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_ La pluie, avant qu'elle tombe

Couverture du livre La pluie, avant qu'elle tombe

Auteur : Jonathan Coe

Traducteur : Jamila Chauvin | Serge Chauvin

Date de saisie : 21/03/2009

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Du monde entier

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-07-078504-9

GENCOD : 9782070785049

Sorti le : 08/01/2009

Avant de mourir, Rosamond choisit 20 photos qui résument sa vie, sa famille et enregistre sur son magnétophone les commentaires qui les accompagneront.
Une écriture délicate qui donne des passages magnifiques.
De sublimes descriptions de paysages et de lieux : le Lac Chambon en Auvergne ou la campagne anglaise comme vous ne les avez jamais regardés !
Ce roman à la construction très habile (qui contribue à créer un certain suspense) raconte l'histoire de trois générations de femmes qui pourraient faire partie de notre famille tant elles nous paraissent réelles, ressemblantes et proches. D'une génération à l'autre, les mêmes erreurs se reproduisent, les mêmes souffrances se font sentir...
Un livre aussi subtil qu'un palet d'or grand cru !


  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen.
S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin.
Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

Né en 1961 à Birmingham, Jonathan Coe est l'un des auteurs majeurs de la littérature britannique actuelle.
On lui doit notamment Testament à l'anglaise, prix du Meilleur livre étranger 1996, La maison du sommeil, prix Médicis étranger 1998, et le diptyque que forment Bienvenue au club et Le Cercle fermé.



  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 22 janvier 2009

Chaque roman hésite plus ou moins entre la liberté vagabonde de ses personnages et la fatalité dramatique qui les contraint. Cette hésitation est le sujet même de ce roman. Tout était-il déjà écrit du destin d'Imogen ? La pluie avant qu'elle tombe, est-ce déjà de la pluie ? Quand faut-il prendre son parapluie ? Soleil ou tempête, il est recommandé, en tout cas, de se munir d'un roman de Jonathan Coe.


  • La revue de presse Astrid Eliard - Le Figaro du 22 janvier 2008

Après avoir lu ce livre, vous ne direz plus de Jonathan Coe, l'auteur du Testament à l'anglaise et du Cercle fermé, qu'il est uniquement ce romancier à la cruauté saine et à la méchanceté adorable, le flingueur des années Thatcher et du blairisme. L'aimerez-vous toujours si on vous dit qu'il a raccroché son flingue, son vitriol, son humour cinglant, pour écrire un mélodrame qui sent le whiskey et les intérieurs rose-thé des vieilles Anglaises ? On l'espère, car ce roman, La Pluie, avant qu'elle tombe, est un portrait de famille magistral, un hommage sensible et émouvant à la romancière Rosamond Lehmann, dont les livres, qui sont un peu tombés dans l'oubli, ornent encore parfois les bibliothèques des jeunes filles romantiques. Quand Jonathan Coe nous emmène du côté de Jane Austen et Katherine Mansfield, ça donne un voyage triste et mélancolique.


  • La revue de presse Emmanuelle Giuliani - La Croix du 14 janvier 2009

Pour résumer (sommairement certes) Andromaque de Racine, on récitait jadis une sorte de petite comptine : «Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque... qui n'aime personne.» La trame du nouveau roman de Jonathan Coe pourrait, elle aussi, se raconter en un tel enchaînement : «Ivy n'aime pas Beatrix qui n'aime pas Thea qui n'aime pas Imogen.» Mais sous la plume de l'auteur britannique, ni héros grec, ni fière Troyenne. Au fil des générations, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, des mères et des filles, «unies» - si l'on peut dire - par une même absence d'affection. Jonathan Coe n'est pas un écrivain social ou militant et les 252 pages de La Pluie, avant qu'elle tombe ne prétendent jamais brosser un portrait réaliste de la reproduction effrayante du désamour maternel. Mais c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit, de ce séisme psychologique initial dont les répliques saccagent les destins les uns après les autres...
Son roman est mélancolique, parfois poignant : sans doute parce que sa forme même interdit à l'auteur toute intervention possible sur le sort de ses héroïnes. Et que le lecteur le sent, le sait, dès les premières lignes, automnales, admirables de richesse sensorielle et de concision narrative. Pourtant l'horizon n'est pas irrémédiablement assombri et la tendresse, même maladroite, même incomprise, qui sourd à chaque page, perd bien des batailles mais peut-être pas la guerre.


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 8 janvier 2009

Au passage, petite et grande histoire s'entrecroisent. L'Angleterre sous le Blitz, la vie rurale dans le comté du Shropshire après la guerre, l'homosexualité féminine dans les années 1970, un concert dans une église londonienne aujourd'hui : la bande magnétique est aussi celle du temps qui passe. Avec ces questions en filigrane : pourquoi chez certains êtres la destruction psychique est-elle programmée dès l'enfance ? Pourquoi ces femmes sont-elles aussi aveugles - c'est le cas de le dire - à l'engrenage de malheurs qu'elles reproduisent malgré elles ? Est-ce, comme le suggère Jonathan Coe, parce que la mémoire efface l'intolérable ? Parce que "l'esprit aussi a ses fusibles" ? "Il n'y avait pas de désordre, il n'y avait pas de hasard, écrit l'auteur. Il y avait un ordre, une cohérence à déchiffrer." Mais lequel ?...
Ce que l'on découvre dans La Pluie, avant qu'elle tombe, c'est un nouveau Jonathan Coe. Plus feutré, plus intime, et se promenant avec une admirable aisance dans l'obscur labyrinthe de la psyché féminine. Un Coe subversif aussi. N'hésitant pas à pointer les contradictions du discours ambiant - celui qui affirme que chacun est seul responsable de son existence, et qui sous couvert d'épanouissement personnel exige de tous l'excellence et le sans-faute.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 8 janvier 2008

Le grand horloger de la littérature anglaise entrelace les destins de ses personnages dans une mécanique implacable. La Pluie, avant qu'elle tombe est un nouveau bijou...
Et puis il y a toutes ces pages magnifiques - aussi délicates que du D. H. Lawrence - où Coe offre à ses héroïnes le réconfort verdoyant de la campagne anglaise, comme un refuge miraculeux au coeur des Enfers. Orchestrant la lente pavane des chagrins et des remords, des rendez-vous manqués et des bonheurs effleurés, ce livre est un joyau, l'oeuvre la plus poignante d'un romancier virtuose.


  • La revue de presse Jacques-Pierre Amette - Le Point du 1er janvier 2009

On a tous feuilleté ces albums de famille avec tantes et cousins dont on a vaguement entendu parler et qui émergent, pâles, dans un jardin surexposé. Coe reprend ces tendres fantômes de papier glacé et retrace avec une merveilleuse compassion leur vie secrète...
Quel art classique ! Tout y est : la chaleur autobiographique, l'audace, la pudeur, la sincérité, l'intelligence des situations et une capacité à voir le monde par les yeux d'un adulte mal guéri de son enfance, et qui nous enroule dans l'amer noyau du temps passé, caché, enfoui, ressuscité.


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