Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.
Bibliothécaires,partagez vos découvertes.
Clubs de lecture,envoyez vos choix.
Editeurs,valorisez vos livres.
Auteur : Philip Kerr
Traducteur : Philippe Bonnet
Date de saisie : 11/05/2011
Genre : Policiers
Editeur : Ed. du Masque, Paris, France
Collection : Grands formats
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 9782702434338
GENCOD : 9782702434338
Sorti le : 02/06/2010
Ce nouveau chapitre des aventures de l'enquêteur allemand Bernie Gunther se place à Berlin en 1932 et à Buenos Aires en 1950. Une jeune fille de la bonne société argentine est enlevée, une autre sauvagement assassinée. Est-ce le même criminel qui tua à Berlin en 1932, est-ce un ancien nazi qui a fuit l'Allemagne et aurait trouvé refuge dans l'Argentine péroniste ? Philipp Kerr restitue avec talent le climat violent, noir et sordide du Berlin d'avant l'arrivée des nazis au pouvoir. Il multiplie les fausses pistes pour son lecteur et révèle le vrai visage du régime contrôlé par Juan et Evita Perón.
«C'est une sombre histoire, mais drôle aussi, et qui donne des frissons... Avec Bernie Gunther, Philip Kerr a créé un superbe spécimen de ce héros si populaire, le détective qui est le seul homme respectable dans un monde dominé par le mal.»
The Daily Telegraph
Il paraît qu'en la présence du Führer, ses admirateurs sentaient brûler en eux une douce flamme... En 1950, lorsque Bernie Gunther débarque à Buenos Aires sous un nom d'emprunt, Hitler a certes disparu, mais la ville est infestée d'exilés nazis qu'anime encore cette «petite» flamme. Et ce ne sont pas les moindres, qui ont reconstitué en Argentine leurs réseaux et leurs pratiques. Informé de sa véritable identité, le chef de la police charge Bernie d'une enquête qui ressemble étrangement à une affaire non élucidée, datant de l'époque où il était détective à la Kripo berlinoise : une jeune fille a été retrouvée mutilée d'horrible manière... une autre a disparu. Bernie va découvrir à ses dépens l'ampleur de la collusion entre le régime Perón et les nazis, ainsi que le vrai visage de sa terre d'accueil.
Dans le sillage de La Trilogie berlinoise, la confrontation entre l'Histoire et le crime continue, sous la plume de Philip Kerr, de provoquer des étincelles.
Né à Edimbourg en 1956, Philip Kerr a étudié le droit à l'université de Birmingham avant de devenir journaliste, puis rédacteur publicitaire. Il est l'auteur traduit en plus de trente langues de quatorze romans et de livres pour la jeunesse. Le Premio Internacional de Novela Negra et l'EIlis Peters Historical Dagger de la CWA lui ont été attribués en 2009. La prochaine aventure de Bernie Gunther paraîtra au Masque en 2011.
BUENOS AIRES, 1950
Le navire était le SS Giovanni, ce qui semblait tout à fait approprié puisque trois au moins de ses passagers, moi y compris, avaient appartenu à la SS. De dimension moyenne, le bateau possédait deux cheminées, une vue sur la mer, un bar bien garni et un restaurant italien. Le rêve si vous aimiez la cuisine italienne, mais, au bout de quatre semaines à se traîner à la vitesse de huit noeuds depuis Gênes, je ne pouvais plus la voir en peinture et je n'étais pas mécontent de débarquer. Ou bien je suis un piètre marin, ou bien j'avais un truc qui ne tournait pas rond, exception faite de mes fréquentations ces temps-ci.
Nous pénétrâmes dans le port de Buenos Aires, le long du morne Rio de la Plata, ce qui nous fournit l'occasion, à mes deux compagnons de voyage et à moi, de méditer sur la glorieuse histoire de notre invincible marine allemande. Quelque part au fond du fleuve, près de Montevideo, gisait l'épave du Graf Spee, un cuirassé de poche invinciblement sabordé par son capitaine en décembre 1939 pour éviter qu'il ne tombe aux mains des Britanniques. À ma connaissance, c'était la seule et unique incursion de la guerre en Argentine.
Nous accostâmes dans le bassin Nord, en face des bureaux de la douane. Une cité moderne hérissée de tours en béton se dressait à notre gauche, par-delà les kilomètres de voies ferrées, de hangars et de parcs à bestiaux formant les abords de Buenos Aires, où le bétail de toutes les pampas de l'Argentine arrivait par train et était abattu à une échelle industrielle. Une activité typiquement germanique. Sauf que les carcasses étaient congelées et expédiées dans le monde entier. Les exportations de boeuf argentin avaient rendu le pays prospère et fait de Buenos Aires la troisième plus grande ville des Amériques après New York et Chicago.
Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia