Il est des romans auxquels on se prend à repenser encore et encore et dont l'emprise s'exerce très longtemps après leur lecture.
Le Mur invisible, journal de bord d'une femme ordinaire, confrontée à une expérience extrême, est de ceux-là.
Après une catastrophe planétaire dont le lecteur ignorera tout car là n'est pas le propos, l'héroïne se retrouve brusquement coupée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s'être pétrifiée durant la nuit.
Isolée dans un chalet en pleine forêt autrichienne, elle va devoir organiser sa survie avec pour toute compagnie, quelques animaux familiers et pour toute assistance, quelques victuailles et objets de première nécessité.
C'est alors que le lecteur devient le témoin empathique de son combat pour la vie, semé d'embûches.
Cet isolement forcé, aussi inattendu que mystérieux, contraint en effet l'héroïne à lutter quotidiennement contre les éléments extérieurs - hostiles - tels que la forêt, la montagne, les intempéries ou la maladie, mais également contre elle-même : ses moments d'abattement, de peur, le sentiment de solitude, et la folie aussi qui guette.
Marlen Haushofer, romancière autrichienne morte d'un cancer à l'âge de 50 ans, a passé plus de 20 ans de sa vie dans une petite ville de province. Femme au foyer et mère de deux enfants, elle a trouvé dans l'écriture une échappatoire à l'accomplissement des tâches de sa vie quotidienne.
Les présentations des éditeurs : 15/05/2009
Voici le roman le plus célèbre et le plus émouvant de Marlen Haushofer, journal de bord d'une femme ordinaire, confrontée à une expérience-limite. Après une catastrophe planétaire, l'héroïne se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s'être pétrifiée durant la nuit. Tel un moderne Robinson, elle organise sa survie en compagnie de quelques animaux familiers, prend en main son destin dans un combat quotidien contre la forêt, les intempéries et la maladie. Et ce qui aurait pu être un simple exercice de style sur un thème à la mode prend dès lors la dimension d'une aventure bouleversante où le labeur, la solitude et la peur constituent les conditions de l'expérience humaine.