Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

_ Sévère

Couverture du livre Sévère

Auteur : Régis Jauffret

Date de saisie : 03/06/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Cadre rouge

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-02-102248-3

GENCOD : 9782021022483

Sorti le : 04/03/2010

Il y a des histoires d'amour si fortes qu'elles n'ont pour issue que la mort. Sévère de Régis Jauffret en est une. C'est une passion implacable, destructrice, dangereuse où la violence des sentiments et le sadomasochisme côtoient parfois la douceur.
Dans un tel contexte, les amants se donnent entièrement l'un à l'autre.
Si la fin est tragique, elle apparaît comme consentie, attendue par un homme qui y voit une délivrance. Sévère est aussi une histoire dans laquelle le sexe n'est que stupre et dépravation et n'a aucune limite.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

Je l'ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maîtresse. Il m'a initiée au maniement des armes.
Il m'a fait cadeau d'un revolver. Je l'ai abattu d'une balle entre les deux yeux.

R. J.



  • La revue de presse Minh Tran Huy - Le Magazine Littéraire, avril 2010

Tout l'intérêt du texte tient à la façon dont Régis Jauffret se réapproprie un fait divers pour en faire un objet langagier. À la manière dont il coule des éléments vrais, si médiatisés qu'ils sont reconnaissables par tous (les circonstances de la mort, la fuite éperdue de Cécile Brossard vers l'Australie, la fameuse phrase, à peine modifiée, qui aurait enclenché le processus fatal : «Un million de dollars, c'est cher pour une putain»), dans le creuset d'un style, d'une esthétique, d'une oeuvre. Sévère s'inscrit beaucoup moins dans le prolongement de l'affaire Stern que dans celui d'une lignée d'écrivains inspirés par le fait divers (de Flaubert et Stendhal à Truman Capote et Emmanuel Carrère), ainsi que dans celui du précédent texte de Régis Jauffret, Lacrimosa...
e titre du livre a sans doute à voir avec la nature des rapports entre les deux protagonistes et leur fin en forme de châtiment ; il désigne aussi un art poétique, une «manière» plus sèche et plus incisive que jamais, moins poignante que dans Lacrimosa, mais tout aussi troublante. Si Régis Jauffret jette un regard sans aménité sur son héroïne, il ne la juge ni ne la condamne pour autant : son seul but est de lui donner une voix, et de nous la faire entendre.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 1er avril 2010

Le roman fructifie fréquemment sur le terreau 
du fait divers. Parce qu'une collision entre les pulsions de l'intime et les pesanteurs du monde s'y produit. 
Régis Jauffret, dans Clémence Picot (1999), 
Promenade (2001) et plus encore dans Microfictions (2007), avait déjà investi ce terrain. Mais ce qu'il réalise aujourd'hui dans Sévère apparaît sans commune mesure avec ses précédentes approches. Non seulement 
il s'empare d'un meurtre réel qui fut commis au début de ce siècle, mais il choisit pour le narrer celle qui 
en fut l'exécutrice. Le projet, si proche de l'actualité, 
va tellement peu de soi qu'il s'en explique dans 
un chapitre liminaire, qui constitue aussi une véritable déclaration d'art poétique, portée par l'idée centrale 
que «l'imagination est un outil de connaissance»....
Régis Jauffret hisse donc ce fait divers à la hauteur d'un événement emblématique de notre temps. Sa fiction ne décrit pas la réalité, elle la façonne et en construit le sens. Sans complaisance. En un mot, sévère.


  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 4 mars 2010

On le retrouve cette fois dans le cerveau d'une amoureuse qui tue son amant, quatre balles dans la peau, non sans l'avoir d'abord enfermé dans une combinaison de latex SM. Sévère est en effet inspiré de l'affaire Stern, du nom du banquier assassiné par sa maîtresse Cécile Brossard en 2005...
Or le seul rapport entre la fiction et le réel, Jauffret le redit en «préambule» et deux mille trois cent soixante ans après Aristote, c'est qu'une fiction ne dit jamais la vérité. En revanche elle dit vrai et l'on peut trouver un portrait ressemblant même si on ne connaît pas le modèle, même s'il n'existe pas...
Sévère est donc terriblement ressemblant, non à l'affaire Stern, mais à un roman de Jauffret, c'est-à-dire à nos recoins d'âme sombre que hélas (ou heureusement) «la fiction éclaire comme une torche».


  • La revue de presse Pascale Robert-Diard - Le Monde du 5 mars 2010

Au fil des pages, on retrouve tout ce que l'on a entendu au procès, on revoit les personnages qui ont défilé à la barre. Mais l'épaisseur du roman est dans les blancs, dans tout ce qui suintait, se sentait, ne s'exprimait pas et que l'imagination de l'écrivain a comblé. Dans les scènes qu'il invente, dans les dialogues qu'il crée, dans les sentiments qu'il prête à ses personnages, on a le sentiment que son récit est plus près du juste que ne l'a été celui de la justice.


  • La revue de presse Raphaëlle Rérolle - Le Monde du 5 mars 2010

Leurs noms ne figurent nulle part et, pourtant, tout le monde les connaît. Avant de devenir les héros du dernier roman de Régis Jauffret, l'homme et la femme qui inspirent son livre étaient, d'une certaine manière, déjà des personnages : des gens très en vue, passés de la chronique mondaine (ou semi-mondaine), à la chronique judiciaire, avant d'entrer en fanfare dans le grand registre de l'histoire criminelle. Des individus dont on avait déjà raconté cent fois l'histoire, sur papier plus ou moins glacé : leur liaison tumultueuse, leur passion sadomasochiste, les accessoires du sexe devenus ceux de la mort, le bain de sang sous la combinaison de latex, l'horreur de la famille légitime et l'éclat lugubre d'un paquet de dollars évanoui - le tout réunissant l'argent, le sexe et la mort, dans un effarant concentré de faits divers...
Construit en miroir, Sévère projette l'image d'une modernité dominée par l'argent et les rapports marchands, où les êtres sont transformés en objets et les relations en purs rapports de force. Un temps, surtout, où les frontières entre le réel et le virtuel, le vrai et le faux, sont si minces qu'elles finissent par se dissoudre dans un brouillard visqueux, envahissant comme une lèpre.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, mars 2010

Inspiré par l'assassinat du banquier Edouard Stern, Régis Jauffret, dans Sévère, se livre à une exploration de l'amour qui fait mal. Et brosse un bouleversant portrait de femme...
De Madame Bovary à De sang-froid en passant par L'Adversaire, on savait que les faits-divers pouvaient donner lieu à de grands romans. Sévère est de cette trempe ; pas moins...
Dans un style épuré et ravageur, l'auteur raconte l'une de ces histoires d'amour qui "explosent contre un mur qu'elles avaient construit pierre par pierre". Réflexion sur le sexe, le pouvoir, l'argent et les sentiments, Sévère se révèle également un bouleversant portrait de femme en quête d'absolution - dans la lignée des précédents ouvrages de Jauffret, tels Univers, univers ou Clémence Picot. Il en résulte cette exploration des relations entre Eros et Thanatos, aussi douloureuse que magnifique.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 3 mars 2010

C'est sur cette écriture même, sur la justesse du ton ainsi posé, et tenu page après page, que repose la réussite du roman. Sur sa construction également, architecture aussi discrète que savante, qui juxtapose et croise les diverses temporalités du récit : présent, passé, passé antérieur. Si le socle de Sévère est évidemment un fait divers (le meurtre du banquier français Edouard Stern par sa maîtresse), le roman s'affranchit rapidement de cet ancrage trop précis, pour s'incarner en des personnages singuliers, et se déployer


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia