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France Inter est partenaire de notre site. Chaque vendredi matin vers 6h45 Patricia Martin met en avant sur l’antenne de France Inter un choix de bibliothécaire. Vous pouvez retrouver l’historique des choix de bibliothécaire cités par Patricia Martin en cliquant sur ce lien. France Inter est la première radio nationale à donner régulièrement la parole aux bibliothécaires de France.
Auteur : Stephen Clarke
Traducteur : Bernard Cohen
Date de saisie : 21/11/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : NIL, Paris, France
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-84111-340-8
GENCOD : 9782841113408
Sorti le : 15/11/2007
Paul West, notre Englishman préféré, a décidé de rester en France pour parfaire son éducation érotico-sentimentale
Paul West a trouvé la Française de ses rêves. Elle n'a qu'un défaut : ses parents. Et même s'il jure ses grands dieux que l'empoisonnement de sa belle-mère n'était pas prémédité, sa fiancée, depuis, ne le regarde plus tout à fait du même oeil...
Sinon, entre deux siestes crapuleuses, Paul West n'a pas renoncé à ouvrir son salon de thé typiquement british. Mais il prend du retard car il se débat parallèlement avec quelques questions existentielles : les bureaucrates français sont-ils tous pervers ? y a-t-il une manière de cuisiner les courgettes qui les rendrait comestibles ? comment une Française peut-elle décemment préférer un french lover à un sujet de Sa Majesté ?
Stephen Clarke vit en France mais n'en reste pas moins anglais : s'il a essayé les Gauloises, la pétanque et les suppositoires, c'est uniquement dans le cadre des recherches préparatoires à ses livres. Son occupation favorite ? Siroter un verre à une terrasse de café tout en essayant de trouver la réponse la plus spirituelle à la question : «C'est vrai tout ce que vous racontez dans vos romans ?»
Après le fantastique succès de God save la France - plus de 200000 exemplaires vendus en France et vingt et une traductions -, God save les Françaises est déjà numéro un des listes de best-sellers en Grande-Bretagne.
Nous nous trouvions à une quarantaine de kilomètres au sud de Limoges, Florence et moi. En Corrèze, qui est presque l'épicentre de la France. Si vous étalez un type sur la carte du pays dans la fameuse position de Vinci, avec la main droite sur la Bretagne, la gauche sur Strasbourg et les pieds à Biarritz et Monaco, la Corrèze se trouverait sous le testicule droit.
La mère de Florence possédait une maison de campagne dans cette belle contrée. Nous avions donc décidé de nous y arrêter pour un rapide déjeuner avant d'entreprendre deux semaines d'exploration du Sud-Ouest.
Mais tout ne s'était pas exactement déroulé comme prévu, et c'est pourquoi nous nous étions alors retrouvés en plein soleil, à côté d'une voiture fraîchement cabossée. Nous attendions l'arrivée de la police ou d'une grue de dépannage depuis dix minutes lorsque Florence a posé sa tête dans mon giron et prononcé ces paroles fatidiques :
- Maintenant, on va devoir passer quelques jours avec maman...
À ce moment, bien entendu, elle ignorait que j'allais essayer de tuer sa mère. Je ne m'en doutais pas, moi non plus. Nous n'étions ensemble que depuis deux mois, environ, et si on m'avait demandé mon avis sur le sujet j'aurais certainement répondu que non, je ne pensais pas qu'une tentative de meurtre sur la maman de sa nouvelle petite amie était le meilleur moyen d'affermir une relation sentimentale.
De toute façon, ce n'était pas vraiment ma faute. La responsabilité de ce qui avait précédé et de ce qui allait suivre retombait entièrement sur un chauffard gaulois débile.
- Connasse ! avait-il beuglé.
Les insultes françaises sont toujours merveilleusement respectueuses de la grammaire. Même au plus chaud d'une bataille verbale, on n'oublie pas de changer le genre selon le sexe de l'adversaire. Dans le contexte, pourtant, la forme féminine de connard était totalement injustifiée : c'était moi qui étais au volant, non Florence. Il lui avait hurlé dessus juste parce qu'elle se trouvait plus près de lui que moi. Et cela alors qu'il venait d'enfoncer la portière passager de la voiture flambant neuve du père de Florence, y laissant une dépression qui aurait pu être provoquée par un astéroïde et s'arrêtant à une microseconde d'infliger des dommages similaires à ma petite amie.
- Are you OK ? lui ai-je demandé.
- Oui. (Elle me répondait toujours en français.) Et toi, Paul ?
- Oui, mais j'ai bien envie de lui faire avaler ses lunettes de soleil de frimeur, à ce type.
- Non, tu ne peux pas faire ça. Tu es anglais. Tu dois montrer ton flegme.
- My phlegm ?
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