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.. Il faut fermer les écoles maternelles : le plaidoyer d'un inspecteur de l'Education nationale

Couverture du livre Il faut fermer les écoles maternelles : le plaidoyer d'un inspecteur de l'Education nationale

Auteur : Julien Dazay

Date de saisie : 06/03/2008

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Michalon, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-84186-441-6

GENCOD : 9782841864416

Sorti le : 06/03/2008

  • Les présentations des éditeurs : 01/03/2008

Notre école maternelle va mal. Manque d'ambition, ambiguïté de sa mission, confusion des rôles... cette belle exception française enviée par le monde entier pendant des décennies n'est plus adaptée à son temps. Notre école maternelle se meurt. Elle ressemble de plus en plus à une simple garderie qui confond éducation et enseignement, creuse les inégalités et ignore la demande pédagogique des parents. Notre école maternelle doit être réformée d'urgence. Pour l'avenir de nos enfants et celui de notre pays.
Dans cet essai aux accents pamphlétaires, l'auteur dresse le tableau noir d'une institution inefficace et coûteuse qui scolarise aujourd'hui 99,9 % des enfants de trois à cinq ans. Un constat accablant et des propositions concrètes pour (ré)inventer l'école préélémentaire de demain.

Julien Dazay est le pseudonyme d'un ancien instituteur, aujourd'hui inspecteur de l'Éducation nationale.


  • Les courts extraits de livres : 01/03/2008

Extrait de l'avertissement :

Je sais bien qu'aborder un tel sujet avec un titre aussi définitif va certainement m'attirer les foudres de beaucoup de monde. J'entends déjà les défenseurs authentiques de l'école maternelle crier au scandale, à l'hérésie, dénoncer mon ouvrage comme une imposture voire un simple coup éditorial ! Bien entendu... Pourtant, et même si certains de mes propos peuvent paraître excessifs voire durs, je sais grâce à ma longue expérience au sein de l'Éducation nationale que ceux-ci sont peu ou prou partagés par un nombre considérable de mes collègues, instituteurs, directeurs, inspecteurs, personnels administratifs, hommes et femmes...
Remettre en cause l'école maternelle d'aujourd'hui, reconnaître ses faiblesses, ses manques, ses dérives, c'est... la défendre. Accepter l'idée que cette institution n'est plus adaptée dans sa structure actuelle à la société du XXIe siècle, c'est prendre en compte les besoins des familles qui ont largement évolué depuis l'«invention» des maternelles à la fin du XIXe siècle. C'est également accorder davantage de respect aux enfants et aux enseignants. C'est, enfin, écrire ce que de nombreux chercheurs, pédagogues et politiques pensent mais n'osent pas affirmer publiquement par crainte des corporatismes. Il y a des icônes auxquelles il ne faut pas toucher. L'école maternelle en est une, incontestablement. J'oserai ici l'écorner en énonçant quelques vérités simples afin que cette école se rénove, qu'elle affronte sa nécessaire révolution, en douceur. Il ne s'agit pas de condamner les enseignants qui vivent tous les jours les réalités de classes souvent surchargées avec des élèves de plus en plus difficiles. Encore moins de dire que le «travail» tel qu'il est préconisé par les textes officiels n'est pas fait. Il n'est évidemment pas question pour moi de jeter l'anathème sur ces dizaines de milliers d'hommes et femmes qui oeuvrent chaque jour pour que plus de deux millions et demi d'élèves trouvent dans l'école maternelle les plaisirs de vivre avec d'autres, d'échanger, de comprendre le monde, d'apprendre...
Oui, d'apprendre. Car, c'est bien cela qui aujourd'hui pose problème. Une grande partie de la crise que traverse cette école maternelle à la française, si atypique, enviée pendant des décennies par tant de pays, réside dans l'éternelle ambivalence entre jeu et apprentissage. Qu'apprend-on réellement à l'école maternelle ? En dépit d'un fameux ouvrage publié sur le sujet avec le concours de l'Éducation nationale, il est bien difficile de répondre précisément. Pour ma part, je pense que l'on n'y apprend souvent pas grand-chose ou, en tout cas, pas assez de choses. Je prétends aussi que le flou est l'un des piliers de ce système aujourd'hui à bout de souffle et que cette culture du vague a des conséquences considérables sur une partie des enfants, notamment ceux qui sont le plus en difficulté.


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