Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

_ Identité ; fragments, franchises

Couverture du livre Identité ; fragments, franchises

Auteur : Jean-Luc Nancy

Date de saisie : 05/03/2010

Genre : Philosophie Textes / Critiques / Essais / Commentaires

Editeur : Galilée, Paris, France

Collection : La Philosophie En Effet

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 9782718608204

GENCOD : 9782718608204

Sorti le : 01/02/2010

  • Les présentations des éditeurs : 13/02/2010

Ces fragments, arrachés par la stupéfaction : l'État dont je suis citoyen lance un débat national sur l'identité nationale. Serait-elle perdue ? serait-elle devenue décidément trop indécise ? serait-elle en danger ? Mais l'État n'est jamais que l'instrument de la nation : ce n'est pas à lui d'en définir, encore moins d'en constituer l'identité. Comme, de plus, cette initiative ne vise qu'à resserrer les rangs de tous ceux qui craignent pour l'identité de ladite identité - la couleur de sa peau, son accent, sa langue, sa religion - et qu'il s'agit à la fois de les conforter et de prévenir les candidats à la nationalité qu'ils seront homologués par cette identité, l'opération tourne en rond.
L'identité nationale tournerait-elle mal ? Mais sait-on seulement de quoi on parle ? De là venait la stupeur première : que des termes aussi chargés que «identité» et «nation», lestés par un demi-siècle - au moins - de questionnements philosophiques, psychanalytiques, ethnologiques, sociologiques et politiques, se trouvent allègrement propulsés en objets de «débat».
Se sont donc détachés ces quelques fragments, à la hâte. Ils peuvent se lire aussi comme quelques préalables indispensables à toute prise en compte des mouvements tectoniques et des métamorphoses que connaissent désormais les supposées «identités nationales», ici comme ailleurs.



  • La revue de presse Elodie Maurot - La Croix du 3 mars 2010

Jean-Luc Nancy déjoue les pièges du débat sur l'identité nationale, rappelant que toute identité demeure plurielle et changeante...
Arrachant les voiles de l'identité, le philosophe entend rehausser notre conception de «l'être», en rappelant que le mouvement de la vie précède toute identification. L'homme existe dans un «point de fuite», où il échappe aux identités, celles que lui imposent les autres, comme celles qu'il s'impose à lui-même. Le philosophe désigne un soubassement, «là où «je» suis avant d'être qui que ce soit». Si on l'oublie, l'identité saisie ne sera que celle des choses inanimées, comme ces boîtes de conserve- bien identiques- peintes par Andy Warhol...


  • La revue de presse Robert Maggiori - Libération du 11 février 2010

Devant le débat lancé par un ministère qui en son nom porte la honte d'associer identité nationale et immigration, Jean-Luc Nancy est frappé de stupéfaction. Les raisons en sont profondes, et lointaines : contre une philosophie du sujet conçue comme fermeture sur soi, toute l'oeuvre de Nancy montre en effet que chaque être est «singulièrement pluriel» et «pluriellement singulier», autrement dit que tout ce qui existe, en fait, coexiste - et qu'il est donc difficile d'«envisager un horizon d'"identité"»...
Mais si on tient au gros rouge en offensant l'oenologie, on offense «quarante ans d'un travail de recherche intense et fécond» mené dans tous les champs des sciences humaines et de la philosophie - que le seul nom de Claude Lévi-Strauss suffit à évoquer - en imposant à la société de débattre sur ce qui l'identifie, car la société, comme le dit son nom, associe : «Elle n'identifie pas, sauf à l'état civil, à la Sécurité sociale et toutes espèces de codages.»


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia