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.. Fin de vie : vivre ou mourir, tout savoir sur vos droits

Couverture du livre Fin de vie : vivre ou mourir, tout savoir sur vos droits

Auteur : Gilles Antonowicz

Préface : Michel Rocard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Archipel, Paris, France | B. Pascuito éditeur, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

GENCOD : 9782841879328

  • Le journal sonore des livres : Lu par Sylvain Elie - 27/02/2007

Sylvain Elie - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 26/01/2007

«Il y a du guide juridique dans ce livre, mais aussi du réquisitoire et du pamphlet. L'ordre judicieux de ses questions vous fera vivre l'aventure de l'euthanasie au long des siècles, comme une manière de roman policier où les hommes et les forces de la liberté et de la dignité traquent ceux du meurtre et du dogmatisme barbare, devant les prétoires comme devant l'opinion, dans un amoncellement étourdissant de considérants juridiques touchant le détail des circonstances, des faits et des intentions.

«Ce livre est une superbe incitation à la prise de position, un manifeste que je suis heureux et fier de présenter au public.»
MICHEL ROCARD
(extrait de la préface)

Responsable de la commission juridique de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité, Gilles Antonowicz est avocat au barreau de Grenoble. Il est l'auteur d'un ouvrage de référence sur un autre tabou social : Agressions sexuelles : la réponse judiciaire (Odile Jacob, 2002).


  • Les courts extraits de livres : 26/01/2007

Les débats relatifs à la fin de vie sont-ils propres à nos sociétés «modernes» ?
Peut-on décider du moment de sa mort ? Peut-on, dans certaines circonstances, aider quelqu'un à mourir ? Aucune de ces questions n'est en vérité nouvelle. Les hommes les formulent et se les posent depuis la nuit des temps.
Dans nos sociétés occidentales, selon les lieux et les époques, les réponses ont varié. Quantités d'ouvrages, notamment ceux de Philippe Ariès et Michel Vovelle, apportent sur ces sujets de précieuses informations. Les Celtes, dit-on, fracassaient le crâne des malades en fin de vie avec un marteau sacré. En Bretagne, des étouffeurs aidaient les agonisants à mourir. À Rome, les élites n'hésitaient pas, à l'instar de Sénèque, à s'ouvrir les veines dans leur bain pour mettre un terme à leur existence. Pline rapporte l'histoire de ces personnes âgées qui, sur l'île de Cea, se donnaient volontairement la mort à l'issue d'un banquet en se précipitant dans la mer du haut d'un rocher destiné à cet usage. Marguerite Yourcenar raconte comment l'empereur Hadrien donnait au philosophe Euphrate, dont les souffrances étaient «vives», la «permission» du suicide. «Rien ne semblait plus simple», assure-t-elle.
Au Moyen Âge, bien au contraire, la lenteur de l'agonie rassurait. Ce dernier combat («agonie» vient du grec agônia, qui signifie «lutte») était le gage d'une «bonne mort». Une «belle mort» ne devait pas survenir à l'improviste. Il fallait autoriser le repentir et donner au mourant, dont anges et démons se disputaient l'âme, le temps de faire en dernière minute le choix du ciel. L'angoisse, c'était la mort subite, susceptible de vous conduire en enfer si vous vous trouviez en état de péché mortel... Puis est apparue l'idée selon laquelle la souffrance pouvait jouer son rôle dans la conquête du salut. Souffrir est devenu synonyme de rachat, de rédemption, et la France majoritairement catholique en a cultivé le mythe jusque dans un passé récent. L'auteur de ce livre a ainsi trouvé une lettre écrite par sa grand-mère annonçant à son mari le décès de l'un de leurs enfants, mort à Marseille en avril 1920, à l'âge de vingt ans : (...)


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