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France Inter est partenaire de notre site. Chaque vendredi matin vers 6h45 Patricia Martin met en avant sur l’antenne de France Inter un choix de bibliothécaire. Vous pouvez retrouver l’historique des choix de bibliothécaire cités par Patricia Martin en cliquant sur ce lien. France Inter est la première radio nationale à donner régulièrement la parole aux bibliothécaires de France.
Auteur : Carol Drinkwater
Traducteur : Julie Lafon
Date de saisie : 09/09/2008
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France
Collection : Mon histoire
Prix : 8.95 € / 58.71 F
ISBN : 978-2-07-061740-1
GENCOD : 9782070617401
Sorti le : 04/09/2008
Partage le journal intime de Flora, et découvre avec elle les bouleversements du XXe siècle
«17 août 1900. Je ne veux pas, comme ma soeur Henrietta, faire mon entrée dans le monde et consacrer des heures à des essayages de robes. Je ne veux pas épouser un homme comme Archie Marsh, qui a plus de moustache que de cervelle. Je veux lutter pour les droits des femmes. Je veux voyager comme Miss Kingsley. Je veux, comme grand-mère, m'occuper des autres, m'investir dans des causes ! Je veux faire quelque chose de ma vie !»
Carol Drinkwater a été enseignante, puis éditrice avant de se lancer dans l'écriture. Elle est l'auteur d'une centaine d'ouvrages pour la jeunesse et a obtenu de nombreux prix en Angleterre. Dans la collection «Mon Histoire», Carol Drinkwater a écrit Pendant la famine en Irlande.
Cadogan Square, Londres, 1899
18 décembre 1899
Te n'ai pas cessé de crier, chaque cri plus perçant, plus craintif que le précédent. J'ai fermé les yeux mais, au bout d'un moment, je n'ai pas pu m'empêcher de les rouvrir. Seigneur, quelle peur ! J'ai vraiment cru que ce train fonçait droit sur moi et qu'il allait me percuter de plein fouet ! Quel réalisme ! Je le jure : si on m'avait bandé les yeux, conduite en attelage, escortée jusqu'à ma place, et qu'on ne m'avait permis d'ouvrir les yeux qu'une fois les lumières éteintes, je n'aurais jamais deviné où je me trouvais. Ah, le Cinématographe ! Qui aurait cru qu'une telle invention verrait le jour, et que des images créées de toutes pièces pourraient donner au spectateur l'impression que ce qu'il regarde est la réalité et que sa vie est vraiment en danger ?
Sur le chemin du retour, en repensant à ces images en noir et blanc, j'ai dit à Miss Baker, ma gouvernante (c'est elle qui m'a emmenée voir le Cinématographe) :
- C'est drôle qu'il n'y ait pas de couleurs. Ces arbres et ce ciel en arrière-plan dans toutes ces nuances de gris ! Et puis, ce silence ! On n'entendait ni le sifflement du train à l'approche, ni le chuintement de la vapeur, ni le grondement des roues sur les rails.
- C'est exact, Flora, on ne pouvait pas entendre toutes ces choses, mais on pouvait les voir bouger comme si elles étaient réelles.
Ce procédé est bien curieux, et je n'y comprends pas grand-chose pour l'instant, mais on s'y laisse prendre. Au total, nous avons vu dix séquences différentes, chacune d'une minute environ. Comme, j'aimerais que tout le monde puisse vivre cette expérience : le Cinématographe !
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