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.. Lots of love : Scott et Scottie, correspondance 1936-1940

Couverture du livre Lots of love : Scott et Scottie, correspondance 1936-1940

Auteur : Francis Scott Fitzgerald | Scottie Fitzgerald Smith

Traducteur : Romain Sardou

Date de saisie : 25/08/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : B. Pascuito éditeur, Paris, France

Prix : 22.90 € / 150.21 F

ISBN : 978-2-35085-033-7

GENCOD : 9782350850337

Sorti le : 25/08/2008

Lettres de Francis S. Fitzgerald et sa fille entre 1936 et 1940. Ce sont de véritables lettres d'écrivains, intelligentes et sensibles. On y retrouve l'initiation d'un père écrivain à sa fille dans un contexte familial difficile, mais aussi leur relation père/fille ainsi que leur relation à Zelda. Très touchant, se lit comme un roman.


  • Les présentations des éditeurs : 28/08/2008

Tous ceux qui ont pu, dans les années 70, lire les lettres de Scott Fitzgerald à sa fille Scottie, ont été fascinés par leur beauté, leur violence parfois, et aussi toute la tendresse qui s'en dégage. Personnellement, certaines de ces lettres sont restées gravées dans ma mémoire, j'en connais des passages par coeur et j'ai longtemps regretté, en tant que lecteur, de ne pas pouvoir lire, aussi, les lettres de Scottie. J'étais persuadé qu'elles devaient forcément exister car je n'imaginais pas Fitzgerald, aussi extravagant qu'il fût, écrire régulièrement des lettres à quelqu'un qui ne lui répondait jamais.
Après quatre ans de recherches, nous avons pu mettre la main sur une trentaine de lettres de Scottie, toutes inédites, et pour cause : elles n'ont jamais été publiées aux Etats-Unis, l'éditeur de Fitzgerald ne les connaissant pas. C'est en cherchant, à ma demande faite par l'intermédiaire de l'agent de la famille Fitzgerald, que les ayant droits ont déniché ces lettres à l'Université de Princeton.
Dans le même temps, une vingtaine de lettres inédites de Scott Fitzgerald à sa fille étaient retrouvées.
Toutes, celles du père comme celles de la fille, se situent entre 1936 et 1940, année de la mort de l'écrivain. En 1936, Scottie avait quinze ans, Scott avait quarante ans. Elle était interne dans un collège, il était écrivain de studio, desséché, privé de toute imagination, alcoolique, puni et brûlé par la vie. Zelda était internée dans un hôpital psychiatrique.

L'AUTEUR :

De l'auteur de «Tendre et la nuit», «Gatsby le magnifique» et d'autres merveilles de romans et de nouvelles, il faut retenir aussi ces lettres qui montrent un homme qui a tout détruit de sa grâce et de son talent, composer sur sa fin un personnage de père émouvant, parfois irritant à force d'être sévère, attentif toujours à tirer parti de sa propre déchéance pour éviter que sa fille ne s'enlise dans les mêmes marécages. C'est dit avec dureté parfois, mais l'on sent toujours une tendresse et un amour infinis.
De l'autre côté de chaque lettre, il y a une jeune fille qui ne comprend pas toujours ces leçons de vie, ces conseils formulés comme des semonces, cette intransigeance affichée, parfois blessante. Et qui, au-delà des 'gifles' reçues, dans une atmosphère de psychodrame permanent, construit sa personnalité et s'ouvre à la vie.



  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 15 octobre 2008

On lira ainsi avec une curiosité passionnée les lettres (pour une part inédites) échangées par Fitzgerald avec sa fille Scottie, entre 1936 et 1940, alors que le premier végète à Hollywood, s'épuise à des boulots scénaristiques sans intérêt et s'apprête à mourir, et que la seconde, gracieuse et frivole, passe du lycée à l'université, ne sait pas encore que la vie est tragique, que son père a eu du génie et que sa mère ne retrouvera jamais la raison...


  • Les courts extraits de livres : 28/08/2008

Extrait de l'introduction :

Lors de ma prochaine réincarnation, je ne choisirai pro­bablement pas d'être de nouveau la fille d'un auteur célèbre.
La paie n'est pas mauvaise, on profite de menus avantages accessoires, mais les conditions de travail sont trop aléatoires. Les individus vivant du fruit de leur imagination sont des êtres fascinants, brillants et souvent séduisants, mais il est préférable de les côtoyer lors d'un dîner que de vivre en leur compagnie. Imaginez que votre bien-être dépende d'un Bernard Shaw ou d'un Somerset Maugham, sans parler des célébrités du moment comme Norman Mailer ! Je crois bien que les seules personnes aussi intolérables que les écrivains sont les peintres.
Je suis longtemps restée à me demander pourquoi et j'ai fini par réunir quelques débuts de réponse.
Primo, je suppose qu'il n'est pas possible, lorsqu'on a pris le pli d'inventer des personnages, de les façonner, de les briser ou de les faire se mouvoir comme des poupées de son, de ne pas reproduire la chose sur ceux qui vous entourent. Les grands écrivains sont essentiellement des fouille-merde-, exhibant la nature révoltante de l'âme humaine. Leur affaire, c'est de gratter sous le vernis des situations et des êtres. Nous autres voyons nos semblables tels qu'ils se présentent, quitte à ravaler l'exaspération que certains nous inspirent. Pas les écrivains ; ceux-là doivent tailler dans le vif, les agacer, les sonder, les tester, les faire douter d'eux-mêmes, les harceler ; sacrifice qui appelle inévitablement un flux constant de nouvelles victimes et de nouvelles pratiques.


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