«Marc sauta avec Sonia par une fenêtre aux croisillons calcinés et ils roulèrent curieusement en contrebas avant d'atterrir dans un potager où Paul faisait pousser son herbe.
Il resta allongé sur le dos un instant pour reprendre son souffle. Il n'avait pas lâché Sonia durant leur dégringolade et il la tenait contre lui. Elle respirait comme une forge. Le toit de la remise était sur le point de s'effondrer et le feu rugissait, éclairait la nuit comme la chute d'une comète.
Et Marc se disait que sauver la vie de sa fille le jour où ils se rencontraient était un bon début.»
Comme vous le découvrirez dans cette deuxième saison, rien n'est moins sûr...
Julliard publiera la troisième saison de Doggy bag en septembre 2006. Les quatrième, cinquième et sixième saisons seront publiées en 2007 et 2008.
Les courts extraits de livres : 09/01/2007
Marc avait décidé de ne pas la brusquer. De lui accorder le temps nécessaire - il lui en fallait un peu lui-même.
Il avait été bien inspiré de la sauver des flammes.
Rien n'était plus difficile que de savoir ce qu'elle pensait. Edith prétendait qu'elle était confiante car Sonia ne s'était pas braquée, ce qui représentait en soi une véritable victoire quand on la connaissait.
«Hé, toi, là-bas ! lança Marc. Descends de cet arbre. Va voir chez les voisins si j'y suis !»
Il s'en prenait au jeune obèse qui passait son temps à les espionner, quelquefois avec son outil à la main, du figuier qui poussait derrière le mur, un figuier touffu, de belle taille. Le petit gros grommela avant de filer à l'anglaise - il n'était pas si docile avec les femmes -, dégringolant comme une grosse balle entre les branches.
«Elle me plaît, reprit Marc en s'éventant d'un magazine. Ça au moins, j'en ai la certitude. Elle me convient parfaitement. Je n'en aurais pas voulu une autre, il me semble.»
Il se rendait bien compte qu'Edith n'avait pas ce problème, qu'elle ne pouvait donc pas comprendre ce qu'il ressentait. S'il avait ou non une fille, cette histoire de paternité. Il ne s'y était pas exactement préparé, pour dire la vérité.
Il s'agissait d'une sensation étrange. Dont il n'avait pas envie de parler, pour le moment. Il avait plaisanté dès le premier soir, à propos de leur premier face-à-face qui avait consisté à rouler l'un sur l'autre dans l'herbe et jusqu'au milieu d'un potager, noirs de suie, mais ils ne s'étaient pas mis à en rire aux éclats. Ils s'étaient aimablement souri.