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Auteur : Max Allan Collins
Date de saisie : 03/11/2010
Genre : Policiers
Editeur : Ed. du Toucan, Paris, France | TF1 Publishing, Boulogne, France
Collection : Esprits criminels, n° 2
Prix : 8.00 € / 52.48 F
ISBN : 9782810003761
GENCOD : 9782810003761
Sorti le : 01/11/2010
Cette fois-ci l'équipe du Bureau d'analyse du comportement est sollicitée par deux inspecteurs de Chicago aux prises avec une série de meurtres étranges : un jeune couple abattu dans une voiture, deux femmes étranglées dans un parc, un jeune homme dont le corps a été retrouvé dans un tonneau en plastique.
Bien qu'aussi violents et perturbants les uns que les autres, ces crimes semblent l'oeuvre de différents prédateurs... Jusqu'à ce que le profileur David Rossi établisse un lien entre eux.
Rossi reconnaît chacun des tableaux macabres composés par ce tueur hors normes. Ce sont les scènes de crime de trois des plus célèbres tueurs en série américains : Le fils de Sam, Ted Bundy et Jeffrey Dahmer. Un homme, dans la région de Chicago, a poussé le culte du crime à un niveau terrifiant, d'autant que le nombre de tueurs qu'il pourrait choisir d'imiter est impressionnant. Mais comment dresser le profil d'un tueur qui se cache derrière le mode opératoire d'autres tueurs.
Appartenant à la «nouvelle vague d'écrivains» selon Publishers Weekly, max Allan Collins est connu pour ses novellisations de films et de séries à succès qui figurent régulièrement parmi les best-sellers de USA Today. Il a notamment écrit le roman tiré du film Il faut sauver le soldat Ryan, classé parmi les best-sellers du New-York Times. À l'inverse, son roman graphique Les Sentiers de la perdition a servi de base au film oscarisé de Sam Mendès, avec Tom Hanks. Inspiré par les fictions télévisées, il a également écrit une série de romans basés sur les séries Les Experts, Dark Angel, Bones ou encore Esprits criminels.
Extrait du prologue
17 avril
Oak Park, Illinois
Mars venteux, avril pluvieux, font mai gai et gracieux, songea Connie en scrutant le tourbillon blanc qui (merci la chaîne météo !) semblait centré non pas sur l'Illinois en général ni plus précisément sur Chicago, ou même sur son quartier de Oak Park, mais très exactement au-dessus de leur maison.
Ce dicton rassurant sonnait cependant creux, car elle savait qu'ici, dans le Midwest, les averses d'avril pouvaient aussi annoncer la foudre, la grêle et les vents violents. Quelle que soit sa tendresse pour les deux grands chênes qui trônaient devant la maison, leur haute silhouette l'inquiétait quand le temps était à l'orage, qu'il tonnait sans retenue, comme en ce moment, contre les fenêtres de la chambre : la présence d'ordinaire protectrice de ces arbres centenaires devenait un danger lorsque la foudre menaçait.
Et puis, la saison des tornades ne tarderait pas non plus.
Connie, qui regardait l'écran plat fixé au mur depuis son lit, aurait été choquée d'apprendre que la plupart de ses parents et amis la considéraient comme une inquiète invétérée. Elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour ne pas l'être, mais ses parents, déjà, étaient des angoissés, qui n'avaient jamais réussi à savourer quoi que ce soit, perpétuellement dans l'attente de ce qui leur tomberait dessus, pour leur malheur, bien sûr.
Aux yeux de ses parents, enfants de la Grande Dépression, Dieu les avait dans le nez, et il guettait la moindre bribe de bonheur pour aussitôt l'anéantir avec une bonne vieille dose de malchance.
Elle s'était promis de ne pas vivre de cette manière et, au début, y était parvenue ; mais avec l'arrivée des enfants, ce défaut avait ressurgi comme des tréfonds de son ADN.
Qu'y avait-il à craindre, d'ailleurs, dans cette maison de brique confortable et solide, ce refuge dans la tempête que chantait Bob Dylan ? En plein milieu du quartier historique Frank Lloyd Wright, leur maison aux allures de ranch n'avait peut-être pas été imaginée par le célèbre architecte, mais elle ne déparait pas parmi les demeures de style Prairie signées par Wright et ses disciples.
Elle était posée de biais sur la parcelle longeant Linden Avenue et le salon était percé d'une vaste baie vitrée qui donnait sur l'extrémité ouest de la rue. Le reste de la maison s'étendait sur un seul niveau vers l'arrière du terrain, avec une salle à manger, une cuisine, trois chambres et deux salles de bain. Au nord, un garage pour deux voitures, indépendant, si grand qu'il ressemblait davantage à une remise à carrosses, avait permis à son mari d'installer au-dessus son espace de travail, toujours fermé à clé.
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