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Auteur : Bruno d' Halluin
Date de saisie : 12/07/2010
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Gaïa, Monfort-en-Chalosse, France
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-84720-161-1
GENCOD : 9782847201611
Sorti le : 10/03/2010
L'action se situe à la fin du XVème siècle : le jeune Jon, Viking islandais, est enlevé par des navigateurs anglais et devient domestique d'un armateur à Bristol. Adulte, il deviendra marin pour retrouver sa mère et sa terre natale, le Grenland. Mais les aléas de sa quête le conduiront des contrées boréales jusqu'aux Açores. Ce premier roman très documenté s'inspire des sagas islandaises, des récits d'explorateurs et rend hommage à la mer à toutes les pages. On se laisse emporter par cette histoire haute en couleurs qui fait penser à Jules Verne et à Dickens.
Au XVe siècle, des vaisseaux triomphants sillonnent les mers et se disputent la découverte de nouveaux continents. Une époque vertigineuse où un océan peut encore être découvert au détour d'une forêt. Mais à l'heure où des hommes tentent de repousser les limites du monde, un peuple brillant sombre dans l'oubli.
Jôn Thorsteinsson est le dernier héritier des Vikings du Groenland. Enlevé à l'âge de sept ans par les Anglais, il doit quitter l'Islande et devient domestique à Bristol. L'océan qu'il traverse pour la première fois le fascine. Et c'est bientôt un jeune marin exceptionnellement doué qui reprend le large, mû par le désir de retrouver sa mère et d'arpenter à nouveau les fjords sauvages et les glaciers de son enfance.
La vie, à l'image de la mer, est imprévisible et réserve bien des surprises au jeune garçon qui file à vive allure dans le sillage des grands explorateurs de son temps.
Bruno d'Halluin est né à Annecy en 1963. Depuis l'enfance, la géographie et l'histoire des grandes découvertes le passionnent. Il partage sa vie entre la Haute-Savoie et la Bretagne, et multiplie les voyages au long cours, avec sac à dos ou sac de marin. Sur son propre voilier, il a vogué jusqu'en Patagonie et au cap Horn lors d'un périple de quatorze mois, puis vers l'Islande dont il a accompli la circumnavigation.
Extrait du préambule
Au XVe siècle, des États et des hommes intrépides se lancèrent à la découverte du monde.
Ce fut le prince d'un petit pays, à l'extrême sud-ouest de l'Europe, qui amorça le mouvement. Depuis Lisbonne ou l'Algarve, l'infant Henrique envoyait inlassablement ses caravelles, toujours plus loin, sur la mer immense et ténébreuse.
L'objectif des Portugais était de contourner l'Afrique, dans l'espoir de trouver un passage vers les Indes et leurs fabuleuses richesses. En 1434, une expédition doubla le cap Bojador, au-delà des îles Canaries, brisant les vieilles superstitions médiévales qui situaient là, derrière cette langue de sable rougeâtre, le gouffre brûlant où la Terre finissait. Les limites du monde étaient repoussées. Bientôt, les navires dépassèrent le cap Vert et basculèrent dans le golfe de Guinée.
Mais les vents dominants de nord-est compliquaient le retour des caravelles. Plutôt que de s'éreinter à lutter contre l'alizé et l'harmattan du Sahara, les capitaines osèrent peu à peu s'éloigner des côtes et se laisser porter vers le large, en direction des Açores, afin d'y bénéficier de vents favorables pour rejoindre le Portugal. Ils appelaient ce détour «la volta du grand large».
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on avait acquis une compréhension du climat à l'échelle de l'océan. La navigation hauturière était inventée. On pouvait ainsi voyager durant des semaines et des milliers de milles sans voir la terre, en se laissant pousser par les vents portants. La volta ouvrait une perspective vertigineuse : la découverte maritime du monde. En 1488, les navires portugais doublèrent le cap de Bonne-Espérance. L'Afrique avait une fin vers le sud, et la route des Indes était ouverte.
1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un informaticien qui donne des "respirations" à sa carrière par le voyage ou l'écriture.
2) Depuis quand écrivez-vous ?
J'ai commencé l'écriture de mon premier livre, un récit de voyage, en 1998.
3) Pourquoi écrivez-vous ?
C'est un plaisir à multiple facettes. Il y a le plaisir de la création, le plaisir de manipuler les mots. Il y a aussi, il faut bien l'avouer, l'espoir de la reconnaissance de mes contemporains !
Mais c'est aussi un vrai travail avec ses moments de doute et de lassitude.
4) Quand avez-vous su qu'un jour vous seriez écrivain ?
J'ai commencé à ne plus refuser le terme "écrivain" lorsqu'un éditeur (Gaïa) a choisi de publier mon second livre et premier roman, "Jón l'Islandais". A la sortie du premier livre, "La Volta" (récit de voyage paru chez Transboréal), le terme "auteur" me paraissait plus approprié. Ce recul sur l'échelle de la modestie (ou avancée sur celle de la vanité ?) est dû au fait que si l'écriture d'un récit n'est certes pas facile, celle d'un roman (a fortiori "historique") est un exercice plus accompli : il faut imaginer, et cela dans une autre époque !
5) Avez-vous des rituels d'écrivain (choix du lieu, du papier, de l'horaire, de la musique) ?
J'ai pris un grand plaisir à écrire "La Volta" dans un studio sous les toits d'une maison de Belle-Ile-en-Mer, en plein hiver. Et à écrire une partie de "Jón l'Islandais" dans mon voilier amarré au port de La Roche-Bernard.
6) Vous «protégez-vous» des écrivains quand vous écrivez ?
C'est vrai, j'évite de lire d'autres livres (sauf pour me documenter) pendant mon travail d'écriture. A une exception notable : j'avoue avoir peiné à trouver de justes niveaux de langage dans les dialogues de "Jón l'Islandais". Je me suis donc replongé dans les romans d'aventures maritimes de ma bibliothèque, et j'ai fini par trouver des tons qui me convenaient dans les dialogues de "La course du thé", de John Masefield.
7) Comment choisissez-vous vos idées de romans ?
Pour mon unique roman (à ce jour...), l'idée de départ est venue d'une "coïncidence" (ou "ironie") de l'histoire : au moment où Christophe Colomb atteint les côtes de ce qui allait devenir l'Amérique, les derniers descendants de ceux qui l'avaient découverte cinq siècles plus tôt disparaissent : les Vikings du Groenland. Mon héros, Jón, est le témoin privilégié de ce qu'il va considérer pour sa part comme une "injustice" de l'histoire.
8) Donnez-vous de la liberté à vos personnages ou au contraire essayez-vous de les guider pas à pas ?
J'ai découvert avec "Jón l'Islandais" le pouvoir absolu qu'un romancier avait sur ses personnages. Mais en despote éclairé, il ne doit pas en abuser ! Et il est vrai que parfois, un personnage à la personnalité déjà bien construite peut se rebiffer contre certaines idées de son créateur !
9) A quoi servent les écrivains ?
Personnellement, les écrivains me servent à mieux comprendre le monde et les hommes qui l'habitent, à élargir mon regard et, bien sûr, à m'évader.
10) Quels sont les écrivains préférés ?
Dans le désordre (mon critère : le nombre de leurs ouvrages contenus dans ma bibliothèque !) : Francisco Coloane, Mika Waltari, Luis Sepulveda, Jack Kerouac, Jorn Riel...
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