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Auteur : Bernard Fintz
Date de saisie : 14/11/2009
Genre : Poésie
Editeur : les Petites vagues, La Broque, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-915146-91-2
GENCOD : 9782915146912
Sorti le : 30/09/2009
«Montre ton coeur sans réserve et ton pinceau sera inspiré. Écrire et peindre servent un même but, la révélation de la beauté intérieure». Gao Xingjian, écrivain et peintre chinois, naturalisé français en 1997, Prix Nobel de Littérature en 2000, lança cet appel généreux, repris par Bernard FINTZ, qui, sans détour, sans fausse pudeur, nous livre les «Franges» de son Être. Son oeuvre poétique puise à la source de sa sensibilité artistique et de son activité de médecin généraliste qu'il exerça durant plus de quarante ans, et pendant laquelle il a toujours essayé, à travers une «thérapie d'écoute», de favoriser l'ouverture du coeur de ses patients afin de leur permettre la révélation de leur équilibre physiologique, c'est-à-dire leur beauté intérieure qui engendre la paix des organes.
Lire un poème à haute voix, se laisser bercer tant par les mots qui parlent au coeur que par la mélodie qui ravit l'esprit, entrer dans un univers de couleurs et de formes qui ne disent pas le réel, mais qui permettent d'imaginer tout, voilà l'univers qui nous est proposé en nous laissant rêver «Aux Franges de la Vie»
Extrait de l'avant-propos de Bernard Fintz
Le poème me permet de réagir plus aisément aux agressions et aux enchantements du monde. Mes poèmes ne sont pas le fruit de longues réflexions métaphysiques, ils surgissent des marges de mes rêves, ils naissent dans la brume de l'aurore. Ils sont l'expression d'une sorte de rendez-vous avec moi-même au détour plus ou moins conscient de mes pensées.
Le poème s'impose naturellement puisque l'écriture est plus difficile. Il franchit les obstacles dans l'oubli des mots qui alors se composent et s'accouplent d'eux-mêmes, il produit des images dans lesquelles une réalité jamais vue peut se dire. Dans l'image, il n'y a plus de contraintes, la liberté peut s'exercer sans entraves.
Dans mes poèmes il n'y a pas de ponctuations. Ils se présentent comme des morceaux de musique avec leur tempo, leur mélodie, leurs silences. Le choix de ne pas interrompre le flot des mots donne à l'oeuvre une fluidité et préserve la liberté de chaque lecteur qui devient à son tour son propre chef d'orchestre.
Parfois je ne sais plus qui du peintre ou du poète a composé l'oeuvre que je présente. Si dans un poème j'essaie de faire résonner une musique, dans mes peintures je cherche à faire vibrer la couleur. Je considère mes poèmes comme une oeuvre qui chante, et mes peintures comme de la poésie sans paroles.
1) Qui êtes-vous ?
Je suis docteur en médecine. Formé initialement à la chirurgie gynécologique et à l'obstétrique, j'ai finalement préféré pratiquer la médecine générale et je me suis perfectionné dans les techniques de la communication et de la relation humaine. Après une formation en sophrologie auprès du professeur Caycedo en 1974, j'ai créé l'École Alsacienne de Sophrologie Médicale, que j'ai animée pendant 20 ans en tant que directeur et enseignant. Ma pratique médicale en fut profondément marquée. Sachant que chaque être humain possède des systèmes autorégulateurs, je me suis efforcé de donner à mes patients la possibilité de les laisser s'exprimer quelque soit leur pathologie.
Qui suis-je ? Le début de ma scolarité fut une catastrophe à cause de la guerre et parce que je suis un gaucher contrarié et un dyslexique que personne n'avait détecté. Jusqu'en seconde au lycée j'ai dû essuyer les humiliations et les affronts. Un professeur a su reconnaître mon problème et a réussi à me redonner confiance dans la vie. Il m'a encouragé à surmonter ma peur en m'obligeant à participer aux bourses de voyages Zellidja. Une pêche à la baleine en Norvège et une chasse à l'éléphant au Cameroun m'ont permis de remporter respectivement le 1er et le 2ème prix de rapport récompensé au concours général. Je découvrais qu'il était possible de s'en sortir. La rencontre des autres à travers de très nombreux voyages, m'a ouvert les yeux, et m'a poussé vers l'étude de "l'Homme ". La pratique de la médecine m'a rapproché de moi-même et m'a permis de glaner au fond de ma grande sensibilité la substance même de mon oeuvre artistique et poétique.
Afin de lever un petit coin de voile qui recouvre mon être, je me suis exposé au danger, à la fatigue, à l'endurance, à la solitude. J'ai assumé de lourdes responsabilités, j'ai dû prendre des décisions graves de conséquence. Je m'exprime et je m'expose afin de laisser apparaître ma part cachée et permettre aux autres de dire qui je suis. La difficulté n'est pas un frein mais un aiguillon qui me pousse à agir. La lecture de poèmes, les expositions de peintures et de sculptures me confrontent aux autres, donc à moi-même.
2) Quel est le thème central de votre livre ?
Le thème central de mon recueil de poèmes est le même que celui exposé dans mes autres livres ; " La sagesse du corps " et " Sophrologie et maternité, une nouvelle espérance". Favoriser l'ouverture du coeur des êtres afin de leur permettre la révélation de leur équilibre physiologique, c'est à dire, leur beauté intérieure qui engendre la paix des organes et l'ouverture de l'esprit.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ?
Elle est extraite du poème : " Le chemin vers le coeur "page 93.
" Le chemin vers le coeur passe par la main de l'homme "
4) Si votre livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce serait sans hésitation un concerto de Mozart, piano et flute traversière. Ces merveilleuses mélodies dont Mozart disait : " Je rassemble simplement des notes qui s'aiment ". Dans l'écriture de mes poèmes je permets à des mots qui s'aiment de se rapprocher, de se marier pour former un rythme, une mélodie. Les pastels qui les accompagnent ne sont pas des illustrations mais un prolongement offert à la rêverie que suggère la lecture.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
J'aimerais partager avec mes lecteurs l'émotion qu'engendre la lecture d'un poème à haute voix qui franchit les obstacles dans l'oubli des mots qui alors se composent et s'accouplent d'eux-mêmes. Le poème traduit des images d'une réalité jamais vue. Dans l'image, il n'y a plus de contrainte, la liberté peut s'exercer et se développer à l'infini.
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