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France Inter est partenaire de notre site. Chaque jeudi matin vers 5h55 Patricia Martin met en avant sur l’antenne de France Inter un choix de bibliothécaire. Vous pouvez retrouver l’historique des choix de bibliothécaire cités par Patricia Martin en cliquant sur ce lien. France Inter est la première radio nationale à donner régulièrement la parole aux bibliothécaires de France.
Auteur : Karine Fougeray
Date de saisie : 05/05/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : D. Montalant, Queyrac, France
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-915779-08-0
GENCOD : 9782915779080
Sorti le : 24/01/2008
Voilà. Je l'ai lu aussi. Et je suis sous le charme. Ce roman est très beau. J'ai beaucoup aimé le lire. J'ai beaucoup aimé Clara, Violette, Félix et les autres. J'ai beaucoup aimé la façon dont est construit le livre. Un personnage, un morceau de l'histoire ou un point de vue, une pensée, des émotions, des sentiments. J'ai beaucoup aimé la maison de Violette, ses fleurs, ses odeurs. J'ai bien aimé les paysages qui sont décrits. J'ai aimé la relation entre ces femmes et les chevaux. Relation qui m'est complètement étrangère. J'ai aimé les relations entre ces hommes et ses femmes, douces, étranges, tranchées, conflictuelles, impossibles mais toujours emplies d'amour.
Elle cherche son cheval. Pourquoi ? Où est-il ? Et morceau par morceau, tout s'éclaire. Le passé de Clara, ses parents, un cheval. Et la fin du roman qui arrive doucement, émouvante.
Oui, ce roman est très beau.
Voilà. Je l'ai lu aussi. Et je suis sous le charme. Ce roman est très beau. J'ai beaucoup aimé le lire. J'ai beaucoup aimé Clara, Violette, Félix et les autres. J'ai beaucoup aimé la façon dont est construit le livre. Un personnage, un morceau de l'histoire ou un point de vue, une pensée, des émotions, des sentiments. J'ai beaucoup aimé la maison de Violette, ses fleurs, ses odeurs. J'ai bien aimé les paysages qui sont décrits. J'ai aimé la relation entre ces femmes et les chevaux. Relation qui m'est complètement étrangère. J'ai aimé les relations entre ces hommes et ses femmes, douces, étranges, tranchées, conflictuelles, impossibles mais toujours emplies d'amour.
Elle cherche son cheval. Pourquoi ? Où est-il ? Et morceau par morceau, tout s'éclaire. Le passé de Clara, ses parents, un cheval. Et la fin du roman qui arrive doucement, émouvante.
Oui, ce roman est très beau.
Voilà. Je l'ai lu aussi. Et je suis sous le charme. Ce roman est très beau. J'ai beaucoup aimé le lire. J'ai beaucoup aimé Clara, Violette, Félix et les autres. J'ai beaucoup aimé la façon dont est construit le livre. Un personnage, un morceau de l'histoire ou un point de vue, une pensée, des émotions, des sentiments. J'ai beaucoup aimé la maison de Violette, ses fleurs, ses odeurs. J'ai bien aimé les paysages qui sont décrits. J'ai aimé la relation entre ces femmes et les chevaux. Relation qui m'est complètement étrangère. J'ai aimé les relations entre ces hommes et ses femmes, douces, étranges, tranchées, conflictuelles, impossibles mais toujours emplies d'amour.
Elle cherche son cheval. Pourquoi ? Où est-il ? Et morceau par morceau, tout s'éclaire. Le passé de Clara, ses parents, un cheval. Et la fin du roman qui arrive doucement, émouvante.
Oui, ce roman est très beau.
«J'avais trente-cinq ans et je roulais en voiture. À vive allure, en rétrogradant sèchement dans les virages, en mordant la ligne blanche. Il faisait beau mais le temps qu'il faisait importait peu. Il fallait que j'avance.
La route longeait la côte, tournait dans tous les sens. Au deuxième village je suis descendue sur le port et je me suis garée là, dans les odeurs de casiers fraîchement débarqués. On m'a regardée. On m'a dévisagée par-dessous les casquettes, par-dessus les cols des cabans et des vestes de quart. Des hommes ont rivé leurs yeux sur moi parce que je leur étais inconnue et ces regards ne m'ont pas dérangée. Au contraire.»
Karine Fougeray est née et vit à Saint-Malo. Son premier recueil de nouvelles, Elle fait les galettes, c'est toute sa vie, est paru en 2005.
À propos des galettes, ils ont dit :
«Karine Fougeray est la petite soeur malouine d'Anna Gavalda. Fêtons-la.»
Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur
«Naviguant avec subtilité au bord du drame ou de la nostalgie, Karine Fougeray, par touches délicates, sait dépeindre les petits riens de la vie qui lui donnent tous son sens.»
Christine Rousseau - Le Monde des livres
J'avais trente-six ans et je roulais en voiture. À vive allure, en rétrogradant sèchement dans les virages, en mordant la ligne blanche. Il faisait beau mais le temps qu'il faisait importait peu.
Il fallait que j'avance.
La route longeait la côte, tournait dans tous les sens. Au deuxième village je suis descendue sur le port et je me suis garée là, dans les odeurs de casiers fraîchement débarqués. On m'a regardée. On m'a dévisagée par-dessous les casquettes, pardessus les cols des cabans et des vestes de quart. Des hommes ont rivé leurs yeux sur moi parce que je leur étais inconnue et ces regards ne m'ont pas dérangée. Au contraire.
Je suis entrée dans le bar, droit vers le comptoir et j'ai commandé un kir avec autant de cassis que de vin de Champagne. Pour être exacte, j'ai dit :
- Autant de couleur rouge que de couleur blanche.
L'intérieur était sombre. L'air mouillé. Il se collait aux peaux. Le bar en bois imitait une demi-coque et l'homme derrière a haussé les épaules en ouvrant des yeux comme deux sous-tasses :
- Pas de Champagne ici !
J'ai répondu :
- Quoi en remplacement ?
- Du blanc sec, du muscadet, de l'habituel pour faire du kir normal, quoi.
Les clients s'étaient tus pour tendre l'oreille à notre petit échange verbal, qui, de banal, prenait une tournure moins insignifiante.
Je ne me suis pas démontée :
- Je paierai le prix. Je ne suis pas touriste. J'ai besoin de bulles.
J'ai marqué un point car le patron a changé d'expression et j'ai senti en lui la curiosité l'emporter sur le reste.
- O.K., a-t-il dit, asseyez-vous là - il me désignait une table en bois - je vais voir ce que je peux faire.
Alors, je lui ai donné le coup de grâce. J'ai murmuré :
- Vous me le servirez dans une bolée de cidre.
Je me suis encore radoucie, j'ai souri du mieux que je pouvais et j'ai ajouté :
- S'il vous plaît.
Et je me suis assise.
J'ai sorti le carnet, on entendait les mouches voler. Je l'ai ouvert et la première page - blanche - est sortie de terre. Lentement, consciencieusement j'ai écrit une phrase. Mais l'effort à fournir était si intense, si douloureux que je me suis ravisée. J'ai décidé d'attendre la bolée et je l'ai refermé devant moi. Un cahier Clairefontaine à spirale. Un rectangle rose et vif sur du bois foncé.
Une claire fontaine rose.
C'est à ce moment qu'un type est entré précipitamment, une bouteille de Mercier à la main. Affirmer que je détestais le Mercier ne m'a pas semblé être la bonne idée. Alors je me suis imprégnée de la scène qui se déroulait sous mes yeux et dont j'étais la cause.
- Ah Félix, c'est gentil de me dépanner ! Le gaillard à la bouteille a rigolé :
- Du champagne à cette heure ! T'as un client qui vient de récupérer son permis chez les flics et qui tient absolument à se le faire reprendre dans les deux heures ?
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