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.. La couleur des sentiments

Couverture du livre La couleur des sentiments

Auteur : Kathryn Stockett

Traducteur : Pierre Girard

Date de saisie : 21/02/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Jacqueline Chambon, Paris, France

Prix : 23.80 € / 156.12 F

ISBN : 978-2-7427-9291-7

GENCOD : 9782742792917

Sorti le : 01/09/2010

  • Les présentations des éditeurs : 27/05/2011

Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s'apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même. Passionnant de bout en bout, "La Couleur des sentiments" a bouleversé l'Amérique et déjà conquis plus de deux millions de lecteurs, parmi lesquels un certain Steven Spielberg.

Kathryn Stockett a grandi à Jackson. Elle vit actuellement à Atlanta avec son mari et leur fille, et travaille à l'écriture de son deuxième roman.

LA COULEUR DES SENTIMENTS» de Kathryn STOCKETT a reçu le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2011 dans la catégorie «romans».



  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, novembre 2010

L'émouvante chronique des domestiques noires dans le Mississippi des années 1960 par Kathryn Stockett. Un premier roman, déjà best-seller...
Kathryn Stockett, qui a grandi à Jackson, connaît son sujet. Elle a préféré la pudeur à l'indignation, la justesse de ton aux bons sentiments. Le tournage du film a débuté. Autant en emporte le vent aura une suite, miss Stockett !


  • La revue de presse Chloé Brendlé - Le Magazine Littéraire, décembre 2010

La Couleur des sentiments, avec son titre et son image de couverture compassée (deux bonnes noires aux côtés d'un bébé blanc), fleure bon le mélodrame et le best-seller de la rentrée, prochainement sur nos écrans. Et pourtant, ce premier roman n'aura pas volé son succès. Sans complaisance ni pathos mal placé, Kathryn Stockett concocte un subtil mélange à partir de la voix de trois personnages féminins : Aibileen et Minny, noires, et Miss Skeeter, blanche...
Même si elle sait bien, comme Paul Celan, que personne ne témoigne pour les témoins, Kathryn Stockett offre avec ce récit captivant une leçon de pudeur en même temps que d'écriture.


  • La revue de presse Emmanuelle Giuliani - La Croix du 22 septembre 20115

Jackson, Mississippi, début des années 1960. Sur fond de racisme ordinaire, Kathryn Stockett signe un premier roman palpitant de générosité et d'émotion contenue...
Un thème aussi propice à l'indignation aurait donc pu nourrir une prose manichéenne et sentimentale, opposant les bons aux méchants, les racistes à leurs victimes. Mais si Kathryn Stockett fait pleinement oeuvre de romancière en «chargeant» son histoire d'une puissance émotionnelle constante, elle évite les excès et reste à la lisière du trop : trop poignant, trop explicite, trop révoltant. Cet équilibre repose sur ses personnages, principaux ou secondaires. Une galerie de portraits féminins que son talent fait exister dès leur entrée en scène.


  • La revue de presse Thomas Stélandre - Libération du 2 septembre 2010

Entre le roman de facture classique sur la société américaine et ses carcans - racisme, misogynie - et le récit d'amitié façon les Divins Secrets des petites Ya-Ya de Rebecca Wells, Kathryn Stockett a trouvé avec la Couleur des sentiments une équation infaillible, dont le succès s'entend aisément. On y trouve ce qu'il faut de tendresse, d'émotion et d'humour pour satisfaire tout le monde, y compris les cyniques...
Le tout sent peut-être les cours de creative writing, mais l'auteur a pour elle de vraiment donner chair à ses personnages. Elle les dessine en une phrase («Miss Skeeter, on dirait toujours que c'est quelqu'un d'autre qui lui dit comment s'habiller»), les tient sur plus de 500 pages. Il en va de même pour les dialogues et les décors. Tout s'imprime très vite dans l'esprit. On croirait voir un film, qui ressemblerait un peu à la Couleur pourpre. Ça tombe bien : Steven Spielberg et les studios Dreamworks ont acheté les droits du livre. Le tournage a commencé en juin, dans le Mississippi.


  • La revue de presse Clara Georges - Le Monde du 3 septembre 2010

Chaussez vos charentaises, la micheline à destination de l'Amérique ségrégationniste va partir. Pas d'arrêts brusques, pas de bifurcation angoissante, une vitesse toujours égale : La Couleur des sentiments, le tortillard de Kathryn Stockett, remplit bravement sa mission de berceuse à lecteurs.


  • Les courts extraits de livres : 03/09/2010

AIBILEEN

Août 1962

Mae Mobley, elle est née de bonne heure un dimanche matin d'août 1960. Un bébé d'église, comme on dit. Moi je m'occupe des bébés des Blancs, voilà ce que je fais, et en plus, de tout le boulot de la cuisine et du ménage. J'en ai élevé dix-sept de ces petits, dans ma vie. Je sais comment les endormir, les calmer quand ils pleurent et les mettre sur le pot le matin, avant que les mamans aient seulement le temps de sortir du lit.
Mais un bébé qui hurle comme Mae Mobley Leefolt, ça j'en avais jamais vu. Le premier jour que je pousse la porte je la trouve toute chaude et toute rouge à éclater et qui braille et qui se bagarre avec son biberon comme si c'était un navet pourri. Miss Leefolt, elle a l'air terrifiée par son propre enfant. "Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi je ne peux pas arrêter ça ?"
Ça ? Tout de suite, je me suis dit : il y a quelque chose qui cloche ici.
Alors j'ai pris ce bébé tout rouge et hurlant dans mes bras. Je l'ai un peu chahuté sur ma hanche pour faire sortir les gaz et il a pas fallu deux minutes pour que Baby Girl arrête de pleurer et me regarde avec son sourire comme elle sait faire. Mais Miss Leefolt, elle a plus pris son bébé de toute la journée. Des femmes qui attrapent le baby blues après l'accouchement, j'en avais déjà vu des tas. Je me suis dit que ça devait être ça.


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