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.. Sylvia

Couverture du livre Sylvia

Auteur : Leonard Michaels

Traducteur : Céline Leroy

Date de saisie : 06/03/2010

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-267-02061-8

GENCOD : 9782267020618

Sorti le : 07/01/2010

  • Les présentations des éditeurs : 16/02/2010

«J'ai commencé à tenir un journal en 1961 alors que je vivais avec ma petite amie de l'époque dans un immeuble de Greenwich Village. Les murs étaient fins comme du papier à cigarettes et nos voisins entendaient presque tout ce que nous disions, d'autant mieux que la plupart du temps nous hurlions à pleins poumons. [Mais] je ne parlais [...] à personne et tenais un journal intime que je gardais secret.» (L. Michaels, Time out of Mind).
Léonard Michaels rencontre Sylvia Bloch en 1960 et l'épouse deux ans après. Leur relation passionnelle se termine tragiquement un soir de 1964. Ce n'est que trente ans plus tard qu'il décide de faire le récit quasi clinique de ce premier mariage. Dans Manhattan alors en plein bouleversement, le couple croise et se mêle à des cohortes de marginaux et d'intellectuels - de Miles Davis à Jack Kerouac, en passant par Lenny Bruce.

«Chacune de ses pages témoigne d'un talent remarquablement original et brillant.»
(William Styron)

Leonard Michaels est né le 2 janvier 1933 à New York, de parents polonais.
Il a étudié à l'université de New York puis à celle du Michigan. Après une thèse consacrée à la littérature romantique, il a enseigné l'écriture, la critique littéraire et la poésie romantique à Berkeley de 1969 à 1994. Il est l'auteur de deux romans : The Men's Club, considéré par certains, lors de sa sortie dans les années quatre-vingt, comme un livre sur l'émergence d'une conscience masculine, et Sylvia (1992).
Il est surtout connu pour ses recueils de nouvelles. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des maîtres du genre. Il a collaboré régulièrement à Vanity Fair et à la New York Times Book Review. Son oeuvre a été récompensée par le prix de la fondation Guggenheim, le prix de l'American Academy and Institute of Arts and Letters, le Pushcart Prize et le National Endowment for the Arts. Il est mort le 10 mai 2003 à Berkeley après avoir passé les dernières années de sa vie en Italie avec sa femme.



  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 4 mars 2010

On croit toujours que les ouragans portent des prénoms, mais c'est inexact. Katrina, Xynthia, Andrew sont en vérité des titres de romans radicaux et ravageurs, comme le sont Adolphe, Rebecca, Christine. Et aujourd'hui Sylvia, entré dans le panthéon des meilleures histoires d'amour à mort. Le livre, qui date de 1992, raconte des événements qui se sont produits trente ans plus tôt. En 1960, Leonard Michaels (1933-2003) revient à New York. Plus tard, il enseignera pendant un quart de siècle à Berkeley. Mais à ce moment-là de sa jeunesse, lesté de cinq années d'études littéraires à l'université du Michigan, qui ne lui ont donné aucun diplôme, il est fermement décidé à écrire. «Ecrire des histoires», comme disent les Américains, contrairement aux Français pour qui le verbe écrire n'est sérieux que s'il est intransitif.


  • La revue de presse Sabine Audrerie - La Croix du 20 janvier 2010

Sylvia est un de ces bijoux romanesques que l'on lit d'une traite, emmené autant par l'histoire que par les mots eux-mêmes avec la sensation grisante d'une radicale nouveauté. «Récit terrible et d'une grande complexité émotionnelle», écrit dans l'excellente préface son amie Diane Johnson, «le livre provoque le même choc que celui que l'on éprouve à l'adolescence, en découvrant Rebecca de Daphné du Maurier.» Quelle intelligence, quelle légèreté dans ces pages pourtant dures, où la tendresse du narrateur vrille le coeur. Leonard Michaels regarde le jeune homme qu'il fut comme un personnage auquel il refuse de prêter sa conscience d'homme mûr. Il se glisse dans cette peau et ses ressentis d'avant sans se protéger ni jamais condamner Sylvia au mauvais rôle, sans non plus chercher à expliquer sa folie. «En ce temps là, Elvis Presley et Allen Ginsberg étaient les rois du sentiment, et le mot amour avait la même force que le verbe tuer.»...
Son roman est le portrait en creux d'un monde charnière.


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