient avoir le sens du client : écrire pour le plaisir et la curiosité du lecteur. Ce livre se situe dans le droit fil de mon engagement dans l'enseignement par l'écrit, la parole et les schémas ? Ces derniers, au nombre de 250 environs, illustrent la collection médicale «Abord clinique» de Springer, écrite dans un langage pas loin d'être à la portée du grand public. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Vous allez devenir le passeur d'une histoire. Sans le savoir, des gens sont prêts à se laisser embarquer dans vos rêves éveillés.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? «Let my people go» : traditionnel afro-américain. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? La présentation avec humour des situations incroyables que nous rencontrons tous, un jour ou l'autre. Nos réactions et les changements de vie après les surprises du hasard. Comment les humains croient en l'humanité malgré la méchanceté, la jalousie et les prédateurs. Wed, 19 Jun 2013 00:07:02 GMT 415412 Une bonne éducation http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131968-une-bonne-education.htm#415409 «Alors, fillette, quels sont tes projets ?» Je me force à répondre. Tout, sauf parler de la mort. La pudeur semble l'inciter à garder pour lui-même la question de sa propre disparition. Impossible de violer ce voeu, le dernier. La peinture, papa, la peinture. «C'est bien, fillette, c'est bien ; ça me rassure... Je suis tranquille pour toi, maintenant. La beauté, vois-tu, c'est tout ce qui compte dans cette vie. Parce que la beauté, c'est elle qui te donne la liberté. Le reste n'a pas d'importance, n'oublie jamais cela...» J'aurais aimé lui dire que la beauté n'est pas toujours la finalité de l'art mais il était trop tard pour avoir ce genre de discussion. J'ai seulement ajouté que j'avais été au Musée d'Art moderne voir tous ces tableaux de Mark Rothko, l'oeuvre d'une vie; que j'avais pleuré, malgré moi. «C'est bien, c'est bien», a-t-il murmuré. Il a fermé les yeux. Je lui ai serré longuement le bras. Nos adieux étaient consommés. Tant de choses, déjà, avaient été tues, enterrées tandis qu'il respirait encore. Tant de maux. Il fallait savoir s'en tenir là. «Je ne veux pas de faire-part dans Le Monde ni rien de ce genre ; je veux partir tranquillement parce que nous ne sommes rien, je ne suis rien et tu dois comprendre, tu dois accepter cela...» Il a marqué une pause, comme s'il hésitait à poursuivre, puis il a repris. «Promets-moi surtout qu'il n'y aura pas de rabbin, promets-moi que je peux compter sur toi : je ne veux d'aucune cérémonie religieuse. Ils vont vouloir un rabbin, tout va dépendre de toi maintenant, je ne leur ai rien dit. Il faut m'incinérer et puis après, pffft, c'est fini. Who cares anyway ?» Ces mots en anglais, c'était sa façon d'affirmer qu'au moment de s'en aller il était plus athée que jamais. Depuis toujours, lorsque notre père souhaitait poser une affirmation en prouvant sa détermination, il reprenait souvent des formules américaines. «Who cares anyway ?», là, signifiait Dieu n'existe pas alors ne faisons pas semblant. «Full, stop, paragraphe, une autre de ces formules, était le signe que rien n'était plus discutable ou négociable. Alors athée mordicus, jusqu'à l'entêtement. Jusqu'à l'enterrement. Aussi, avant que je m'en aille, il m'a pris le bras, «Je te demande une dernière chose : Alice, Romain et toi, quoi qu'il arrive... Restez toujours unis. Soyez solidaires, quoi qu'il arrive. Quoi qu'il arrive, tu m'entends...» J'ai promis et j'ai quitté la chambre. Mes jambes ne me portaient pas. Il n'était plus temps pour rien. Quelque chose allait me projeter violemment dans une autre vie, la vraie peut-être, celle où personne n'est plus là pour nous porter, ne fût-ce qu'un peu : cette absence annoncée, vierge de toute expérience, et que je pressentais comme une béance. Ce regard tendre et ce petit sourire connus depuis l'enfance allaient s'estomper. On oublie vite les visages. Cette seule idée de la disparition du sien était terrifiante. Après, il ne resterait plus rien. Plus rien de l'enfance, de ce temps maintenant oublié mais qui avait pourtant existé. De ce temps perdu qui avait fini par se muer en fiction, tant la vie présente n'avait plus rien à voir avec le commencement. Les uns après les autres, chacun à leur manière ou selon leur sort, avaient déserté. Nous demeurions si peu. Après, mon père avait raison : de tout cela et de tous ceux-là, de lui-même, il ne resterait plus qu'Alice, Romain et moi. Fri, 14 Jun 2013 12:02:34 GMT 415409 Une bonne éducation http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131968-une-bonne-education.htm#415408 Sylvia Tabet est peintre et écrivain. Elle a notamment publié Les patientes (La Découverte, 2010) et L'Atelier rouge (Dialogues, 2010). Elle vit à Paris. Anne, la narratrice, Alice et Romain avancent main dans la main dans une vie qu'on pourrait croire douce. Promenades au Champ de Mars, au pied de l'immeuble familial, équitation, prestigieuse école privée... Soeurs et frère, ils reçoivent cette bonne éducation des grandes familles bourgeoises, qui enseigne aux enfants culture, droiture, respect. Mais quand le vernis craque, quand la violence s'insinue, quand la famille se décompose, ce voile de bonnes manières les réduit au silence et les consume à petit feu. Heureusement, peinture, littérature, musique apportent espoir et réconfort. Et puis il y a June, la jeune fille au pair, Adélaïde et Marianne, les grands-mères attentives, et le cheval, le Pays de Galles et la Normandie - rêves et instants de liberté. Dans ce roman d'apprentissage, la cadette prend la parole, délie les mots prisonniers d'une lourde chape de silences et de non-dits. Elle raconte, démêle les souvenirs, souffre, grandit. Et le lecteur absorbe l'émotion qu'offre une narration sensible où pas un mot ne manque, pas un mot n'est superflu. Dans le sillage de François Mauriac et Hervé Bazin, Sylvia Tabet embrasse ici une certaine tradition littéraire française, qui nous convie au plus près de l'intime, du fragile. Fri, 14 Jun 2013 12:01:02 GMT 415408 L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130681-lextraordinaire-voyage-du-fakir-qui-etait-reste-coince-dans-une-armoire-ikea.htm#415399 Le premier mot que prononça l'Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble ! Ikea. Voilà ce qu'il prononça à mi-voix. Cela dit, il referma la porte de la vieille Mercedes rouge et patienta, les mains posées comme un enfant sage sur ses genoux soyeux. Le conducteur de taxi, qui n'était pas sûr d'avoir bien entendu, se retourna vers son client, ce qui eut pour effet de faire craquer les petites billes en bois de son couvre-siège. Il vit sur la banquette arrière de son véhicule un homme d'âge moyen, grand, sec et noueux comme un arbre, le visage mat et barré d'une gigantesque moustache. De petits trous, séquelles d'une acné virulente, parsemaient ses joues creuses. Il avait plusieurs anneaux dans les oreilles et sur les lèvres, comme s'il avait voulu refermer tout cela après usage à la manière d'une fermeture Éclair. Oh, le joli système ! pensa Gustave Palourde, qui vit là un fantastique remède contre les papotages incessants de sa femme. Le costume en soie grise et brillante de l'homme, sa cravate rouge, qu'il n'avait pas pris la peine de nouer mais d'épingler, et sa chemise blanche, le tout horriblement froissé, témoignaient de nombreuses heures d'avion. Mais étrangement, il n'avait pas de bagage. Soit il est hindou, soit il a un sacré traumatisme crânien, pensa le chauffeur en voyant le gros turban blanc qui entourait la tête de son client. Mais son visage mat et barré d'une gigantesque moustache le faisait plutôt pencher pour un hindou. - Ikea ? - Ikea, répéta l'Indien en laissant traîner la dernière voyelle. - Lequel ? Heu... What Ikea ? bafouilla Gustave qui se sentait aussi à l'aise en anglais qu'un chien sur une patinoire. Son passager haussa les épaules comme pour dire qu'il s'en fichait. Djeustikea, répéta-t-il, dontmatazeoanezatbetasiutyayazeparijan. C'est à peu près ce qu'entendit le conducteur, une suite confuse de gazouillis palataux incompréhensibles. Mais gazouillis palataux ou pas, en trente ans de métier passés chez Taxis Gitans, c'était bien la première fois qu'un client fraîchement débarqué du terminal 2C de l'aéroport Charles-de-Gaulle lui demandait de le conduire dans un magasin de meubles. Car il n'avait pas souvenir qu'Ikea ait récemment ouvert une chaîne d'hôtels à son nom. Gustave en avait eu des requêtes insolites, mais celle-là décrochait le coquetier. Si ce gars-là venait vraiment d'Inde, alors il avait payé une petite fortune et passé huit heures dans un avion, tout cela dans le seul but de venir acheter des étagères Billy ou un fauteuil Poäng. Chapeau ! Fri, 14 Jun 2013 11:53:32 GMT 415399 Le Sahara : histoire, guerres et conquêtes http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131974-le-sahara-histoire-guerres-et-conquetes.htm#415393 Introduction Guerre au Mali, Tombouctou aux mains des islamistes. La France est de nouveau sur un terrain qui fut le sien pendant un très long siècle. Néanmoins, le Sahara dans lequel elle se trouve projetée cinquante ans après l'avoir quitté n'est plus cette vaste étendue de solitude aride et déserte séparant le Maghreb du reste de l'Afrique. Aujourd'hui, les distances ne se comptent plus en mois de caravanes et Tombouctou l'inaccessible a cessé d'être la Mystérieuse. L'or et le sel n'attisent plus l'intérêt du voyageur. La drogue et les cigarettes, comme autrefois les esclaves, sont les marchandises maudites qui animent cet espace de nouveau interdit. Mais comme par le passé, le vernis de la religion a fait irruption sur ces longues routes du commerce pour mieux les asservir. Les hommes de foi ont dû se réfugier dans l'ombre des mosquées et ce sont des hommes de guerre qui dictent des règles étrangères. À l'indépendance, les nomades du désert furent associés, parfois contre leur gré, à des peuples qui ne partageaient pas la même approche de l'existence. En effet, si le paysan est le gardien de l'immobilité de son champ, le nomade reste l'accompagnateur de son troupeau. L'incompréhension mutuelle n'en fut que plus profonde et l'exil resta, pour les nomades, le seul moyen de fuir le carcan meurtrier des nouveaux États. Les grandes sécheresses des années 1970 qui ont roussi le Sahel ont aussi poussé les Touareg à sortir de leur univers de liberté, et l'irruption de leurs animaux dans les cultures de leurs voisins a fait émerger d'anciens ressentiments. Et, de nouveau, la misère les a poussés à rejoindre leurs compagnons d'infortune en Algérie et en Libye où les camps de réfugiés, les allocations et l'enrôlement dans les armées mercenaires ont remplacé le troupeau et la paix du campement. Les révolutions arabes n'ont pas eu chez eux de résonnance politique. Minoritaires, les Touareg ne pouvaient qu'en saisir les opportunités. Et c'est avec les armes du Guide libyen déchu qu'ils sont revenus dans leur patrie perdue, le rêve de la liberté au bout du fusil. Bien accueillis au Niger qui avait tiré les leçons du passé, leur retour dans un Mali en pleine usure politique et morale fit surgir de nouveaux démons. Voulant éviter Charybde par une déclaration d'indépendance qui amputait la moitié du territoire malien, ils tombèrent sur Scylla, se révélant impuissants à contenir les islamistes. Entraînés par des compatriotes que l'exil avait rendus aveugles à leur passé humaniste et prestigieux, ils les suivirent dans un combat dont l'échec était la seule issue. Et dans un dernier revirement, ils se mirent à la disposition de l'intervention occidentale pour gagner cette liberté qui ne cesse de leur échapper telle une poignée de sable entre les doigts. Loin d'être un espace figé, mais caisse de résonnance du monde qui l'entoure, le Sahara a toujours été une région en crise. Ses conquérants, leurs illusions avalées par l'immensité, n'ont pu y installer de pouvoirs durables. Mais les Sahariens sont toujours là, développant des stratégies de survie pour s'adapter à une nature versatile et implacable. Que peut offrir une région pauvre comme le Sahel à des populations revenues d'un long exil dans des pays au niveau de vie plus élevé ? Peut-on rattraper les erreurs commises dans le passé ? Le Sahara ne peut échapper ni à sa géographie ni à son histoire. Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415393 L'art préhistorique en bande dessinée. Volume 2 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131919-l-art-prehistorique-en-bande-dessinee-volume-2.htm#415387 Éric Le Brun Éric Le Brun est un passionné de dessin et de Préhistoire, en particulier d'art pariétal : il a vu plus d'une centaine de grottes ornées paléolithiques. Il s'est spécialisé depuis plusieurs années dans les illustrations sur la Préhistoire, pour des musées, sites archéologiques, livres et revues. Ses deux premiers albums ont été publiés aux Editions du Cycliste. Il est aussi le scénariste de la BD jeunesse "Ticayou, le petit Cro-Magnon", dessinée par Priscille Mahieu. Fri, 14 Jun 2013 11:41:54 GMT 415387 Jade. Volume 1 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131917-jade-volume-1.htm#415384 Ulysse Malassagne Né dans le Cantal en 1989, Ulysse Malassagne se passionne dès son plus jeune âge pour le dessin. Fasciné par les voyages et l'aventure, il passe son enfance à suivre la troupe de théâtre de son père et à dessiner dans l'atelier de sa mère peintre. À 17 ans, après avoir passé son BAC, il entre à l'école des Gobelins et obtient son diplôme 3 ans plus tard. Il travaille actuellement à Paris, entre la bande dessinée, le cinéma d'animation et les carnets de voyage. Fri, 14 Jun 2013 11:39:32 GMT 415384 Chevaliers, piétons et hommes d'armes : armures, armes, artillerie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131926-chevaliers-pietons-et-hommes-d-armes-armures-armes-artillerie.htm#415381 Le Moyen Âge et l'art de la guerre Le terme «Moyen Âge» désigne, avec une commodité un peu paresseuse, ce long millénaire qui débute après la chute de l'Empire romain et qui s'achève au moment où «renaissent» (mais ont-ils jamais été oubliés ?) les savoirs, les formes et la culture de l'Antiquité classique. Cette période considérée comme «moyenne», ou «médiane» entre deux âges d'or, n'est cependant en rien uniforme : l'homme carolingien a peu de chose en commun avec ses ancêtres du temps des Grandes Invasions et le monde de Saint Louis aurait paru aussi étranger à un contemporain de Charles VII que le XVIIIe siècle nous paraîtrait exotique. Sur le plan militaire, qui est notre sujet ici, cette longue période aura été marquée par de profonds bouleversements dans l'art de conduire la guerre, dans les domaines de l'armement offensif et défensif, dans celui, également, de la perception sociale des élites guerrières, qui passent du statut d'incontrôlables brigands armés à celui de gentilshommes censés être inspirés par une éthique chevaleresque mêlant défense des opprimés et de la religion, jusqu'au rang d'«Hommes d'Armes», salariés par un souverain' qui est devenu la seule autorité légitime à pouvoir ordonner et mener la guerre. Parallèlement, ce long millénaire aura connu l'apparition de l'étrier, celles des armes à feu et des armures complètes, l'essor de l'infanterie et celui des armées nationales. C'est cette histoire, de l'époque carolingienne à la fin du XVe siècle, que nous allons brièvement raconter ici, à travers les très riches collections du musée de l'Armée. La Galerie du Costume de Guerre Tour aussi riches qu'elles soient, les collections du musée de l'Armée permettent difficilement d'évoquer le costume guerrier au début de l'époque médiévale, période n'ayant laissé que bien peu de témoignages matériels de l'arsenal des combattants, particulièrement dans le domaine de l'équipement défensif. Nous avons choisi défaire revivre les compagnons de Guillaume le Conquérant ou les chevaliers de Philippe Auguste à travers des reconstitutions grandeur nature appartenant à la Galerie du Costume de Guerre, un ensemble de plus de 70 mannequins qui avait été conçu en 1876 sous l'impulsion du colonel Leclerc, alors conservateur du musée d'Artillerie, pour évoquer l'évolution du costume, des armures et des armes de la Préhistoire au XVIIIe siècle. Ce très ambitieux projet didactique constituait une synthèse des connaissances du temps en matière d'archéologie militaire. Très tôt reproduits dans des encyclopédies du costume, comme celle d'Auguste Racinet ou celle de Friedrich Hottenroth, ces mannequins, bien qu'ils ne soient plus exposés depuis des décennies, continuent à inspirer illustrateurs, auteurs de bandes dessinées voire fabricants de jouets... Spectaculaires, mais idéalisés, ils sont à prendre avec prudence et véhiculent des anachronismes ou des interprétations aujourd'hui contestables. On les comparera avec profit avec les armes, pièces d'armures et enluminures que l'on trouvera en grand nombre dans ces pages. Fri, 14 Jun 2013 11:19:56 GMT 415381 Chevaliers, piétons et hommes d'armes : armures, armes, artillerie http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131926-chevaliers-pietons-et-hommes-d-armes-armures-armes-artillerie.htm#415380 Cet ouvrage, abondamment illustré notamment aux collections du musée de l'Armée, retrace en images les grandes évolutions de la pratique militaire au Moyen Âge et présente au lecteur les différentes armes et techniques du combat médiéval. De l'Empire carolingien à la guerre de Cent Ans, des héritages antiques à la naissance des armées de métier - en passant par l'émergence de l'idéal chevaleresque - vous découvrirez les caractéristiques de l'armement et de la défense des soldats des grands royaumes européens. À travers une sélection d'équipements emblématiques, d'enluminures et de pièces authentiques, immergez-vous dans la réalité de la guerre médiévale. Fri, 14 Jun 2013 11:18:18 GMT 415380 Alsace tradition http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131925-alsace-tradition.htm#415377 Bergheim Wistub du Sommelier Au coeur de la roule du vin d'Alsace, une winstub star et cependant discrète. C'est à la fois un bistrot de village, une auberge dédiée au vin, une maison historique et un sanctuaire de la tradition d'Alsace. Cela s'appelle la Wistub du Sommelier de Bergheim - car on dit wistub dans le Haut-Rhin et winstub dans le Bas-Rhin. La maison date du XVIIe siècle. Elle appartint à un docteur en médecine nommé Jean Baptiste Louis Grochard de Villencourt dont la fille épousa, en 1723, le tonnelier Léon Briss. Ce dernier fait sculpter sur l'entrée de la demeure un maillet croisé de deux serre-joints. Suivent un cordonnier, en 1745, un cultivateur, jusqu'en 1789, un vigneron, Jean-Baptiste Ludwig, jusqu'en 1898, puis un boulanger mué en aubergiste, Joseph Gatterer, jusqu'en 1934. Viennent ensuite le viticulteur Léon Kern, de 1934 à 1949, et le boulanger/restaurateur Alphonse Thiébaut, de 1949 à 1978, qui la baptise «Aux Deux Lions», avant que les propriétaires suivants ne la transforment en demeure. La maison a connu la gloire sous son enseigne actuelle et sous la houlette de Jean-Marie Stockel. Ce meilleur sommelier de France, qui a exercé à l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern, au Crocodile à Strasbourg et chez Chapel à Mionnay, y a drainé le meilleur monde du vignoble et de la gastronomie mondiale autour de plats rustiques et de vins choisis. Je me souviens y avoir mené là Joël Robuchon au cours d'une randonnée homérique... juste avant un repas festif à l'Auberge de l'Ill. Car Illhaeusern, village gourmand célébrissime, se trouve à quelques pas. Les Schneider ont repris la demeure avec discrétion en l'an 2000. Patrick, originaire d'Altkirch dans le Sundgau, a travaillé au Pot d'Étain à Danjoutin près de Belfort et dans de belles maisons suisses (le Basler Hôtel à Bâle, le Chasseur de Neufchâtel) où il a rencontré sa femme Antje, native, elle, du Wurtemberg. Il cuisine la tradition avec légèreté, tandis qu'elle accueille avec sourire et efficacité dans la salle double et boisée qu'éclaire un grand poêle en faïence vert qui fut un four de boulanger. Le lieu possède charme, chaleur et caractère. Le comptoir d'entrée, les tables en bois, les propositions du jour sur l'ardoise et la déco sobre, qui se cache derrière une façade peinte qu'on découvre après avoir gravi quelques marches, ont l'esprit d'une halte d'antan, fidèle à ses origines. Patrick a conservé une carte des vins abondante, dotée de plus de deux cents références, pas seulement alsaciennes, faisant honneur aux vignerons locaux. Les Spielmann, Deiss, Lorentz, Freyburger, sont bien sûr aux premières loges avec les grands crus Altenberg et Kanzlerberg, mais aussi les Lieux-dits locaux, comme le Huebuhl, le Gruenspiel, le Goldesch ou le Glasberg. Côté cuisine, rien à redire au foie gras d'oie poêlé sur berawacka, au «rose» de saumon fumé à la maison présenté sur une salade de céleri et brunoise de pommes, comme à la petite bouchée avec sa fricassée d'escargots aux pleurotes. Ou encore à la quenelle de brochet sur fondue de chou vert avec sa sauce riesling et ses pommes nature, indiquant que Patrick est un vrai chef possédant doigté, finesse et délicatesse. On goûte aussi la choucroute de Wicker-schwihr, avec lard fumé et salé, collet de porc fumé et saucisse, la caille farcie au foie gras, la joue de boeuf braisée grand-mère et le presskopf maison, comme l'omble chevalier fort bien élevé par les Guidât dans son étang du Val d'Orbey et proposé façon meunière avec une purée de potiron. Son registre mêle habilement terroir, tradition et légèreté. Et les desserts ne déçoivent pas. Ainsi, la crème brûlée à la fleur de tilleul, le soufflé glacé au marc de gewurz, la forêt-noire en verrine ou la tarte fine aux pommes, tous de très bon ton, donnent envie de prendre ses habitudes. Bref, ce café de village est une petite grande maison. Fri, 14 Jun 2013 11:11:37 GMT 415377 Petites histoires des grands châteaux http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131924-petites-histoires-des-grands-chateaux.htm#415374 AMBOISE (37) Mélange gracieux entre le gothique flamboyant et la première Renaissance, Amboise est emblématique du règne de trois rois, Charles VIII, Louis XII et François Ier qui, par la mort prématurée des deux premiers, entra ainsi dans l'histoire. À son époque, le château est richement meublé, les murs couverts de tapisseries, et les journées, consacrées à la chasse, aux jeux de plein air et aux divertissements, passent vite... LA MORT ACCIDENTELLE DE CHARLES VIII Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Charles VIII naît au château d'Amboise en 1470. Grand amateur de jeu de paume, il emmène un jour son épouse, Anne de Bretagne, vers la tour cavalière située dans le fossé sec du logis royal afin de contempler les joueurs. «Et entrèrent ensemble en une galerie qu'on appelait la galerie Hacquelebac, raconte le mémorialiste Philippe de Commynes, le plus déshonnête lieu de céans, car tout le monde y pissait.» Il existe plusieurs hypothèses à ce jour. Bien que de petite taille, le roi aurait heurté la porte basse de son front, ce qui provoqua sa chute et sa mort, en avril 1498. Pour d'autres, cette mésaventure tragique lui serait arrivée alors qu'il franchissait encore, Charles VIII aurait plutôt été victime d'un AVC qui aurait entraîné sa chute... Enfance de François Ier au château Élevé au château d'Amboise sous le règne de Louis XII, dont il est l'héritier présomptif, le futur François Ier est confié par le roi à Pierre de Rohan, maréchal de Gié, qui lui apprend tout jeune à manier les armes, à monter à cheval, à chasser et à tirer à l'arc. De haute taille et très fort pour son âge, l'enfant aime participer à des tournois et à des joutes qui se révèlent parfois dangereux : le 25 janvier 1502, François (né en 1494 !), monté sur un cheval fougueux, tombe et se retrouve dans un état critique. Il réchappera de l'accident et, en mémoire de cette date, on choisira pour son sacre le 25 janvier ! La conjuration d'Amboise François II (1544-1560), trop jeune et de santé fragile, est sous l'influence des Guises, catholiques fanatiques qui mènent une politique impitoyable envers les huguenots. Ceux-ci décident alors de s'emparer du roi et de destituer les Guises. Un gentilhomme du Périgord, de La Renaudie, prend la tête des conjurés. Mais le duc de Guise a des espions partout. Il conseille à la famille royale de déménager de Blois, où elle réside, à Amboise, où le château est plus facile à défendre. De Bretagne et de Touraine, des milliers de protestants, soldats, artisans, commerçants convergent vers la Loire et Amboise, où partout les Guises ont placé des hommes en armes. À la mi-mars 1560, les protestants, cachés dans les bois aux alentours de la ville, se font prendre facilement, et une répression féroce est ordonnée par les Guises : les conjurés sont pendus aux créneaux du château, décapités, écartelés, torturés dans les caves, des cadavres accrochés aux balcons... Après la conjuration d'Amboise, la famille royale quitte définitivement la ville. Fri, 14 Jun 2013 11:04:57 GMT 415374 Petites histoires des grands châteaux http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131924-petites-histoires-des-grands-chateaux.htm#415373 Si les murs des châteaux pouvaient parler, ils en raconteraient, des grandes et des petites histoires, sur les personnages, illustres et moins illustres, qui ont vécu ou séjourné sur place ! Amours, naissances, faits d'armes, cours brillantes, événements politiques majeurs et anecdotes parfois inattendues ressurgissent du passé sous la plume de l'auteur. Et c'est ainsi que, du Nord au Sud et d'Est en Ouest, se transmet la petite histoire de cent grands châteaux de France. Amboise - Ancy-le-Franc - Anet - Angers - Palais des papes d'Avignon - Azay-le-Rideau - Blois - Bonaguil - Palais Jacques Coeur à Bourges - Boussac - Brest - La Brède - Brézé - Brissac-Quincé - Bussy-Rabutin - Cadillac - Carcassonne - Carrouges - Castelnaud - Cazeneuve - Châlus-Chabrol - Chambord - Chantilly- Châteaudun - Château-Gaillard - Chaumont-sur-Loire - Chenonceau - Cheverny - Chinon - Combourg - Compiègne - Coucy - Palais des ducs de Bourgogne à Dijon - Dourdan - Ecouen - Effiat - Eu - Falaise - Ferney-Voltaire - Foix - Fontainebleau - Fontaine-Henry - Fougères - Gisors - Haut-Koenigsbourg - Josselin - Joux - Fort La Latte - Langeais - Loches - Le Louvre - Le Lude - Maintenon - Malmaison - Maisons-Laffitte - Château d'If - Mehun-sur-Yèvre - Meillant - Montreuil-Bellay - Montségur - Montsoreau - Murol - Nantes - Nérac - Nevers - Niort - Oiron - Palais de la Cité - Pau - Pierrefonds - Le Plessis-Bourré - Plessis-Lès-Tours - Château de Monte-Cristo - Rambouillet - Réveillon - La Roche-Guyon - Roquetaillade - Rosanbo - Saint-Cloud - Saint-Fargeau - Saint-Germain-en-Laye - Salses - Saumur - Selles-sur-Cher - Serrant - Palais Rohan à Strasbourg - Sully-sur-Loire - Suscinio - Tanlay - Tarascon - Tiffauges - Ussé - Valençay - Vaux-le-Vicomte - Versailles - Lés Trianons - Villandry - Villarceaux - Vincennes - Château Lesdiguières à Vizille Férue d'histoire de l'art et d'archéologie, Renée Grimaud est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à ces disciplines, parmi lesquels Nos ancêtres les Gaulois (Ouest-France, 2010)ou Mille et un secrets de l'histoire de France (Prat, 2012). Fri, 14 Jun 2013 11:04:57 GMT 415373 Les routes de la soie : Lyon et la vallée du Rhône http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131923-les-routes-de-la-soie-lyon-et-la-vallee-du-rhone.htm#415370 Extrait de l'introduction La soie a emprunté les routes commerciales qui passaient par Lyon depuis le Moyen Âge. Avant même que le pouvoir royal ne se saisisse de cet enjeu économique, les marchands lyonnais profitaient de la situation privilégiée de leur ville sur un axe monde méditerranéen - Europe du Nord pour entretenir un commerce florissant. Au Moyen Âge, les Italiens détiennent un indubitable avantage sur cette matière convoitée qu'est la soie. Ils tissent bien avant la France de fines et précieuses étoffes et les vendent à grand profit. Les négociants-fabricants italiens présents lors des importantes foires lyonnaises seront les premiers acteurs de l'implantation d'une production lyonnaise qui profitera d'un contexte et d'une main-d'oeuvre favorables. Car si Tours avait été choisie en 1470 - après refus des Lyonnais - pour siège de la manufacture royale de soieries, l'essor de son activité, florissant jusqu'à la Révolution, sera sans commune mesure avec celui de la région de Lyon. Il fallait ce partenariat entre les maîtres italiens du tissage et les entrepreneurs lyonnais, soutenu par le pouvoir royal, pour que la course à l'innovation ne soit lancée ! Des régions méridionales, comme le Gard et les Cévennes, au Vivarais et à Lyon, à une époque où les transports étaient encore très lents, l'élevage des vers à soie et les besoins en matière première de la Fabrique dessinèrent un territoire aux intérêts partagés, concentrant les efforts humains de toute la vallée du Rhône. A maintes reprises, le travail de la soie a suscité l'intervention royale ou étatique, renforçant le pouvoir central, posant les bases du protectionnisme. A Lyon, la soie a transité entre les ateliers des canuts et les magasins des négociants, favorisant l'émergence d'un intérêt commun face aux revendications libérales des maîtres fabricants, composant un paysage urbain inédit. Elle s'est ensuite diffusée dans les campagnes alors que le travail à domicile ouvrait de nouveaux espoirs de compétitivité, freinant l'exode rural et revitalisant les savoir-faire. Au XIXe siècle, la suprématie des soyeux lyonnais, l'émulation des expositions universelles permirent de conquérir de nouveaux marchés aux quatre coins du monde. Formidable accélérateur de l'Histoire, séductrice et infatigable voyageuse, la soie a tracé de passionnantes routes en Rhône-Alpes. Ces routes de la soie autour de Lyon ont suscité des flux monétaires importants, des innovations technologiques, chimiques et médicales majeures, des découvertes humaines ; elles ont permis de tisser des liens jusqu'en Asie, elles ont assis la notion d'excellence française en matière de mode et de luxe. C'est l'intensité, la durée, le succès et les effets de cette aventure de la soie en région lyonnaise qui justifient l'intérêt qu'on lui porte. Fri, 14 Jun 2013 10:59:43 GMT 415370 Les routes de la soie : Lyon et la vallée du Rhône http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131923-les-routes-de-la-soie-lyon-et-la-vallee-du-rhone.htm#415369 ° Le Vieux-Lyon ° Musée Gadagne ° La Croix-Rousse ° Musée des Tissus ° Magnaneries dans les Cévennes ° Moulinages en Ardèche ° Passementeries autour de Saint-Etienne et du Pilat ° Tisserands de la Loire ° Impressions en Isère. Parcourant cinq siècles d'histoire de la soie lyonnaise, partez à la découverte des lieux clefs et des acteurs principaux de cette épopée passionnante ! Depuis la récolte des cocons de soie dans les magnaneries des Cévennes jusqu'au tissage dans les ateliers des canuts lyonnais, l'industrie de la soie a façonné la région et offre un patrimoine architectural et culturel inégalé en France. Aux enjeux tant artistiques que techniques, sans cesse innovante, elle se situe aujourd'hui au coeur de l'excellence française en matière de luxe, et est à l'origine des textiles nouvelle génération. Voici un beau et soyeux voyage sur les routes de la soie autour de Lyon et en vallée du Rhône. Il ne reste plus qu'à en tirer le fil ! 2 cartes de la région 200 photos couleur Diplômée en Lettres et en sciences politiques, Camille de Longvilliers a travaillé dans l'édition puis s'est installée en Italie où elle s'est engagée au sein du Comité Français pour la «Sauvegarde de Venise». Elle a déjà publié aux Editions Ouest-France 500 coups de coeur du Sud-Ouest. Aujourd'hui, elle vit à Lyon. Photographe diplômé des Beaux-Arts de Lyon, Frédéric Jean tient un studio-laboratoire-galerie au coeur du Vieux-Lyon où il expose ses photos. Le portrait et le voyage sont au coeur de son travail. Fri, 14 Jun 2013 10:59:43 GMT 415369 Jean Lartéguy : le dernier centurion http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131973-jean-larteguy-le-dernier-centurion.htm#415366 Extrait du prologue «Tout homme est une exception.» Hélie Denoix de Saint Marc Quel étrange et singulier destin pour un simple capitaine ! Le 2 mars 2011, dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, dans l'église des soldats, en présence du gouverneur des Invalides, une messe d'adieu est célébrée pour le capitaine Jean Lartéguy. D'ordinaire, les honneurs militaires sont réservés aux plus hautes personnalités de l'État, aux soldats morts au combat ou encore aux dignitaires de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite, grands officiers et grands croix : cette fois, une croix de chevalier glissée sobrement dans un petit ruban rouge accompagne seule Jean Lartéguy... Capitaine, commando de la France Libre, journaliste, reporter de guerre, écrivain, auteur de plus de 50 ouvrages, sa réputation a largement débordé les frontières. En France, mais aussi à l'étranger, Lartéguy est certainement devenu l'officier le moins gradé et le plus connu. Le plus populaire aussi, à l'origine d'innombrables vocations militaires et, sur la fin de sa vie, encensé par les plus hautes autorités de l'armée américaine. Lartéguy, bien sûr, ce sont d'abord Les Centurions, le récit de la guerre d'Algérie vécue parmi des officiers parachutistes, l'aventure de Bigeard, la contre-guérilla, la guerre révolutionnaire qui préfigure tous les conflits du siècle à venir. Si l'on avait demandé à Jean Lartéguy qui il était véritablement, il aurait certainement répondu, comme il en avait l'habitude sur les plateaux de télévision : «Je suis un type qui n'a jamais su fermer [sa] grande gueule. Un type qui raconte des histoires. Comme je n'écris pas particulièrement sur moi, sur mes états d'âme, sur des événements minuscules, j'ai besoin d'aller faire ma moisson à l'extérieur dans les grands événements qui déchirent le monde. Alors je pars comme journaliste sur un sujet, et je ramène le matériau nécessaire qui me permettra d'écrire un roman qui sera ma deuxième vérité. Un roman c'est d'abord une histoire [...] dans un cadre inspiré de la réalité [...] : j'ai tendance à être un raconteur d'histoire.» Au journaliste qui s'étonnait en 1978 que son passeport mentionne en guise de profession «exploitant agricole», Jean Lartéguy avait répondu avec sa faconde habituelle : «Les journalistes sont de plus en plus mal vus dans beaucoup de pays du monde. Si vous arrivez dans un pays étranger ou qui a un dictateur corneculesque comme Idi Amin Dada, ou autre, présentez-vous comme journaliste, vous verrez les ennuis... Écrivain, c'est la même chose que journaliste, ce sont des gens qui viennent fourrer leur nez dans vos affaires, on les tient en lisière, on les empêche d'aller voir. Et moi, effectivement, j'ai une petite société agricole, je vais chercher de la main-d'oeuvre au Nord-Laos... Les journalistes de ma génération ont vécu l'époque du grand reportage qui est maintenant terminée. On les envoyait suivre des guerres, on disait "couvrir" l'Indochine, la Corée, l'Algérie, l'Afrique noire, on était tout le temps en mouvement. On avait l'impression de vivre des aventures exceptionnelles, alors qu'en fait nous étions des spectateurs. Nous avions une légère tendance à croire que nous étions aussi sur la scène, on avait créé ce mythe. Brusquement, ce mythe s'est écroulé, car la presse a complètement changé, la télévision l'a complètement changé et cette génération de journaliste, quand elle revient en France, retrouve un autre pays, d'autres journaux, d'autres méthodes de travail...» Sat, 15 Jun 2013 00:07:03 GMT 415366 Mon imagier de la famille http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131888-mon-imagier-de-la-famille.htm#415363 Les parents Le papa La maman Qui marche à quatre pattes ? Fri, 14 Jun 2013 09:58:47 GMT 415363 Théodore et ses 13 fantômes. Volume 6 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131891-theodore-et-ses-13-fantomes-volume-6.htm#415362 Depuis toujours, Théodore vit avec 13 fantômes qu'il est le seul à voir et qui l'accompagnent partout. À l'école. À la maison. En vacances. PARTOUT ! Théo n'en peut plus ! Alors, quand ses fantômes se mettent à multiplier les bêtises, il n'a qu'une seule solution : trouver pour chacun une autre maison. Fri, 14 Jun 2013 09:55:45 GMT 415362 Troubles des apprentissages : dictionnaire pratique http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131903-troubles-des-apprentissages-dictionnaire-pratique.htm#415353 Présentation du dictionnaire, de son objet et de son contenu La fonction publique est en France une infatigable pondeuse de sigles et tout ministère, toute administration semble avoir à coeur d'inventer son propre vocabulaire. Ainsi, par exemple, dans les documents conçus pour expliquer son action, le ministère en charge du logement et de l'urbanisme écrira sans rire qu'il est nécessaire de «mettre en oeuvre le PNRQAD», et de «de clarifier (sic) les dispositifs existants et les mettre en cohérence avec les procédures relatives au SCOT et au PLU». Même délire verbal au ministère du Travail, à celui de la Santé ou de l'Éducation nationale. Et, lorsqu'on aborde un domaine comme celui du handicap qui concerne tous les domaines de la vie courante : santé, emploi, famille, éducation, logement, ressources, discriminations, etc. et qui se trouve précisément au carrefour d'administrations régies par de multiples codes législatifs : du Travail, de l'Éducation, de la Sécurité sociale, de l'Action sociale et des familles, etc., le citoyen ordinaire se trouve aussitôt confronté à une avalanche de sigles, une jungle d'abréviations et de termes techniques qui, comme l'écrivait le député Jean-François Chossy «vous envoient sur un autre continent, voire même sur une autre planète». Voulez-vous scolariser votre enfant dyslexique dans l'école de votre quartier ? La loi vous garantit solennellement ce droit, mais il faut d'abord que vous sachiez que cette école s'appelle «l'école de référence» de votre enfant et qu'elle appartient au «milieu ordinaire». Les publications du ministère de l'Éducation nationale vous indiqueront ensuite bien volontiers que pour obtenir l'aide à laquelle vous avez droit, il faut déposer un dossier à la MDPH mais que ce ne sera qu'après que la CDAPH aura rendu son avis que l'enfant pourra bénéficier d'une AVS. Quant au PPS préconisé par l'EPE, il sera suivi par l'ESS (à laquelle vous appartenez de droit, ainsi que l'ER). Selon son âge votre enfant pourra être accueilli en CLIS ou en ULIS. Au cas où vous seriez perdus, vous pourrez toujours écrire à l'IEN-ASH. Le jeune handicapé est-il en recherche d'emploi ? Il doit bien entendu savoir que le RMI et l'API sont depuis longtemps fusionnés dans le «RSA socle», mais sait-il s'il aura droit à la PPE ? Et s'il est embauché, pourra-t-il bénéficier des aides du FIPHFP ? Même vertige devant le vocabulaire médical. Il est non seulement légitime mais absolument indispensable que toute démarche scientifique s'appuie sur un vocabulaire précis et qu'au besoin elle le crée. L'exactitude des termes employés est même la marque du discours scientifique. Mais, à la fin d'une consultation, le médecin ou le psychologue n'a pas toujours le temps d'expliquer son diagnostic en termes immédiatement compréhensibles par le patient : tout le monde ne sait pas qu'une aphasie n'est pas une dysphasie, ou ce qu'est exactement une dyssynchronie, un nystagmus ou une paraphrasie, ni ce qu'entend l'orthophoniste ou l'orthoptiste lorsqu'il parle d'«empan visuel» ou de «lexique mental». Ce sont pourtant de tels mots qui risquent fort d'être employés et, s'ils ne sont pas expliqués, peuvent inquiéter davantage des parents venus consulter pour leur enfant. S'ajoute encore à cela, que dans le domaine du handicap, le vocabulaire est loin d'être neutre. Au cours de sa longue histoire, ce vocabulaire a d'ailleurs fortement évolué et cette évolution est précisément le reflet du changement de regard porté par la société sur le handicap, marque, comme le souligne l'historien Henri-Jacques Stiker, qu'«il n'y a pas de handicap en dehors de structures sociales et culturelles précises». Pour faire évoluer les mentalités et changer le regard que la société porte sur le handicap, il a donc fallu changer les mots. Ainsi, les termes les plus péjoratifs (invalide, incapable, débile mental, arriéré,...) ont-ils aujourd'hui fort heureusement disparu du discours commun sur le handicap, et ont été remplacés par des mots qui tendent à mieux exprimer et de façon plus précise la réalité diverse du handicap : trouble, retard, déficit, difficulté, symptôme, signe,... Mais ces désignations doivent, elles aussi, faire l'objet d'un apprentissage, car elles recouvrent des réalités précises. A son tour, le «monde du handicap» (associations, organismes, administrations,...) a donc non seulement acquis son propre vocabulaire, mais, comme il est naturel, ce vocabulaire évolue constamment avec les avancées du droit : et ici, il ne s'agit plus simplement de savoir que les UPI ont été remplacées par des ULIS, mais de prendre conscience qu'il n'est pas insignifiant de parler d'«altération de fonction» au lieu de «déficience», de «limitation d'activité» à la place d'«incapacité», et de comprendre que ce qu'on appelait «l'éducation spéciale» doit en fait prendre en compte des «enfants à besoins particuliers» et qu'une personne «handicapée» est en fait une personne «en situation de handicap» car cela indique bien que c'est son environnement matériel et social qui la handicape. (...) Fri, 14 Jun 2013 09:43:36 GMT 415353 Le Pourboire du Christ http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-130680-le-pourboire-du-christ.htm#415347 - Mais regardez-moi qui voilà ! ? Ce ne serait pas ce grand dépendeur d'andouilles de Rodolphe ? Où étais-tu, arsouille, ça fait plus d'une semaine que je te cherche ? Il devait être 15 heures chez Maumo, le meilleur italien de Paris, dans le Marais, station Hôtel-de-Ville, juste derrière le Bazar, lorsque j'y suis arrivé. Auguste était à sa caisse, sous l'escalier au bout du bar. J'aime beaucoup Gus. On est devenus amis il y a sept ou huit ans après mon premier dîner chez lui. Je lui avais expliqué que son restaurant, si l'on s'efforçait de prendre de la hauteur, ressemblait à un point d'interrogation. La petite terrasse sur le trottoir était le point; l'entrée, un long couloir bordé sur sa gauche par le comptoir, la jambe; et la salle en arc de cercle, juste à la fin du comptoir après un escalier en virgule à gauche, la cursive étonnée. Et d'ailleurs, avais-je ajouté, tout est étonnement dans ce restaurant. Jusqu'à son nom : Maumo, qui n'est pas le diminutif d'Auguste. Il avait écouté en hochant la tête. - Maumo... Les juifs pensent que c'est le diminutif de Moïse, les Arabes celui de Mohamed et les mecs comme toi de Maurice. Tout le monde se sent chez lui et moi je sers tout le monde. Je passe le voir presque tous les jours pour discuter de nos avanies : moi accoudé au zinc et lui derrière sa caisse, juste sous le tablier de son escalier en virgule. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à devenir confidents l'un de l'autre. Il me nourrit lors de mes vaches maigres et je lui rédige des suppliques pour les impôts, l'Urssaf, les affaires sanitaires, l'inspection du travail... Enfin, nous sommes amis. - Tu te souviens de Caroline ? - La blonde ? Celle qui a retourné une de mes tables parce que la sauce piquante était trop épicée ? - Celle-là même. - C'est une plaie cette fille. - On s'est séparés. - Bonne nouvelle. Et ça t'a pris la semaine ? - Laisse-moi te raconter. Tu connais Adam ? L'autre soir, il m'a proposé une partie de poker. - Il organise des parties, Adam ? Pourquoi est-ce qu'il ne m'invite pas ? - Je ne sais pas... Et puis je m'en fous, ce n'est pas le propos. Tu veux que je te raconte ou pas ? De la main et de la tête il m'invita à poursuivre. - J'en parle à Caroline qui saute de joie. J'ai toujours rêvé déjouer, qu'elle piaille ! Parole, je n'arrivais pas à la tenir, elle voulait qu'on y aille de bonne heure. Avant le dîner même. A peine arrivée chez Adam, elle file vers la table sans même un bonjour ou un regard pour les autres. Rien. Une possédée du jeu. Don Carbino et François, déjà installés, la regardaient comme une extraterrestre. Je leur ai expliqué nos relations et qu'ils m'obligeraient en voulant bien la laisser jouer avec nous. Pendant ce temps, Caroline s'impatientait en tripotant les cartes... Fri, 14 Jun 2013 08:38:05 GMT 415347 Clotilde part en colonie de vacances http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131921-clotilde-part-en-colonie-de-vacances.htm#415344 Clotilde est une toute petite chouette, un peu rondelette et très timide. Elle vit dans une forêt confortable, où chacun joue son rôle avec bonheur : les écureuils sont boulangers, les biches infirmières, les tortues fleuristes, les lapins primeurs, les sangliers gendarmes et les renards en prison. Première de sa classe, Clotilde aime beaucoup étudier le chant, et fait même partie de la fanfare de l'école ! Elle est aussi très forte en cours de saisons et de cuisine. Pourtant, dès que la journée se termine, Clotilde se précipite dans les jupes de sa maman, dont elle a beaucoup de mal à se séparer... Fri, 14 Jun 2013 08:36:04 GMT 415344 Ostéopathie, thérapie ou imposture ? : les vraies solutions pour votre dos http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131954-osteopathie-therapie-ou-imposture--les-vraies-solutions-pour-votre-dos.htm#415341 Extrait du prologue On peut tromper quelques personnes tout le temps Ou tout le monde très peu de temps Mais on ne peut tromper tout le monde tout le temps Proverbe chinois La pensée commence avec le doute Roger Martin du Gard Tout le monde m'a averti «tu vas en prendre «plein la gueule» ! Tu vas oser critiquer ce qui apparaît de plus en plus comme une institution ! Prépare-toi à une pluie de coups, de la part bien sûr des ostéopathes non médecins, mais surtout de tes confrères médecins «ostéopathes», tout du moins ceux installés confortablement dans leur certitude dogmatique...» Pourtant je ne pouvais pas ne pas pondre un tel ouvrage. Mon exaspération, arrivée à un paroxysme après 25 ans d'exercice de la «Médecine Physique et Réadaptation» (titre officiel de ma spécialité, peu connu du grand public), concernant ces milliers de patients sur lesquels la pratique de thérapies inutiles dans le meilleur des cas, aggravantes dans d'autres, laissait évoluer insidieusement leur mal de dos, avec à la clef le désastre sanitaire et financier qui fait de la lombalgie la première cause d'invalidité chez les actifs... Pourtant depuis l'article L.372 (du 6 janvier 1962) du Code de la Santé Publique, article qui, il faut le souligner, n'a jamais été abrogé, tout était clair : «Ne peuvent être pratiqués que par les docteurs en médecine les actes médicaux suivants : toute mobilisation forcée des articulations et toute réduction de déplacement osseux, ainsi que toutes manipulations vertébrales, et d'une façon générale tous les traitements dits d'ostéopathie, de spondylothérapie (ou vertébrothérapie) et de chiropraxie» ; autrement dit toute manipulation pratiquée par un non médecin était considérée comme exercice illégal de la médecine. Il a fallu que ce soit un «confrère», ignorant tout de l'appareil locomoteur (gastro-entérologue), et de toute façon depuis longtemps éloigné de la pratique médicale, Bernard Kouchner, qui, sans concertation aucune, fasse passer dans un texte de loi très vaste (4 mars 2002), baptisé avec humour «droit des malades et qualité du système de santé», quelques lignes officialisant la reconnaissance des rebouteux ! J'avais auparavant naïvement pensé que dans le pays du Siècle des lumières, de Descartes et de Claude Bernard, la raison avait définitivement enterré des siècles d'obscurantisme, et que le législateur avait bien compris combien la santé des gens ne pouvait être confiée qu'à des médecins ayant obtenu un diplôme difficile après de longues études scientifiques... je m'étais trompé lourdement ! Le lecteur pourra s'interroger sur les motivations d'un tel livre : «Salmochi, il défend sa chapelle médicale !» : c'est là où il faut d'emblée se rendre compte qu'un système auto suffisant et à type de révélation, finalement assez proche d'un système sectaire (existence d'un «inventeur» unique, postulats simplistes gratuits - nous y reviendrons - prosélytisme et techniques commerciales agressives...) ne peut être mis en concurrence avec «tout le reste» qui n'est pas lui, à savoir la médecine universitaire et scientifique. Celle-ci, qui résulte de tâtonnements et d'erreurs, sans référentiel autre que l'expérimentation et les faits, ne peut être le pendant de groupes sectaires voulant la dévaloriser. C'est pourtant ce qu'a osé faire une autre thérapeutique basée sur du vent (ou plutôt de l'eau...), l'homéopathie, en qualifiant tout ce qui n'était pas elle d'«allopathie» ; pour mieux m'affirmer j'invente mon contraire ! Fri, 14 Jun 2013 08:33:25 GMT 415341 Ostéopathie, thérapie ou imposture ? : les vraies solutions pour votre dos http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131954-osteopathie-therapie-ou-imposture--les-vraies-solutions-pour-votre-dos.htm#415340 Depuis les Lois Kouchner de 2002, il n'est plus nécessaire d'être médecin pour prendre en charge des malades en première intention. Au pays de Descartes et de Claude Bernard ont été acceptés, sans validation scientifique ni nécessité pour la santé publique, des soignants inspirés d'obscures conceptions du XIXe siècle sur la santé aux États-Unis... Dix ans après, le constat est accablant : des écoles privées très lucratives, hors de tout système universitaire, sortent à la pelle des pseudo-médecins n'ayant jamais approchés de vrais malades dans des services hospitaliers, des mono-thérapeutes pratiquant au pire des manipulations vertébrales sans indication aucune, au«mieux», et le plus souvent, des méthodes de détente pour ces contingents de malades anxieux ayant besoin de réassurance... Tout ceci avec les retards diagnostiques et thérapeutiques qui croissent scandaleusement dans nos consultations médicales. Ce livre veut être l'antidote de cette contamination insidieuse qui rappelle le «rhinocéros» de Ionesco, et faire oeuvre utile de santé publique en exposant les conceptions actuelles du mal de dos et les solutions les plus validées. Jean-François Satmochi est médecin spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, directeur d'enseignement du Diplôme Interuniversitaire de «médecine manuelle (ostéopathie)» au centre hospitalier Lyon-Sud. Ses travaux de recherche dans la lombalgie commune ont validé l'intérêt de corsets à actions posturales dans le plan sagittal et sont à l'origine d'une nouvelle approche en médecine manuelle utilisant le concept d'intégrité tensionnelle. Fri, 14 Jun 2013 08:33:25 GMT 415340 T'choupi, splash, vive l'eau ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131894-t-choupi-splash-vive-l-eau.htm#415339 Dès 6 mois Les livres-bain de T'choupi T'choupi adore jouer avec l'eau dans le jardin ! Fri, 14 Jun 2013 08:28:55 GMT 415339 T'choupi, flic-flac, à la mer ! http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131893-t-choupi-flic-flac-a-la-mer.htm#415338 Dès 6 mois Les livres-bain de T'choupi Accompagne T'choupi à la mer ! Fri, 14 Jun 2013 08:25:38 GMT 415338 La famille trop d'filles : La varicelle x 7 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131892-la-famille-trop-d-filles-la-varicelle-x-7.htm#415335 Susie Morgensten a écrit de nombreux livres pour la jeunesse, dont la série Emma chez Nathan. Fri, 14 Jun 2013 08:23:42 GMT 415335 Théodore et ses 13 fantômes. Volume 5 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131890-theodore-et-ses-13-fantomes-volume-5.htm#415332 L'AUTEUR. Claude Carré est un auteur de littérature jeunesse, de théâtre et scénariste de bandes dessinées. Lorsqu'il était petit, il s'était inventé un ami imaginaire. Peut-être est-ce lui qui lui a soufflé, sans qu'il ne s'en rende compte, l'histoire des 13 fantômes de Théodore ? L'ILLUSTRATEUR. Nils est un illustrateur et graphiste indépendant qui travaille pour l'édition, la presse et les jeux vidéo. Fri, 14 Jun 2013 08:19:14 GMT 415332 Théodore et ses 13 fantômes. Volume 5 http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-131890-theodore-et-ses-13-fantomes-volume-5.htm#415331 Depuis toujours, Théodore vit avec 13 fantômes qu'il est le seul à voir et qui l'accompagnent partout. À l'école. À la maison. En vacances. PARTOUT ! Théo n'en peut plus ! Alors, quand ses fantômes se mettent à multiplier les bêtises, il n'a qu'une seule solution : trouver pour chacun une autre maison. C'est la fête dans l'école de Théodore : elle accueille pour quelques jours des correspondants écossais. Ceux-ci racontent à leurs camarades français leur quotidien, leurs balades sur les Highlands battues par les vents et leurs histoires fantastiques, où les fantômes côtoient le monstre du Loch Ness... Ted, notamment, semble particulièrement familier du monde des fantômes, ce qui intrigue Théo ! Fri, 14 Jun 2013 08:19:14 GMT 415331 Les chroniques du docteur Verti