Ce livre est arrivé dans mes mains de façon inattendue. Je ne l'ai pas choisi, il s'est imposé. Et c'est une belle surprise. J'ai lu la quatrième, qui m'a intriguée. Original ce livre. Il doit être original. Voilà ce que je me suis dit. Je l'ai ouvert et j'y ai trouvé des textes courts dans lesquels j'ai pioché. Et là, révélation. Une très belle écriture. Des textes surprenants. Étranges. Pleins de poésie et à la fois philosophiques. Un peu fantasques. Un texte peut vous faire sourire. Un autre vous intriguer. Un autre encore vous interpeller. En tout cas tous font réfléchir. Quel régal ! Vous vous retrouvez dans un pays imaginaire, Baldéa. Avec des personnages imaginaires et c'est...oui un régal ! J'ai aimé le texte s'appelant Les larmes. Celui où l'on parle du fait d'offrir des fleurs. Et puis il y a les nuages, les chats qui volent...Je les ai aimés tous en fait. Beaucoup. Dans leur différence. Dans leur réflexion. Dans leur sourire. Vous raconter plus est difficile. Il est singulier ce livre. Alors...découvrez-le !
Les présentations des éditeurs : 05/12/2009
Ceux qui apprécient à la fois la littérature et la grande cuisine découvriront ici comme un grain de Rabelais, un soupçon de Swift, une pincée de Stephen Leacock, un brin de Michaux, une goutte d'Alphonse Allais, une miette de Kafka, voire un zeste de Desproges ou de Devos.
Mais en vain cherchera-t-on la recette, car celle-ci est absolument personnelle et inimitable. Elle décrit Baldéa, un pays singulier d'autant plus méconnu que ses frontières sont de tout temps restées secrètes. Ces chroniques nous font découvrir les moeurs et les coutumes des Baldéens, leurs façons de penser et leurs façons, parfois sorcières, d'agir sur le cours fluctuant du monde. Un monde qui comporte aussi, entre vingt autres, les oiseaux-chats, la frmi (fourmi nuscule et croscopique) ou les lions dompteurs de dompteurs.
L'auteur, qui n'est certes pas un esprit ordinaire, porte un regard d'une drôlerie insolite, à la fois érudite et savoureuse, sur notre univers.
La revue de presse Jean Soublin - Le Monde du 4 décembre 2009
Le pays imaginaire est une très ancienne recette des satiristes, utilisée le plus souvent pour la critique du pays réel. Ce n'est pas tout à fait le cas dans cette belle et souriante description du Baldéa, un Etat de longitude incertaine, de limites souples, mais d'existence indubitable puisque l'auteur lui-même en revient. Sans juger cette contrée (moins lointaine semble-t-il qu'on ne pense), il la décrit, peignant une société infiniment diverse, parfois logique et cruelle, le plus souvent aimable et créative, dont la caractéristique la plus marquante est la plasticité. Ici pas de frontières gardées, pas de géographes pointilleux, pas même d'horizon, si l'on excepte celui que des peintres préposés réparent et redessinent de temps à autre...
On tourne les pages à la hâte, abasourdi par toutes les inventions qui jaillissent sous la plume de Guillou. On sourit, on s'émerveille de cette imagination qui refuse toute limite. On cherche un sens, une idée directrice, un message politique, humaniste... et l'on se rassure en constatant qu'il n'y en a pas, pas d'autre en tout cas que celui d'une intelligence et d'une écriture ébaubies à travers les possibles.