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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Ablutions : notes pour un roman

Couverture du livre Ablutions : notes pour un roman

Auteur : Patrick DeWitt

Traducteur : Philippe Aronson

Date de saisie : 22/07/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres anglo-américaines

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-7427-8928-3

GENCOD : 9782742789283

Sorti le : 07/04/2010

  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Depuis le comptoir d'un bar glauque de Los Angeles s'élève la voix, anonyme, de celui qu'on paie en ces lieux pour déverser nuit après nuit des fleuves d'alcool dans les verres que tendent vers lui les pochards, camés, prostituées, dealers et amateurs de combines dangereuses et illégales en tous genres, venus affaler sur un tabouret le corps déglingué qui abrite leur misère comme leurs espoirs ou les rêves baroques et téméraires dont ils réenchantent sans fin leur voyage au bout de la nuit.

Présentés comme une série de notes pour un roman à venir que rédige un barman au moins aussi allumé que ses hallucinants clients, les chapitres se succèdent au rythme, effréné, où l'alcool et la cocaïne se consomment dans de tels parages. D'emblée inclus dans cette spirale toxique, le lecteur partage bientôt les vertiges du narrateur-barman s'imbibant à son comptoir des fictions de sa propre vie...

Loin de succomber, pourtant, à l'égarement dont il semble être la proie, jamais ce spectateur prétendument innocent de la violence du monde et amateur de mystérieuses pilules blanches dont il agrémente ses nombreux whiskys quotidiens ne parvient à l'état d'anesthésie auquel il aspire. Et, aussi monstrueux et éperdus que paraissent ces réfugiés de la nuit, c'est toujours avec une tendresse certaine que son regard les fait surgir, par-delà leur déchéance et leurs défaillances, dans leur humanité profonde.

Servies par une écriture somptueuse, ces "ablutions" en forme de descente aux enfers constituent, sur le thème de la marginalité dans tous ses états, une variation brillante et originale dans laquelle le génie dionysiaque de l'affabulation investit une réalité dont l'écrivain a pu prendre toute la mesure pendant les six années qu'il a lui-même passées dans les fonctions exercées par son narrateur...

Né en 1975 à Sidney, British Columbia, Canada, Patrick deWitt vil aujourd'hui avec sa famille à Bainbridge Island, dans l'État de Washington. Publié en 2009, Ablutions, notes pour un roman est son premier roman : l'ouvrage a été cité dans la liste des dix meilleurs romans de l'année établie par The Los Angeles Times.



  • La revue de presse Thomas Stelandre - Libération du 10 juin 2010

Vision miniature de l'Amérique des infortunes, Ablutions pue l'échec et assume ses excès. Du coup, c'est drôle, presque réjouissant. Sans compter qu'on en apprend de belles, comme dégobiller en silence pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme (sur la porcelaine de la cuvette, pas dans l'eau), gérer une méchante cuite à grands renforts d'aspirine ou détourner la caisse pour gagner son salut. Dewitt sait de quoi il parle. Avant d'être publié, ce Canadien d'origine a fait toutes sortes de jobs, dont celui de barman.


  • Les courts extraits de livres : 23/07/2010

Parler des habitués. Ils sont assis en rang comme de vilains oiseaux blottis, les yeux imbibés d'alcool. Ils murmurent dans leurs verres et ont l'air d'exulter - tu ne sauras jamais pourquoi. Certains ont des emplois, des enfants, des épouses, des voitures, des hypothèques, d'autres vivent chez leurs parents ou dans des hôtels borgnes et survivent grâce aux allocations, dans ce curieux mélange de classes caractéristique des quartiers de Hollywood loin des projecteurs et du rêve. Il arrive que des limousines soient garées devant, le long du trottoir ; mais d'autres soirs elles cèdent la place à des voitures de police, des ambulances et des rixes. L'intérieur du bar ressemble à un salon de paquebot de luxe du début du siècle dernier : acajou et cuivre, cuir cramoisi couvert de poussière et de cendre. Impossible de dire combien de fois il a changé de propriétaire.
Les habitués sont chaleureux les uns envers les autres, mais le plus souvent ils arrivent et repartent seuls, et d'après ce que tu sais, ils ne se fréquentent pas. Cela éveille en toi un sentiment de solitude, le coeur des hommes te semble froid et mesquin, et il te vient à l'esprit l'expression "Chacun pour soi", qui dans ton enfance te donnait envie de t'allonger et "d'être tué".
Tu ne crois pas vraiment à la définition nord-américaine du mot, mais tu supposes que ces gens sont alcooliques. Ils t'aiment bien, en tout cas ils-sont habitués à toi, et ils tendent le bras pour te toucher lorsque tu passes parmi eux, comme si tu étais un porte-bonheur. Avant, ce geste te répugnait, tu faisais le tour du bar le dos au mur pour éviter ce réseau de grosses mains rouges, mais tu as fini par t'habituer à cette sollicitude, et elle t'est devenue familière voire agréable. A présent tu vis la chose comme un compliment plutôt qu'une agression, comme une reconnaissance de ton travail difficile, et tu hoches la tête en souriant tandis que des mains te prennent par la taille, te frottent et te donnent des tapes dans le dos et sur le ventre.


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