Il faut redécouvrir les articles de René Fallet et spécialement ses Chroniques littéraires du Canard enchaîné. En parfait accord avec l'hebdomadaire satirique, il sait être irrévérencieux, mais aussi tendre, sensible et juste. Pour chacun des auteurs présentés, il se révèle doué du talent d'aller à l'essentiel. Il en résulte une galerie de portraits étonnamment riche où se côtoient aussi bien Queneau que Saint-Exupéry, Camus que Boris Vian. S'il n'aime guère les militaires et les académiciens, René Fallet avoue, par contre, sa passion pour les poètes. Georges Brassens occupe une place de choix dans ses articles, mais aussi Robert Desnos, Blaise Cendrars, Maurice Fombeure, Jacques Prévert ou Arthur Rimbaud.
Michel Lécureur est l'auteur de deux biographies aux Belles Lettres : Marcel Aymé un honnête homme (1997) et Raymond Queneau (2002). Il prépare actuellement celle de René Fallet. D'autre part, il a dirigé la publication des uvres romanesques complètes de Marcel Aymé dans la Pléiade (Volumes II et III).
La revue de presse Antoine Perraud - Télérama
... René Fallet, connu pour avoir signé la présentation des chansons sur chacun des albums de son ami Georges Brassens, certaines chroniques publiées par Le Canard enchaîné voilà un demi-siècle valent leur pesant de soupe au chou. Impeccablement édité par Michel Lécureur... Un festival d'anticonformisme achevé, par un galopin de 25 ans alors, qui avait pour tout diplôme son certificat d'études primaires...
La revue de presse Philippe Lançon - Libération
Claudel ? «Quel nouveau Zola dégonflera un jour ce préservatif fiché sur tous les clochers !» Jouhandeau ? «Un Montherlant rétréci au lavage, un Balzac qui serait japonais et miniaturiste, un de ces gars qui vous écrivent l'édition intégrale du Capital sur la moitié d'un noyau de cerise.» De moqueries en admirations, René Fallet écrit sa soupe aux lettres comme au coin du comptoir, une main sur la bouteille, un pied sur le crachoir, taillant ses petites phrases dans le lard de la familiarité populaire...