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La meilleure part des hommes

Couverture du livre La meilleure part des hommes

Auteur : Tristan Garcia

Date de saisie : 11/09/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-07-012064-2

GENCOD : 9782070120642

Sorti le : 25/08/2008

  • Les présentations des éditeurs : 29/08/2008

Dominique Rossi, ancien militant gauchiste, fonde à la fin des années quatre-vingt le premier grand mouvement de lutte et d'émancipation de l'homosexualité en France. Willie est un jeune paumé, écrivain scandaleux à qui certains trouvent du génie. L'un et l'autre s'aiment, se haïssent puis se détruisent sous les yeux de la narratrice et de son amant, intellectuel médiatique, qui passent plus ou moins consciemment à côté de leur époque. Nous assistons avec eux au spectacle d'une haine radicale et absolue entre deux individus, mais aussi à la naissance, joyeuse, et à la fin, malade, d'une période décisive dans l'histoire de la sexualité et de la politique en Occident.
Ce conte moral n'est pas une autofiction. C'est l'histoire, que je n'ai pas vécue, d'une communauté et d'une génération déchirées par le Sida, dans des quartiers où je n'ai jamais habité.
C'est le récit fidèle de la plupart des trahisons possibles de notre existence, le portrait de la pire part des hommes et - en négatif - de la meilleure.
T. G.

Tristan Garcia est né en 1981 à Toulouse. La meilleure part des hommes est son premier roman.



  • La revue de presse - Paris-Match du 11 septembre

C'est le roman qu'on attendait pour fêter ­dignement les 40 ans de Mai 1968. Un ­règle­ment de comptes assassin entre deux mandarins issus du mouvement et un vrai rebelle, sincère mais solitaire. Vous lisez «La meilleure part des hommes» et vous comprenez qu'à Paris, dans la société de classes française, vous aurez beau ­rugir, vous ne serez jamais un lion si vous n'avez ni parents connus ni diplômes reconnus. Sortie de ­votre bouche, la vérité se verra congédiée comme une servante inutile. En république universitaire, une souris ne fait que des souris...
C'est un prodige d'intelligence dressé contre l'intel­ligence et un portrait glacial de l'apartheid ­intellectuel dans le Tout-Paris des grandes consciences médiatiques. Retenez juste une chose : chez nos grands penseurs adorés par la télé, la meilleure part de l'homme, c'est la pire. Chez eux, ils l'entretiennent sans vergogne. Chez les autres, ils la dénoncent sans pitié.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 4 septembre

C'est incontestablement le roman coup de poing de la rentrée littéraire. Il y a du nerf dans le style de ce jeune écrivain, une verve détonante. Les dialogues, percutants, ressemblent à des échanges sur un ring, sans arbitre, avec les coups bas et les coups tordus...
La maturité de ce jeune homme est étonnante. Ses réflexions sur l'époque, ses considérations politiques sont bien plus fines que les meilleures analyses d'expert. Il a des phrases simplement superbes : «C'était quelqu'un de pur. Au contact du monde, cela donne une personne extrêmement sale», dit la narratrice à propos de l'écrivain déjanté.


  • La revue de presse Dominique Fernandez - Le Nouvel Observateur du 4 septembre 2008

Homosexuel, et furieusement incorrect, Will, le héros de ce roman, entraîne le lecteur au coeur des années 1980...
Puérilement agressif, ce goût morbide du néant ? J'y vois plutôt, sous une forme moderne, réaffirmée, la conviction que le sexe n'est pas la seule raison de se choisir homosexuel parce qu'on est dans un rapport critique avec la société. De toute façon, on ne saurait faire un mauvais procès à l'auteur, dont les personnages ne sont pas ses porte- parole. Will vit, chahute et déconne avec d'autant plus d'éclat qu'il ne représente personne et ne parle que pour lui seul...
Ce n'est pas un roman d'idées, c'est un roman d'êtres vivants, ou plutôt de silhouettes qui passent à toute vitesse sous nos yeux, avec leurs ombres et leurs lumières. Un authentique romancier est né.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2008

Tristan Garcia prend chacun de ses héros, le fait doucement grandir, s'affirmer, se frotter aux autres. Quand nous croyons tout savoir de ces temps si proches, il dévie le propos, resserre la tension et réussit à nous passionner, à nous émouvoir et à nous étonner là où la surprise ne devrait pourtant jamais exister...
Le roman refermé, chacun comprend que Tristan Garcia n'a pas simplement voulu développer une fiction historique, il s'interroge sur la société spectacle face à des individus solitaires qui ne demandaient qu'à vivre et à aimer sans imaginer qu'ils seraient sacrifiés au contact du monde.


  • La revue de presse Erwan Desplanques - Télérama du 27 aout 2008

La Meilleure Part des hommes est un premier roman d'une ambition féroce, sorte de Bret Easton Ellis rive gauche qui dégoupille la question du bareback - la transmission volontaire du sida - entre deux portraits d'intellos parisiens fatigués de leur propre néant. Moralement, Garcia ne tranche pas. Il compare la passion qui jaillit des pratiques SM à celle qui vacille dans les discours de Glucksmann, esquisse une fin ambiguë, à l'image des séries américaines qu'il apprécie. Car sa culture ne s'arrête pas à Tel quel.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 29 aout 2008

Alors qu'il s'apprête d'ici à quelques jours à soutenir sa thèse de philosophie dirigée par Alain Badiou sur "La crise de la représentation", Tristan Garcia se présente déjà, avec son premier roman, La Meilleure Part des hommes, comme l'une des révélations de cette rentrée littéraire. Nourri de séries américaines ("Six Feet Under" notamment), mais aussi de littérature anglo-saxonne (Bret Easton Ellis, auquel on l'a abusivement comparé, ou William Gaddis), ce jeune normalien de 27 ans n'est encore qu'un bébé au début des années 1980. Des "Années d'hiver" - comme les qualifia Félix Guattari - dont il dresse sous la forme d'une fresque intime, sentimentale, politique et culturelle, un portrait saisissant de justesse...
"Le trésor d'un homme est-il dans ce qu'il laisse - des sentiments, des certitudes, des objets, des images et des gestes - ou dans ce qu'il garde ?" Plus que dans le style - relâché, branché, grinçant, proche de l'oralité -, c'est certainement là que réside toute la force de ce roman générationnel et intime. Dans ce renversement du regard où se révèle dans la noirceur des temps et des âmes la meilleure part des hommes.


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