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.. Boutès

Couverture du livre Boutès

Auteur : Pascal Quignard

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Litterature Francaise Romans Nouvelles Correspondance

Editeur : Galilée, Paris, France

Collection : Lignes Fictives

Prix : 13.50 € / 88.55 F

ISBN : 9782718607740

GENCOD : 9782718607740

Sorti le : 23/08/2008

Pascal Quignard 11/07/2008


  • Les présentations des éditeurs : 24/12/2009

Une légende raconte que des marins attirés par le chant des oiseaux périraient sur les rives d'une île mystérieuse et que passant à proximité de l'île les navigateurs effrayés se remplissaient les oreilles de cire pour ne pas être déroutés et mourir. Ulysse qui souhaitait entendre le chant se fit attacher les pieds et les mains au mât de son navire. Boutès sauta.

1948
Pascal Quignard naît le 23 avril à Verneuil-sur-Avre (Eure) dans une famille de grammairiens et d'organistes. Son père est proviseur, sa mère principal de collège. Il grandit au Havre.
1949
A l'âge de 18 mois, il passe par des périodes d'«autisme», lesquelles se renouvellent lorsqu'il a 16 ans. Plus tard, il déclare à ce propos : «Ce silence, c'est sans doute ce qui m'a décidé à écrire, à faire cette transaction : être dans le langage en me taisant». Son enfance est difficile la plupart du temps. Il connaît notamment l'anorexie.
Ses intérêts le portent vers les langues et littératures anciennes ainsi que la musique. Il s'essaie au piano, à l'orgue, au violoncelle, au violon et à l'alto.
1966 - 1968
Il suit des études de philosophie à Nanterre où il est condisciple de Cohn-Bendit. Parmi ses professeurs : Emmanuel Levinas et Paul Ricoeur. Mais il considère qu'en Mai 68, la pensée a «vêtu un uniforme qui ne [lui] convient plus» et il s'éloigne de la philosophie. C'est dans ce contexte qu'il travaille à son premier livre.
1969
Le Mercure de France publie son premier essai, consacré à Sacher Masoch : L'être du balbutiement. Il devient parallèlement lecteur dans cette maison et chez Gallimard.
1976
Il entre au comité de lecture des éditions Gallimard.
1980
Le prix des Critiques est décerné à son roman Carus.
1984
Pascal Quignard se lance dans le roman avec Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia.
1988
Il continue sa carrière dans la maison Gallimard et devient secrétaire général pour le développement éditorial.
1981 - 1990
Les huit volumes de Petits traités marquent son penchant pour le fragment et la méditation érudite.
1991
Il signe Tous les matins du monde. Le roman donnera lieu à une adaptation cinématographique, très proche du texte, réalisée par Alain Corneau. Via son oeuvre, Pascal Quignard réussit le prodige de faire de Marin Marais et de Sainte-Colombe des «best-sellers» du disque - pour un temps du moins.
1990 - 1994
Pascal Quignard est président du Festival international d'opéra et de théâtre baroque au château de Versailles, qu'il a créé sous la houlette de François Mitterrand. Il préside également le concert des Nations aux côtés de Jordi Savall entre 1990 et 1993.
1994
Pascal Quignard renonce brutalement à toute position dans l'édition et décide de ne plus publier chez Gallimard. Il déclare «Je suis plus heureux d'être libre et solitaire». Il se consacre à l'écriture, à l'exclusion de toute autre activité.
1995
Alain Corneau adapte une nouvelle fois un roman de Pascal Quignard : L'occupation américaine.
1997
Pascal Quignard est hospitalisé d'urgence et confie qu'il a alors eu «l'impression de mourir». A la suite de cette expérience, il abandonne un traité et un long roman qui étaient en cours pour écrire Vie secrète, un livre qui se démarque nettement des formes classiques de la littérature. Il évoque à ce propos le «besoin de donner une sensation de pensée plus émouvante que la seule démonstration intellectuelle».
2000
Son roman Terrasse à Rome obtient le grand prix du roman de l'Académie française au premier tour.
2002
Pascal Quignard publie une trilogie intitulée Dernier royaume. Les ombres errantes, premier volet de cette trilogie, reçoit, lundi 28 octobre, le prix Goncourt. Il l'a emporté au troisième tour de scrutin, par six voix contre deux à Olivier Rolin et deux à Gérard de Cortanze.



  • La revue de presse Michel Schneider - Le Point du 11 décembre 2008

L'histoire qu'il raconte est connue : embarqué sur la nef «Argo», Ulysse parvient à échapper au charme des sirènes, bouchant avec de la cire les oreilles de ses compagnons et se faisant lui-même attacher au mât de son navire. Moins connue, l'histoire de Boutès, fils de Téléon, rameur parmi les rameurs, qui, séduit par leurs voix harmonieuses, se jeta seul à la mer pour les rejoindre...
Quignard s'est donné-nous a donné- «le temps d'un petit livre, le temps d'un dernier petit livre voué à la musique» -espérons qu'il n'en sera rien-où l'on croise Schubert, Messiaen et la musique japonaise, une belle méditation sur l'art comme artifice inventé par les hommes pour conjurer la voix des mères.


  • La revue de presse Bertrand Dermoncourt - L'Express du 15 octobre 2008

Avec Boutès, l'écrivain poursuit sa réflexion sur la musique. Et plonge au plus profond de lui-même. Le roman Tous les matins du monde l'avait révélé à un large public : Pascal Quignard connaît la musique et sait la faire aimer. Il apporte une nouvelle pierre à sa réflexion sur le sujet avec Boutès. Ce personnage de la légende des Argonautes croisa une île mystérieuse sur les rivages de laquelle mouraient les marins, attirés par le chant des sirènes.


  • La revue de presse Patrick Kéchichian - Le Monde du 12 septembre 2008

Mais l'autobiographie est-elle une clé suffisante ? On sait depuis ses premiers livres, que Pascal Quignard se tient radicalement à l'écart des modèles connus, cherchant toujours, parfois avec une vraie "gêne technique", une forme littéraire adéquate. Rien, chez lui, de l'affirmation d'un écrivain se proclamant maître de son destin, de sa parole, étranger à toute critique - ou autocritique. Rien non plus, bien sûr, des affres, des relâchements et des impasses de l'autofiction. Ici l'intime, tel un mythe bousculé par le temps, devient mesure, exemple de l'universel...
Lecteur d'abord, Quignard écrit plus vite qu'on ne parvient, qu'on ne sait le lire. Mais sa générosité est aussi grande que son érudition. Son élan plus intense encore que son savoir. Et tandis que nous réfléchissons sur une phrase, une page, il est déjà passé à la suivante. A ce stade, affirmons à son endroit un désir infini de lecture.


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