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.. Communions d'hier et de toujours

Couverture du livre Communions d'hier et de toujours

Auteur : Marie-Odile Mergnac

Date de saisie : 18/02/2008

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Archives et culture, Paris, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-35077-085-7

GENCOD : 9782350770857

Sorti le : 18/02/2008

  • Les présentations des éditeurs : 24/02/2008

Fête religieuse, la première communion ou la profession de foi se double depuis des siècles d'une fête profane et familiale. L'âge à la communion, la robe ou le costume portés ce jour-là par les communiants, la préparation faite par le curé, les images pieuses distribuées, le repas de famille, les cadeaux partagés... tout cela évolue au fil du temps.

À travers une multitude d'images et d'objets anciens, mais aussi de témoignages d'écrivains et d'enfants racontant leur première communion (Chateaubriand, Flaubert, Verlaine, Zola, Simone de Beauvoir...), le livre fait revivre ce beau jour d'hier à aujourd'hui.

Un bel ouvrage à offrir lors des communions, mais aussi à tous ceux que l'histoire de la vie quotidienne passionne.

Marie-Odile Mergnac est l'auteur ou le coauteur de nombreux titres sur l'histoire de la vie quotidienne : Les femmes de 1750 à nos jours, Bébés d'hier, Les écoliers et leurs maîtres en France d'autrefois chez le même éditeur, Le mariage en photos et Mon album de généalogie aux Éditions du Chêne. Elle dirige aussi une collection de généalogie aux Éditions Autrement.


  • Les courts extraits de livres : 24/02/2008

La communion des enfants au fil des siècles

Sacrement renouvelable, la communion est au coeur de la foi chrétienne. Les enfants, lorsqu'ils y accèdent pour la première fois, sont toujours entourés aujourd'hui de leurs proches, dans une cérémonie qui devient à la fois une fête religieuse et une fête familiale.

Dans les premiers temps de l'Eglise...
Dans les tout premiers temps de l'Eglise, on admettait les enfants à la communion dès le plus jeune âge, aussitôt qu'ils avaient reçu le baptême. Ce jour-là, on humectait même les lèvres du bébé nouvellement baptisé avec du vin consacré (une pratique qui a encore cours actuellement dans l'Eglise d'Orient). On laissait aussi les enfants finir après la messe les pains consacrés non utilisés.
Puis, progressivement, on estime essentiel que celui qui accède à l'Eucharistie puisse en comprendre le sens profond. Lors du concile de Latran IV, en 1215, au cours duquel est définie la notion de transsubstantiation, le pape Innocent III décide que la première communion ne peut se faire avant ce qu'il appelle " l'âge de discrétion ", ou de maturité, qu'il fixe à douze ans pour les filles et à quatorze ans pour les garçons. Désormais, lorsque l'enfant a l'âge requis, il accède à la communion au milieu de sa famille ou des adultes, sans davantage de cérémonie. Ni fête ni liturgie particulière n'ac­compagnent ce premier jour.

Quand la communion se fait fête
À partir des années 1600, sous l'influence de saint Vincent de Paul, cette première communion devient une véritable cérémonie, réunissant un même jour tous les enfants accédant à l'eucharistie à l'issue du parcours de catéchisme. Une fête religieuse importante, qui prend progressivement l'allure d'un rite de passage à l'âge adulte : douze à quatorze ans, c'est l'âge à partir duquel on peut entrer en apprentissage par exemple, ou bien celui à partir duquel on commence à penser mariage pour les filles...

Deux communions au lieu d'une
En 1910, le pape Pie X demande qu'on admette à l'eucharistie les enfants dès l'âge de raison, c'est-à-dire dès sept ans, à condition qu'ils aient suivi un parcours de catéchisme expliquant le sens du sacrement. On distingue donc à partir de cette époque la "première communion" ou "communion privée" (à sept ans) de la "seconde communion" ou "communion solennelle", célébrée avec plus de faste (vers douze à treize ans) et marquant, pour les familles, la fin de l'enfance.
C'est pourtant la première communion, qui donne accès à l'eucharistie, qui est la cérémonie primordiale. Aussi, dans les années 1950-1960, on se met à associer à la communion solennelle le renouvellement de la profession de foi du baptême. À partir des années 1970, la communion solennelle change de nom pour prendre celui de profession de foi. Une cérémonie qui ne fait pas que changer d'intitulé, mais aussi de sens : auparavant centrée sur l'eucharistie, elle n'était qu'une répétition, en plus majestueux, de la première communion. La profession de foi d'aujourd'hui s'ancre quant à elle dans le sacrement du baptême, et représente le renouvellement personnel et réfléchi des promesses de foi et d'engagement prises lors du baptême par les parents ou par un parrain et une marraine.


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