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Auteur : Victoria (reine de Grande-Bretagne)
Préface : Olivier Gabet
Traducteur : Olivier Gabet
Date de saisie : 28/11/2008
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : le Promeneur, Paris, France
Collection : Le cabinet des lettrés
Prix : 17.90 € / 117.42 F
ISBN : 978-2-07-012286-8
GENCOD : 9782070122868
Sorti le : 02/10/2008
Tout au long de sa vie, la reine Victoria (1819-1901) a tenu un journal, sensiblement remanié et élagué après sa mort par sa fille cadette, la princesse Béatrice, soucieuse de bienséance.
Les premières décennies du règne ont cependant été préservées, comme ces pages où Victoria évoque le séjour qu'elle effectue à Paris en 1855, à l'occasion de l'Exposition universelle. Celle qui n'est pas encore la vieille douairière grand-mère de l'Europe mais une jeune reine curieuse et pleine de vie décrit le Paris que remodèle Haussmann, relate les cérémonies et les réceptions données en son honneur, campe les personnages du second Empire qu'elle croise, révèle ses conversations avec Napoléon III et Eugénie, décrit les lieux où elle passe avec une attention portée au détail et une spontanéité pleines de charme.
Ce texte, jusqu'à présent inédit en français, est aujourd'hui conservé dans les collections de la reine, à Windsor Castle. Il apporte des lumières originales sur un moment des relations franco-britanniques, l'histoire diplomatique et celle de Paris, la question du goût et la figure d'une reine qui a fasciné son siècle avant de subir l'ironie dévastatrice d'un Lytton Strachey et de se figer en une icône du conformisme puritain.
Après avoir été conservateur au musée d'Orsay, Olivier Gabet a rejoint l'équipe scientifique du Louvre-Abou Dabi, en tant que conservateur chargé des arts décoratifs et du design. Spécialiste des objets d'art. des décors intérieurs et de l'histoire du goût au XIXe siècle, il a publié deux ouvrages. L'objet et son double : dessins d'arts décoratifs des collections du musée d'Orsay et Le décorateur et l'aviateur d'art décors intérieurs. A l'automne 2008, il a participé à l'exposition Napoléon III et la reine Victoria, une visite à l'exposition universelle de 1855 au musée national du château de Compiègne.
Dans l'histoire du monde, aucun monarque n'a sans doute écrit autant que la reine Victoria. Son meilleur biographe, Giles St. Aubyn, a calculé que sa production quotidienne de 2 500 mots aurait pu fournir la matière de près de 700 volumes ! Si elle avait été douée pour la fiction, Victoria aurait fait de l'ombre à George Eliot et à ses consoeurs, mais c'est à son journal intime et à ses nombreux correspondants que, dès l'adolescence, celle que ses familiers nommaient la «petite Vic» se confia uniquement. Sans oublier les «communications» adressées en permanence à ses ministres. Jamais sans doute souveraine ne parut plus à son aise dans l'exercice difficile de sa fonction...
Sa prose est en effet celle d'une observatrice implacable de son entourage immédiat : Albert, les enfants, les membres de sa suite - dont elle scrute avec une attention maternelle la moindre expression, plaisir, ennui... - mais également de tous ceux qu'elle côtoie, à commencer par l'empereur, qu'elle apprécie, et l'impératrice, dont elle souligne assez méchamment l'état de fatigue permanent. Le style de Victoria est simple, pareil à celui de sa correspondance, mais sous la bonhomie d'une rédaction parfois un tantinet scolaire se discernent les composantes d'une nature peu commune.
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