Une denrée rare : un livre drôle et optimiste !
Germain, la quarantaine dépassée, genre grand costaud, rustre, "ours mal léché" rencontre Marguerite sur un banc public. Marguerite est une vieille dame de 86 ans, fragile, discrète, charmante et très cultivée qui aime observer les pigeons. Marguerite le surprend et l'amuse lui qui ne fréquente que le bistro du coin. Entre eux va naître une forme de complicité et d'amitié très respectueuse. Auprès de Marguerite qui aime partager ses lectures et qui aime lire à voix haute, il va découvrir et s'ouvrir à un monde complètement nouveau : le monde des livres et de la littérature. Pour la première fois de sa vie, il entre dans un bibliothèque...et rien que ce passage mérite lecture !
Plein de verve et chaleureusement humain voilà un ouvrage qui fait du bien !
Les présentations des éditeurs : 10/07/2008
«Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique... -et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour -ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout».
Marie-Sabine Roger joue du plaisir des mots avec humour et intelligence. Le tour de force de ce roman tient aussi dans l'émotion qu'il suscite chez le lecteur. Un roman «populaire», dans le très bon sens du terme !
Les courts extraits de livres : 10/07/2008
J'ai décidé d'adopter Margueritte. Elle va bientôt fêter ses quatre-vingt-six ans, il valait mieux pas trop attendre. Les vieux ont tendance à mourir.
Comme ça, s'il lui arrive un truc, je sais pas - tomber par terre dans la rue, ou se faire gauler son sac - je serai là. Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu, leur dire :
- Ok ! C'est bon, tirez-vous, maintenant ! Je m'en charge : c'est ma grand-mère.
Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.
Je pourrai lui acheter son journal, ses bonbons à la menthe. M'asseoir près d'elle dans le parc, aller la voir aux Peupliers, le dimanche. Et rester pour manger avec elle à midi, si je veux.
Bien sûr, avant aussi, j'aurais pu, mais je me serais senti en visite. Maintenant, ce sera par plaisir, et aussi par devoir. C'est ça qui est nouveau : les obligations familiales. C'est un truc qui va bien me plaire, je le sens.