Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

_ Le perfectionniste

Couverture du livre Le perfectionniste

Auteur : Laure Buisson

Date de saisie : 03/03/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 16.50 € / 108.23 F

ISBN : 9782246657217

GENCOD : 9782246657217

Sorti le : 12/01/2005

  • Les présentations des éditeurs : 22/07/2011

Au début du livre, nous sommes dans une maison du XVIe arrondissement de Paris d'où la police vient de partir. Elle a posé quelques questions à Maximilien, le narrateur du livre. Maximilien, le «photographe des stars», qui vit là en compagnie de sa soeur Léna et de leur gouvernante Vinie. Séverin, le mari de Léna, vient de mourir. Maximilien, Léna et Séverin ont été élevés ensemble dans un foyer de l'assistance publique après avoir été abandonnés par leurs parents. Maximilien tente depuis ce temps-là de préserver ce qu'il appelle un «royaume» pour sa soeur qu'il adore. Sa soeur, la belle et sensible Léna, qui souffre d'un pied-bot. Maximilien mesure son humeur au résonnement plus ou moins sourd de son boitement dans les escaliers. Léna aura-t-elle le sourire ce matin ? Maximilien est un organisateur, un passionné du rangement que l'on voit mettre sa collection de bilboquets en place au millimètre près dans ses rayonnages, et qui voudrait ranger la vie de la même façon. Léna, elle, a d'autres rêves. Elle entretient de bien ambigus rapports avec lui.A partir de cet argument très simple, Laure Buisson raconte une histoire d'autant plus violente que les passions sont secrètes, d'autant plus destructrice que les idéaux s'affrontent en silence. Les enfants terribles du XXIe siècle peuvent-ils être heureux ?



  • La revue de presse Sébastien Lapaque - Le Figaro du 31 mars 2005

Le monde entier, chez Laure Buisson, semble exprimable en métaphores alimentaires. Un homme politique aux manières désagréables ? «Son large front était épais et gras comme une tranche de jambon.»... Le souvenir d'une étreinte amoureuse où la chair fut triste ? «Sa peau laiteuse, ses seins lourds, ses jambes de poupée gonflable me rebutaient. Chaque soir, mes mains se posaient sur une part de flan.»... Orphelins de père et de mère, Max et Léa vivent dans une grande maison du XVIe arrondissement de Paris, enfants sceptiques et rêveurs qui cherchent leur place dans un siècle en miettes. On sent bien qu'ils ne la trouveront pas, c'est tout le ressort tragique du livre... Les dialogues aiguisés évoquent le registre du théâtre, le motif, celui de la fable. Laure Buisson a composé un joli conte moral, ce qui ne surprendra pas les lecteurs de Blanquette... Dans le Perfectionniste, le naturel revient encore une fois au galop, balayant tout sur son passage : les conventions, la logique, la prudence... Le Perfectionniste, qui met en scène l'amour d'une soeur pour son frère comme un délire vorace aux conséquences cauchemardesques, rejoint tranquillement la philosophie d'Aristote et de Thomas d'Aquin à ce propos.

Le maître grec et son disciple chrétien ne condamnent pas l'inceste au nom de la bienséance ou de l'impératif catégorique, mais au nom de la mesure... Dans la Somme théologique, Thomas d'Aquin va plus loin encore. Trop avisé pour ne pas voir que la décence et l'indécence varient selon «la coutume» et «la loi humaine», il ne regarde pas l'inceste comme une faute «contre-nature», sachant bien que l'union entre frères et soeurs fut parfois «recommandable», mais contre l'amitié. Lorsqu'une femme s'unit à un homme de son sang, elle en prive ses amis et se prive d'amis. C'est ce qui arrive à Léna, prisonnière d'un amour dévorant, jusqu'à la catastrophe finale.


  • La revue de presse Claire Sauvaire - Télérama du 26 janvier 2005

Amour conjugal ou fraternel, qu'importe. L'amour, dans les romans de Laure Buisson, n'est pas un jeu, mais une éthique de vie, une quête d'absolu qui ne tolère aucun manquement. Ainsi est-il impensable pour Maximilien d'accepter le vice de sa soeur, Léna. Elle, si belle, si gentille, si douce... Monstrueusement attachant, Maximilien nous embarque dans les fantasmes de son idolâtrie et nous rend complice de sa faute. Comme dans son précédent roman, Blanquette, Laure Buisson fait vaciller ses personnages qu'à tout moment la démesure menace de rompre. On se délecte de ce jeu angoissant, équilibrisme littéraire qui met en balance des sentiments contraires...


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia