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.. Une forme de vie

Couverture du livre Une forme de vie

Auteur : Amélie Nothomb

Date de saisie : 30/09/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 9782226215178

GENCOD : 9782226215178

Sorti le : 18/08/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau.»

Issue d'une illustre famille bruxelloise, Amélie Nothomb est la fille d'un ambassadeur belge. Née au Japon, elle reste profondément marquée par la culture nippone. Mais les déplacements successifs de son père l'emmènent toute jeune en Chine, à New York, et en Asie du sud-est. De ces voyages, Amélie conserve un sentiment tenace de solitude, atténué par une forte complicité avec sa soeur. Elle retourne en Belgique à l'âge de dix-sept ans et suit des études gréco-latines. En 1992, son roman 'Hygiène de l'assassin' est accueilli avec un énorme succès. Frustrée de ne pas être restée au Japon, elle y retourne et retranscrit cette expérience plus que déroutante dans 'Stupeur et tremblements', couronné Grand Prix de l'Académie française en 1999. Depuis, elle publie à peu près un roman par an, se définissant elle-même comme une 'graphomane malade de l'écriture'.



  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 30 septembre 2010

La narratrice apprend à mieux connaître ce natif de Baltimore qui s'est engagé dans l'armée pour ne plus crever de faim...
Bien sûr, nous ne révélerons pas ici l'issue pour le moins inattendue de cette quête à travers laquelle, par une mise en abyme fictionnelle des plus réussies, la romancière dévoile ce qui fonde son rapport au langage et à l'écriture. En un mot, une forme de vie...


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 2 septembre 2010

Au rythme d'un livre par an, il n'apparaît guère évitable que la production romanesque d'Amélie Nothomb connaisse des hauts et des bas. Mais le cru 2010 s'inscrit incontestablement parmi ses toutes meilleures cuvées. Par l'originalité de son inspiration, comme par sa savante dramaturgie et la nervosité 
de son écriture...
Devant une telle souveraineté d'écriture. La romancière manigance ici l'une de ses histoires les plus déroutantes. Mais particulièrement éclairante sur le rapport, viscéral chez elle, de l'invention littéraire et de la vie.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 2 septembre 2010

En un mot comme en cent, Une forme de vie est un très beau petit livre, étrange, remuant, d'une maîtrise de construction et d'écriture stupéfiante. On le conseille donc aux anti-Nothomb, tant il est bon de participer à la levée de préjugés qui vous bouchaient la vue et la lecture. Bien plus : il est bon à la relecture qui n'atténue en rien le plaisir d'intelligence, nous découvrant de nouvelles strates...
La force de ce livre au récit minimal, extravagant, est dans ce dialogue inversé entre Amélie Nothomb, qui existe, se met en scène, écrit, passe à autre chose, et ce soldat américain qui gonfle de page en page pour affirmer son existence à lui. Ils ne se l'écrivent pas ainsi, mais tous deux se cherchent des preuves d'existence et des raisons de vivre. L'une écrit comme on respire, avec une boulimie de manuscrits soit publics (les livres) soit privés (les réponses aux lettres). L'autre, au bout de ses missives, se gave de nourriture pour ne pas «crever» de honte...
Aucun des deux ne peut se prétendre plus vrai que l'autre. Chacun a sa part de fantasmes, de rêves, d'imaginaire, de souffrance. Chacun a son corps, entre la rescapée de l'anorexie et l'englouti dans l'obésité. Mais sont-ils faits pour se rencontrer ? L'écrivain n'a pas à rencontrer ses personnages, cela lui est impossible, interdit, dangereux même. Écrire à quelqu'un est une forme de rencontre qui peut suffire. Écrire sur quelqu'un (qui peut être soi) est une forme de vie. «Une issue de secours», résume Amélie Nothomb dans le beau dialogue avec... elle-même qui conclut ce livre. Avec brio, talent, sans mièvrerie ni excès de provocation. On sent que pour elle, écrire et vivre, c'est tout un.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 26 août 2010

Dans la grande lutte éternellement renouvelée menée par les romanciers pour être crus quand ils racontent des histoires, leur apparition ès qualités dans leurs propres livres est une arme imparable. Mais elle est délicate à manier. Amélie Nothomb est indéniablement une championne du genre. On en viendrait presque à imaginer que cette Amélie Nothomb d'Une forme de vie, c'est vraiment elle...
En lisant Une forme de vie, on apprendra également ce qu'est l'opisthographie, qui consiste à écrire recto verso. D'où Amélie Nothomb tient-elle que c'est là déroger aux bonnes manières ? La baronne Staffe, dans ses manuels du savoir-vivre, n'en fait pas état.


  • Les courts extraits de livres : 21/06/2010

Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau :

Chère Amélie Nothomb,

Je suis soldat de 2e classe dans l'armée américaine, mon nom est Melvin Mapple, vous pouvez m'appeler Mel. Je suis posté à Bagdad depuis le début de cette fichue guerre, il y a plus de six ans. Je vous écris parce que je souffre comme un chien. J'ai besoin d'un peu de compréhension et vous, vous me comprendrez, je le sais.
Répondez-moi. J'espère vous lire bientôt.
Melvin Mapple
Bagdad, le 18/12/2008
Je crus d'abord à un canular. À supposer que ce Melvin Mapple existe, avait-il le droit de m'écrire de telles choses ? N'y avait-il pas une censure militaire qui n'eût jamais laissé passer le «fucking» devant «war» ?


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