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Le trésor de Sharpe

Couverture du livre Le trésor de Sharpe

Auteur : Bernard Cornwell

Traducteur : Franck Mirmont

Date de saisie : 24/11/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Nimrod, Paris

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-915243-08-6

GENCOD : 9782915243086

Sorti le : 07/11/2007

  • Les présentations des éditeurs : 17/09/2008

Découvrez Richard Sharpe, le meilleur ennemi de Napoléon.

Guerre du Portugal, forteresse d'Almeida, août 1810.

Tandis que les armées françaises occupent l'Espagne et repoussent les armées anglaises sur les côtes portugaises, le général Wellington confie une mission désespérée au capitaine Richard Sharpe, du South Essex.
Celui-ci doit, avec ses fusiliers, s'infiltrer derrière les lignes françaises et faire jonction avec un mystérieux chef guérillero, El Catolico, pour prendre en charge un incroyable trésor dont les ressources permettraient à l'Angleterre de poursuivre son effort de guerre.
Très vite, Richard Sharpe comprend qu'il ne doit pas seulement se protéger des patrouilles françaises, mais aussi des partisans espagnols, bien plus impitoyables. Pourchassés par les uns, traqués par les autres, Sharpe et ses fusiliers vont devoir se résoudre à l'impensable pour réussir leur mission et sauver l'armée anglaise de l'anéantissement.

«Sans doute l'un des plus grands auteurs contemporains de romans historiques» Washington Post

«Cornwell est un formidable romancier et les aventures de Sharpe sont tout simplement extraordinaires»
Daily Telegraph


  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Extrait de l'avant-propos :

Durant la guerre de la Péninsule, l'armée britannique remporta quelques batailles extraordinaires. Cette armée eut la chance d'être dirigée par un grand soldat, le duc de Wellington, mais les hommes du rang s'illustrèrent eux aussi par un comportement admirable en gardant leurs positions stoïquement, sous des mitrailles dévastatrices, avant de lâcher leurs propres salves. Et c'est ainsi que, bataille après bataille, les plus glorieux maréchaux de France opposèrent leurs troupes aux habits rouges de Wellington et, l'un après l'autre, furent défaits. «Vous le craignez tous parce qu'il vous a tous vaincus», déclarait Napoléon à ses maréchaux la veille de la bataille de Waterloo. Le lendemain, Napoléon lui-même était vaincu.
Mais à elles seules, les troupes britanniques, aussi bien entraînées fussent-elles, n'auraient jamais pu remporter la guerre de la Péninsule. L'armée française était en effet bien supérieure en nombre à celle de Wellington, et il lui aurait sans doute suffi d'unifier ses hommes pour le vaincre. Mais les Français ne purent en réalité jamais rassembler leurs forces en raison de l'activité des guérilleros, ces hommes qui menaient leur propre «petite guerre» (guerrilla en espagnol).
De nos jours, ces guérilleros seraient sans doute qualifiés de «combattants de la liberté». Lors de la guerre de la Péninsule, ils étaient partout. Espagnols et Portugais s'étaient soulevés avec une telle rage contre l'occupation française qu'un Français ne pouvait se déplacer sur leur territoire que dans le cadre d'un imposant convoi. Les Français répondirent à ce harcèlement par la terreur, et la «petite guerre» se transforma en une lutte bien plus impitoyable que celle qui les opposait à Wellington, entraînant la mort d'un nombre bien plus grand de soldats français. Quand Napoléon évoquait «l'ulcère espagnol», il pensait à ces guérilleros qui, jour après jour, nuit après nuit, rôdaient autour des camps, tuant et terrifiant ses hommes. Les Français ne pouvaient guère se concentrer sur leurs objectifs militaires, entourés qu'ils étaient de guérilleros qui menaçaient sans cesse de déborder leurs garnisons affaiblies et de couper leurs lignes de ravitaillement. Les Français tentèrent de défendre toutes leurs positions et, pour reprendre les mots de Frédéric le Grand, celui qui veut tout défendre ne défend rien.
Les romans mettant en scène Richard Sharpe ne rendent pas justice aux guérilleros. Sharpe étant un soldat britannique, il se retrouve plus souvent impliqué dans la campagne de Wellington que dans les sombres activités de la guérilla. Et quand il lui arrive de croiser la route de guérilleros, il court plus de risques de tomber sur les plus nuisibles d'entre eux - qui étaient fort nombreux. Francisco Espez, un grand combattant de la guérilla, plus connu sous le nom de Mina, écrivit que les guérillas criminelles constituaient «un ennemi pire que les Français». Il les décrivait comme «des bandes de coupe-jarret et de bandits de grand chemin qui, sous couvert de patriotisme, violaient et torturaient tous ceux qui avaient le malheur de croiser leur route.» Mina exécutait ces hommes sur-le-champ. Sharpe n'agit pas autrement.


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