Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Calypsia et son secret

Couverture du livre Calypsia et son secret

Auteur : Angela McAllister

Illustrateur : Peter Bailey

Traducteur : Cécile Dutheil de la Rochère

Date de saisie : 14/02/2008

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Folio junior, n° 1462

Prix : 5.80 € / 38.05 F

ISBN : 978-2-07-061022-8

GENCOD : 9782070610228

Sorti le : 14/02/2008

  • Les présentations des éditeurs : 21/02/2008

Au fond de l'océan vit la jeune Calypsia, qui veut découvrir ce qu'on lui cache depuis toujours. Quel est le secret de sa mère ? Pourquoi lui a-t-elle laissé ce mystérieux coffre scellé avant de disparaître ? Portée par les flots vers la barque de Jake, Calypsia se lie d'amitié avec lui. Ensemble, ils partent à la recherche de la vérité. Mais la mer est peuplée de créatures menaçantes qui semblent les traquer...

La quête palpitante de deux héros hors du commun qui nous entraînent au coeur de l'univers fascinant des profondeurs marines.


  • Les courts extraits de livres : 21/02/2008

Il était très tôt ce matin, mais Cal était déjà réveillée, allongée dans son lit, guettant la première lueur de l'aube. Elle avait passé la nuit à tourner et se retourner suivant les marées agitées de son sommeil, avant de sombrer dans un tourbillon de rêves turbulents. Une légère lumière commença à chatoyer sur le rebord de la fenêtre en pierre. Son coeur se mit à battre violemment au fond de sa poitrine, comme une bête sauvage enfermée dans une cage.
La nuit s'achevait.
Elle se redressa et s'assit sur son lit. Elle passa la main dans les boucles de ses beaux cheveux cuivrés et jeta un regard sur sa chambre. Elle ne voyait pas grand-chose, mais elle était habituée. Elle avait toujours vécu dans une semi-obscurité, un monde d'ombres qu'elle se préparait à abandonner.
Elle tâtonna un peu avant de trouver la cruche en terre posée au pied de son lit, l'inclina délicatement et plongea le bras à l'intérieur pour prendre une pelote de noeuds de ficelle de la taille d'un poing. Elle se demandait comment réagirait son père quand il découvrirait sa disparition. La pelote était son message, qui expliquerait les raisons de son départ. Mais comprendrait-il ? Elle se rappela ses paroles récentes : «Je t'aime plus que le souffle de la vie, ma petite fileuse adorée», et elle savait que c'était vrai. Mais comment pouvait-on aimer quelqu'un tout en gardant des secrets, des secrets qui faisaient si mal ?
- Je reviendrai, s'exclama Cal tout haut. Mais, aujourd'hui, il faut que je parte. Pas pour toujours, je reviendrai.
Elle avait installé près de son lit une caisse renversée sur laquelle se trouvait un grand coquillage vide qui contenait ses petits trésors. Elle fouilla à l'intérieur et trouva un bracelet en bronze incrusté de trois perles d'ambre. Elle le glissa à son poignet. Il y avait aussi une petite cuillère ternie et un peigne en os, que son père avait obtenus en négociant avec un brocanteur. Des objets raffinés, mais ce n'était pas ça qu'elle cherchait. Elle prit un morceau de poterie sur lequel était peint un oiseau en plein vol sur un fond de ciel bleu brouillé. Elle posa le pouce sur le corps de l'oiseau, comme elle aimait à le faire, et reconnut la légère empreinte du pouce du potier, un peu plus large que la sienne. Puis elle rangea le tesson dans une petite pochette en tissu. Elle était surprise par l'importance que ces objets fétiches revêtaient au moment où elle était sur le point d'abandonner tout ce qui lui était familier. «Plus rien ne sera comme avant», se dit-elle tout en frissonnant de crainte et d'excitation. Elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, mais elle était sûre d'une chose : elle reviendrait transformée, d'une manière ou d'une autre.
Elle prit un fragment de miroir triangulaire qu'elle approcha de la fenêtre. Il était rayé et la lumière était faible, mais elle arriva à distinguer des éclats de son propre reflet : un oeil vert, étroit, avec des cils roux, une pluie de taches de rousseur sur sa joue crème, et l'aile de son nez aquilin. Elle fit la moue.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia