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Auteur : Fabienne Gambrelle | Catherine Nicolas
Illustrateur : Photographies Florent de La Tullaye
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Artisanat, Loisirs
Editeur : Solar, Paris, France
Collection : Secrets d'ateliers
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-263-03986-7
GENCOD : 9782263039867
Catherine Nicolas vous invite dans son atelier pour découvrir l'étendue illimitée des possibilités que procure la laque, apparue en Chine, au néolithique. En 2004, elle obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France, une distinction rarement accordée aux laqueurs : elle est en effet le quatorzième laqueur en titre depuis 1924. Catherine Nicolas vous montre ici comment rehausser de laque des supports de nature variée. Grâce à son talent et à son savoir-faire, bols, plats, boîtes, cadres de miroir, vase, luminaires ou bijoux se métamorphosent sous un décor de laque classique ou contemporain. Alors... à vos pinceaux !
Dans cet ouvrage pratique et riche en explications simples et détaillées, vous découvrirez avec plaisir :
° les outils et matériaux du laqueur,
° les techniques de préparation de différents supports, les méthodes d'entoilage, d'apprêtage, d'exécution de plusieurs types de décor (glacis, feuilles d'or, coquilles d'oeuf...) et de finition,
° plusieurs réalisations expliquées et photographiées pas à pas, pour votre inspiration...
ons contemporaines.
Les vernisseurs occidentaux recouraient à des substances d'un emploi plus facile et plus rapide que la laque végétale, mais le travail demeurait long et minutieux. Giuseppe Morazzoni, spécialiste du XVIIe siècle vénitien, souligne la méticulosité du procédé qui nécessite jusqu'à dix-huit couches de laque à «faire sécher parfaitement» de sorte que, l'oeuvre finie, «il n'y avait pas la moindre trace de pinceau, même le plus fin».
Parallèlement aux modèles asiatiques qu'ils reproduisaient, les Européens livraient des laques aux motifs originaux, et un authentique art du laque occidental se développa peu à peu, fécondé par les échanges de plus en plus nombreux avec les laqueurs asiatiques.
Au début du XXe siècle, le laqueur japonais Seizo Sugawara, également sculpteur, collabora avec Eileen Gray (1878-1976), à Paris, où l'artiste d'origine irlandaise était installée depuis 1902. Avec ce maître, Eileen Gray compléta sa formation à la laque végétale, effectuée dans une boutique de Soho alors qu'elle suivait les cours d'une école d'art londonienne. Par la suite, Sugawara forma à son art le sculpteur bruxellois Marcel Wolfers (1886-1976) et le Suisse Jean Dunand (1877-1942), installé en France en 1896. Arrivé à la laque parle biais du métal, que les Japonais savaient aussi laquer, Jean Dunand, dinandier au début de sa carrière, adopta cette technique pour décorer Le Normandie. D'immenses panneaux de laque sortirent de son atelier, rue Halle, où travaillaient une trentaine de laqueurs, sous sa direction et celle de son fils Bernard, pour être acheminés vers les chantiers navals où était construit le paquebot, lancé en 1935.
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