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.. Mon Amérique commence en Pologne

Couverture du livre Mon Amérique commence en Pologne

Auteur : Leslie Kaplan

Date de saisie : 27/05/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Fiction

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84682-261-9

GENCOD : 9782846822619

Sorti le : 08/01/2009

Voici le récit d'une enfance et d'une jeunesse. La narratrice est née en Amérique puis elle arrive en France.

Elle retourne en Amérique pour les vacances scolaires. C'est alors, pour le lecteur, le plaisir de voir évoquer une Amérique heureuse, celle des ice-creams (plus crémeux que les glaces françaises) et des matinées au Radio city Hall. Ses parents sont des amoureux de l'Europe. L'appartement familial est plein de leurs compatriotes venus vivre en France une existence plus bohème. Et c'est pour le lecteur le plaisir de se promener dans le Paris de l'après-guerre.

Entre deux pays, deux langues, la petite fille grandit, découvre l'amour, la littérature, le cinéma et l'engagement politique. Elle nous parle de l'homme qu'elle aime, des livres qu'elle dévore, des films de Godard. Et on n'a plus qu'une envie : relire ces pages, revoir ces scènes. Puis tout s'arrête sur l'établissement en usine que Leslie Kaplan a déjà évoqué dans son premier écrit "L'Excès-L'Usine".

Soudain nous croyons qu'une autre histoire commence : voici qu'apparaît Louise, américaine résidant en France, agitée, excessive, apeurée...

Pendant quelques pages nous regrettons l'énergie communicative, la joie de la jeunesse tendue vers l'apprentissage et la découverte du monde. Louise est repliée sur elle-même, ressasse d'obscurs traumatismes. Mais bientôt l'écrivaine nous emporte à nouveau en nous ramenant dans le plein de la vie, du réel d'aujourd'hui.

"On pense comme on aime" écrit Leslie Kaplan. C'est toute la beauté de ce texte : nous ressentons, nous sentons, nous comprenons tout à la fois.


  • Les présentations des éditeurs : 18/12/2008

C'est l'histoire d'une Américaine à Paris, qui est née à Brooklyn et vit en France depuis son enfance. «Qui suis-je ?», est-ce que c'est : «D'où je viens l» Bien sûr que non. Mais c'est une façon de raconter le passé, lointain et proche, et le présent. Alors le borscht et les ice-creams, le chewing-gum et le pain perdu, Broadway et Montparnasse, les comédies musicales et les films de Chaplin, sensations et images, mots anglais, mots français, enfance et adolescence, amour et politique, après-guerre et années 60, le monde s'ouvre, se referme, la vie se creuse, se déploie, et l'Amérique est toujours présente, réelle comme le rêve ou le cauchemar, infinie comme la fiction.



  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 2 avril 2009

«Mon Amérique commence en Pologne» de Leslie Kaplan : Souvenirs d'enfance, entre Varsovie, New York et Paris : comment ne pas perdre la tête quand on vit entre trois cultures ?...
C'est un beau retour sur soi, une quête d'identité dans le passé, ou le souvenir d'une quête à laquelle le présent peut-être donne ses réponses. Son écriture possède un phrasé très personnel, à dominante nominale, avec beaucoup d'ellipses du verbe, c'est rapide, incisif et léger. On pense au dernier livre d'Annie Ernaux, Les Années, surtout à cause d'un même goût prononcé pour les listes. Quand la liste est trop longue, on sourit. On lui pardonne, car après tout elle nomme des choses. Imprégnée de psychanalyse et de philosophie, artiste autant qu'intellectuelle, Leslie Kaplan est très attentive aux évocations du langage, aux images intérieures. Elle révèle une capacité d'émerveillement. Et l'on pense en la lisant : ceux qui aiment ont raison. Elle n'aime pas tout, mais elle aime beaucoup. C'est cet élan de vie qui nous illumine et nous attache à son livre.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 4 février 2009

D'une très grande sensualité, son récit virevolte au gré des remontées impulsives d'émotions primaires : la saveur moelleuse et sucrée du ketchup, la texture épaisse et crémeuse des glaces, l'élasticité rafraîchissante et tenace des chewing-gums...
D'abord fluide, étalée, presque affalée dans le premier chapitre consacré à l'enfance, sa prose se contorsionne et l'étrangle lorsqu'elle aborde l'adolescence. Puis, ce fil télégraphique d'une élégante pudeur devient lien, vers une amie inquiète sur l'avenir de sa fille. Et le livre s'ouvre vers les autres, dans une douce lumière...


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 8 janvier 2009

Beaucoup de rythme, dans ce livre de Leslie Kaplan, qui n'est pas une fiction, mais son autobiographie, son alphabet. Beaucoup de son, beaucoup de chansons, sixties obligent, et les films de Jean-Luc Godard, le cinéma, la politique : «L'amour n'est pas séparé de la pensée, on pense comme on fait l'amour, et on fait l'amour comme on pense.» Auparavant, l'enfance s'énonce en émois gourmands, craquantes années 50. Les mots et les choses ne coïncident pas de la même manière en anglais et en français, l'ice cream, c'est tellement meilleur qu'une glace.


  • Les courts extraits de livres : 18/12/2008

Mon Amérique commence en Pologne, où je ne suis jamais allée, elle est présente et absente comme dans la comptine que j'avais inventée enfant, Be my ghost / Be my guest / Come to my America / Nobody knows but me. Sois mon fantôme / Sois mon invité / Viens dans mon Amérique / Personne ne la connaît sauf moi.

Mes parents sont nés en Amérique, leurs propres parents étaient des immigrants juifs qui avaient quitté la Pologne au début du XXe siècle. Mon père est venu en Europe avec la Seconde Guerre mondiale, et resté, ma mère l'a rejoint en 1946 avec moi. Je suis née à Brooklyn, j'ai été élevée à Paris. Histoire, géographie, ce double déplacement, cet aller-retour rapide, sur deux générations : des faits tellement simples et tellement étranges à la fois que lorsque je dis, pour mes parents : «venus», je pense toujours : «revenus», dans cette Europe qu'ils ne connaissaient pas et que pourtant ils retrouvaient.


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