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La compagnie de Sharpe

Couverture du livre La compagnie de Sharpe

Auteur : Bernard Cornwell

Traducteur : Franck Mirmont

Date de saisie : 28/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Nimrod, Paris

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-915243-13-0

GENCOD : 9782915243130

Sorti le : 23/06/2008

  • Les présentations des éditeurs : 05/07/2008

Découvrez Richard Sharpe, le meilleur ennemi de Napoléon.

1812. Guerre d'Espagne, siège de Badajoz.

Après avoir conquis Ciudad Rodrigo, l'armée anglo-portugaise fait route vers Badajoz, une redoutable ville fortifiée défendue par les Français et qui barre la route de Madrid. Mais pour Richard Sharpe, l'enjeu des combats à venir n'est pas seulement stratégique. Afin de reprendre le commandement de sa compagnie, confiée à un officier plus riche et plus influent que lui, et de se préserver du sergent Hakeswill, son vieil ennemi tout juste débarqué d'Angleterre, il veut s'illustrer dans l'assaut donné à la forteresse en menant une colonne d'«Enfants perdus» dans l'une des brèches de la muraille.
Cet acte de bravoure lui permettrait de retrouver sa dignité, mais aussi de voler au secours de ceux qu'il aime et qui, cachés dans la ville, sont en danger de mort.

«Un petit chef d'oeuvre littéraire.
Le rythme est toujours haletant, et la narration vivante ; après avoir dévoré ce livre, il ne vous restera plus qu'à attendre le prochain.»
Gloire & Empire, revue de l'histoire napoléonienne

«Cornwell est un formidable romancier et les aventures de Sharpe sont tout simplement extraordinaires.»
Daily Telegraph

Auteur de romans historiques, Bernard Cornwell est né à Londres en
1944 d'un père canadien pilote de l'armée de l'air et d'une mère anglaise.
Abandonné par ses parents, il est adopté par une famille de l'Essex particulièrement religieuse qui bannit l'alcool, le tabac, la médecine contemporaine, les arts corporels ou encore les figurines militaires. Très naturellement, il développe une véritable fascination pour les univers militaires, dévore les romans de Cecil Scott Forester (la saga du capitaine Horatio Hornblower) et essaye à trois reprises de s'engager dans l'armée, sans y parvenir en raison de sa trop mauvaise vue.
Diplômé de théologie, il devient producteur de documentaires pour la BBC, puis part s'installer aux Etats-Unis où il se consacre à l'écriture. En 1981, il publie L'Aigle de Sharpe, un roman dédié aux aventures d'un jeune officier anglais issu du rang qui combat les armées napoléoniennes au côté du Duc de Wellington. C'est un formidable succès. Aujourd'hui, Richard Sharpe est le héros de la saga napoléonienne la plus célèbre au monde, avec des traductions dans une vingtaine de pays et plusieurs millions d'exemplaires vendus. Les trois premiers volumes de ses aventures, L'Aigle de Sharpe, Le Trésor de Sharpe et La Compagnie de Sharpe ont paru aux éditions Nimrod.
L'Epée de Sharpe paraîtra en décembre 2008.


  • Les courts extraits de livres : 05/07/2008

Avant-propos :

Le siège de Badajoz, qui sert de trame à La Compagnie de Sharpe, représente un épisode dramatique de la guerre de la Péninsule, mais surtout un événement que l'armée britannique tâcha d'oublier en raison de l'horreur qu'il suscita.
Badajoz était, et demeure, une grande ville fortifiée protégeant la route du sud qui reliait le Portugal à l'Espagne à travers les montagnes. Schématiquement, deux routes traversaient la frontière, dont chacune était protégée par une formidable citadelle ; la route du nord était gardée par Ciudad Rodrigo, celle du sud par Badajoz. Il était impossible à Wellington de lancer son armée en Espagne avant que ces forteresses ne soient tombées entre ses mains. Il lui fallait absolument s'en emparer.
La forteresse de Badajoz était la plus impressionnante des deux, mais son site n'a plus grand-chose à offrir aux visiteurs. Le château se dresse toujours sur son éperon et les murailles projettent encore leurs ombres noires, mais il existe ailleurs en Espagne de plus beaux châteaux et les murailles d'Avila sont bien plus photogéniques. La ville de Badajoz elle-même semble terne, presque misérable. C'est une ville industrielle, encrassée, qui ne jouit pas de la pétulance ensoleillée d'autres villes espagnoles plus célèbres.
La nuit la plus infortunée de Badajoz est celle du 6 avril 1812, c'était un lundi soir. La ville était assiégée par l'armée britannique et l'artillerie anglaise avait réussi à faire trois brèches dans les hautes murailles de l'enceinte fortifiée. Nombreux sont ceux qui pensent qu'une brèche n'est rien d'autre qu'un énorme trou percé dans une muraille, mais il s'agit en réalité d'une section de muraille écroulée sur elle-même. Il ne reste donc qu'une rampe escarpée de pierres et de gravats qui conduit au sommet de la brèche, à mi-hauteur des murailles, avec une même rampe d'éboulis de l'autre côté. Les brèches étaient piégées, barricadées, et souvent minées, et de nouvelles défenses étaient généralement érigées derrière leur sommet afin de pouvoir repousser les assaillants. Il n'existe plus aucune brèche en Europe ; elles ont toutes été réparées afin que les murailles puissent continuer à jouer leur rôle défensif. Cependant, plusieurs années après avoir écrit La Compagnie de Sharpe, je me suis retrouvé dans le sud de l'Inde, toujours sur les traces de Sharpe et de Wellington, et là, j'ai eu l'opportunité d'escalader une véritable brèche creusée dans les murailles de la forteresse de Gawilghur. Certes, je n'étais plus un jeune homme fringant, mais la brèche était, objectivement, difficile à gravir. Il me fut impossible de la franchir sur mes seules deux jambes ; je dus m'aider de mes mains. Une brèche était déclarée «praticable» quand un homme armé seulement de son mousqueton et de sa baïonnette pouvait en entreprendre l'ascension, mais, même ainsi, il devait assurer son équilibre sur les éboulis en s'aidant d'une main, et en restant sous le feu de l'ennemi qui, lui, était bien retranché derrière ses défenses. S'élancer sur une brèche revenait à escalader une falaise à mains nues ; c'était là le lot d'hommes désespérés, prêts à tout.
Les défenseurs français de Badajoz attendaient de pied ferme l'assaut anglais. Leur moral était excellent, notamment parce que la ville fortifiée hébergeait un nombre élevé d'afrancesados, des Espagnols acquis à la cause française. La garnison était commandée par un officier intelligent et plein de ressources qui avait transformé chacune des brèches en un piège mortel. Les Français avaient confiance en eux, non sans raison, et pensaient qu'il était impossible pour les habits rouges de pénétrer dans la ville. D'une certaine manière, l'attaque anglaise fut irréfléchie, mais je n'en dirai pas plus pour l'instant puisque les événements de cette sombre nuit constituent le sujet de ce livre. Je me contenterai de préciser que j'ai rendu cette nuit encore plus sinistre grâce à l'intervention de ma canaille préférée dans la saga Sharpe, le sergent anglais Obadiah Hakeswill - sans doute le pire ennemi que Richard Sharpe aura jamais à affronter.


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