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.. Fais péter les basses, Bruno !

Couverture du livre Fais péter les basses, Bruno !

Auteur : Baru

Date de saisie : 13/03/2011

Genre : Bandes dessinées

Editeur : Futuropolis, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7548-0409-7

GENCOD : 9782754804097

Sorti le : 16/09/2010

  • Les présentations des éditeurs : 13/03/2011

L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de basses et rudes besognes.
Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, «pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi».
Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide...

Baru, Grand Prix 2010 du festival d'Angoulême, fête sa présidene avec un livre hilarant et jubilatoire ! Titre à la Audiard, personnages à la Lautner, Baru annonce la couleur : Fais Péter les basses, Bruno !, c'est la fantasia chez les truands, comme un hommage joyeux au cinéma français des années 60.



  • La revue de presse Jean-Claude Loiseau - Télérama du 13 octobre 2010

Baru imagine le braquage foireux qui créera le télescopage des deux mondes. Il lorgne vers Audiard et Lautner pour distiller la gouaille des papys casseurs ­retraités mais d'une roublardise intacte, et dessine en deux temps, trois mouvements, de son incisif trait de scalpel, des petites frappes qui défouraillent d'abord et ne se posent même pas de questions après.


  • La revue de presse Yves-Marie Labé - Le Monde du 23 septembre 2010

Baru - diminutif de Hervé Baruela - est on ne peut plus à l'aise dans cet album inspiré par le souvenir de Georges Lautner, Michel Audiard, Lino Ventura ou Michel Constantin...
Avec un dynamisme de trait bien à lui et une large palette de coloris, Baru croque des personnages en proie à l'amour ou à l'inimitié, des banlieues et des petites villes de province hérissées de bars, de stations-service et d'usines désaffectées. Comme dans ses autres albums, il le fait sans rien perdre de son humour souvent mordant. Une grille de lecture à chaque fois nouvelle du réel et de la marche du monde.


  • Les courts extraits de livres : 13/03/2011

Comment est née l'idée de cet album ?
L'origine d'une idée reste toujours un grand mystère... J'avoue un goût prononcé pour les films de Georges Lautner et en particulier pour ses acteurs. J'aimais bien tous ces gens-là, les Lino Ventura, Michel Constantin et autre Bernard Blier. Cet album n'est pas un pastiche et surtout pas une parodie, car on ne peut pas parodier des films qui relèvent déjà de la parodie !

Vous opposez les truands de la vieille école et les petites frappes d'aujourd'hui ?
Mes gangsters sont un peu surannés... Cela m'amusait de confronter des voyous modernes à cette pseudo-aristocratie de la pègre des années 1950. Mais je pense que les truands de cette époque étaient aussi orduriers et méchants que les nôtres ! A cause des films de Lautner, cette imagerie du truand à l'ancienne née dans les années d'après-guerre a persisté jusqu'à aujourd'hui. Elle est presque inscrite dans notre patrimoine culturel... Depuis, il y a eu un film comme Scarface qui a donné naissance à un culte incroyable. On a vu apparaître une nouvelle génération de gangsters qui n'ont plus du tout les mêmes repères. Dans l'album, je joue de cette opposition sur un mode léger. Je l'utilise comme un lieu commun pour les besoins du scénario.

C'est un clin d'oeil au cinéma de Lautner, mais revu et corrigé à la lumière de la fracture sociale...
L'album lui rend hommage, un hommage discret, mais j'ai ajouté à cette référence une problématique contemporaine. Je n'ai pas pu m'empêcher de parler de la clandestinité aujourd'hui et de mettre en scène un gamin qui vient en France pour trouver un travail. Quand j'ai commencé, j'avais envie d'une histoire qui ne ressemble pas à mes histoires habituelles. Je me demandais si j'étais capable d'écrire un scénario de pure fiction qui ne me rattache à rien de ce que j'ai pu connaître. J'étais complètement étranger à ce que j'allais raconter et je me suis vraiment amusé... Mais au bout d'un moment, j'ai introduit des préoccupations plus «sérieuses». Je suppose que je ne peux pas procéder autrement ! Je me serais sans doute ennuyé si je ne l'avais pas fait...


  • Le courrier des auteurs : 01/03/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Merde, une dissert de philo ! Joker.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le contraire de la philosophie : une récréation, une pantalonnade, une rigolade, un hommage au cinoche à Lautner. Avec un jeune clandestin africain qui se demande ce qu'il fout là.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Par contre, toi, pour un Rital, t'es fringué comme un péquenot... T'as perdu le gène, ou quoi ?..."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le si est de trop, la bande dessinée EST de la musique. En fait, non, c'est du rock'n'roll, donc le contraire de la musique.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leur argent. Ha ha ha. Mais nooooon, je blague. En fait je voudrais juste partager le bonheur de virer Sarkozy en 2012.


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