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_ Chroniques 68

Couverture du livre Chroniques 68

Auteur : Alexandre Vialatte

Date de saisie : 23/10/2008

Genre : Littérature, essais

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-260-01760-8

GENCOD : 9782260017608

Sorti le : 23/10/2008

  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Laissons à Alexandre Vialatte, inégalable observateur des moeurs de son temps, le soin de clore avec sa sagesse et son irrévérence coutumières, les célébrations de Mai 68.
Le millésime 1968 des chroniques réunies dans ce volume est un grand cru. On y apprendra mille détails essentiels sur " les plus vastes choses et les plus hauts sujets " - océans, fleuves et îles ; montagnes, plaines et continents - qui tous " remontent à la plus haute Antiquité ". On y croisera surtout, comme toujours, la route de l'homme " vaincu par ses conquêtes ". Au coeur des événements considérables qui ont marqué l'année 1968, Alexandre Vialatte pose la question essentielle qui reste, aujourd'hui, terriblement d'actualité : " Que peut faire l'homme sans auto à laver ? ".
Année après année, le cercle des admirateurs de Viala auteur " notoirement méconnu " tel qu'il se définissait lui-même, ne cesse de grandir. De Pierre Desproges à Amélie Nothomb, nombreux sont ceux qui revendiquent une filiation avec son humour absurde son style prodigieux. Et, tout particulièrement, Philippe Meyer, son lecteur le plus fidèle, qui a bien voulu préfacer brillamment ce recueil.



  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 18 décembre 2008

Dieu sait que nous avons croulé, ces derniers mois, sous les Mémoires, bilans et autres exercices d'autocélébration des anciens combattants de Mai 68. Rassurez-vous, 1968, recueil de chroniques d'Alexandre Vialatte, ne doit son titre qu'à l'année de publication des textes parus dans La Montagne ou Le Spectacle du monde et ne consacre pas plus de lignes que nécessaire aux «événements», comme le souligne malicieusement Philippe Meyer dans sa jolie préface...
On croise ici Simenon, Sempé, Gaxotte, Pourrat, des animaux baroques comme le poisson-matelot ou l'écrevisse-pistolet et des considérations sur l'inconvénient de mettre un tigre dans son moteur ou de manger les petits pois un par un...
Tout est beau dans ce livre, y compris, derrière les drôleries, le souffle des sentiments désolés. Ainsi cet hommage à Jean Paulhan, tendre adieu à ceux qui nous étaient chers et qui ne sont plus...
Il faut lire et relire la prose de Vialatte dont on entend les échos dans les écrits de Pierre Desproges comme de Jean Rolin.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 27 novembre 2008

Il préfère entretenir son lecteur de tout ce qui remonte à la plus haute antiquité : les oeufs des carmélites, les Mossis de Ouagadougou, l'écrevisse-pistolet, l'exode rural, la guenon de Michel Simon, l'auto à laver et les intellectuels de gauche. Raison pour quoi, rassemblées en volume afin de narguer les prêtres cérémonieux de la commémoration, ses «Chroniques 1968» (Julliard, 20 euros) sont indémodables...
Et, entre deux chroniques à mourir de rire, l'un des plus beaux adieux qu'il m'ait été donné de lire : à son ami Jean Paulhan, disparu en octobre 1968, qui publia son premier roman et ses traductions de Kafka. «Ceux qui s'en vont, au lieu de partir dans le temps, ont l'air de partir dans l'espace.» Et c'est ainsi que Vialatte est grand.


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