Pour Thobela, ex-agent du KGB, tuer a longtemps été une seconde nature. Jusqu'au jour où il décide de raccrocher pour s'occuper de son fils adoptif Pakanile. Tout bascule quand des brigands abattent Pakanile. Thobila, armé d'une sagaie, mène une croisade contre les bourreaux d'enfants qui sévissent en toute impunité en Afrique du Sud. L'inspecteur Griessel pourra-t-il arrêter ce carnage ?
«Il était un guerrier et il y avait encore une guerre à mener dans ce pays.»
Deon Meyer est né en 1958 à Paarl, en Afrique du Sud. Son roman Les Soldats de l'aube a reçu le Grand Prix de littérature policière 2003. Il est également l'auteur de Jusqu'au dernier et de L'Âme du chasseur, disponible en Points et de Lemmer l'invisible.
«Si vous cherchez un aperçu de la nouvelle Afrique du Sud dans toute sa gloire, avec tous les détails sanglants de la corruption qui y règne, Meyer est votre homme.»
The Guardian
Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet
Les courts extraits de livres : 14/10/2008
Juste avant que le pasteur ne soulève les rabats du carton, le monde se figea et elle vit tout avec une acuité décuplée. Entre deux âges, l'homme était robuste et avait la joue marquée d'un naevus en forme de losange qui ressemblait à une larme déformée d'un rose pâle. Visage anguleux et énergique, cheveux clairsemés peignés en arrière, mains rudes et épaisses, comme celles d'un boxeur. Derrière lui, les livres recouvraient le mur entier en une mosaïque de couleurs alternées. Le soleil déclinant du Free State jetait un rai de lumière sur le bureau, illuminant le carton d'une lueur féerique.
Elle pressa doucement ses paumes moites contre la fraîcheur de ses genoux dénudés, guettant le moindre changement d'expression sur le visage de l'homme pour y trouver des réponses, mais elle n'y lut que le calme, ainsi peut-être qu'une curiosité bienveillante et retenue quant au contenu du carton. Avant qu'il n'ouvre ce dernier, elle tenta de se voir à travers ses yeux - pour juger de l'image qu'elle essayait de donner. Les magasins en ville s'étaient avérés inutiles, elle avait dû faire avec ce qu'elle avait. Longs cheveux raides et propres, chemisier sans manches multicolore et peut-être un rien trop ajusté pour l'occasion, pour lui ? Une jupe blanche qui était remontée juste au-dessus de ses genoux quand elle s'était assise. Elle avait de jolies jambes satinées. Des sandales blanches. Avec de petites boucles dorées.