Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. La zone verte

Couverture du livre La zone verte

Auteur : Eugène Dabit

Postface : Pierre-Edmond Robert

Date de saisie : 06/11/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : B. Pascuito éditeur, Paris, France

Prix : 18.95 € / 124.30 F

ISBN : 978-2-35085-058-0

GENCOD : 9782350850580

Sorti le : 06/11/2008

  • Les présentations des éditeurs : 15/01/2009

Eugène Dabit, La Zone verte, première publication aux Éditions Gallimard, 1935.

Leguen, «peintre en lettres» au chômage, traîne au hasard dans la grande banlieue, «zone verte que Paris ronge lentement». Près de Pontoise, il loge à l'auberge du Mont-Rouge, où on l'embauche pour la repeindre. Les clients sont des camionneurs, des terrassiers qui travaillent à la construction de nouveaux lotissements. Leguen esquisse une idylle avec Marthe, la femme du propriétaire du Mont-Rouge, avant de repartir brusquement pour Paris. Après un bref et inutile retour à l'auberge, un an plus tard, il rentre finalement à Paris, anonyme parmi les anonymes : «Personne ne le regarde. Chacun peut se reconnaître en lui, comme lui-même en chaque passant.»
Dabit avait peint en 1925-1926, quand la peinture était son métier, ces mêmes paysages de la banlieue et de l'Île de France : Bords de l'Oise à Vauréal. L'Auberge rouge à Boisemont qui sert ici de décor au «Boismont» de La Zone verte.
Dans ce dernier roman, publié un an avant sa mort en 1936 au cours d'un voyage en U.R.S.S. où il accompagnait André Gide, Dabit a mis en scène un héros proche de l'homme qu'il était alors, dans son découragement et aussi son désir de vivre libre malgré tout. Avec des mots simples, il saisit ces années de l'avant-guerre, lourdes de menaces. Pour son lecteur d'aujourd'hui, c'est un témoignage touchant sur un monde disparu.

L'auteur :

Eugène DABIT a grandi dans les faubourgs parisiens. Il immortalisa en 1929 le modeste établissement tenu par ses parents dans L'Hôtel du Nord. Près de dix ans plus tard, Marcel Carné en tira un film devenu culte. Les personnages d'Eugène Dabit, tout en nuances, illustrent à merveille la grisaille d'existences anonymes des années 1920. Auparavant, à son retour de la guerre, en 1919, Dabit, animé par une vocation de peintre, a exposé des toiles avec Modigliani, Soutine, Utrillo et d'autres. C'est seulement à partir de 1926 qu'il s'est orienté vers la littérature, après avoir découvert des auteurs parmi lesquels Jules Vallès ou Charles-Louis Philippe. Critique d'art et critique littéraire, il a collaboré à La Nouvelle Revue française, Europe, L'Humanité, Marianne, Les Nouvelles littéraires. Eugène Dabit est mort en 1936, au cours d'un voyage en URSS où il accompagnait André Gide. A trente-huit ans.


  • Les courts extraits de livres : 15/01/2009

Au carrefour du boulevard Barbes et du boulevard Roche-chouart, en face de la sortie souterraine du métropolitain, un manchot qui vend l'Ami du Peuple s'est installé ; puis vers neuf heures une grosse bonne femme, avec un panier empli de fleurs et de feuillages. Peu à peu, la bouche du métro cesse de rejeter par fournées des voyageurs ; sur le viaduc, que suit une ligne aérienne, les rames circulent à intervalles plus espacés et leur roulement sourd n'interrompt point la conversation animée du vendeur de journaux et de la marchande de fleurs. Chaque matin, ils se retrouvent à leur poste ; et ils discutent : du temps, de leur commerce. Aujourd'hui, il s'agit des moeurs dissolues qui furent celles des années de guerre.
«Je vous dirai pour conclure que j'ai connu une petite qui a été très régulière, affirme la bonne femme. Seulement, lorsque son mari est revenu, il lui a dit : "Toi, si t'as pas couché avec un type, c'est que t'as pas pu." Voilà les hommes !»
Cette fois-ci son compagnon ne réplique rien. Alors, elle se penche, étale sur la verdure des bottes d'anémones, contemple son étalage, en lâchant un soupir :
«J'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. C'était l'anniver­saire de la mort de mon fils, il est mort en 1904...»


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia