Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Venise : 2008-2009

Couverture du livre Venise : 2008-2009

Auteur : Aurélia Bollé | Emma Tassy

Date de saisie : 21/02/2008

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Gallimard loisirs, Paris, France

Collection : Ville

Prix : 11.90 € / 78.06 F

ISBN : 978-2-7424-2216-6

GENCOD : 9782742422166

Sorti le : 21/02/2008

  • Les présentations des éditeurs : 24/02/2008

Préférez-vous... la Mostra del Cinema ou l'Accademia ? Les jeunes créateurs de Castello ou les artisans d'art de Dorsoduro ? Une pension à San Marco ou un palace au Lido ? Avec GEOGUIDE, 400 sites et adresses pour vivre la ville au plus près de vos envies.

GEOQUARTIERS Un guide culturel
Une découverte intime de Venise et de son patrimoine, quartier par quartier.

GEOADRESSES Quatre carnets d'adresses
Boutiques, bars, restaurants, hôtels : plus de 250 lieux sélectionnés par nos correspondants et testés par nos auteurs, pour un séjour à la carte.

GEOCARTO Un cahier cartographique couleur
Venise en 7 plans couleur, un index des rues, pour localiser sites et adresses et circuler facilement.

GEOREGARD Un portfolio
Une sélection de photos emblématiques, établie avec le magazine GEO.


  • Les courts extraits de livres : 24/02/2008

À l'assaut de la terre ferme

À la fin du XIVe siècle, au Stato da mar (État de mer, les colonies vénitiennes en Méditerranée) s'ajoute progressivement un Stato da terra, fruit des avancées de la République en Italie du Nord. Après différents accords commerciaux passés avec Trévise, Padoue ou Ferrare, Venise prend les armes et conquiert progressivement un dominio di terra ferma : Trévise en 1339, puis Vérone, Vicence et le Frioul entre 1404 et 1424. En 1494, l'arrivée des troupes du roi de France Charles VIII marque le début des guerres d'Italie. Venise pense profiter des troubles occasionnés pour s'emparer des ports des Pouilles, de Pise et de la Romagne pontificale. Le pape Jules II s'allie alors à la France, à l'Espagne et au Saint Empire, avec lesquels il forme la ligue de Cambrai, destinée à contrer les ambitions vénitiennes. En 1509, cette alliance défait les forces de la République, qui perd presque toute la terre ferme. Mais Jules II, assuré de conserver la Romagne et inquiet de la montée en puissance des Français en Italie, se rallie à Venise. Grâce à ce retournement de situation, celle-ci pourra dès lors jouer des rivalités entre Français, Espagnols et impériaux. S'alliant tantôt avec Charles Quint, tantôt avec François Ier, elle aura en 1516 récupéré la quasi-intégralité de ses territoires. Dorénavant, Venise fera le choix de rester neutre. Le siècle d'or de la ville peut commencer. La vallée du Brenta se pare de villas patriciennes, alors qu'à Venise même le doge Andréa Gritti ambitionne de bâtir une nouvelle Rome. Sansovino et Palladio président à de nombreux projets architecturaux, tandis que la peinture s'épanouit grâce aux talents de Titien, Véronèse et plus tard le Tintoret. Mais, parallèlement, le Stato da mar vacille : île après île, les Turcs s'emparent de la mer Egée. La retentissante bataille de Lépante remportée en 1571 par la Sainte Ligue (Venise, Espagne, papauté) n'empêche pas la perte de Chypre et le repli de ses possessions en Méditerranée. Enfin, Venise traverse de 1575 à 1577 une épidémie de peste qui tuera 50 000 personnes.

Le déclin

Le XVIIe siècle confirme le déclin, désormais inexorable, de la République. Essuyant coup après coup des défaites sur la terre ferme, Venise s'épuise aussi en mer, notamment durant la longue guerre de Candie (1645-1699) contre les Turcs, qui se soldera par la perte de la Crète. En 1630, la peste emporte une nouvelle fois quelque 46 000 personnes, affaiblissant encore une économie déjà ponctionnée par les dépenses de guerre. D'autant plus que, désormais, il faut compter avec les concurrences française, hollandaise et anglaise et l'émergence des grandes compagnies européennes. Les répercussions de cette perte de vitesse provoquent alors une crise sociale et des luttes de clans. Progressivement, la Sérénissime, jadis centre du monde, devient une puissance régionale.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia