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_ Cheval noir, Suivi de En prison

Couverture du livre Cheval noir, Suivi de En prison

Auteur : Boris Savinkov

Traducteur : Luba Jurgenson

Date de saisie : 17/09/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Anabet, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-35266-043-9

GENCOD : 9782352660439

Sorti le : 17/09/2008

  • Les présentations des éditeurs : 14/10/2008

Cheval noir, des images de l'Apocalypse, un récit sous forme de journal qui retrace la marche désespérée d'un régiment de volontaires à travers la plaine russe ravagée par la guerre civile.

En prison, un texte posthume, ultime étape de la vie du terroriste.

Homme de lettres, tour à tour révolutionnaire, anticommuniste, enfin rallié aux bolcheviks qui l'emprisonnent, Boris Savinkov (1879-1925) est une des figures les plus scandaleuses du premier quart du XXe siècle. Redécouvertes depuis la Perestroïka, ses oeuvres ont fait l'objet de plusieurs rééditions en Russie.



  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 24 décembre 2008

C'est comme si un personnage des Démons, de Dostoïevski, était devenu un écrivain réel, assoiffé d'action et de morale et incapable d'unir les deux...
A partir de 1917, c'est contre les bolcheviques que Savinkov mène sa guerre, qu'il raconte dans Cheval noir, paru en 1923 et qui vient d'être traduit...
La politique ne paraît pas son mobile : il hait autant tsaristes et bolcheviques, quoique n'ayant pas eu à souffrir un carnage dans sa famille, au contraire de beaucoup de ses hommes quand il lutte en URSS.


  • Les courts extraits de livres : 14/10/2008

La fin d'un mythe

Le 13 mai 1925, avec six jours de retard, les journaux soviétiques annonçaient le suicide, à la prison de la Loubianka, de Boris Savinkov, terroriste légendaire, connu, dans son pays comme en émigration, sous une dizaine de pseudonymes et noms de code différents, tout à tour révolutionnaire ennemi juré du tsarisme, anti-bolchevik virulent et allié du régime soviétique. Attiré en URSS grâce à une machination complexe montée par l'Oguépéou, entrée dans les annales comme l'opération Syndicat-2, Savinkov avait été arrêté à la frontière polonaise au moment où il espérait prendre la tête d'un puissant réseau antisoviétique. La Loubianka devait cette prise à un plan particulièrement astucieux (approuvé par Lénine dès 1922) de son chef Dzerjinski, mais aussi, à la trahison de plusieurs anciens collaborateurs de Savinkov arrêtés, puis brisés et retournés au cours de l'instruction.
Savinkov disparaît quelques mois après avoir remporté l'improbable victoire dans la bataille pour sa vie : la peine de mort prononcée à son encontre le 29 août 1924 et plus que méritée aux yeux des chefs de l'Oguépéou, a été commuée en une peine de prison de dix ans. En apparence, il n'a pas à se plaindre des conditions de sa détention. Lorsque, en février 1925, une délégation de journalistes étrangers se rend à la Loubianka - une opération de propagande organisée avec l'aval de Staline, dans le but de démontrer l'humanité de la justice soviétique -, les journalistes peuvent admirer le mobilier élégant de sa cellule, canapé tendu de soie bleue, bureau en acajou, tapis au sol, tableaux aux murs. De quoi démentir tout ce qu'on a pu entendre, en Occident, sur les horreurs de la Loubianka. Il ne s'agit pas, ou du moins pas tout à fait, d'une mise en scène : Savinkov jouit en effet de privilèges exceptionnels. Il peut écrire huit heures par jour et, en plus de la promenade quotidienne dans la cour, a droit à des excursions dans Moscou (accompagné de ses gardiens). Pendant son séjour en prison, ses oeuvres parues en émigration, Souvenirs d'un terroriste, Ce qui n'a pas eu lieu ainsi que Le Cheval blême sont rééditées, lui assurant des droits d'auteurs conséquents : il peut envoyer de l'argent à son fils Liova, il aide ses enfants du premier mariage établis à Leningrad, s'achète des bottes et offre un manteau de fourrure à sa maîtresse, Lioubov Efimovna Derental venue avec lui de France. Celle-ci partage d'ailleurs sa chambre, alors que son mari, Alexandre Derental, arrêté en même temps, est détenu, lui aussi, à la Loubianka. Une fois libérée (elle sera de nouveau arrêtée en 1937 et envoyée dans les camps de la Kolyma), elle continue de rendre visite à Savinkov.


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