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.. Déluge

Couverture du livre Déluge

Auteur : Henry Bauchau

Date de saisie : 19/04/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Romans Nouvelles Recits

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 9782742789894

GENCOD : 9782742789894

Sorti le : 01/03/2010

J'avais lu à peine quelques lignes et déjà il me plaisait énormément. La rencontre de Florence et Florian... belle simplement J'ai lu avec plaisir ce qu'ils se sont dit à ce moment. Une rencontre sans méfiance. Sans doute. L'amitié et l'attachement s'installe tout de suite. Il n'y a pas de peur. Juste de la reconnaissance. La peur, c'est quand les questions se posent qu'elle arrive...

Florian est un être particulier. On le dit fou. Il peint puis il brûle immédiatement ses oeuvres. Florence, elle, est fragile. Elle se construit, se découvre. Et ils vont se trouver...

Derrière les mots d'Henry Bauchau, on sent le psychanalyste. Il nous "livre" ses personnages. Dans leur trouble et dans leur beauté. Ce livre aborde la complexité des rapports humains. La sincérité. L'intéressement. Ce que l'autre voit en nous. Fait de nous. Ce qu'il comprend de nous. Ce qu'il ne comprend pas. Ce que l'on trouve en l'autre. Quand devient-on un fou ? Pourquoi les autres le pensent ? Ont-ils raison de le croire ?

Poser le livre et puis penser et réfléchir à ce que je viens de lire...Que j'aime les romans qui me font faire ça ! Ils m'apportent. Ils m'enrichissent. Les romans d'Henry Bauchau sont passionnants ! Ils explorent la psychologie humaine.

Ce livre, Déluge, n'est pas simple c'est vrai. Mais il est riche et nourrissant. Il aide à comprendre. Et un livre est excellent quand il "donne" des clefs, non ?

Moi par contre, je ne vous donne pas grand chose de cette histoire captivante finalement. Juste mes impressions. Mais c'est bien comme ça...tant que je vous ai donné envie de le lire...


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

C'est dans un petit port du Sud de la France, où elle s'est installée pour raisons de santé, que Florence fait la connaissance de Florian. Peintre vieillissant, instable, réputé fou et pyromane, il n'aime rien tant que brûler et voir se consumer ses propres dessins. Encouragée par la psychiatre qui le «suit» de loin, Florence accepte de se mettre à son service. Et bientôt se forme autour d'eux, et de l'atelier aménagé pour l'artiste, un petit cercle d'amitié.
Peindre le Déluge - et peut-être le livrer aux flammes -, tel est le grand oeuvre que projette désormais Florian. De jour en jour, de mois en mois, il entraîne ses compagnons dans la folle entreprise de ce tableau démesuré qui les requiert corps et âme, qui les épuise et pourtant les transcende. Car cette oeuvre est, comme notre monde, traversée par la violence des siècles, par le désastre et la splendeur d'une humanité toujours renaissante.
L'art et la folie, le rêve et le délire, la vulnérabilité et l'inépuisable nécessité de créer, tels sont quelques-uns des chemins qu'Henry Bauchau propose à notre réflexion, et qu'il illumine d'une écriture aussi profonde que d'une magnifique fluidité...

Henry Bauchau, psychanalyste, poète, dramaturge, essayiste, romancier, est l'auteur d'une des oeuvres les plus marquantes de notre temps. Il vit à Louveciennes. En mars 2009, Actes Sud a publié sa Poésie complète et, en septembre 2009, un nouveau volume de son journal, Les Années difficiles (1972-1983). Son dernier roman, Le Boulevard périphérique (janvier 2008 et Babel n° 372), a obtenu le prix du Livre Inter 2008.



  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 1er avril 2010

La guerre et la maladie étaient au coeur du Boulevard périphérique. Les lecteurs retrouvent avec Déluge le sens du combat qui les avait conquis...
Lire Henry Bauchau revient à partir en reconnaissance. Les chemins qu'il prend s'enfoncent dans les profondeurs de l'âme. Les liens qui se trament ne ressemblent pas à ceux qui unissent d'ordinaire les individus dans les romans. Nul doute que l'expérience analytique de l'auteur, puis ses activités de thérapeute, ont contribué à forger cet univers de solidarité durable. La partie autobiographique de son oeuvre entre en écho de manière très riche avec la fiction...
En décembre 1978, il écrit : «Pourquoi serais-je reconnu, pourquoi devrais-je sortir du doute sur la valeur de mon oeuvre ? Ce qui compte c'est de la donner aux autres, aussi bien que je puis, ce n'est pas mon affaire en somme s'ils la refusent.»


  • La revue de presse Astrid de Larminat - Le Figaro du 1er avril 2010

Une femme guérit d'un cancer au contact d'un peintre qui projette son mal sur ses toiles...
Le texte tremble parfois comme un corps en transe, d'autant plus puissant qu'il s'écrit à la première personne du singulier, le «je» de Florence, et au présent de l'indicatif. Il n'y a pas de narrateur qui tire les ficelles, ni le recul que donnent les temps du passé : comme si personne ne maîtrisait ce qui est en train d'arriver. Au fil du récit, à mesure que le tableau remonte le cours du temps dans l'espace de la toile, la vie reprend. Mais le monde ne changera pas, le mal durera : l'enjeu est de vivre d'eau et de feu sans se laisser submerger ni consumer...
L'art ouvre l'accès aux souffrances inscrites dans la chair. Cette exploration requiert un guide bienveillant et clairvoyant. Mais, comme le dit son psychiatre à Florian :«Ce n'est pas moi qui peux te guérir. Tu devras toi-même te permettre de vivre.»


  • La revue de presse Robert Solé - Le Monde du 19 mars 2010

Ceux qui ne connaissent pas son oeuvre en seront peut-être heurtés, croyant lire par moments une fable ou un conte pour enfants. Mais les "bauchaliens", amateurs ou professionnels - d'innombrables études universitaires ont été consacrées à cet écrivain belge qui vit dans les Yvelines - boiront du petit-lait, trouvant dans Déluge du grand Bauchau, avec les dimensions mythologiques et psychanalytiques de ses romans précédents...
Chez Henry Bauchau, il n'y a pas de construction sans destruction préalable. Pour trouver la lumière, il faut s'enfoncer dans des grottes, descendre aux enfers, s'avancer dans le labyrinthe, affronter les obstacles, sans savoir où aller. Ce n'est pas une simple montée vers la lumière : il y a des hauts et des bas, des tournants et des impasses, des chutes et des rechutes.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 10 mars 2010

Continuer à écrire alors que l'on vient de célébrer ses quatre-vingt dix-sept ans ? Alors que, forcément, se profile le bout de l'horizon et l'autre versant des vies ? De tout autre que Henry Bauchau, on répondrait que ce n'est guère raisonnable, risqué, trop mûr. Car, s'agissant de cet immense auteur, dont la notoriété et la reconnaissance par un vaste public ont si longtemps tardé, on peut au contraire affirmer qu'il est au plein de sa forme, de son art, de sa densité. Son dernier roman (pour l'instant !), qui vient de paraître sous le titre Déluge, est admirable d'écriture et de sens. D'imaginaire et de profondeur..
Et le fait de le visiter dans ce livre bref comme un conte donne l'impression de passer devant un tableau de génie, petit par le format, mais dont l'oeil du visiteur ne se lasse pas de percer les détails. Une gigantesque miniature...
Longue vie au raisonnable fou qu'est Henry Bauchau !


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