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.. Tempête sous un crâne : L'Amérique en guerre, de l'Irak au Liban, 2003-2006

Couverture du livre Tempête sous un crâne : L'Amérique en guerre, de l'Irak au Liban, 2003-2006

Auteur : Sébastien Fumaroli

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2877066150

GENCOD : 9782877066150

Charlotte Thomas - 12/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 02/01/2007

Comment l'Amérique en est-elle arrivée là ?

Tempête sous un crâne est un document d'actualité qui révèle au public français les débats et controverses suscités dans l'entourage du pouvoir à Washington par les choix politiques mis en oeuvre par l'administration Bush au lendemain de la tragédie du 11 Septembre. En tout, plus d'une quinzaine de personnalités, professeurs, éditorialistes, diplomates, conseillers de la Maison Blanche, ont apporté à l'auteur leurs témoignages exclusifs.

Sont conviés à cette réflexion sur l'Amérique en guerre, par ordre d'apparition : Jeremy Rabkin, Avis Bohlen, Hillel Fradkin, Anne-Marie Slaughter, Stanley Hoffmann, Joseph Nye, Léon Wieseltier, Samantha Power, John Mearsheimer, Samuel Huntington, Bill Kristol, et Robert Dujarric, mais aussi l'Anglais Tony Judt, le Hollandais Frits Bolkestein et le Français René Girard.

Leur dialogue, dont les fils s'entrecroisent et se poursuivent pendant trois ans, au fur et à mesure que s'approche de la Maison Blanche l'orage irakien, nous plonge dans un drame politique haletant, parfois drôle, souvent cruel, qui n'épargne ni l'Europe ni la France, de l'euphorie de la victoire du «camp de la guerre» à la répudiation de Bush aux élections du Congrès le 7 novembre 2006.

Sébastien Fumaroli a 34 ans. Ancien collaborateur du Point et du Figaro littéraire, il travaille aujourd'hui dans l'édition.



  • La revue de presse Alain Frachon - Le Monde du 9 mars 2007

Il n'y a pas si longtemps, aux Etats-Unis, l'Europe faisait rêver...
Et aujourd'hui ? Un jeune Français a eu la bonne idée d'aller regarder le Vieux Continent depuis l'Amérique. Sébastien Fumaroli est parti dialoguer avec des intellectuels vivant aux Etats-Unis, pas nécessairement américains, pour sonder leur opinion sur la relation transatlantique...
Ce n'est pas la fin de l'Union européenne. Mais, faute de moyens militaires et faute de volonté politique, c'est la fin de l'Europe comme sujet de l'histoire mondiale. Voilà, grossièrement résumée, l'impression que Sébastien Fumaroli a recueillie. Ses interlocuteurs sont de sensibilité néoconservatrice, les autres de l'école réaliste. Sur l'Europe, ils partagent ce constat d'échec.


  • La revue de presse Jean-Claude Casanova - Le Point du 8 février 2007

On ne peut citer tous ceux qu'a intelligemment interviewés Sébastien Fumaroli, toujours avisé et pertinent dans ses questions, toujours précis dans ses commentaires. On ne peut non plus résumer les propos tenus, tant ils sont variés et profonds. On lira la lettre d'un Français devenu américain, Robert Dujarric, sur la passion des néo-conservateurs et les propos désabusés de Tony Judt, Anglais d'Amérique, sur l'Europe. Je ne connais pas de livre qui sous un format aussi restreint fasse réfléchir autant sur la politique mondiale. Cela tient sans doute à ce que l'auteur a su réunir un cénacle impressionnant et qu'il dirige la conversation avec la maîtrise d'un chef d'orchestre mettant chaque soliste en valeur en lui faisant exprimer l'essentiel.


  • La revue de presse Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 18 janvier 2007

Il y a beaucoup de surprises dans ce livre-enquête, qui n'a rien d'un reportage «impressionniste» sur le pays de George Bush mais analyse, ce qui paraît beaucoup plus instructif, les thèses des différents penseurs influents...
Pour tous ceux qui ne sont pas des spécialistes et qui sont restés sur leur faim par certains récits de voyage, la lecture de Fumaroli est à conseiller pour saisir les clés de cette Amérique qui ne cesse d'ailleurs d'évoluer, comme en témoignent les revirements récents et spectaculaires de certains «néocons». Ce livre n'est pas un essai classique mais plutôt une enquête intellectuelle. Un travail nécessaire dans un paysage français trop marqué par l'idéologie pro ou antiaméricaine.


  • Les courts extraits de livres : 02/01/2007

LE RETOUR DE CALLICLÈS

«Si le plus fort domine le moins fort et s'il lui est supérieur, c'est là le signe que c'est juste.»
CALLICLÈS, dans le Gorgias de Platon

New York, juin 2005.
(...)
Aux États-Unis, Jeremy Rabkin est l'un des plus brillants avocats de la politique «unilatérale» de George W. Bush. Un souverainiste à l'américaine, qui a donné un coup de vieux à la traditionnelle droite isolationniste, dont Pat Buchanan, ancien collaborateur de Richard Nixon et candidat à l'élection présidentielle en 2000, est le champion. Son dernier livre Law Without Nations ? publié en 2005, est un réquisitoire en règle contre ce qu'il appelle l'«idéologie européenne», accusée de propager dans le monde une conception lâche et défaitiste du droit international.

«Le plus grand danger pour le monde, me dit-il après quelques politesses, c'est que le peuple américain soit démoralisé. Je ne veux pas croire qu'aucune organisation internationale puisse réussir à contraindre les États-Unis, et ni que les États-Unis se laisseront contraindre par une quelconque organisation internationale. C'est une bataille d'idées et de morale. L'Europe est ce qu'elle est. Et je ne veux surtout pas être de ceux qui cherchent à tout prix à la casser en libérant les États membres de leur chaîne commune, même pour sauver l'âme de chacun. Ma seule préoccupation est que l'Union européenne n'exporte pas son modèle idéologique et moral dans le monde. En 1945, on a utilisé une machine légale pour contenir l'Allemagne, et on veut l'utiliser aujourd'hui pour contenir les États-Unis. Et cela m'apparaît tout à fait stupide. Ça a marché avec l'Allemagne, parce que l'Allemagne était vaincue et dévastée. Vous pouvez dire ce que vous voulez sur le déficit budgétaire américain, mais l'Amérique n'est vraiment pas un pays dévasté et encore moins vaincu.»


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