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_ La vie en sourdine

Couverture du livre La vie en sourdine

Auteur : David Lodge

Traducteur : Maurice Couturier | Yvonne Couturier

Date de saisie : 03/09/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Rivages, Paris, France

Collection : Rivages-Roman

Prix : 21.50 € / 141.03 F

ISBN : 978-2-7436-1844-5

GENCOD : 9782743618445

Sorti le : 03/09/2008

  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien. Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs...
Comique, tragique, merveilleusement autobiographique, le nouveau roman de David Lodge s'inscrit dans le droit fil de Thérapie.



  • La revue de presse Christophe Mercier - Le Figaro du 30 octobre 2008

En relatant les tribulations d'un universitaire sexagénaire atteint de surdité, remarié avec une femme plus jeune que lui, le romancier anglais David Lodge fait rire avec un sujet grave : la vieillesse. La retraite, la vieillesse, la surdité, la lente dégradation d'un père : autant de thèmes qui n'ont rien de particulièrement réjouissant. David Lodge parvient à en tirer un roman sinon franchement hilarant, du moins d'une gravité tempérée de sourires, et parfois traversé de moments de franche drôlerie.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 18 septembre 2008

Pour la première fois, David Lodge introduit une gravité inédite dans son oeuvre romanesque, en évoquant aussi, avec beaucoup de finesse, les affres de la vieillesse et l'angoisse de la mort. Le titre anglais, Deaf Sentence, littéralement «peine de surdité», sonne comme Death Sentence, «peine de mort». Proximité renforcée par la visite impromptue de Desmond à Auschwitz, à la fin du livre, seul sous la neige, préférant garder ses prothèses auditives car il veut «entendre le silence».


  • La revue de presse André Clavel - Lire, septembre 2008

Parfois amère, parfois arrosée de gaz hilarants, La vie en sourdine tient à la fois du vaudeville, du conte moral, du traité de savoir-vivre à l'usage des amateurs de sonotones et de la comédie glamoureuse pour sexagénaires racornis. C'est aussi un grand livre philosophique sur le malentendu - surdité oblige ! - et un éloge du silence dans un monde où les sourds ont la chance de ne pas se laisser contaminer par l'affligeant babil de leurs contemporains. Ouvrez grandes vos oreilles : ce roman est l'un des bijoux de la rentrée littéraire, un nouveau tour de force du roi David.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, septembre 2008

Un bijou par un maître de la littérature anglaise...
Parfois amère, parfois arrosée de gaz hilarants, La vie en sourdine tient à la fois du vaudeville, du conte moral, du traité de savoir-vivre à l'usage des amateurs de sonotones et de la comédie glamoureuse pour sexagénaires racornis. C'est aussi un grand livre philosophique sur le malentendu - surdité oblige ! - et un éloge du silence dans un monde où les sourds ont la chance de ne pas se laisser contaminer par l'affligeant babil de leurs contemporains. Ouvrez grandes vos oreilles : ce roman est l'un des bijoux de la rentrée littéraire, un nouveau tour de force du roi David.


  • La revue de presse Robert Solé - Le Monde du 29 aout 2008

Les aveugles nous émeuvent, et c'est normal. Mais pourquoi les sourds nous font-ils rire ? "La surdité est comique, alors que la cécité est tragique", constate Desmond Bates, le narrateur de La Vie en sourdine. En anglais, deaf (sourd) n'est pas très loin de dead (mort). Et pour peu qu'on entende mal...
Comme l'écrit le professeur retraité dans son journal, "la surdité est une sorte d'avant-goût de la mort, une très lente introduction au long silence dans lequel nous finirons tous par sombrer". David Lodge pousse la démonstration jusqu'à envoyer son narrateur faire une visite à Auschwitz et Birkenau. Là-bas, seul, à la tombée du jour, Desmond "entendra le silence" : un silence troublé seulement par le crissement de ses souliers sur la neige gelée et les aboiements d'un chien dans le lointain...
David Lodge s'intéresse aux petites joies, aux blessures et aux drames de la vie quotidienne. C'est très anglais, mais un Français s'y retrouve parfaitement. Ce livre est un délice, avec juste ce qu'il faut d'humour, de réflexion, d'érotisme et de tendresse. Des bulles de champagne, comme savent en fabriquer quelques grands alchimistes anglo-saxons.


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