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.. Le nazi et le barbier

Couverture du livre Le nazi et le barbier

Auteur : Edgar Hilsenrath

Postface : Jörg Stickan

Traducteur : Jörg Stickan | Sacha Zilberfab

Date de saisie : 28/06/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Attila, Le Rayol-Canadel, France

Prix : 23.50 € / 154.15 F

ISBN : 978-2-917084-17-5

GENCOD : 9782917084175

Sorti le : 18/03/2010

Si vous aimez l'univers de Trudi la Naine, l'humour juif et les personnages du film Le tambour, vous prendrez plaisir à suivre les pérégrinations de Max Schulz, jeune paumé matois, séduit par les sirènes hitlériennes. A la chute du 3ème Reich, ce génocidaire sans état d'âme, au parler cru, prend l'identité de son ami d'enfance, le juif Itzig Finkelstein, mort dans les camps. S'ensuit une épopée rocambolesque aux situations grotesques et réalistes qui nous emmène jusque dans les kibboutz d'Israël.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

1933.
Max, le fils bâtard de la pute Minna Schulz, s'enrôle dans les SS à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Affecté dans un camp d'extermination, où disparaissent son meilleur ami (juif) et toute sa famille, il décide à la fin de la guerre de se faire passer pour juif... et endosse l'identité de son ami assassiné. Max Schulz, devenu Itzig Finkelstein, épouse la cause juive, traverse l'Europe et rejoint la Palestine, où il devient barbier et sioniste fanatique.
Le Nazi et le Barbier fut, trente ans avant Les Bienveillantes, le premier roman sur l'Holocauste écrit du point de vue du bourreau. L'humour (noir) en plus.

Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a connu les ghettos durant la guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York.
Toute son oeuvre s'inspire de cette expérience, mais sur un mode burlesque et satirique. Longtemps refusé par les éditeurs allemands, qui craignent les réactions à son approche, très crue, de la Shoah, il est d'abord publié aux Etats-Unis, où ses livres sont des best-sellers. Le Nazi et le Barbier est une commande de l'éditeur américain Doubleday, écrit en allemand et publié aux Etats-Unis en 1972. Ce n'est qu'en 1977 qu'il paraît en Allemagne, où il connaît un succès de scandale considérable, amenant à l'auteur une gloire brutale, consacrée par une multitude de prix.Voici la première traduction intégrale de ce roman iconoclaste, sur l'itinéraire d'un meurtrier de masse dans l'Allemagne nazie.
Après Fuck America (Attila, 2009), un autre témoignage du génie littéraire d'Edgar Hilsenrath.



  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 25 juin 2010

Dans Le Nazi et le Barbier, il fait preuve d'une innocence montée sur trampoline pour jouer avec l'indicible. La question n'est pas de savoir si on peut le dire (l'innommable), bien évidemment, mais comment le dire (et pourquoi)...
Commande d'un éditeur américain (Doubleday), paru en 1972 en anglais et en 1977 en allemand, Le Nazi et le Barbier suscita autant d'admiration que de scandale. Le talent burlesque de l'auteur est, il faut le dire, à la hauteur de son irréductible originalité littéraire. La fiction, parce qu'elle se montre en permanence du doigt peut tout dire, et sur tous les tons. Exercice de liberté, ce roman ne doit rien à personne, sinon à son personnage incertain, authentiquement schizophrène et irrésistible. C'est la garantie d'un grand livre.


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 22 avril 2010

Quand un nazi se cache sous l'identité d'une de ses victimes et devient un des fondateurs d'Israël...
Où l'on retrouve la verve intacte de l'auteur de Fuck America...
Mais surtout, et c'est là qu'affleure la profonde gravité d'Hilsenrath, le roman ouvre une longue méditation sur l'identité, l'expiation, la justice et le pardon, et aussi la fiction. L'ancien génocidaire Max Schulz n'est-il pas devenu réellement le juif qu'il croyait feindre  ? Ne l'était-il pas de naissance, sinon biologiquement  ? Est-il possible qu'il meure en paix avec ses six millions de victimes  ? Avec ce roman, paru il y a plus de trente ans, Edgar Hilsenrath porte l'histoire drolatique et provocatrice aux dimensions d'un vrai chef-d'oeuvre.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - L'Express du 15 avril 2010

Satire sur la Shoah, narrée du point de vue du bourreau, Le nazi et le barbiera été publié en 1971 aux Etats-Unis, chez Doubleday, et six ans plus tard en Allemagne, où Hilsenrath est revenu s'installer en 1975. Il y raconte le destin de Max Schulz, enfant illégitime mais aryen de pure souche, qui en vient à endosser l'identité de son ami Itzig Finkelstein, fils d'un coiffeur juif. Comment Max sera "génocidaire" avant de devenir barbier, sioniste et prosélyte... Les livres d'Edgar Hilsenrath sont tous subversifs, grand-guignolesques. De toute façon, il aime à le répéter, leur auteur est resté un marginal. Un rôle qui lui convient à merveille.


  • La revue de presse David Caviglioli - Le Nouvel Observateur du 1er avril 2010

En faisant rire avec ce qui n'est pas drôle, Edgar Hilsenrath a scandalisé l'Allemagne et conquis l'Amérique. Cet écrivain juif rescapé des ghettos est l'anti-Jonathan Littell...
C'est donc aux Etats-Unis que Hilsenrath fit grand bruit, cinq ans plus tard, avec «le Nazi et le Barbier», qui sortit en Allemagne en 1977 seulement, alors que Hilsenrath s'y était réinstallé depuis deux ans. Il y devint une figure littéraire en s'attaquant aux bourreaux avec la férocité du traumatisé. Son style était trouvé, quelque part entre la cruauté d'un Céline et la candeur d'un Brautigan. L'affaire de Hilsenrath n'est ni la nuance historique ni la hauteur de vue philosophique. Il tire dans tous les sens et décrit les nazis comme il les voit : de tragiques bouffons nés dans les boursouflures de l'âme allemande.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 24 mars 2010

Edgar Hilsenrath a aujourd'hui 84 ans. Il est allemand, juif, non croyant, et selon ses propres termes, reste un incurable coureur de jupons, un véritable «branleur». Il a écrit Fuck America en 1980...
En presque cinq cents pages frénétiques, mêlant le ton badin aux mots les plus crus, les situations loufoques aux scènes les plus tragiques, Edgar Hilsenrath accomplit un tour de force, fait de l'intelligence sa grande oeuvre. Sa farce se révèle poético-politique. Avec une liberté déconcertante et ô combien salutaire, Edgar Hilsenrath, qui a également écrit un roman sur le génocide arménien, affirme qu'une seule chose est pour lui sacrée. Ce n'est pas la Shoah, ce n'est pas l'horreur, mais la mémoire - le contraire de l'oubli qui fait qu'en notre pas si bonne et vieille humanité sommeille toujours le monstre.


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