Basé sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, le Dim-Mak (littéralement " touches mortelles ") est la science qui régit les frappes et les pressions sur les points vitaux.
Cette encyclopédie, répertorie l'ensemble des points vulnérables du corps humain, classés par méridien, et décrit leur localisation, leurs connexions avec d'autres points, la façon de les frapper, ses conséquences, le traitement, les réactions thérapeutiques, les applications en combat...
Erle Montaigut est un spécialiste des arts martiaux chinois. Il a écrit de nombreux ouvrages sur ces sujets et a réalisé une multitude de films vidéo sur le taïchi, le chi-kung, le kung-fu... Il réside en Grande-Bretagne.
Wally Simpson est un praticien en médecine traditionnelle chinoise. Formé à l'Université d'acuponcture d'Australie, il décroche son diplôme supérieur d'acuponcture en 1987 puis son diplôme en herboristerie chinoise en 1994. Son cabinet est situé en Australie, sur la Gold Coast.
Les courts extraits de livres : 03/09/2010
Extrait de l'introduction aux arts martiaux chinois
par Erle Montaigue
J'ai de tout temps mis en avant le fait que les arts martiaux internes chinois, tels que le Taijiquan et le Baguazhang, étaient parmi les plus dangereux jamais développés. Ces arts, combinés avec la pratique du Qigong, représentent aussi les niveaux les plus élevés dans le domaine des soins, qu'ils soient appliqués aux autres ou à soi-même.
Pourtant, lorsqu'aujourd'hui je regarde autour de moi, je ne vois ni ne retrouve ces notions.
Dans la Chine ancienne, le Taijiquan était considéré comme «l'art suprême de la boxe» mais de nos jours, les arts internes paraissent bien différents. Aujourd'hui, on y voit de grands gaillards jouer à des jeux de petits garçons, s'habiller de vêtements étranges totalement désuets et essayer de montrer aux autres comme ils sont bons à ceci ou meilleurs en cela. Ils se rendent tous aux mêmes rassemblements et compétitions pour y exhiber leurs magnifiques tenues, leurs visages affichent tous la même expression sérieuse, ils écrivent tous les mêmes articles concernant la manière d'utiliser ces arts et se prennent tous vraiment très au sérieux. Il n'y a plus qu'un très petit nombre d'adeptes qui ait une idée réelle de la nature des arts martiaux internes.
Ces arts, autrefois grands, s'élevaient bien au-delà du niveau de pratique et d'enseignement que l'on rencontre de nos jours. Le Dim-mak (Dian Mai) est l'un de ces arts majeurs qui a bien failli s'éteindre, ne laissant que l'ombre de sa gloire passée sous la forme du Taijiquan moderne. Autrefois art martial grand et terrible, le Taijiquan pris un sacré coup en pénétrant le monde occidental où il fut intégré au mouvement «New Age».
Seule une poignée d'instructeurs consciencieux ont essayé avec persévérance d'enseigner et de transmettre l'art dans sa vraie nature. C'est en grande partie grâce à leurs efforts que le Taijiquan peut enfin, et pour la première fois de l'histoire moderne, être révélé dans toute sa grandeur d'art guerrier, d'autodéfense et thérapeutique tel qu'il le fut jadis.
Habituellement, les gens ne voient qu'une infime fraction du Taijiquan : la partie concernant la santé, ces mouvements lents qui nous sont maintenant devenus familiers. Peu d'entre eux ont eu l'occasion de voir les applications martiales du Taiji et moins encore la partie «médicale» de cet art.