Les âmes brûlées : coup de coeur du premier comité de lecture de la saison 2009-2010.
Les premiers chapitres aux descriptions terribles peuvent faire froid dans le dos et en dérouter plus d'un. Pourtant, l'horreur dépassée, on est pris dans la spirale infernale de cette histoire qui nous empêche de refermer le livre. Etrange comme sensation...
Une vraie découverte au bout du compte.
Les présentations des éditeurs : 01/03/2009
Que feriez-vous si vous vous réveilliez sur un lit d'hôpital, le corps brûlé et couvert de cicatrices ? Il ne vous resterait qu'à attendre la mort. À moins qu'un ange passe votre porte...
C'est le destin hors norme du héros des Âmes brûlées. L'accident terrible qui le met sur la voie mystique de sa rédemption.
Et le début d'une aventure hallucinante, du Moyen Âge à nos jours, de l'enfer à l'amour.
Andrew Davidson est né au Canada en 1969. Pendant plusieurs années, il a fait des allers et retours au Japon, où il enseignait l'anglais, avant de publier son premier roman, Les Ames brûlées. Il vit au Canada.
Les courts extraits de livres : 01/03/2009
Les accidents, comme l'amour, frappent ceux qui s'y attendent le moins, souvent avec violence.
C'était vendredi saint, et les étoiles commençaient seulement à se dissoudre dans l'aube. Tout en conduisant, par habitude, je frottais la cicatrice sur ma poitrine. J'avais les yeux fatigués et la vue brouillée, ce qui n'était pas étonnant vu que j'avais passé la nuit penché sur un miroir, à aspirer les barreaux de poudre blanche qui emprisonnaient mon visage dans le verre. Je croyais aiguiser mes réflexes. J'avais tort.
D'un côté du virage, c'était le précipice à flanc de montagne, de l'autre une forêt obscure. J'essayais de garder les yeux rivés devant moi, mais j'étais envahi par le sentiment que quelque chose me guettait derrière les arbres et allait me tomber dessus, une troupe de mercenaires peut-être. Sûrement une petite crise de paranoïa causée par la drogue. J'ai resserré les mains sur le volant et senti mon coeur battre plus fort cependant qu'un voile de transpiration se posait sur ma nuque.
J'avais coincé une bouteille de bourbon entre mes jambes, et j'ai voulu la prendre pour boire une nouvelle rasade d'alcool. Mais la bouteille m'a échappé et m'est tombée sur les genoux, m'arrosant copieusement avant d'atteindre le plancher. Je me suis baissé pour la ramasser avant qu'elle ne se vide complètement, et c'est au moment où mon regard a quitté la route que j'ai eu la vision, la vision absurde, qui a tout déclenché. Une volée de flèches enflammées jaillissait des bois et se précipitait vers ma voiture.