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Et voilà. Enfin je l'ai lu. Je l'attendais avec impatience ce livre-là. Pour deux raisons. La première parce que j'aime cette collection destinée aux ados. La collection D'une seule voix. La deuxième parce que c'est Cathy Ytak qui l'a écrit. Et que j'aime son écriture. D'une telle sensibilité et à la fois d'une grande force. Alors voilà, j'ai lu 50 minutes avec toi. Et je me suis pris une grande émotion. Parce qu'il est fort ce texte oui. Il remue. Il retourne.
Le père s'écroule d'un coup à ses pieds. Le fils s'écarte mais ne fait rien, il n'appelle pas les secours. Au lieu de cela, il s'adresse à ce père violent...
Et là, on va entrer dans cette famille. Dans la violence du père, des faits et des mots. On va être triste pour cet enfant puis pour l'ado. On va le comprendre. Et c'est...et cela laisse sans voix.
Il est important ce texte. Il dit avec justesse. Il dénonce. Il fait réfléchir. Il bouscule. Il montre. Il dit la peur et le courage à la fois. Il dit aussi que l'on peut vivre et surmonter. Il dit qu'un jour on devient plus fort. Il dit la décision.
Il dit tout ça et il le dit très bien. Il nous le fait ressentir.
Je l'attendais ce livre. Oui parce que l'auteure écrit avec sensibilité et force à la fois... et encore une fois elle a touché profondément.
Attention ! Joli coup de coeur !
Ah oui, sous sa couverture toute simple et épurée se cache une petite merveille. C'est magique ce qui se passe sous nos yeux en tournant les pages. Peu de mots mais si justes et profonds. Des couleurs qui vous enveloppent.
Un évènement tout simple va devenir poésie, rencontre, envol.
Cet homme sur la couverture, roule jusqu'au bout d'une falaise. Là il ouvre la porte de son camion rouge. Des oiseaux multicolores vont en sortir en s'envolant. Il va refermer la porte et...là tout au fond...deux yeux...et je m'arrête là...Je ne veux pas gâcher la beauté de l'histoire en la racontant. Non je souhaite que vous le lisiez parce que vous serez enchantés et touchés par cet album. Il rend heureux, léger. Il est une bulle qui vous emporte et ça fait du bien...
Voilà un livre extrêmement bien écrit. Le style est appuyé mais juste. Je n'avais jamais lu Marc Dugain. Belle erreur !
1945. En Allemagne. Maria est seule dans une ferme. Son père est sur le front. Sa mère en maison de repos. Pour survivre, elle se nourrit de patates. L'armée française la retrouve là. Elle intrigue particulièrement un capitaine. Il se pose des questions et va faire des recherches.
Et nous lecteurs, nous en savons dès le début, un peu plus. A peine un peu plus. Et le capitaine va réussir à nous mettre le doute en tête. Ce qui parait si simple va nous le sembler un peu moins. Elle s'est retrouvée seule à cause de la guerre... Nous allons donc suivre les recherches avec attention et aussi avec une émotion de plus en plus forte. Elle est attachante cette Maria. Encore enfant et à peine femme. Résolue à vivre. Et d'une telle lucidité !
Je ne l'ai pas lâché ce roman. Il est dit des choses terribles mais avec beaucoup de pudeur. Il est une réflexion profonde sur l'être humain en temps de guerre. Il est...excellent !
J'ai lu tous les livres de cette auteure. Je les ai tous aimés. En particulier Les déferlantes, Dans l'or du temps et Seul Venise. Alors dès que j'ai pu lire L'amour est une île, j'ai arrêté toute activité pour me consacrer à celle-là.
Dès les premiers mots, j'ai retrouvé l'écriture de Claudie Gallay. Ses mots que j'aime. Féminins peut-être, sans doute est-ce pour cela qu'ils me touchent tant. Attention je n'exclue pas les hommes, loin de moi cette idée. Mais quand même, j'ai cette sensation qu'elle nous touche plus, nous les femmes.
Alors, ce roman est très beau. Il sème des petites graines. Nous donne une belle histoire avec des personnages attachants comme sait si bien nous les offrir l'auteure. Mais il donne aussi des bouts de gens connus. Willy Ronis, le photographe. Jean Vilar. Gérard Philippe. Bécaud..."quand il est mort le poète"...et Reggiani...cette chanson que je ne connaissais pas..."je l'aime tant le temps qui reste"...juste magnifique. Si émouvante.
Odon, Marie, Mathilde et ceux qui les entourent évoluent dans le monde du théâtre. Là, à Avignon pendant le festival, sous le soleil, dans l'ambiance bruyante et vive du lieu. Il y a de l'amour, des non-dits, des secrets, des silences.
Lire Claudie Gallay, c'est chanter, rire, pleurer, réciter, regarder, découvrir...un roman de cette auteure, c'est un vrai roman dans le sens le plus vrai de roman je trouve. Les mots nous emportent dans une histoire, ils nous tiennent, nous collent jusqu'au bout. On oublie le reste...ah ! J'adore les livres de cette auteure. Un régal !
Lisez-le !
Ru.
Un joli petit mot. Il dit "petit ruisseau" en français, ou encore "écoulement de larmes ou de sang". Il dit "bercer" en vietnamien... Il dit tout ce qui fait ce roman.
Ru, un petit mot, qui donne un titre parfait à ce livre magnifique. La douleur, le déracinement de cette petite fille de 10 ans qui deviendra la femme auteure de ce livre, sont écrits avec beauté, douceur.
Les mots racontent, sans colère, le Vietnam. Ils disent aussi la vie de cette petite fille, son éducation, les valeurs que ses parents lui ont données. Ils disent aussi la femme et la mère qu'elle est devenue, ce qu'elle transmet à son tour. Ils racontent la dureté de la vie parfois. Les rencontres, le soutien, les aides, les injustices, la force et le courage.
Des mots qui donnent des textes courts mais incroyablement riches. Riches de cette histoire, d'émotions et aussi de poésie. Certains d'entre eux coupent le souffle par les sensations qu'ils donnent. Par les réflexions qu'ils font naître. Alors on les lit de nouveau.
Ru...
C'est juste très beau.
Je l'avais depuis un bon moment déjà mais je n'avais pas pris le temps de le lire en son entier. Je l'avais juste feuilleté.
Hier sans que cela ne soit prémédité, je l'ai ouvert à la première page et j'ai plongé. Le petit poucet, tout le monde le connait ! L'abandon, les bottes de sept lieues, tout ça tout ça... Mais cette version revisitée par Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer, c'est juste une petite merveille. Le texte est drôle, inventif, imagé. On passe par diverses émotions en peu de temps. Les illustrations sont belles, comme toujours avec Rebecca Dautremer. Avec cette petite pointe d'étrangeté et de poésie. Et puis des petits détails de-ci de-là, à regarder, à admirer.
Les mots, les dessins donnent un livre foisonnant, riche. Un vrai bonheur de lecture ! On redécouvre une histoire bien connue avec plaisir. A vite mettre dans les mains des enfants (et des grands... !) parce que l'histoire va les emporter, les émouvoir, les faire frissonner et rire...
Beau, vraiment très beau ! je me suis régalée !
Au début, elles sont belles, admirées avant d'être achetées. Elles dansent, elles sautent, elles courent, elles grimpent et elles dévalent...puis vient un temps où elles font attention, elles se dépêchent, elles longent les murs...pour enfin ne plus sortir du tout. Se cacher, apeurées...tristes...
Le bonheur reviendra...les chaussures l'attraperont au vol...d'un oiseau.
Le texte est sensible et doux. Il raconte l'histoire de ces chaussures et pourtant quand on regarde les illustrations, on voit bien qu'une enfant les porte. Douce et belle façon de parler de choses graves, que de se placer du point de vue des chaussures. Ce sont elles qui portent les émotions, les joies, les souffrances. Le texte suggère l'histoire de cette enfant sans dire vraiment. Les images, magnifiques dans leurs traits et leurs couleurs, font le reste. On devine sans la voir, la guerre...
Les chaussures portent les émotions et le lecteur en reçoit tout autant.
Cet album est très beau. Vraiment très beau.
J'avais lu à peine quelques lignes et déjà il me plaisait énormément. La rencontre de Florence et Florian... belle simplement J'ai lu avec plaisir ce qu'ils se sont dit à ce moment. Une rencontre sans méfiance. Sans doute. L'amitié et l'attachement s'installe tout de suite. Il n'y a pas de peur. Juste de la reconnaissance. La peur, c'est quand les questions se posent qu'elle arrive...
Florian est un être particulier. On le dit fou. Il peint puis il brûle immédiatement ses oeuvres. Florence, elle, est fragile. Elle se construit, se découvre. Et ils vont se trouver...
Derrière les mots d'Henry Bauchau, on sent le psychanalyste. Il nous "livre" ses personnages. Dans leur trouble et dans leur beauté. Ce livre aborde la complexité des rapports humains. La sincérité. L'intéressement. Ce que l'autre voit en nous. Fait de nous. Ce qu'il comprend de nous. Ce qu'il ne comprend pas. Ce que l'on trouve en l'autre. Quand devient-on un fou ? Pourquoi les autres le pensent ? Ont-ils raison de le croire ?
Poser le livre et puis penser et réfléchir à ce que je viens de lire...Que j'aime les romans qui me font faire ça ! Ils m'apportent. Ils m'enrichissent. Les romans d'Henry Bauchau sont passionnants ! Ils explorent la psychologie humaine.
Ce livre, Déluge, n'est pas simple c'est vrai. Mais il est riche et nourrissant. Il aide à comprendre. Et un livre est excellent quand il "donne" des clefs, non ?
Moi par contre, je ne vous donne pas grand chose de cette histoire captivante finalement. Juste mes impressions. Mais c'est bien comme ça...tant que je vous ai donné envie de le lire...
La tempête, le vent, les déferlantes, le froid glacial, les mains déchiquetées et la dureté des hommes. Les mots forts qui dénigrent, toujours. Ca gueule. Ca hurle. Ca cogne le mousse même quand il n'a rien fait. La mer, ils la connaissent. Ils sont obligés pour nourrir les familles. Ils n'ont pas le choix. Pas le temps de s'appesantir. Ils n'ont déjà pas trop le temps de dormir. Ils bouffent de la soupe pour survivre. Et quand un oiseau vole au dessus du bateau, ils ne font pas dans le sentiment, ni dans la dentelle, ils le crèvent pour s'en nourrir. Et il n'y a pas que les oiseaux qui sont crevés sur le bateau. Un matin ils retrouvent un homme mort... un couteau dans la panse... pourquoi ? Qui ?
Alors la méfiance s'installe...et la peur...
Du grand et du beau Chabouté cette BD. Beau malgré le sombre, le noir et le dur. Des mots donnés avec parcimonie. Pas besoin de plus. Ils suffisent. Les images donnent assez à voir aussi. Explicites. Comme sur le bateau...
Il est "fort" cet auteur.
Terre-Neuvas est le dernier livre de l'auteur. J'ai beaucoup aimé comme Seul et Quelques jours d'été. Il reste plein d'autres titres de Chabouté que je dois découvrir. A mon avis, je ne serai pas déçue.
Dans la forêt des chagrins, Rose pleure son amour perdu...
Oh la la énorme soupir en refermant ce livre. Il est beau, doux, comme une caresse, touchant. Et tout vrai. Tellement sensible.
Le vent balaie les peines, il emporte les chagrins...
Oui ! Le temps passe et la tristesse aussi. Nous l'avons tous su un jour.
Les mots choisis pour dire le chagrin accompagnés de ces jolies illustrations aux tons pastels font de cet album une petite merveille de douceur.
La nature où Rose se réfugie pour pleurer va l'aider l'air de rien, la guider vers plus de légèreté.
A lire lorsqu'on est triste mais pas seulement. A lire juste parce que c'est émouvant.
A lire absolument.
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