Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.
Bibliothécaires,partagez vos découvertes.
Clubs de lecture,envoyez vos choix.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdesbibliothecaires.com, qui vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des bibliothécaires. Vous y entendrez les écrivains raconter leurs livres, et les éditeurs présenter leurs productions aux bibliothécaires. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Nous proposons également un podcast.
France Inter est partenaire de notre site. Chaque vendredi matin vers 6h45 Patricia Martin met en avant sur l’antenne de France Inter un choix de bibliothécaire. Vous pouvez retrouver l’historique des choix de bibliothécaire cités par Patricia Martin en cliquant sur ce lien. France Inter est la première radio nationale à donner régulièrement la parole aux bibliothécaires de France.
Auteur : Arno Bertina
Date de saisie : 04/12/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : Verticales phase deux
Prix : 12.50 € / 81.99 F
ISBN : 978-2-07-012278-3
GENCOD : 9782070122783
Sorti le : 02/10/2008
«Au moment où je devins adolescent, c'est-à-dire sérieux, lui, à soixante-dix ans, devenait excentrique, ou inconséquent, et papillonnant. Nous nous sommes manques.»
Dans ce récit conçu comme une hypothèse biographique, la rencontre entre l'auteur et son aïeul se fera de manière posthume. Ce personnage discret ayant traversé le XXe siècle sur le fil, et légèrement à la tangente de sa famille, nourrit le texte de sa propre liberté, laissant à la fiction le soin de restituer le désordre invisible qui fut au coeur de son existence.
Arno Bertina est notamment l'auteur de Le dehors ou la migration des truites (Actes Sud, 2001), Appoggio (Actes Sud, 2003) et d'Anima motrix (Verticales, 2006). Il est par ailleurs membre du collectif de la revue Inculte.
En agençant des éléments qu'on imagine librement reconstitués, Bertina propose une forme d'enquête ouverte à la rêverie...
Sans cesse, une liberté discrète démultiplie l'espace libre de lecture entre les lignes. Car c'est un livre heureux. Qui capte la vie avec un appétit réjouissant. A l'image d'une expression qui revient dans le livre : "bouffer du paysage".
Arno Bertina fait tantôt du très bon micro-ondes (comme avec Anima motrix) et tantôt il cuit ses textes au four traditionnel. On préfère : ça refroidit moins vite, c'est doré dehors et moelleux dedans. Ma solitude s'appelle Brando appartient à ce second type de gastronomie, non moins inventive que la première, mais plus intime, jusqu'à avoir «les parois du cerveau tendues d'un vert qui semble éclairé de l'intérieur, comme s'il était à lui-même sa propre source de lumière, tous les oiseaux que sauva Noé me parlant russe, ou persan, et s'appelant les uns les autres, se précipitant de plus en plus nombreux, convoqués ou rameutés au coeur de la forêt, dans une clairière.»...
«Dès que nous jugeons ou décrivons le monde (entre sept et cent deux ans) c'est pour l'asseoir, avec des pensées elles-mêmes assises [...]. Et, quand l'immobilité juge le mouvement, c'est toujours pour le disqualifier.» Pour échapper à cette malédiction, Bertina invente donc des écritures mobiles, qui fabriquent et détruisent sans cesse le monde sous nos yeux, sans aucune ironie postmoderne, revendiquant au contraire une liberté souveraine...
Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2009 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia