Exauce-nous est un livre bande dessinée vraiment très agréable à lire. Oui je mets livre et bande dessinée parce que je trouve que cela convient mieux. Le personnage principal, Léo, est extrêmement touchant. Il est "simple" mais cela le rend pur, doux et beau à l'intérieur. Qu'est-il arrivé à Léo pour qu'il se soit enfermé en lui ainsi ? Mais qui est donc celle qu'il cherche ? Lui-même ne le sait pas ! Alors comment faire pour la trouver ? C'est ce qu'un de ses amis va faire. Chercher. Questionner.
Les dessins sont très chouettes. Comme éclairés par une chaude lumière en intérieur et aux teintes plus hivernales en extérieur. Un mélange de marron, de gris et de bleu très beau. Il y a des petits détails qui plaisent beaucoup comme les maisons, les vitrines, les voitures qui permettent de situer l'époque de cette histoire ou encore des livres par-ci par-là... Les visages sont très expressifs. Les lieux où se passe l'histoire bien choisis. Les personnages attachants dans leur caractère, leur attitude, leurs paroles. Et puis j'ai trouvé que Frédéric Bihel avait l'art de faire ressentir le temps qui passe. Les dessins accompagnés du texte de Pierre Makyo, ou le texte accompagné des dessins, donnent à ce livre une belle atmosphère, paisible. Moi qui n'aime pas trop les BD, je suis entrée dans celle-là très facilement. J'ai beaucoup aimé.
Les présentations des éditeurs : 28/09/2008
«Vous avez pas vu celle que j'cherche ?» Cette question, Léonard la pose constamment à quiconque le croise ou le rencontre. Une scie, une rengaine, un leitmotiv. Une ritournelle que chante à l'envi Léonard l'innocent, le simple d'esprit ou, comme disent les gens pressés, le débile.
Pour ses amis - il en a d'attentifs et de généreux -, en particulier pour Frank, écrivain en panne d'écriture, Léonard est un mystère. Une énigme d'autant plus profonde que Léonard va exaucer des voeux, accomplir des «miracles». Oh ! pas des miracles estampillés par Dieu, des petits miracles à dimension humaine, des amours qui se révèlent d'un coup, des résolutions qui se prennent enfin, des maladies qui se soignent malgré tout, des héritages inattendus qui s'accomplissent. «Ça se passe» est la formule magique que Léonard prononce simplement, le sourire fendu jusqu'aux oreilles, le présent tenant lieu de futur.
Énigme d'une femme recherchée, logogriphe d'une formule magique, mystère d'un innocent. En fouinant dans le passé de Léonard, Frank découvrira le fin mot de l'histoire. Le fin mot, on ne peut mieux dire.
Récit romanesque au long cours, riche, dense, Exauce-nous est avant tout une ode à la vie. Vie dangereuse et torturée, vie inaccomplie, vie d'expédients, vie de frustrations, mais aussi vie de lumière et de rires, vie d'espoir, vie d'amour et de fraternité.