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.. Les dames de nage

Couverture du livre Les dames de nage

Auteur : Bernard Giraudeau

Date de saisie : 15/05/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points, n° 1946

Prix : 6.50 € / 42.64 F

ISBN : 978-2-7578-0732-3

GENCOD : 9782757807323

Sorti le : 15/05/2008

  • Les présentations des éditeurs : 21/06/2008

Il y a eu Amélie, Le premier amour, Le premier corps, le premier continent. Le souvenir dérive et s'embourbe, le goût de l'inconnu demeure : les visages croisés de port en port, entre Afrique et Chili, couleurs, parfums des corps frôlés. Quand il rentre à Paris, le marin amoureux des femmes repart aussitôt, assoiffé d'aventures, vers le monde tel qu'il le rêve.

«Mon amour est ce vent insoumis, cette profondeur marine, une algue au plus fort du courant.»

Bernard Giraudeau est né à La Rochelle en 1947. Acteur et cinéaste, il a réalisé des longs métrages, dont L'Autre et Les Caprices d'un fleuve, et des documentaires. Il est également l'auteur de contes pour enfants et du roman Le Marin à l'ancre, disponible en Points.

«Construit de cent récits, comme autant de nouvelles emboîtées, ce roman frappe une fois encore, par son énergie, le tranchant de son humanité, sa vibration intérieure.»

Télérama


  • Les courts extraits de livres : 21/06/2008

Je peux voir la canopée comme des vagues immobiles auxquelles seul le vent de la montagne donne une vie de mer sombre. Il traîne des brumes alanguies que le soleil levant finit toujours par enflammer. Au-delà il y a un grand fleuve et bien au-delà la mer, la vraie, l'infinie, qui se dessine parfois comme un trait de lumière pour souligner l'indéfini du ciel. J'aime cet endroit comme une escale de paix. Je suis un égaré ayant décidé de se poser, de rester là dans chaque instant des souffles. J'écoute l'oiseau, un chant sur la page de silence. À la fin du jour il y a celui des voix de la vallée, isolées comme des notes échappées. J'apprends l'attenta, celle de l'instant, celle de la pluie, des jours à venir, de la nuit, de la première étoile, celle du feu pour les repas et pour réchauffer les soirs. J'attends sans impatience, en vivant l'instant comme une éternité. Ajouté à ce bonheur, il y a l'inattendu de cette vie là-haut, les coups de vent soudains qui annoncent l'orage. Il y a alors une plainte rugueuse des écorces blessées, un bavardage précipité du feuillage sous les ailes sombres des nuages, et je me régale d'un poignard de feu, derrière les voiles d'eau. Il me semble que ces instants-là ne peuvent finir.


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