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.. Télérama 60 ans : nos années culture. Volume 2

Couverture du livre Télérama 60 ans : nos années culture. Volume 2

Auteur : Nicolas Delesalle

Préface : Fabienne Pascaud

Date de saisie : 18/06/2010

Genre : Presse Audiovisuel

Editeur : Les Arènes, Paris, France

Prix : 34.00 € / 223.03 F

ISBN : 9782352041092

GENCOD : 9782352041092

Sorti le : 17/05/2010

  • Les présentations des éditeurs : 10/09/2010

Ce livre n'est pas une chronique exhaustive de la culture audiovisuelle, encore moins une histoire exégétique de Télérama. C'est une récolte. Des générations de journalistes de Télérama ont laissé tomber des petits cailloux entre les pages de leur journal. Ils devaient trouver leur chemin dans une forêt foisonnante de films, d'émissions, de livres et de spectacles. Nous les avons ramassés. Il y en a des jolis, des irisés, des usés par le ressac et abrasés par le sable, des comme neufs, des somptueux et des un peu cabossés - mais tous authentiques, sans retouche. Des centaines de petits cailloux. Voilà ce que vous tenez entre les mains.
Nicolas Delesalle.

Sous la direction de Nicolas Delesalle
grand reporter à Télérama

«Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.»

Patrick Le Lay, PDG de TF1, mai 2004

«La Petite Maison dans la prairie, c'est l'Amérique comme on la rêve... Il y a tout dans ce feuilleton. L'aventure, le suspens, le roman familial, le temps qui passe, les gentils et les méchants, la leçon d'Histoire... Des fois on sort carrément le mouchoir parce que, dame, il y en a qui meurent, des qu'on aime bien et c'est drôlement triste. Bref, les Ingalls maintenant depuis que je vis avec, ils font partie de la famille. Ce sont comme des cousins du Minnesota dont je prends des nouvelles régulièrement, histoire de voir si tout va bien.»

Alain Rémond, Télérama n 2040


  • Les courts extraits de livres : 10/09/2010

Avant-propos de Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction

En toute liberté

Quand les années quatre-vingt commencent, à mi-parcours de son histoire, Télérama a déjà plus que pignon sur rue. Dans les grands domaines de la culture - télévision, radio, cinéma, musique -, c'est un magazine dont on respecte les critiques, les avis, les opinions. Son indépendance d'esprit et son côté franc-tireur, hors norme et hors mode (sauf celles qu'il se donne...) font un peu peur; quand on ne relève pas avec ironie son côté donneur de leçons, moralisateur ou catho de gauche. Mais Télérama est insensible aux moqueries et n'est pas même assez mondain pour les entendre. L'équipe fréquente peu les cocktails de presse ou autres réseaux médiatiques; elle n'a d'autre carnet d'adresses que celui qui sert pour les enquêtes et les interviews. C'est ce Télérama-là, libre et anticonformiste, qui m'a fait grandir.
Les idées, les innovations y foisonnent. Claude Le Bihan, par exemple, bien avant ses confrères de la presse, court la France pour y nouer des partenariats avec les plus inventives, les plus prometteuses initiatives culturelles. Il imagine ainsi, le premier, un type de «mécénat culturel» qui rend magnifiquement visible Télérama dans tous les lieux où le portent sa boulimique curiosité, son goût du risque, aussi. Peu à peu, grâce à lui, le journal devient un réel acteur de la décentralisation. Et les critiques maison le soutiennent, car il respecte toujours leurs avis, et n'offre rien d'autre qu'un «label» Télérama, et des espaces publicitaires sans la moindre contrepartie rédactionnelle. En échange, festivals, théâtres, salles de concert affichent nos couleurs. Et la renommée du magazine se développe dans tout l'Hexagone.
Autre innovation d'importance. Le directeur de la rédaction Francis Mayor a lancé fin décembre 1979 le premier «city magazine» parisien, alors intitulé Le petit journal et dirigé par Jacques Renoux et Jean-Christophe Mantoy - à présent rebaptisé Sortir et dirigé par Frédéric Péguillan. Si Sortir est aujourd'hui centré sur les activités culturelles, on y trouve dès l'origine quantité d'informations sur la vie de la capitale, en même temps qu'une programmation exhaustive des salles cinéma de la région parisienne, et une sélection pionnière de concerts classiques, rock, chansons, expos, spectacles. Belle intuition journalistique, qui sera très vite imitée par nombre de news ! Comme les Hors-séries, ces suppléments d'une centaine de pages que Télérama a l'idée de consacrer dès les années quatre-vingt aux grandes expositions qui attirent de plus en plus de public.
Le journal a de l'imagination. Parce qu'il fait confiance à une rédaction inventive, toujours suivie quand ses idées sont belles, généreuses et fortes. Olivier Cena se passionne pour l'art ? Qu'à cela ne tienne, on lui offre une chronique.


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